Parole aux jeunes: L’hypersexualisation vue par les élèves de l’école secondaire de la Magdeleine à Laprairie

Parole aux jeunes L’hypersexualisation vue par les
élèves de l’école secondaire de la Magdeleine à Laprairie.
Vol14-6 Dossier Hypersexualisation,  Britney Spears.

Jessica et Stéphany

La majorité des filles vont trop loin dans l’hypersexualisation et en viennent à ne plus avoir de limite. Ce n’est pas seulement un manque de respect envers l’encadrement scolaire, mais aussi envers elles-mêmes. En imposant un uniforme, il y aurait moins de taxage et de rejet. Les gens ne pourraient plus être jugés pour ce qu’ils portent. L’an dernier, dans une école, un uniforme a été imposé pour contrer l’hypersexualisation. Certains n’étaient pas satisfaits. Pour la majorité, ça n’a rien changé. Certaines filles ont même apprécié. Le matin, c’était moins difficile de choisir ce qu’elles allaient porter durant la journée.

Les jeunes ne sont pas capables de s’accepter tels qu’ils sont. Ils mettent l’apparence en priorité. Ils en font une maladie, jusqu’à en devenir anorexique. On ne devrait pas juger les gens par leur apparence, mais pour ce qu’ils sont intérieurement. Les vedettes jouent un grand rôle dans la vie des jeunes. Devrions-nous boycotter le showbiz pour diminuer l’hypersexualisation?

Vincent Leroux, Mathieu Dumouchel et Valérie Robert

Vous ne parlez pratiquement que des femmes. Pourtant, les garçons subissent eux aussi l’influence des magazines qui font la promotion d’un look sportif et des corps d’Adonis. Les garçons sans allures sportives sont considérés comme marginaux. Certains ont recours aux drogues, aux cocktails de vitamines et de protéines. Additionnés à de longues séances d’entraînement, tous ces efforts pour bien paraître auront des répercussions sur leur vie adulte. L’école, les parents, les magazines de mode, ainsi que la société, tous et chacun peut s’unir pour aider à ralentir cette vague. L’école à elle seule n’y arriverait pas. Le point de départ de l’hypersexualisation commence à la maison, dès la petite enfance.

Catherine Dallaire, Eloise Lessard

Certains trouvent que le sexe est un sujet que l’on aborde trop à l’école. Au contraire! Les jeunes manquent d’informations sur le sexe. Oui, on nous parle de sexe à l’école, mais les cours sur la sexualité devraient être basés beaucoup plus sur les sentiments que sur la façon de se protéger.

Le sexe est partout: publicités, vidéoclips, films… C’est ça l’hypersexualisation. Les parents devraient être beaucoup plus vigilants à ce sujet. Les jeunes essayent de nouvelles expériences sexuelles de plus en plus tôt. Il n’y a plus d’engagement dans les couples. Tout se finit au lit dès le premier soir.

Pourquoi en sommes-nous rendus à ce stade? Les films et la télévision n’aident pas cette mode à se «démoder». Trop de sexe et trop de femmes à moitié nues. Un film attire les gens soit pour les scènes de violence, soit pour les scènes de nudité.

Ce n’est pas l’extérieur qui compte mais l’intérieur. S’habiller comme dans les films ne change pas la personnalité. Allez parler à vos parents. Vous verrez que leurs réactions peuvent être différentes de ce que vous pensiez.

Roxanne Gingras

Une fillette de 12 ans avec «la jupe au cul»! Bravo Britney! Quelle belle image d’hypersexualisation de notre société! Mais qui faut-il blâmer? Les parents ou les stylistes? À 12 ans, je les considère encore comme des enfants. Leur corps n’est même pas formé complètement, elles commencent à peine à prendre leurs propres décisions. Comment, à cet âge, certaines peuvent-elles penser avoir des relations sexuelles? Moi, je jouais encore aux poupées! Étais-je retardée ou c’est le monde à l’envers? Jusqu’où allons-nous nous rendre avant de réagir? Une mauvaise expérience à cet âge peut-être très pénible. Nos enfants devraient avoir la tête libre et non remplie de peurs et de craintes envers la sexualité! Ne pas presser les choses, faire confiance et aimer…

Valérie Bruneau et Jamie Lee Paquette

L’image que les films porno nous renvoie est totalement le contraire de la réalité. Malheureusement, de nombreux adolescents s’y réfèrent. Le sexe doit être un événement qui se passe entre deux personnes qui possèdent des sentiments puissants l’un envers l’autre. Rares sont les films porno qui nous montrent que le sexe est associé à l’amour. Loft Story, ne nous montre pas l’image réelle de la société. Les producteurs prennent des personnes musclées et en pleine forme physique. Personne n’a de boutons, de vergetures ou de cellulite. C’est ça la réalité?

Marie-Jo Duquette Tremblay

Les jeunes sont très influençables. Que ce soit à la télévision ou à la radio, le sexe est partout. C’est ainsi que les enfants trouvent leur identité. Ils veulent ressembler à la belle Jessica Simpson qui, en maillot de bain ou en minijupe, se «frotte» sur tous les objets qui l’entourent.

La petite fille veut s’approprier son style. Il n’est pas surprenant de voir une jeune fille se promener avec un décolleté qui ne cesse de descendre, une minijupe avec un joli petit string rose qu’on peut très bien apercevoir.

Le ministère de l’Éducation décide de mettre fin au cours de Formation personnelle et sociale (FPS) dans nos écoles. Les écoles sont là pour éduquer les jeunes. Ce n’est pas une heure par semaine d’apprentissage sur soi-même qui ferait du tort. Je me vois mal à 12 ans parler de sexe avec mes parents. Quand on est informé des risques, il y a moins de chance que ces enfants fassent des erreurs. En parler fait du bien. L’idée d’abolir ce cours me paraît bien étrange.

Stéphanie et Elsa

Les jeunes filles veulent plaire aux garçons. À dix ans, elles pensent qu’elles en ont quinze. Elles s’habillent et parlent comme elles. Mais elles sont juste des petites filles. Les garçons ne sont pas mieux. Ils veulent voir des filles de plus en plus dévêtues. Pour faire comme les gars le souhaitent, elles sont prêtes à faire une fellation à tous les gars qui le demandent. Les jeunes filles pensent trop à leur apparence et à plaire; elles deviennent superficielles.

Catherine Charron

La sexualité a déjà été un sujet tabou. Maintenant, on nous en parle ouvertement comme si tout était acceptable.

Mélissa

Autour de moi, je vois plein de jeunes s’habiller de façon provocante. Mes deux sœurs portent leurs chandails trop courts, avec leurs pantalons taille basse. Elles sont influencées par la publicité et la télé. Qu’est-ce qu’on voit quand nous regardons Musique Plus? Des vidéo-clips remplis de belles pitounes à moitié nues. Ma mère a aussi un rôle à jouer dans ce problème. Elle laisse bien mes sœurs sortir de la sorte. D’une certaine façon, elle les encourage. De plus, c’est elle qui achète le linge de mes sœurs. Dans le fond, elle est consentante.

Valérie R.Charbonneau

Nous devons parler de sexualité ouvertement. Nous remarquons une obsédante pensée à la sexualité qui ne cesse d’être banalisée. Les jeunes suivent le courant à tout ce dont nous les exposons. Le sexe est partout et pour tous, dans la rue, à l’école, à la télévision… C’est ça l’hypersexualisation.

On ne voit plus la différence entre les générations. Les enfants sont déjà mis dans du linge sexy, déjà stigmatisés comme des êtres sexuels. Je trouve inconcevable que le sexe soit si présent dans la vie des jeunes. Laissons les enfants être des enfants et les adultes être des adultes. Faisons appel aux relations amoureuses au lieu des relations sexuelles.

Alexandra Verville et Valérie Barland

Certaines filles croient que plus vite elles font l’amour, plus vite elles vont acquérir de la maturité. Pourtant, ce type d’activité devrait demander de la maturité, et non en faire acquérir. Il est très difficile de faire face au rejet. Les jeunes filles ont peur que leur chum aille voir ailleurs.

Au lieu d’expliquer comment faire l’amour, pourquoi ne pas expliquer qu’il est normal de ne pas se sentir prête à l’adolescence?

Marylou et Vanessa:

Les parents ont peu de contrôle sur les faits et gestes de leurs enfants. Ils veulent être «cool» avec eux. Ils doivent avoir le courage d’être plus sévères.

Stéphanie Bélanger

Je trouve ridicule que l’on enlève les cours de FPS. Comment les jeunes peuvent-ils être bien informés? Je ne crois pas qu’un enseignant de français ou de mathématique soit intéressé à parler de MTS. Les enseignants ne sont pas formés pour répondre à ce type de question.

Marie-Ève Berlinguette

Les Britney Spears et Christina Aguilera influencent la tenue vestimentaire des adolescents et leur donnent un mauvais exemple de ce qu’est l’attirance physique et sexuelle. Les écoles ne tiennent plus leur rôle vis-à-vis de la sexualité chez les jeunes. Il faut reprendre les cours de FPS.

Catherine Dion et Vanessa Tremblay-Courchesne

Nous marchons dans les rues, et on ne peut plus différencier une prostituée d’une cliente d’un bar.

Mais où va-t-on avec tous ces jeunes qui suivent l’exemple de leurs vedettes préférées, qui s’exhibent devant une caméra pour faire monter leur cote de popularité?

Michaël Roy

Même si les écoles imposaient l’uniforme, ça ne réglerait rien. Il y a une de mes tantes qui enseigne dans une école privée. Elle m’a dit que même avec l’uniforme, les filles trouvent le moyen de se dévêtir.

Amy Yeung

L’hypersexualisation, c’est les enfants apprennent en imitant. Ils ne savent pas ce qu’ils font. La société d’aujourd’hui ne leur montre pas comment devenir une bonne personne, elle leur montre comment devenir «sexy». L’uniforme n’empêchera pas les élèves à vouloir être plus «hot».

Guillaume Fleury et Eric Bisson

La mode, les médias, les stars, les films influencent les jeunes. Ils prennent exemple sur tout ce qu’ils voient. Britney Spears et Christina Aiguilera, dans leurs vidéoclips, s’habillent comme des stars de porno. Trop c’est trop! Les parents devraient parler de la sexualité avec leurs enfants pour qu’ils aient de bonnes valeurs et surtout, qu’ils soient bien informés.

Paméla Ranger et Jessica Jean-Rondeau

Allez les petites filles! Sortez vos strings et vos minijupes! C’est à la mode, à ce qu’il paraît! Les jeunes ne veulent plus s’engager, parce que le sexe «récréatif», c’est mieux. Chlamydia, condylomes, herpès sont des mots qui entourent l’environnement de vos jeunes. Comment réagir à cette situation? Imposer l’uniforme obligatoire? Ou peut-être négliger l’enseignement sexuel en espérant que les jeunes n’y feront pas allusion?

Notre société se tourne vers le superficiel. Tout tourne autour du sexe. Les gars achètent une auto pour la fille qui viendra avec. La fille achète la crème miraculeuse pour ressembler à la fille sur l’emballage. La petite se précipite dans une boutique pour acheter un string… parce que c’est à la mode! Maintenant que les enseignants évitent le sujet et que leurs parents ne sont plus à la maison pour répondre à leurs questions, vers qui nos jeunes peuvent-ils se tourner?

VOS COMMENTAIRES SUR L’HYPERSEXUALISATION VUE PAR LES JEUNES.

Hypersexualisation: le Québec abandonne-t-il ses enfants?

Le sexe banalisé?

Danse érotique, danse poteau et sexe récréatif

Hypersexualité; la mode des jeunes

Hypersexualité vue par de jeunes écoliers

Jeune, sexe et alcool

Autres textes sur la Sexualité et l’Hypersexualisation.

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VOS COMMENTAIRES SUR L’HYPERSEXUALISATION VUE PAR LES JEUNES.

Sexe-réalité

Sexe-réalité
Écrit par Maude Picard, Stéphanie Cabana et Kim Dupaul, Vol 14-2

Les médias nous bombardent d’articles-chocs: prostitution juvénile, gang bang (plusieurs garçons qui ont une relation avec la même fille), concours de fellations, g-string à 10 ans, absence de protection lors des relations sexuelles. Ces articles entretiennent des préjugés face à la sexualité des jeunes. Certains sont dotés d’images très explicites: cela n’encourage-t-il pas une certaine perversité et ne répond-il pas au désir de voyeurisme de notre société?

Certains jeunes reproduisent des images d’une plus grande vulgarité que nos classiques «bleu nuit»: notre culture sexuelle est passée de l’érotisme à la pornographie. La dévalorisation de la femme et la violence sont très présentes dans la porno d’aujourd’hui. Internet a remplacé les cours de sexualité. Ensuite, on pointe du doigt le comportement des jeunes. Il faudrait se responsabiliser et prendre en considération qu’ils sont le reflet d’une société.

Les jeunes se plaignent d’une démission parentale. Où est la place de l’amour dans la découverte de soi-même et de l’autre? Quelle est la notion du plaisir versus la performance? La relation est-elle basée sur une prise de pouvoir sur l’autre? De nos observations et de façon générale, le gars se valorise souvent par une accumulation de partenaires alors que pour les filles, dès la séparation et l’acte terminé, les besoins d’affection et de valorisation superficiellement comblés se transforment en un vide émotif. Au même titre que les adultes, plusieurs jeunes vivent des relations saines et satisfaisantes, tandis que d’autres semblent se perdre dans leur sexualité.

On se fait prendre au piège de ses préjugés. Les jeunes sont conscients du phénomène. Ils sont nombreux à se questionner et à désirer un changement. Non, ils ne se plaisent pas à brûler les étapes dans l’évolution de leur sexualité, ils manquent parfois de repères.

Ils aimeraient être plus supportés dans leur cheminement. En vieillissant, les jeunes se protègent de plus en plus dans leurs relations sexuelles et ils sont souvent ouverts à discuter avec une personne de confiance, qui ne les juge pas.

Il n’y a pas que des idées-chocs et une perte totale des valeurs, il y a du positif. Plusieurs organismes posent des actions concrètes pour intervenir auprès des jeunes ou de leurs parents.

Voici ce qu’en pensent deux jeunes;Malika, 16 ans
«Les jeunes commencent leur sexualité trop tôt, sans être prêts. La publicité et les vidéos nous influencent. La notion du plaisir est tellement importante que c’est ici et maintenant parce que demain, c’est loin. Il faudrait avoir de meilleurs modèles, une plus grande communication avec les parents. Il y a un manque d’éducation à l’école.»
Gabriel, 15 ans
«À mon école, il y a des gangs bangs dans la ruelle, et des filles qui font des pipes dans les toilettes. Je trouve cela dégueulasse et ces filles ne sont pas les plus respectées. Je crois que c’est dû en partie aux vidéoclips et à la mode. Les gars non plus n’ont pas envie de vivre leur sexualité de cette façon. Il y a la pression de la gang, on veut avoir l’air cool. Il y a de moins en moins de couples dans l’école, c’est plus des amis ou des gens qui baisent.»
https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/15/parole-aux-jeunes-1e-partis/https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/les-jeunes-nous-parlent-de-sexe/

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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Les voleurs d’enfance

Les voleurs d’enfance
Écrit par Éric Martel

Alors que le documentaire de  Paul Arcand fait un malheur, en travail de rue, j’ai eu l’occasion d’accompagner des parents et des enfants aux prises avec le système. C’est toujours ardu et difficile pour tout le monde. Mon propos ne sera pas d’analyser la DPJ et ses failles. Je voudrais vous partager mes réflexions à ce sujet.

Honnêtement, je n’ai pas vu le film. Douze années à temps plein dans la rue, ça magane son homme. Avec l’âge, je suis plus sensible. Juste le fait d’y penser me rappelle des noms, des visages, des souffrances, des réussites et des échecs dans ce système.

DPJ: un symptôme

Après m’être indigné, j’ai réfléchi. Je me suis dit que, dans le fond, ce qui se passe à la protection de la jeunesse n’est qu’un symptôme de quelque chose de plus grave. De quelque chose qui aura beaucoup d’impact, pas seulement sur les enfants, mais sur toute la société. Et pour longtemps. Le désengagement des adultes. L’abandon des enfants par le monde adulte. Pas seulement le gouvernement. Bien qu’il n’en manque pas une, notre gouvernement. Coupures dans l’éducation, dans les soins de santé, etc. Je vous laisse le soin de bien planter ce «damné gouvernement». Mais le gouvernement ne reflète en général que les priorités dictées par la population. Eh oui! Suis naïf. Je pense encore que le gouvernement n’est qu’un reflet de ce que nous sommes. Ouch! L’éducation, ce n’est pas seulement ce qui se passe à l’école. La famille a sa part à faire et les adultes autour aussi.

Il y a quelques années, je participais à un projet de prévention du taxage avec deux policiers à Longueuil. Chacun d’eux exposait les lois en vigueur ou donnait des informations sur les gangs de rue. Mon rôle était de parler du phénomène de gang dans un contexte de développement psychosocial normal de l’individu.

Un soir, un homme dans la quarantaine s’insurgeait contre la lenteur des policiers, et en donnait pour preuve la fois où trois jeunes de 10 ou 11 ans en avaient frappé un de 8 ou 9 ans. Il avait appelé la police qui est arrivée après le départ des jeunes. Là, le système en mangeait toute une. Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas sorti de chez lui afin de mettre un terme à ça. Après quelques secondes, il m’a répondu que ce n’était pas de ses affaires.

Il y a quelque temps, j’étais en Abitibi pour un colloque ayant comme thème la drogue. Il y avait plein d’intervenants de tout acabit, qui s’adressaient aux élèves de 4ème à la 6ème année, ou encore aux parents. Lors de ma rencontre avec ceux-ci, on blâmait la police de ne pas empê-cher les vendeurs de drogues qui offraient le soir leurs produits aux enfants à la patinoire extérieure de l’école. À la question «Que pouvez-vous faire», on répondait: des pétitions, des rencontres au conseil de ville. Je leur ai alors suggéré de faire des tours de garde. Il y avait plus de 40 pa-rents dans la salle. Si chacun d’eux prenait une soirée pendant laquelle il se présentait à la patinoire et supervisait la soirée avec les enfants, les vendeurs de drogues seraient moins enclins à se présenter. En plus, à une soirée aux 40 jours, ça ne fait que trois ou quatre soirées par hiver. Ça ne coûte pas cher, c’est efficace, ça donne l’occasion de se rapprocher des enfants dans un contexte de détente et j’en passe. On a discuté fort mais, à ma connaissance, ils n’ont pas appliqué ma suggestion.

Il y a plus de 11 ans, je travaillais à pied. Dans une arcade, j’avais rencontré deux gars de 15 et 17 ans. Ce qui me frappait chez eux, c’était la quantité d’argent liquide en leur possession. Ils payaient la traite à leurs amis. Puis, la cocaïne est apparue, ensuite les escortes, et finalement le travailleur de rue. Après une longue période de rencontres avec les deux frères, ils m’ont dit que leurs parents, homme et femme d’affaires, devaient s’absenter du foyer de longues périodes. Les parents leur donnaient de cinq à huit cents dollars afin de subvenir à leurs  besoins. Ils s’ennuyaient de leurs parents et ne savaient pas comment l’exprimer. Après quelques communications écrites avec les parents, ç’a changé un peu. Je ne les ai plus jamais revus.

Voilà trois exemples de désengagement. À chaque occasion, les adultes ont préféré les solutions qui ne les impliquaient pas, même si leurs propres enfants étaient en danger. Chaque fois, des actions concrètes, assez faciles, auraient pu être entreprises afin de porter attention à nos enfants. Pourtant, rien ne s’est produit. À chaque occasion, des adultes ont abandonné des enfants. Qui leur a volé leur enfance?

Le syndrome du linge sale

Le problème avec les parents, c’est qu’ils traitent souvent les enfants comme du linge sale. Quand le linge ne sent plus bon, on appelle la buanderie. On vient chercher le linge, on le lave, on le sèche, on le plie et on le remet à son propriétaire ,qui s’empresse de le retourner dans le tiroir des commodes de sa chambre. La buanderie, c’est la DPJ. Trop de parents abandonnent pour des raisons parfois imbéciles. «Mon enfant a 17 ans et veut rentrer à 23 heures le samedi. Je ne suis plus capable, venez le chercher». «Ma fille de 15 ans a eu une relation sexuelle avec un noir. Elle est au poste de police. Allez la chercher». Ne riez pas. Ce sont des si-tuations pour lesquelles j’ai dû intervenir. On veut des enfants, mais il faudrait qu’entre 10 et 21 ans, ils n’existent pas. Il faudrait qu’ils soient invisibles, qu’ils ne dérangent personne, qu’ils soient des citoyens actifs et responsables. Qu’ils deviennent des adultes que nous ne sommes pas.

Quel prix sommes-nous prêts à payer pour avoir des enfants? Ils prendront soin de nous comme nous avons pris soin d’eux. Nous maudirons alors les fois où nous avons négligé les enfants au profit d’un puéril plaisir ou d’une supposée obligation incontournable. Comme le sont pour nous les enfants aujourd’hui, nous deviendrons, plus tard, des poids avec lesquels il faudra composer. Des obligations secondaires pour nos enfants qui auront alors les leurs. Ils ne pourront pas prendre le temps de comprendre ce que nous vivons et nous laisseront à de bonnes personnes dans les centres d’accueil pour personnes âgées. Ils se donneront bonne conscience en payant les frais et en nous maudissant intérieurement. Les enfants apprennent de ce qu’ils voient, pas de ce qu’on leur dit de faire. Deux bonnes questions à se poser: qu’est-ce que je fais pour les enfants? Qui sont les vrais voleurs d’enfance?

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Nouvelle cuvée du défi Éduc’alcool

Nouvelle cuvée du défi Éduc’alcool   Dossier Alcool et drogue.
Vol 14-2

Le deuxième défi Éduc’alcool sort sur les tablettes en janvier prochain. Proposé aux organismes jeunesse à la grandeur de la province, le concours porte sur les méfaits de la surconsommation d’alcool. Le but recherché: favoriser la réflexion et l’échange entre les jeunes pendant qu’ils s’amusent en préparant et présentant leur projet. De plus, il favorise la diffusion de ces créations pour toucher le plus de jeunes possibles.

Les maisons de jeunes et autres orga-nismes jeunesse sont invités à organiser des activités collectives ou projets multimédias pour prévenir le calage, l’abus et la beuverie. Les participants se partageront 4000$ en prix.

400 organismes jeunesse au Québec ont reçu une invitation à participer au concours cette année. L’an passé, le premier défi Éduc’alcool a sensibilisé 2295 jeunes aux risques de la surconsommation d’alcool.

Pour en savoir plus:
Line St-Germain, Directrice de L’Esplanade (514) 529-6666
www.esplanade.org

Autres textes sur Alcool et drogue.

 

 

 

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4 milliards pour ralentir l’économie

4 milliards pour ralentir l’économie
Écrit par Pierre Péloquin, Vol14-2

Loto-Québec se targue de redistribuer les fruits de ses activités au gouvernement et à la collectivité. Ainsi, près de 4 milliards ont été retournés en dividendes, taxes, salaires, lots, commissions et en achat de biens et services. 4 milliards de dollars qui font tourner l’économie et améliorent les services aux citoyens. Fort bien. Mais encore faut-il savoir dans quelles poches sont puisés ces 4 milliards.

Les appareils de loterie vidéo (ALV) pompent le fric des gens. L’an passé, les Québécois ont dépensé 1,2 milliard dans ces machines, dans l’espoir de rafler une mise permettant de donner un coussin à leur budget. Qui joue le plus souvent pour permettre à Loto-Québec de jouer son rôle de distributeur de la richesse? Selon Alexander Norris, du journal The Gazette, les appareils de loterie vidéo sont massivement installés dans les milieux pauvres. Loto-Québec redistribue la richesse tel  Robin des Bois? Plutôt le contraire: ce sont les pauvres qui subventionnent les riches.

Les billets de loto et autres gratteux sai-gnent les petits commerces. Les propriétaires de dépanneurs reçoivent 6% des ventes de billets. Donc, pour chaque dollar de loterie vendue, le commerçant garde 6 cents. Sur les autres marchandi-ses, sa marge de profit oscille entre 25 et 30%. Pour un dollar de vente, le dépanneur garde 25 à 30 cents. 4 à 5 fois plus que les billets de loto.

L’an passé, Loto-Québec a vendu pour 1,85 milliard de loteries. À 6% de marge de profit, les vendeurs de billets ont conservé 111 millions. Le même montant, dépensé dans les commerces avec une marge de 25 à 30%, aurait donné de 400 à 500 millions d’effets directs. Rajoutez un autre 400 à 500 millions d’effets indirects pour les grossistes, les fournisseurs de matière première, de services, la taxe de vente et la taxe municipale, l’argent ainsi amassé circule et fait fructi-fier l’économie.

S’il y a plus d’argent qui entre dans la caisse du dépanneur, cela signifie qu’il y a plus d’argent qui va dans les poches des fournisseurs, des employés. Nous sommes dans un univers commercial. Si je vends plus, je vais devoir engager plus d’employés, investir de l’argent dans mon commerce pour
l’agrandir, acheter davantage de marchandises.

Dans l’est de Montréal, on coupe la chaîne de production de la richesse. Dès le début. L’économie des quartiers pauvres manque cruellement de cet argent dépensé par ses résidents dans les appareils de loterie vidéo et les billets de loto…

Qui dit augmentation des ventes dit augmentation de la valeur foncière. Le seul critère pour un loyer commercial, au regard de la taxe municipale à Montréal, est le montant des ventes au pied carré. En vendant des billets de loto qui ne rapportent que 6% de bénéfice, soit 4 à 5 fois moins que les autres produits, la valeur du loyer est moindre. Ce qui explique que la Ville de Montréal subit une perte incro-yable de taxes foncières.

La loterie et les ALV sont un cancer qui ronge l’économie. Le problème, c’est que ce cancer est le seul espoir de ces gens. Pourquoi, pensez-vous,  la classe affaires est-elle en faveur du déménagement du Casino? Parce que les pauvres vont dilapider leurs maigres revenus en espérant s’enrichir et sortir de leur situation précaire.

Mais Loto-Québec, vache à lait par excellence du gouvernement, ne remettra jamais en prix ce qu’elle prend chez les joueurs. Difficile de gagner contre une institution dont le but premier est de ver-ser un imposant dividende au gouvernement. Loto-Québec est la seule institution
qui suscite de l’espoir. Taxer l’espoir semble une stratégie efficace.

Loto-Québec a redistribué près de 4 milliards l’an passé. Pour donner une marge de manœuvre dans le budget du gouvernement. 4 milliards pompés en grande partie au sein de la classe pauvre. Dire que certains s’indignent du peu d’efforts de nos plus démunis parce qu’ils ne paient pas d’impôts… •

Pierre Péloquin est économiste. Il a commencé à la fin des années 1970 dans les Cantons de l’Est, à l’époque où la récession poussait les entreprises vers la faillite. Il voyait à la relance ou au recyclage de ces compagnies en difficulté financière. Suite à la crise économique de 1987, son aide est demandée pour redresser la barre des caisses de retraite de la Ville de Montréal.En plus d’agir comme consultant, M. Péloquin a enseigné en économie pendant 15 ans à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Mon père a joué ma tirelire

Gambling et jeu compulsif

Mon père a joué ma tirelire

Écrit par Aude, Vol 14-2

Dossier Gamblers anonymesGambling et jeu compulsif

J’étais toute petite. En jaquette, je suis sortie de ma chambre. Des inconnus étaient dans la maison le soir. Notre mère nous a demandé de retourner à nos chambres. Le lendemain, il n’y avait plus d’auto ni de piano.

Il y a 4 ou 5 ans, on a commencé à parler de ça. Depuis l’âge de 12 ans, je découvrais peu à peu que quelque chose n’allait pas, mais je ne savais pas ce que c’était.

De 12 à 14 ans, ma soeur et moi, on travaillait. On «passait» des journaux, on gardait chez des voisines. Notre père nous empruntait des 20$ par-ci par-là. Mon frère, ma sœur et moi, on ne s’en parlait pas. Il nous disait à chacun: «tu n’as pas besoin d’en parler». Imaginez: tu as 12 ans et ton père t’emprunte de l’argent qu’il ne te remet jamais…

C’était quand même un bon père… Il était serviable. Mais il avait toujours besoin d’argent. À 12 ans, on ne le prenait plus au sérieux. Tout ce qu’il disait, on pensait que c’était de la bullshit. Notre mère nous cachait le problème, ne sachant pas qu’il faisait ces tractations avec nous.

Quand j’étais en 6e année, il a perdu la maison. On a vécu par la suite dans des 3 et 1/2. On a eu des appartements à St-Henri, à Ville LaSalle, on ne payait pas les loyers. On a eu des maisons sur la Rive-Sud (il faisait des coups d’argent, semble-t-il), puis il fallait partir.

Mon père nous laissait dans la voiture le samedi matin, avec des chips et des bonbons. Il disait avoir des commissions. Il allait jouer au vidéopoker. Ça ne durait pas plus de deux heures. J’ai une amie, en France, qui est restée toute une nuit dans la voiture alors que sa mère jouait au casino…

À Noël, il y avait un rituel. Il nous donnait des billets de loterie. Mais un soir de Noël, il est arrivé à une heure du matin, prétextant avoir aidé quelqu’un sur la route.

Je suis partie de la maison à 16 ans. J’ai eu des problèmes de drogue. J’en ai vendu. Quand il l’a su, il a cherché à m’emprunter de l’argent. Ma sœur a quitté l’école jeune. Les compagnies de cartes de crédit la harcelaient d’offres. Mon père l’a convaincue d’en prendre une et de l’utiliser pour lui refiler de l’argent.

J’ai eu un enfant à 19 ans. Un jour, je suis allée me reposer à la campagne. Mon père s’est offert pour nourrir mon chat pendant mon absence. Il est venu me reconduire, à condition que je paie l’essence. De retour, j’ai découvert qu’il avait encaissé mon retour de TPS. Il avait eu une crevaison, s’est-il défendu. Jeune maman, j’avais besoin de cet argent. Je me suis dit: «t’es un malade, mon gars!» C’est alors que j’en ai parlé à ma mère. Ce fut un choc. Elle a décidé de le laisser. J’ai eu le divorce sur les épaules. Il me doit beaucoup d’argent. J’avais reçu 5000$ de mes grands-parents. Il a vidé mon compte de banque.

Depuis deux ans, il a l’air d’aller mieux. Il est revenu avec ma mère, avec le soutien de Gamblers Anonymes. Je suis allée en thérapie. Je suis devenue menteuse compulsive. Ça venait tout seul. Je m’inventais facilement une autre vie. Aujourd’hui, notre père est retourné à l’église. Il nous fait souvent la morale. Mais, depuis peu, il nous donne de bons conseils.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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À Anne-Marie, ma mère alcoolique

À Anne-Marie, ma mère alcoolique

Écrit par Valérie, Vol14-2     Dossier Alcooliques Anonymes (AA)

Je n’avais que 11 ans. Presque chaque soir j’entends mes parents se disputer. Je ne comprends pas pourquoi. Pourtant mon père aime follement ma mère. Il lui a toujours offert tout ce dont elle voulait: vêtements, maison, bijoux…

Un jour, j’ai finalement compris ce qui se passait. Je me suis réveillée. Je suis descendue dans la cuisine. J’aperçois encore mes parents se disputer. Mon père m’a dit: «Regarde ta mère, c’est une alcoolique». Alcoolique, un mot que je ne connaissais pas encore. Je savais juste qu’à chaque fois qu’elle buvait des bouteilles brunes, elle devenait bizarre. Mon père se mettait toujours a lui crier après. Je le sais, car je me réveillais toujours à cause du vacarme qu’ils faisaient.

Ma mère était une femme de maison remarquable. Elle a toujours pris soin de mes deux jeunes soeurs et de moi. Elle ne consommait de l’alcool que le soir. Mon père lui avait totalement interdit de boire dans le jour quand il travaillait et qu’elle s’occupait de mes sœurs et moi. Cela a duré des mois. Ma mère buvait tous les soirs. Presque chaque fois, c’était la chicane avec mon père. Moi, toute innocente, j’étais persuadée que j’avais la mère idéale… Jusqu’au jour où mon père est revenu de travailler. Ma mère était complètement ivre. Il a demandé le divorce…

Toute ma vie venait de chambouler. Je venais de perdre la belle maison où je vivais depuis près de 5 ans pour aller vivre dans un appartement minable à Montréal. Je venais de perdre ma meilleure amie. Je devais changer d’école pour ma dernière année du primaire. C’était beaucoup en même temps pour une jeune fille de mon âge… Tout ça pour aller vivre avec une mère alcoolique qui ne travaillait pas et dont le seul revenu était le chèque de bien-être social et les chèques de pension pour mes sœurs et moi.

Je n’avais que 12 ans. Je devais m’adapter à ma nouvelle vie. Ma mère s’est fait un nouveau copain. Il est venu habiter avec nous. Encore là, je devais m’adapter à lui.  Par chance, c’était une bonne personne. Il était plus jeune que ma mère. Il ne consommait rien. Il s’occupait souvent de mes soeurs et moi quand ma mère était ivre.

Malheureusement, lui non plus n’a pu endurer cela. Après quelques mois, il a décidé de quitter ma mère. J’étais maintenant seule avec mes soeurs et une mère alcoolique, toujours ivre. Quand je revenais de l’école, je faisais à manger à mes soeurs, je leur disais de prendre leur bain et finalement je les bordais dans leur lit. C’était définitivement beaucoup trop pour une jeune fille de 12 ans. Alors, après quelques mois, j’ai pris l’initiative d’appe-ler  la protection de la jeunesse.

Mon père n’a eu d’autre choix que de prendre notre garde, malgré tous ses pro-blèmes financiers. Depuis le divorce avec ma mère, il avait fait faillite et perdu son travail. Il est allé travailler pour sa soeur qui avait une quincaillerie à Saint-Hyacinthe. Le temps qu’il trouve un appartement convenable, mes soeurs et moi avons été séparées pendant plusieurs semaines. J’habitais chez ma tante avec mon père. Mes soeurs étaient chacune chez leur marraine respective. J’ai dû changer d’école en plein milieu de ma 6e année… Pas juste d’école, de ville aussi. Les enfants étaient très méchants avec moi. Je venais de Montréal,  j’arrivais en plein milieu de l’année scolaire.

Tout a commencé à aller mieux quand mon père a trouvé un bel appartement et que je suis entrée au secondaire. Une nouvelle vie débutait pour moi. J’allais enfin vivre normalement, comme tous les enfants de mon âge. Mon père nous a élevées jusqu’à aujourd’hui. Cela a sûrement été très dur pour lui. Mais il a fait un excellent travail. Jamais je ne serais devenue la personne que je suis aujourd’hui sans lui. J’aimerais le remercier d’avoir toujours été là pour moi et lui dire que je l’aime…

Malheureusement, ma mère est toujours alcoolique. Après 10 ans. Personne ne peut l’aider. Elle doit prendre la décision d’arrêter de consommer par elle-même et faire les démarches  pour atteindre son but. Quand ce jour viendra-t-il? Personne ne le sait. Jusqu’à maintenant, elle a perdu son mari et ses filles à cause de l’alcool.

Peut-être un jour vais-je retrouver ma mère. Malgré tout, je t’aime…

Autres textes sur Alcool et drogue.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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