Publicité et contreverse, Kia et Pierre C. Bélanger

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal

Le constructeur d’automobiles KIA nous présente une publicité dans laquelle une jolie policière aux cheveux longs et blonds sort de son véhicule de police pour aller embrasser le conducteur qui aurait dû avoir une contravention.

Dans un article paru le 15 janvier dans le Journal de Montréal, le professeur de communication de l’université d’Ottawa, M. Pierre C. Bélanger considère que les critiques qu’a reçues cette publicité ne sont pas justifiées, au contraire dit-il, elle a atteint son objectif: que le nom de Kia roule partout.

Il termine son entrevue avec cette remarque: « C’est sûr qu’il y a toujours les bonnes soeurs de St-Joseph qui sont offensées, mais c’est dans la nature de la pub de provoquer. »

Je suis déçu de voir que lorsque des gens s’indignent contre une publicité, on les traites de bonnes soeurs de St-Joseph. Si ce professeur, malgré qu’il soit reconnu par le Journal de Montréal comme un spécialiste de la publicité et du marketing, enseigne en laissant sous-entendre que la pub doit provoquer et que les réactions des citoyens ne sont pas importantes et non significatives, nous pouvons nous questionner sur le respect que les publicistes ont de la population en général et les limites qu’ils peuvent tolérer dans leur créativité.

Si provoquer et que tout le monde parle de leur publicité est leur seul objectif, nous ne sommes pas sorti du bois. J’aurais espérer qu’une bonne publicité viserait à donner une image de marque aux commanditaires, nous montrer sa crédibilité, attirer l’attention sur ces caractéristiques et, éventuellement, en arriver à augmenter le chiffre d’affaire de l’entreprise.

Un vieil adage disait: en bien ou en mal, pourvu qu’on en parle, c’est ça la publicité. Triste adage. M. Bélanger semble nous le confirmer tristement. Est-ce cette mentalité de gloire instantannée qui motive certains artistes à verser dans le sensationnalisme pour que tout le monde en parle et qu’ils soient vu dans les médias? Certaines vedettes créent toutes sortes de scandales sexuelles et banalisent la sexualité. Provoquer pour que le monde en parle.  L’hypersexualisation que vivent nos jeunes n’est-elle pas une conséquence de cette provocation? 

Où met-on nos limites en tant que société? Qui va les faire respecter?

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