Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accomodements raisonnables

Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accomodements raisonnables

Dossier Tout le monde en parle

Hier un blogue sur notre policier raciste avec une chanson sur Internet, aujourd’hui, le cas André Drouin d’Hérouxville. Moi qui ne voulait pas parlé des accomodements raisonnable!

Au départ, quand j’ai lu dans La Presse que l’équipe de Guy A. Lepage cherchait André Drouin pour l’inviter à l’émission Tout le monde en parle, j’ai été déçu. Tout le monde le passait déjà en entrevue. Pourquoi faire comme tout le monde? C’est après avoir regardé l’émission que j’ai compris la différence. Parce que l’émission Tout le monde en parle… différemment. D’une part, la présence de Jacques Proulx de Solidarité rurale a permis de mettre en contexte la présence d’André Drouin. D’autre part, l’émission Tout le monde en parle, c’est un peu comme une drogue. Cela fait ressortir et amplifie une partie de ce que nous sommes. Si notre discours est cohérent et bien fondé, il va se véhiculer encore plus et mieux. Si notre discours est décousu et  ne tient pas la route, tout le monde va pouvoir se faire une bonne idée de la situation.

Je ne doute pas des bonnes intentions d’André Drouin. Mais d’affirmer qu’à Hérouxville on ne peut lapider une femme, est-ce à dire qu’on peut les tuer avec un couteau mais pas avec une roche? Affirmer que l’on doit manger du cochon dans sa ville, n’est-ce pas de l’ingérence dans nos assiettes? Le code de vie adopté par les conseillers tels André Drouin est basé sur un racisme qui mérite d’être dénoncé.

Je suis déçu que les gouvernements, autant provincial que fédéral, ne soient pas encore intervenu dans cette affaire. On ne peut laisser une municipalité interférer dans des lois qui ne sont pas de leur ressort. On ne peut laisser une municipalité maltraiter notre relation avec les immigrants de la sorte sans réagir.

Il y a distorsion de la définition de la démocratie à Hérouxville. Je me souviens d’une phrase d’une ancienne présidente de notre organisme en ce qui concernait la démocratie. Avec notre projet Café-Graffiti, nous éduquons des jeunes marginaux, souvent en apprentissage de la communication, à prendre position sur le devenir de l’organisme. Ces jeunes ont souvent tendance à exclure les autres jeunes. Ils s’approprient les lieux et en deviennent les seigneurs. Et je cite: « Nous représentons les jeunes qui fréquentent le Café-Graffiti ainsi que ceux qui devraient le fréquenter ».

Une telle citation change la couleur de la démocratie souvent totalitaire des seigneurs en poste. En tant que gardien de la mission d’un organisme communautaire, cela permet de rester ouvert à de nouvelles fréquentations et aux autres groupes.

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Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson

Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson

Raymond Viger   Dossier Accommodements raisonnables
Je m’étais promis de ne pas aborder ce sujet. Ni les accommodements raisonnables, ni cette chanson raciste que le policier à écrite. L’ensemble des commentaires que j’ai lu sur le sujet me force cependant à prendre quelques instants pour commenter cet événement.

L’ensemble des commentaires du public semble donner raison à ce policier. “Il a fait la chanson sur son temps.” “Question de liberté d’expression, il n’est pas dans le tort.”

Son employeur, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) semble être du même avis. Il ne l’a pas fait sur le temps de la compagnie et il n’a pas utilisé le matériel du SPVM, donc pas de réprimande et pas de problème, on ferme les yeux et on oublie cette histoire.

Personnellement, je vis un gros malaise dans cet événement. D’une part, tout le monde s’entend pour dire que la chanson est raciste. Le monsieur est policier. Si je suis un immigrant et que je me fais arrêter par ce même monsieur, est-ce possible que je me questionne sur son intégrité et son impartialité?

Un policier représente la justice et la loi. Je dois m’attendre à un minimum de neutralité et d’objectivité. Un policier peut-il être raciste? Sommes-nous raciste seulement à la maison sur notre temps? Est-ce que le simple fait de mettre un uniforme nous enlève notre côté raciste?

La chanson a peut-être été réalisée sur son temps, mais en devenant publique, elle déborde et empiète sur son temps de travail. Si nous tolérons le racisme déclaré d’un policier parce qu’il l’a fait sur son temps, pouvons-nous accepter qu’il fasse pousser du ”pot” sur son temps le soir et que le jour il soit policier?

Et c’est là que nous avons à  nous positionner en tant que société. Pouvons-nous accepter et tolérer le racisme?

Ce qui m’inquiète aussi c’est la réaction d’un certain public. «ce policier dit tout haut ce que l’on pense tout bas». Ouf! Ça commence à m’inquiéter. Mais pourquoi l’intolérance des Québécois vient de monter d’un cran dans les derniers mois?

Il y a des abus dans ces fameux accommodements raisonnables. Mais le problème ne vient pas des immigrants. Ils ont le droit de demander tout ce qu’ils veulent. Le problème ce sont les personnes en poste d’autorité, les décideurs qui ne sont pas capable de dire non et de s’affirmer. Par peur d’avoir des crises à gérer. Par peur d’avoir à justifier leurs gestes.

Le public, ce n’est pas après les immigrants qu’il devrait s’emporter, mais auprès de nos autorités. La mollesse de nos décideurs créent des injustices et une intolérance. Et cela se répercute sur notre climat social.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/03/les-accommodements-raisonnables/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/08/herouxville-andre-drouin-jacques-proulx-et-les-accommodements-raisonnables/

Autres textes sur les accommodements raisonnables

Le traitement journalistique des accommodements raisonnables

Les vitres teintées du YMCA et les accommodements raisonnables

Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables

Voter à visage découvert

Karine Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Les accommodements raisonnables

Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson

Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables

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