Enseignez au suivant

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Lundi matin – journée ensoleillée. J’ai pourtant hâte d’installer mon ordinateur sur le petit bureau de la rédaction que Morgane et moi partageons. J’ai repéré quelques personnes qu’il pourrait être pertinent de contacter pour nos « enquêtes ». Certaines dont il me faut trouver les coordonnées. D’autres que je n’ai juste pas osé déranger pendant le week-end.

Ma matinée va se résumer à ça. Beaucoup de recherche, plusieurs dizaines d’appels, quelques rendez-vous, beaucoup de répondeur… Mon téléphone ne recevra que peu d’appels retournés. « Les spécialistes sont très occupés, m’informe t’on dans un secrétariat. »

Et je me dis : « Il y a beaucoup de spécialistes. D’un côté nous sommes tous spécialistes. » Comme cette jeune femme qui nous parlera 2h durant de son parcours. Qui a traversé des épreuves que nous ne connaissons heureusement pas tous. Qui est habitée de sentiments qu’aucun « spécialiste » ne peut reproduire s’il ne les ressent pas lui-même. Entre les lignes de son histoire peuvent se lire des centaines de problématiques culturelles et sociales. Et je me demande ce que nous allons écrire sur elle. Elle a souhaité partager le livre de sa vie avec nous pour que nous le partagions avec les lecteurs. Je me demande quel chapitre nous allons choisir.

Loin de moi l’idée de vouloir dénigrer les spécialistes mentionnés plus haut. Je leur porte, au contraire, un profond respect. Certains consacrent un temps faramineux à leurs travaux. Chaque nouvelle hypothèse formulée, chaque nouvelle régularité statistique déterrée sont des petits pas dans l’univers de la connaissance. Quel rôle jouons-nous dans cet univers ?

Nous avons tous appris de quelques uns et enseignons à notre tour à d’autres… chacun à sa manière. Entre hier et aujourd’hui j’ai pu assister à diverses formes de « transfert de connaissances ».

Une femme à son fils qui lui apprend peu à peu à s’autonomiser, une autre qui accepte de témoigner de sa maladie et des conséquences qu’elle peut avoir dans son quotidien, une danseuse burlesque qui voit ses élèves « se réconcilier » avec leurs corps, ces femmes qui, à leur tour, auront éventuellement le pouvoir de réduire les pressions sociales qui pèseront sur les épaules des femmes des générations à venir en terme de « beauté ». Enfin ces hommes et femmes, de tous âges, de toutes ethnies, tous homosexuels qui viennent raconter leurs propres cheminements à des immigrants fraichement installés au Québec. Enfin il y a nous, à la rédaction du magazine Reflet de société, sans compter les intervenants du café graffiti. Chacun avec leurs mots, leurs références culturelles vont s’acharner à ne faire passer qu’une infime partie d’eux-mêmes, de leur savoir, de leur message… chaque jour encore et encore… inlassablement… imperceptiblement. Qu’est-ce qui nous motive ? Avons-nous conscience de notre influence ?

La différence, l’inconnu et le manque de curiosité ont toujours engendré la peur, le rejet et l’intolérance. Il est pourtant fort probable que, au quotidien, nous faisons tous, sans exception, à notre manière et à notre rythme, notre part pour réduire les distances entre les Hommes.

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Claire

À visage (dé) couvert

À visage (dé) couvert

Il m’a fallu presque tout le week-end et bon nombre d’amis à la maison pour sortir de mon esprit les informations qui m’ont été communiquées vendredi en « débriefing rédactionnel téléphonique. » Après confusion dans les directives, le vox-pop est à recommencer. Formulation des questions plus neutre et récolte de témoignages non-anonymes ! Étant donné le nombre de personnes qui ont voulu fuir notre appareil-photo, je me dis que la tâche ne va pas être aisée. « Je suis sûr que vous pouvez affiner vos méthodes, me confie Charles. » Et je n’en doute pas ! Ma pire expérience en termes de vox-pop, c’était il y a quelques mois pour la radio. La plupart des gens avaient très aimablement accepté de répondre à mes questions jusqu’à ce qu’ils aperçoivent le gros micro noir et décident de s’enfuir en s’excusant. Avec Morgane vendredi, personne n’a refusé de nous répondre. Mais rares sont ceux qui ont accepté d’être pris en photo. Je me souviens aussi d’un cours de méthodes journalistiques à propos des témoignages anonymes. Faut-il les éviter ? Dans quel cas les utiliser ? Peut-on le faire de manière crédible ? Jusqu’à quel point un journaliste se doit-il de défendre l’anonymat de son témoin/sa source ? etc… Le débat avait duré 3h.

Pourquoi les gens appréhendent-ils de se voir et/ou de se lire dans les médias ? Vendredi soir, mes amis tentent de m’éclairer…« Les gens ont peur des médias, de leur manière de tout déformer. Ils ne veulent pas se faire piéger. » Ces considérations m’ont toujours un peu effrayée : les médias sont supposés travailler pour leurs lecteurs, être une courroie de transmission entre « le monde » et le public. Comment en est-on arrivé à faire peur ? « Les gens n’assument pas leurs opinions. Voilà pourquoi ils ne veulent pas qu’elles soient « immortalisées » dans le journal. » Là, c’est surement la française « opinionated » en moi qui s’indigne. Mais qu’est-ce qui nous empêche de nous positionner et de nous assumer ? Les gens changent, leurs opinions évoluent… rien n’est coulé dans le béton comme on dit. On peut partager ses idées… être confronté au désaccord, cela n’implique pas avoir tort. Veut-on s’assurer que la majorité pense comme nous avant de nous prononcer officiellement ? « Les gens se sentent violés dans leur intimité, leurs pensées leurs appartiennent. » Nous ne sommes, évidemment, parvenus à aucune réponse solide dans ce débat. Ce ne sont que des hypothèses, des perceptions individuelles.

Mes interrogations demeurent donc : qu’est ce qui fait que l’on souhaite (ou pas) faire entendre sa voix de « simple citoyen » dans les médias ?

Le cyber vox-pop est lancé…

Claire

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Dormir plus pour éviter de prendre du poids

Dormir plus pour éviter de prendre du poids

(Agence Science-Presse) – Les enfants qui ne dorment pas suffisamment sont plus susceptibles de souffrir d’embonpoint, selon une nouvelle étude. Des chercheurs de la Northwestern University, de l’Illinois, aux États-Unis, ont étudié les habitudes de vie de plus de 2000 enfants pendant près de cinq ans. Ils ont découvert qu’une heure supplémentaire de sommeil par nuit réduit les risques d’embonpoint de 30% chez les jeunes de 4 à 13 ans.

La privation de sommeil affecte les hormones qui contrôlent l’appétit selon les scientifiques. Sans oublier que le fait de rester éveillé plus tard augmente les opportunités de prendre une collation supplémentaire. De plus, les enfants qui ne dorment pas suffisamment la nuit sont plus léthargiques le jour et moins enclins que les autres à bouger et à faire du sport. Ils bougent moins, donc ils dorment moins et ils mangent plus.

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