La piste de l’immunisation

 
 

La piste de l’immunisation

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse 

Les malades atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) possèdent aujourd’hui une nouvelle lueur d’espoir. Une équipe de chercheurs vient de tester un vaccin qui retarderait les premières manifestations de la SLA chez les souris. La promesse de prolonger une vie de qualité chez les patients.

Cette maladie incurable, plus connue sous maladie de Lou Gehrig, du nom du célèbre joueur de baseball américain décédé de cette maladie en 1941, frappe une personne sur mille. Le décès survient de deux à cinq ans après le diagnostic et il n’existe aucun médicament efficace pour l’instant.

Stimuler le système immunitaire serait une avenue prometteuse, soutient une étude québécoise, pilotée par le Dr Jean-Pierre Julien de l’université Laval. Les résultats de cette recherche paraissaient en février dernier dans la revue savante Proceedings of the National Academy of Sciences.

Les chercheurs sont parvenus à prolonger la vie de souris atteintes de SLA grâce à un vaccin. En inoculant la protéine mutante (SOD1), responsable de cette dégénérescence, le système immunitaire a produit des anticorps et a ainsi ralenti les premiers signes de la maladie.

 » Lorsque la protéine mutante est sécrétée à l’extérieur des cellules, le système immunitaire la prend pour un agent pathogène et la détruit « , explique le Dr Julien. Cette sécrétion extracellulaire se produirait chez 5 % des cas familiaux. Un cas sur dix serait héréditaire.

Cette protéine mutante s’attaque aux  » neuromoteurs « , des neurones en charge de l’activité musculaire. Ce qui provoque d’abord une paralysie des jambes, puis empêche le patient de respirer. Les premiers signes se produisent généralement entre 40 et 70 ans avec un pic à 55 ans.

Cette stimulation du système immunitaire représente une nouvelle voie de recherche pour les maladies dégénératives liées au vieillissement. Il faudra cependant rendre l’immunisation passive pour ne pas provoquer de maladies auto-immunes engendrant le décès des patients.  » La post-stimulation représente un danger qu’il faut éviter « , convient le Dr Julien. Ne reste plus qu’à humaniser le vaccin et à procéder aux premiers essais cliniques chez les patients qui possèdent la protéine mutante, soit entre 2 et 3% des patients.

À lire :

* Therapeutic effects of immunization with mutant superoxide dismutase in mice models of amyotrophic lateral sclerosis par Makoto Urushitani, Samer Abou Ezzi et Jean-Pierre Julien dans l’édition du 7 février de Proceedings of the National Academy of Sciences :

http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/104/7/2495?maxtoshow=&HITS=10&hits=10&RESULTFORMAT=&fulltext=%22jean-pierre+Julien%22&searchid=1&FIRSTINDEX=0&resourcetype=HWCIT

La sclérose latérale amyotrophique (SLA), par Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Scl%C3%A9rose_lat%C3%A9rale_amyotrophique

Info-SLA : http://www.info-sla.ca/

ALS Association : http://www.alsa.org/

Autres textes sur la santé.

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Le désir d’expression

Le désir d’expression

“Le journalisme est un outil pour s’exprimer”, selon Raymond Viger. Tout comme le graffiti, d’après les résultats du premier jet du vox pop réalisé par Claire et moi. Nos proies ont été unanimes: le graffiti est avant tout un mode d’expression. Peut-être même une mode… d’expression.

L’animateur radio est écouté, le présentateur télé regardé et le journaliste lu. L’homme politique est élu et parle au nom du peuple, le criminel voit sa vie et ses travers médiatisés, les sportifs de haut niveau et les stars sont idôlatrés. Tous servent d’exemples (bons ou mauvais), offrent des moments de bonheur et de révolte ou encore font rêver leurs fervents lecteurs, leurs fidèles spectateurs, leurs citoyens ou leurs fans. Mais qui sont-ils ces lecteurs, ces citoyens, ces consommateurs? N’ont-ils rien à dire? N’ont-ils rien à apprendre à ces illustres personnages et personnalités publiques?

Et bien si. Mais la difficulté est de savoir comment. Comment se faire remarquer? Comment se faire entendre? Il est  parfois déjà compliqué de faire sa place au sein de sa propre famille ou sur son lieu de travail… alors sur la scène contemporaine, dans la sphère publique, n’en parlons même pas! Rien de plus normal, donc, que naissent des modes d’expression alternatifs… Et j’en suis personnellement soulagée. Soulagée de constater que, tandis que certains sont élevés au rang d’icônes ou de symboles personnifiés, la grande majorité silencieuse et sans nom se manifeste toujours et souhaite toujours s’exprimer.

Le journaliste est privilégié. Il n’est pas frustré dans sa quête d’expression puisque sa liberté d’expression est défendue (du moins, en théorie). Il peut commencer sa carrière dans l’anonymat, mais son nom a de grandes chances d’être remarqué. Son nom, mais aussi sa personne, à travers ce qu’il écrit, le choix de son angle, son style et ses références.

C’est pourquoi journaliste doit être à la hauteur de ce privilège.

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Y a-t-il un seul journalisme?

Y a-t-il un seul journalisme? 

A l’approche du comité de lecture, je suis confrontée au jugement intransigeant du correcteur mythique du journal. Jamais de ma vie je n’avais récupéré mes “copies” aussi annotées et raturées.

Un gros débat et une énorme atteinte à mon égo plus tard, je digère lentement et m’attèle à mes corrections. Certaines suggestions dynamisent mon texte, l’allègent, le rendent plus clair et cohérent. Je n’ai d’ailleurs jamais nié les bienfaits du travail en équipe.

Dans d’autres cas, j’ai presque la sensation d’une trahison. J’en viens même à me demander  s’il est honnête de signer un article dans lequel je ne me reconnais plus vraiment… je suppose que c’est ça la loi de la jungle…

Le but était de nous familiariser, Morgane et moi, aux normes d’écriture journalistique. Le problème c’est que c’est fait avec une telle rigueur qu’il me semble que ça en devient rigide. Quelle est la place de la création personnelle dans l’écriture journalistique? Quelles sont les règles auxquelles on ne peut vraiment pas échapper?

Après un an d’étude au certificat en journalisme de l’UdeM, je me rends compte que j’ai rarement entendu les mêmes consignes. On m’a parlé du journalisme, de ses missions, des devoirs (et droits) de ceux qui le pratique, d’économie de mots, d’intérêt public et autres grands axiomes propres à la profession. On m’a imposé quelques bornes de structures mais rien de vraiment pénalisant. De toutes façons, dépendamment de la personnalité et du parcours du professeur, les consignes varient. Certains ne jurent que par le présent, d’autres par le passé composé et d’autres encore par le conditionnel que certains ont en horreur. Tel média souhaite une écriture qui interpelle le lecteur quand son voisin commande un article “impersonnalisé”.  Bref on ne sait plus trop où donner de la tête ni ce qui se fait vraiment ou pas.

Pour ma part j’avais surtout compris qu’il fallait s’adapter à une grille éditoriale tout en trouvant un équilibre avec son style personnel. J’avais compris que les exigences variaient selon le support, le sujet, l’angle, le temps… Aujourd’hui je me rends compte que notre culture (et oui les perceptions québécoises et françaises connaissent parfois des frictions) et nos habitudes pèsent lourd dans la balance.

Les longues séances de correction ont parfois donné lieu à de profondes discussions autour d’un thème… me permettant à la fois de clarifier mes idées sur le sujet en cours et de penser à de nouveaux. Ce qui me préoccupe c’est qu’aujourd’hui, plus que jamais, je suis assaillie par de nombreuses interrogations existentielles… et que je peine à écrire… naturellement.

La pratique du journalisme doit-elle être mécanique? N’existe t-il qu’un unique modèle à cette pratique?

Claire

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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