Violence à l’école : Stress et formation des enseignants

Violence à l’école : Stress et formation des enseignants

Égide Royer

À ne pas savoir où l’on va, on risque d’arriver ailleurs

À la fin d’un séminaire de formation que je donnais sur l’intervention auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives à l’école, une enseignante au seuil de la retraite a formulé le commentaire suivant: « Mon Dieu, si j’avais su! » Les manifestations de violence à l’école n’ont cessé d’augmenter depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, je constate que les enseignants ont reçu peu de formation pour faire efficacement œuvre d’éducation auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives.

Les connaissances actuelles sur le sujet indiquent pourtant clairement que certaines interventions sont plus efficaces que d’autres pour prévenir la violence scolaire et composer avec celle-ci. Toutefois, les milieux scolaires ont peu intégré ces savoirs. Lorsque la tolérance zéro, les détecteurs de métaux, la suspension, l’expulsion définitive de l’école et autres approches basées sur la sécurité et la répression sont les seules interventions proposées, il y a de quoi se poser des questions. Dans quelle mesure la formation initiale et la formation en cours d’emploi des enseignants et des autres agents d’éducation leur permettent-elles de faire œuvre d’éducation auprès des jeunes agressifs ou en difficulté de comportement?

Croyances et éducation

Plusieurs réformes et autres politiques mises en œuvre par les gouvernements et les organismes scolaires sont basées davantage sur des croyances et des idéologies que sur des évidences empiriques. Il en est souvent ainsi des pratiques des enseignants, des directeurs d’école et des professionnels lorsqu’ils interviennent pour prévenir la violence à l’école et composer avec celle-ci.

L’explication des problèmes de comportement d’un élève, de ses échecs scolaires ou de ses conduites agressives est fréquemment attribuée à certaines de ses caractéristiques (pauvreté, fonctionnement familial). On remet rarement en question la qualité des services offerts par l’école et encore moins la pertinence de l’utilisation de certaines approches disciplinaires, et ce, même lorsque des données empiriques indiquent leur futilité et quelquefois leurs effets négatifs.

Les enseignants quittent l’université sans même posséder les balises essentielles pour les guider lorsqu’ils doivent faire face aux premières manifestations agressives d’élèves de leur classe ou de leur école. Dépourvus de modèles, ils se retrouvent souvent ailleurs: bien loin de l’objectif visé par leurs interventions. Cet ailleurs peut mener l’élève à l’escalade verbale, à la menace, à l’agression physique, aux crises de colère, à l’intimidation, à la suspension et, éventuellement, à l’expulsion de l’école. Il a donc un impact très négatif sur le jeune, ses apprentissages et son insertion sociale (le taux d’échec scolaire des jeunes en difficulté de comportement dépasse 80%). Cette situation explique en grande partie le stress grandissant associé au métier d’éducateur.

Stress et enseignement

Le stress est devenu une réalité incontournable du métier d’enseignant, tout particulièrement chez ceux qui travaillent avec des jeunes qui manifestent des conduites agressives. Les carences de la formation reçue à l’université sur cette question ne font qu’amplifier la pression ressentie.

J’ai eu l’occasion d’intervenir, en formation continue, auprès de plusieurs milliers d’enseignants ces 20 dernières années. L’évaluation qu’ils font de leur formation initiale ou en cours d’emploi est assez troublante. Les enseignants se plaignent constamment de la non-pertinence des cours qu’ils ont suivis à l’université pour ce qui est de les aider à prévenir les conduites agressives des jeunes ou à composer avec celles-ci. Ils considèrent leur formation universitaire comme inadéquate.

Ils se disent très mal préparés pour gérer les comportements difficiles en classe, ce qui les conduit souvent à adopter une approche autoritaire qui ne fait qu’amplifier ces comportements perturbateurs et créer des situations d’escalade. La formation reçue pour travailler en collaboration avec les parents est également anémique. Le personnel scolaire les considère très souvent comme la cause des problèmes de comportement du jeune et tend à vouloir punir tant la famille que ce dernier.

La qualité de la formation

Il est maintenant urgent que les enseignants puissent enfin développer, dans les facultés d’éducation, leurs connaissances et leurs habiletés pour être en mesure de prévenir les conduites agressives et les manifestations de violence à l’école et de composer avec celles-ci. Les familles ont changé, les jeunes ont changé et les écoles ont changé. Il est grand temps que la formation que nous offrons à nos enseignants leur permette de s’adapter, en tant qu’éducateurs, à cette nouvelle réalité.

L’école a un rôle très important à jouer en matière de socialisation des jeunes et de prévention de la violence. La réalisation de cette mission passe par l’amélioration de la formation initiale et de la formation continue des enseignants quant aux interventions efficaces pour prévenir les conduites agressives des jeunes et composer avec celles-ci. Cette formation est d’abord nécessaire pour améliorer la réussite scolaire et l’insertion sociale de ces élèves. Elle est également indispensable pour améliorer la qualité de vie des enseignants, des parents, mais aussi des autres élèves de la classe.

Lien: www.preventionviolence.ca

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Le suicide de notre enfant

Le suicide de notre enfant                             Dossier Suicide

Ma femme et moi avons toujours été les mentors de notre fils, car un grand amour nous a toujours unis. Comme nous, il voulait fonder une famille et avoir un bon boulot.

Les amours déchus et des problèmes financiers ont eu raison de sa santé psychologique. Il s’est suicidé. Pourtant, il avait toujours été jovial et fier. Mon épouse décrit ci-dessous les sentiments que nous éprouvons à l’égard de sa mort.

Lisez son message d’espoir afin d’aider les jeunes en difficulté à surmonter les obstacles qui les mènent trop souvent à commettre des gestes irréparables. Merci.

Le père de Jasmin.

Un jour, j’ai mis Jasmin au monde: Un fils d’amour. C’était un enfant joyeux et actif. Tous ses accomplisssements me remplissaient de fierté. Mon coeur vibre encore d’émotions lorsque je me rappelle que ses rêves ne se sont pas réalisés avant sa mort, qui a été causée par un manque de communication. Il n’a pas été capable de demander de l’aide à ses parents.

J’aimerais que les jeunes se tournent davantage vers leurs parents pour puiser dans leurs forces. Ils peuvent comprendre leurs faiblesses et les aider. Les parents sont là non pas pour corriger les erreurs de leurs enfants, mais pour les aider à les diriger vers une vie meilleure.

Aux jeunes, je n’ai qu’un message à leur adresser:  »De grâce, aimez-vous assez et prenez votre courage en main. N’oubliez jamais l’amour de vos parents. »

Le décès de Jasmin doit servir d’exemple. Son mal de l’âme a détruit ceux qu’il aimait. Il aurait pu leur demander de l’aide et reprendre le cours de sa vie.

À Jasmin, mon fils, je veux te dire que ton père et ta mère t’aimeront toujours. Nous aurons toujours une étincelle d’amour pour toi dans notre coeur.

La mère de Jasmin.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Le processus suicidaire

Le processus suicidaire                                Dossier Suicide

Vol 15 no 3, Février 2007,  Raymond Viger

La période entre le moment de l’événement déclencheur et le passage à l’acte du suicide peut différer d’un individu à un autre. Pour les adolescents, le processus peut être très court, soit de quelques heures ou de quelques jours.

Généralement, le processus dure de 6 à 8 semaines, et pour les suicidaires chroniques, il peut aussi être assez long; de quelques mois à plusieurs années.

Au point de départ, la personne en crise vit une situation problématique grave et difficile. Elle n’arrive pas à trouver dans ses ressources personnelles ou communautaires une solution à son problème. Elle éprouve un besoin de fuir la douleur.

L’idée du suicide, comme solution possible, traverse l’esprit de la personne en crise.

L’idéation est momentanée et passagère; la personne y pense rarement, et de façon vague. Il n’y a pas de planification réelle ou, s’il y en a, elle est floue. Cette idée peut très bien disparaître, pour réapparaître un peu plus tard.

Si les choses ne se règlent pas, les idées suicidaires prennent de plus en plus de place; elles reviennent plus souvent, sont présentes plus longtemps, jusqu’à faire pratiquement partie du quotidien.

Les idées suicidaires sont alors continues, persistantes et peuvent devenir obsessionnelles. En même temps, ce questionnement intérieur fait peur. La personne se demande si elle n’est pas en train de devenir folle, ce qui augmente sa souffrance. C’est la période de rumination.

À la période de cristallisation, ou la fixation de l’idée suicidaire, la personne en crise considère le suicide comme l’ultime solution à sa souffrance.

Lorsque l’état de la personne se détériore à ce point, la planification s’est précisée; le moyen, la date, le lieu et même l’heure peuvent être fixés. Durant cette période, la personne peut sembler très calme, car elle perçoit la planification de son acte comme un apaisement, une issue, un répit.

Plus le processus suicidaire avance, plus les autres solutions que le suicide semblent devenir caduques ou désuètes, jusqu’à ne laisser que le suicide comme unique solution pour enrayer la douleur et la souffrance.

La personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la fin. La peur de passer à l’acte subsiste jusque dans les derniers moments. Le suicide est réversible jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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Lazy Legz, Luca Patuelli: Haute voltige sur béquilles

Lazy Legz, Luca Patuelli: Haute voltige sur béquilles

Entrevue de Charles Messier. Dossier Break-danceHip Hop

Lazy Legz : le nom accrocheur d’un grand breakdancer montréalais, qui veut conquérir le monde en soulevant des foules ébahies devant les prouesses qu’il réalise malgré un handicap qui le force à marcher avec des béquilles. Le rencontrer donne le courage de passer à travers les petits et grands accrocs du quotidien.

Lazy Legz, les jambes paresseuses

«Lazy Legz, ça veut dire «jambes paresseuses», raconte-t-il. Ça montre que j’ai un sens de l’humour. Oui, j’ai des jambes qui ne marchent pas, mais je peux faire des blagues sur ça.»À la naissance, Luca Patuelli est affligé d’une maladie très rare, l’arthrogrypose, qui l’empêche de marcher et de développer les muscles de ses jambes.

«J’ai subi 16 opérations, ce qui me permet maintenant de me tenir debout. J’ai eu aussi des opérations pour une scoliose au dos. Huit de mes vertèbres sont maintenant fusionnées et j’ai même une barre de titanium.» Malgré son handicap et ses opérations, il remporte des compétitions de breakdancing en seprojetantdans les airs, en virevoltant et en retombant sur une main comme si de rien n’était. «Ma mère aime pas ça, mais, bon…»

Bboy malgré son handicap

Luca ne considère pas son handicap comme un obstacle. Il accepte son corps tel qu’il est, sans penser à quoi ressemblerait sa vie s’il pouvait marcher «normalement». «Si je ne considère pas que j’ai un handicap, les autres personnes ne le considéreront pas non plus». Cela explique pourquoi il ne s’est jamais empêché de s’adonner à une quelconque activité.

Ses parents l’ont toujours encouragé à réaliser ses rêves. «Lorsqu’ils ont su que j’avais un handicap, ils se sont dit qu’ils allaient toujours être là pour moi. Ils m’ont toujours encouragé. Ils m’ont laissé faire toutes les activités que je voulais: natation, équitation, escalade, scouts. Je faisais aussi du skateboard sur mes genoux!»

Par rapport au breakdancing, Luca considère que son handicap est un avantage plutôt qu’un inconvénient. «J’ai un problème, oui, mais j’ai trouvé une façon de m’y adapter. Pour la danse, c’est un avantage, car, avec mes mains et mes béquilles, c’est comme si j’avais quatre mains!»

Jeune artiste handicapé

Même si les enfants dans la cour d’école rejettent souvent ceux qui sont différents, Luca a toujours su se faire de bons amis. Jamais il ne s’est senti rejeté.«Je ne veux pas dire que j’étais le plus populaire à l’école, mais… En fait,j’n’aime pas être prétentieux, mais disons que je connaissais tout le monde et tout le monde me connaissait! Si j’avais des problèmes avec un gars, j’avais mes amis qui pouvaient aller le frapper!

«Une fois, on a ri de moi. Je n’aime pas m’en rappeler. Je faisais du skateboard sur mes genoux, une personne m’a demandé si elle pouvait me donner un coup de pied dans le visage. Moi, je lui ai demandé si je pouvais la frapper entre les deux jambes! Ça fait mal de se faire dire des choses comme ça.»

Montréal, ma ville

Fils de parents d’origine italienne Luca est né à Montréal. À l’âge de 4 ans , il déménage à Washington en raison du travail de son père, un homme d’affaires. Il est de retour dans la métropole à 17 ans. Il compte aujourd’hui y rester toute sa vie «J’ai voyagé beaucoup et, honnêtement, je suis heureux à Montréal. Après avoir vécu 14 ans à Washington , j’affirme quand même que Montréal est ma ville. Aux États-Unis, on pense tout le temps à l’argent. Par exemple, lorsque j’ai commencé à avoir l’atention des médias, j’ai eu des appels téléphoniques de personnes qui voulaient juste faire de l’argent avec moi en ne me donnant presque rien!» Montréal est aussi une ville qui lui permet de rencontrer beaucoup d’autres bons breakdancers. Il voudrait cependant qu’ils soient mieux reconnus mondialement. «Montréal n’est pas encore très connue dans le monde du breakdancing. La france, la Corée et les États-Unis, surtout New-York et Los Angeles, sont les pays les plus performants.»

«Montréal pourrait avoir une plus grande renommée si ses danseurs voyageaient plus et s’ils connaissaient d’autres danseurs partout dans le monde. Il faudrait que les équipes montréalaises gagnent plus de compétitions. Elles ont beaucoup de potentiel, car les danseurs ici ont le sens du rythme. Ils sont très bons, mais ils ne peuvent pas être reconnus s’ils ne voyagent pas.»

Popularité du breaker

«Avec les filles, je suis timide, mais j’ai eu des copines. Les filles sont un peu plus autour de moi depuis que j’attire l’attention des médias. J’aimerais avoir une relation stable avec une fille, mais c’est trop difficiles pour moi, parce que je voyage beaucoup. Je la verrais même pas une fois par semaine. Je ne vois presque pas mes amis. En ce moment, ma carrière est plus importante. Quand je suis arrivé à Montréal, J’ai décidé de ne pas être le meilleur breakdancer au monde, mais que je voulais être connu partout au monde. C’était après la compétition Under Pressure, alors que j’étais arrivé quatrième contre des participants sans aucun handicap. La plupart de ceux qui n’ont pas d’handicap sont content pour moi, quand je gagne. Je veux être jugé comme les autres. »

Danseur spectaculaire

Les exploits qu’il réalise avec ses béquilles attirent beaucoup l’attention du public, il souhaite en profiter, sans toutefois devenir un aimal de cirque. «Je ne veux pas juste être les gars qui entre sur une scène avec ses béquilles et qui fait quelque chose de spectaculaire. Je sais que j’ai des limites physiques, mais je veux faire le plus possible pour être considéré comme un autre breakdancer, parce que, si un jour une équipe canadienne est formée, je veux en faire partie! Lazy Legz va être là!»

Danser au Québec, aux États-Unis et en Corée

Il a d’abord été connu aux États-Unis, mais sa popularité est grandissante au québec et même en Corée! «Depuis janvier 2006, j’ai un vidéo qui circule sur Internet. À partir de ce moment-là, j’ai beaucoup d’attention des médias. Une équipe de télévision de Corée est venue à Montréal. Elle m’a suivi pendant deux jours, elle est venue à une compétition, ele a interviewé mes parents, ect. Après, il y a eu à CBC l’émisson The Hour, puis une entrevue à Much Music, ensuite à Salut Bonjour, au magazine 7 jours, au journal the gazette, etc.»

Un film sur la vie de Lazy Legz?

Un producteur de cinéma a déjà offert à Luca de tourner un film sur sa vie. Après avoir montré le contrat à un avocat, il a décidé de le refuser, considèrant qu’il se ferait exploiter. Aussi, même s’il rêve de célébrité, il souhaite actuellement garder un peu d’anonymat. «Avec un film, je n’aurais plus le temps de voir mes amis, plus le temps pour les compétitions, parce que ma vie serait complètement différentes. Avec un film, peut-être que je devrais mettre mes autres projets de côté. Je me demande comment les gens autour de moi réagiraient. Seraient-ils jaloux? Est-ce que j’aurais de la difficulté à sortir dehors? Je ne veux pas ruiner ma carrière juste pour un film! Pour l’instant, je veux bâtir une équipe avec d’autres d’anseurs handicapé, qui s’appellera IIImatic Style, je veux voyager partout au monde avec eux, et après je ferai un documentaire sur ce projet.»

L’avenir du breakdancer

Toute la vie de Luca Patuelli tourne autour du breakdancing, même ses études à l’Université Concordia, où il suit deux à trois cours par année. «J’étudie le marketing. J’aimerais bien mélanger le marketing avec mon breakdancing parce qu’éventuellement je voudrais créer plus d’événements. j’ai déjà commencé à organiser des compétitions et des événements à Montréal»

Il pense à long terme, croyant qu’il ne pourra pas continuer plus de dix ans à danser comme il le fait.«J’ai des tendinites sur mes deux bras et je fais de la physiothérapie pour les guérir. Mon corps est comme une voiture qui peut seulement faire un certain nombre de kilomètrage avant de ne plus fonctionner»

Conférence sur la motivation

«En ce moment, je vais dans les écoles pour faire des conférences sur la motivation. Je raconte mon histoire, j’apprends aux enfants à faire deux-trois mouvements de breakdancing. J’aime les rencontrer, car je vois dans leurs yeux qu’ils apprécient vraiment ce que je viens leur dire: transformez le négatif en positif »

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

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Textes sur Luca Lazy Legz Patuelli

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Site Internet de Luca Patuelli: www.lazylegz.com

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Les grandes fêtes de 2007

Les grandes fêtes de 2007:

Café-Graffiti 10 ans, Journal de la Rue 15 ans

Éditorial, Volume 15 no 3, février 2007. Raymond Viger

En 1992, le père André Durand m’initiait au travail de rue. J’étais un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Sans local, sans port d’attache, nous rencontrions les jeunes dans leur milieu de vie. Nous étions les deux premiers bénévoles du Journal de la Rue. Un magazine d’informations et de sensibilisation pour les jeunes marginaux. Imprimé à 5 000 exemplaires, de 2 à 4 fois l’an, selon l’argent que nous réussissions à amasser. La revue n’avait que 24 pages en noir et blanc.

Cinq années plus tard, pour répondre aux besoins des jeunes, nous avons créé le Café-Graffiti. Le père André Durand se fait transférer dans une petite communauté anglophone au Nouveau-Brunswick par sa confrérie. Peu de temps après, il succombe à une crise cardiaque.

En 2000, le Journal de la Rue opère un changement important. Le magazine, connu et lu par un milieu restreint, est demandé par le public en région. Nous décidons de faire un virage en économie sociale. Le principe est d’avoir un produit ou un service qui répond aux besoins de la collectivité et qui permet d’obtenir des surplus pour financer les activités d’intervention. Le magazine est déjà bien demandé en région. Nous décidons d’en faire le soutien financier de l’organisme. En moins de 5 ans, nous passons de 5 000 exemplaires à plus de 80 000. À 3 reprises, L’actualité et Profit 100 soulignent la croissance de notre organisme. Le Journal de la Rue se trouve parmi des entreprises privées de haute croissance. Une bonne nouvelle pour montrer que l’économie sociale est possible.

L’année 2007 doit maintenant marquer l’arrivée de commanditaires dans les pages de notre revue. D’une part, chaque page de publicité va nous permettre de rajouter 3 pages de contenu rédactionnel. Notre organisme est très sélectif pour le choix de ses commanditaires. N’entre pas qui veut dans nos pages. Malgré tout, nous considérons qu’il y a des entreprises qui interviennent au Québec avec des principes et des valeurs qui méritent d’être soulignés. Des femmes et des hommes d’affaires qui ont à cœur le Québec et son développement.

D’autre part, les publicités que nous vendrons permettront de donner un nouvel essor à des projets, des initiatives ou des messages qui aideront les citoyens à mieux vivre dans leur région. Pourquoi aller aux États-Unis, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick pour vivre des activités attrayantes pour la famille? Les régions vous invitent à fêter avec elles. Cela permet de faire rouler l’économie en région plutôt qu’à l’extérieur de la province, de créer des emplois et d’aider les gens de Roberval à être fiers d’une activité qui saura devenir populaire.

Finalement, les différents ministères ont des messages de prévention et d’information à livrer aux citoyens. Reflet de Société est un fier porte-parole pour joindre des lecteurs qui jouent un rôle actif dans leur communauté et qui sont sensibles aux messages sociaux.

Si vous vous êtes reconnus dans les objectifs de partenariats et de commandites que je viens d’énoncer, n’hésitez pas à appeler Lyne Déry pour planifier vos placements publicitaires (514) 256-9000.

Si vous connaissez quelqu’un de votre entourage qui devrait annoncer chez nous, parlez-lui de notre magazine. Vous pouvez aussi demander à Lyne Déry de lui envoyer les informations pertinentes aux placements publicitaires.

Bonne année 2007 à tous les lecteurs et toutes les lectrices de Reflet de Société!

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Marathon dans l’espace

Marathon dans l’espace, Dossier espace

(Agence Science-Presse, ) – L’astronaute Sunita Williams a couru le marathon de Boston, plusieurs kilomètres au-dessus de la Terre, dans la station spatiale internationale. Attachée à un harnais à son tapis roulant pour garder les pieds au sol, Sunita Williams a couru en même temps que ses compatriotes américains tout en observant la course sur son ordinateur. Elle a parcouru les 42 kilomètres de la course en prenant une pause toutes les heures pour s’étirer les jambes et écrire quelques mots à ses amis terriens. Après 75 minutes, elle avait parcouru 15 kilomètres alors que la station spatiale accomplissait un tour complet de la Terre.

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