Le processus suicidaire

Le processus suicidaire                                Dossier Suicide

Vol 15 no 3, Février 2007,  Raymond Viger

La période entre le moment de l’événement déclencheur et le passage à l’acte du suicide peut différer d’un individu à un autre. Pour les adolescents, le processus peut être très court, soit de quelques heures ou de quelques jours.

Généralement, le processus dure de 6 à 8 semaines, et pour les suicidaires chroniques, il peut aussi être assez long; de quelques mois à plusieurs années.

Au point de départ, la personne en crise vit une situation problématique grave et difficile. Elle n’arrive pas à trouver dans ses ressources personnelles ou communautaires une solution à son problème. Elle éprouve un besoin de fuir la douleur.

L’idée du suicide, comme solution possible, traverse l’esprit de la personne en crise.

L’idéation est momentanée et passagère; la personne y pense rarement, et de façon vague. Il n’y a pas de planification réelle ou, s’il y en a, elle est floue. Cette idée peut très bien disparaître, pour réapparaître un peu plus tard.

Si les choses ne se règlent pas, les idées suicidaires prennent de plus en plus de place; elles reviennent plus souvent, sont présentes plus longtemps, jusqu’à faire pratiquement partie du quotidien.

Les idées suicidaires sont alors continues, persistantes et peuvent devenir obsessionnelles. En même temps, ce questionnement intérieur fait peur. La personne se demande si elle n’est pas en train de devenir folle, ce qui augmente sa souffrance. C’est la période de rumination.

À la période de cristallisation, ou la fixation de l’idée suicidaire, la personne en crise considère le suicide comme l’ultime solution à sa souffrance.

Lorsque l’état de la personne se détériore à ce point, la planification s’est précisée; le moyen, la date, le lieu et même l’heure peuvent être fixés. Durant cette période, la personne peut sembler très calme, car elle perçoit la planification de son acte comme un apaisement, une issue, un répit.

Plus le processus suicidaire avance, plus les autres solutions que le suicide semblent devenir caduques ou désuètes, jusqu’à ne laisser que le suicide comme unique solution pour enrayer la douleur et la souffrance.

La personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la fin. La peur de passer à l’acte subsiste jusque dans les derniers moments. Le suicide est réversible jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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2 Réponses

  1. le suicide heureusement qu il existe moi j y pense tous les jours et ca me rassure car ce qui me derange c est la vie elle meme qui ne ressemble a rien . il faut vraiment de pas avoir d etat d ame pour faire du blabla et du vent autour du bonheur de vivre . que vivez vous donc de si extraordinaire ?

  2. Bonjour.

    Je pourrais parler longtemps de mon bonheur de vivre, de ma joie de savouver tous ces instants où je la découvre. C’est possiblement pour cela que j’ai écris plusieurs livres sur le sujet.

    Je suis intrigué quand vous dites que le suicide, l’idée du suicide vous rassure. J’aimerais bien que vous développiez un peu plus sur ce sujet.

    Au plaisir de vous lire.

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