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La sexualité au pénitencier
Jean-Pierre Bellemare – Prison de Cowansville, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Dossier Sida, VIH, MTS

Il existe beaucoup de préjugés sur les mœurs sexuelles en prison. Entres autres, les viols que subiraient les jeunes ainsi que la dominance homosexuelle, la prostitution et les relations entre membres du personnel et détenus.

La sexualité dans le milieu carcéral est plutôt discrète pour ne pas dire carrément secrète. Lorsqu’il y a des rumeurs, elles deviennent rapidement une tumeur maligne pour celui qui la subit. Ceux qui sont le moindrement fragiles psychologiquement deviennent des boucs émissaires.

Prostitution

La prostitution existe aussi. Certains jeunes détenus âgés de 18 à 25 ans recherchent la protection d’un détenu plus gros qu’eux ou ayant une grosse réputation en échange de sexe avec lui. Les pires prostitués sont ceux qui vendraient père et mère pour leur dose de drogue. D’autres, coincés par un gros endettement, accepteront de vendre leurs corps au lieu de recevoir une raclée pour couvrir leurs dettes. Cela ressemble beaucoup à ce qui se passe dans notre société, à la différence près qu’aucun détenu ne fait ça pour payer ses études.

Plusieurs détenus utiliseront le service des jeunes prostitués de façon si discrète que vous ne pourrez jamais deviner leur penchant. La honte, la peur qui les grugent de l’intérieur les empêchent de sortir du placard.

Le milieu carcéral étant très macho, les homosexuels effeminés travestis, ceux qui s’affichent ouvertement sont victimes de commentaires disgracieux, et ce, sur une base quotidienne. Voilà une bonne raison pour laquelle les homos ne s’affichent pas ouvertement ou ne le font que rarement. De plus, les maladies transmises sexuellement ont parfois des conséquences mortelles qui ralentissent les ardeurs sexuelles de plusieurs.

Homosexualité

Pour certains gais, la prison devient, à maints égards, le paradis. Ils ont accès à une clientèle vulnérable et souvent désemparée, facile à conquérir par la drogue, le chantage et autres. De plus, contrairement aux apparences, ceux qui paraissent coriaces et sans cœur et qui prêchent l’anti-homosexualité, pratiquent parfois eux-mêmes cet échange de services sexuels.

Il y naît de véritables histoires d’amour entre hommes; jalousie, tricherie, mensonge, réconciliation. Il est surprenant de voir à quel point ils ressemblent à de vrais couples hétérosexuels. Le pénitencier n’autorise pas ce genre d’activités à l’intérieur des murs, car un détenu surpris en train d’avoir un rapport sexuel est puni sévèrement.

N’oublions pas ceux qui ont de sérieux problèmes de déviances sexuelles, ils chassent tels de véritables prédateurs les plus faibles. Les viols en prison sont extrêmement rares pour la simple raison qu’il y a trop d’hommes consentants. Lorsqu’un viol se produit, il est souvent dû à une surconsommation de boisson avec pilules. Résultat? le gars devient gaga, fou. Dans ma longue période de détention, ces cas sont des exceptions à la règle.

Détenus et membres du personnel

L’amour transcende toutes les frontières, toutes les barrières, les menottes et efface les uniformes. C’est connu que les plus belles histoires proviennent d’amoureux que tout sépare: la richesse, le clan, la religion, le lieu. Roméo et Juliette, Tristan et Iseult pour citer quelques exemples. L’interdit est un sacré aphrodisiaque pour ceux ou celles qui s’y risquent.

Ici, au pénitencier, le sexe avec un membre du personnel est un sujet plus que tabou, il est sanctionné sévèrement par les autorités. J’imagine qu’être directeur de la prison, je ferais la même chose, mais étant un détenu et ayant déjà vécu ce genre d’expérience, je vois les choses d’un tout autre œil.

Nous apprenons à apprécier la femme comme aucun homme à l’extérieur ne peut le faire. Notre manque affectif et amoureux, qui ne cesse de croître, fait en sorte que notre désir fait de nous de véritables Casanova. Pour les femmes qui succombent, elles découvrent un chapitre sur l’amour digne d’un roman Harlequin. Les autorités en place font leur possible pour que cela n’arrive pas, voilà pourquoi il est plutôt rare de voir un détenu en compagnie d’une femme seule et à l’abri des regards. Ce qui est cocasse, pendant qu’ils surveillent les femmes, certains membres masculins du personnel et d’orientation gaie ont les coudées franches. L’amour au pénitencier est exception, mais lorsqu’il se produit, cela ressemble à une fleur perçant l’asphalte en plein centre-ville, magnifique triomphe de l’amour sur les éléments ou les conventions.

La recherche de la beauté suprême avec un corps de déesse devient totalement secondaire. Notre besoin d’être aimé reste présent même si nous sommes incarcérés. Je sais que plusieurs d’entre nous attendent leur sortie pour exprimer leurs besoins légitimes d’être reconnus et aimés. Personnellement, je sais par mon expérience que le déni de nos envies sexuelles et affectives cause des dommages à notre famille, à nous-mêmes et à notre future conjointe.

Il s’est produit de belles histoires d’amour entre les membres du personnel (professeur, secrétaire, agent de libération, bibliothécaire, gardienne) et certains détenus. Naturellement l’administration étouffe le tout de son mieux. Étrangement, la beauté d’aimer devient un acte criminel, abject et ridiculisé par les autorités. À tel point que lors de la formation des membres du personnel, un volet important y est accordé: comment ne pas succomber aux détenus! Des lavages de cerveaux, on convainc les femmes que les détenus veulent uniquement les utiliser pour rentrer de la drogue ou leurs soutirer des informations sécuritaires.

Cela n’est pas la norme. Est-ce que toutes les secrétaires qui couchent avec leurs patrons le font uniquement pour de l’avancement? Non, il arrive qu’ils s’aiment vraiment et deviennent conjoints. Il se passe la même chose au pénitencier.

Qu’un détenu craque pour une femme est considéré comme un geste inadmissible. Trahison, voilà l’idée que veut faire naître l’administration à ceux ou celles qui auraient envie d’écouter leur cœur plutôt que leur tête.

La rigueur de l’environnement carcéral complique le flirt au maximum. Plusieurs détenus ne tolèrent pas qu’un de leurs semblables joue dans le camp ennemi. Il va de soi que les autres membres du personnel qui voient le manège d’un détenu réagissent négativement à la chose. Donc, une opération de séduction doit être soigneusement étudiée pour qu’elle aboutisse un jour. La prison est remplie de caméras, mais aussi d’informateurs qui se font un devoir de vendre leurs confrères ou consœurs de travail.

L’approche est si progressive que la douceur que nous développons en est enivrante. L’amour qui fait craquer nous ramène comme des ados à leurs premiers véritables amours. Pour le détenu plus rien ne semble compter, il est prêt à tout. Je vous le dis, un véritable fleuve de passion et de désir.

Ce sont des histoires qui font rêver et lorsqu’elles se réalisent, c’est le bonheur total, au grand dam des autorités en place. Mon expérience personnelle m’a coûté très cher vis-à-vis de l’autorité, mais je ne regrette rien. Le plaisir retiré, les souvenirs créés valaient amplement les années incarcérées. Pour l’amour, des explorateurs ont traversé l’océan, des rois ont fait la guerre, moi je me suis rempli de souvenirs indélébiles qui valent leur pesant d’or.

Je pourrais vous écrire une histoire d’amour si touchante, si bouleversante que des larmes vous viendraient. Malheureusement l’amour carcéral ne peut se vivre que dans la clandestinité.

Encadré

Premier mariage gai en prison

Les relations sexuelles sont peut-être interdites dans les pénitenciers du Québec, mais les instances ne peuvent rien contre l’amour. À preuve, le 29 octobre dernier, dans la prison de Cowansville, où notre collaborateur Jean-Pierre Bellemare est incarcéré, les détenus Sony-Jean Martin et David Bédard se sont unis pour le meilleur et pour le pire, dans l’établissement où ils purgent leur peine respective. Une juge de la paix les a mariés lors d’une courte cérémonie.

C’était la première fois qu’un tel événement prenait place dans un pénitencier du Québec. Mais il pourrait bien en inspirer plusieurs autres, puisque la pratique est conforme à la Charte canadienne des droits et libertés.

Les nouveaux tourtereaux sont emprisonnés dans des départements différents, et il n’est pas question pour la prison de leur permettre de se rapprocher. Mariés, mais déjà séparés!

Encadré

Capoté!

Bien que proscrites, les relations sexuelles dans les pénitenciers sont protégées… par les autorités, qui distribuent des condoms aux détenus! «De cette façon, on réduit le risque d’infections transmises sexuellement» explique Jean-Yves Roy, gestionnaire aux communications pour le service correctionnel du Canada section Québec.

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

Voir les autres textes de Jean-Pierre Bellemare.

Textes sur la sexualité.

Commentaires du rédacteur en chef sur le thème de la sexualité.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

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La sexualité au pénitencier

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

La sexualité au pénitencier

Jean-Pierre Bellemare – Prison de Cowansville, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Dossier Chronique du prisonnierProstitution et Sexualité.

Il existe beaucoup de préjugés sur les mœurs sexuelles en prison. Entres autres, les viols que subiraient les jeunes ainsi que la dominance homosexuelle, la prostitution et les relations entre membres du personnel et détenus.

La sexualité dans le milieu carcéral est plutôt discrète pour ne pas dire carrément secrète. Lorsqu’il y a des rumeurs, elles deviennent rapidement une tumeur maligne pour celui qui la subit. Ceux qui sont le moindrement fragiles psychologiquement deviennent des boucs émissaires.

Prostitution

La prostitution existe aussi. Certains jeunes détenus âgés de 18 à 25 ans recherchent la protection d’un détenu plus gros qu’eux ou ayant une grosse réputation en échange de sexe avec lui. Les pires prostitués sont ceux qui vendraient père et mère pour leur dose de drogue. D’autres, coincés par un gros endettement, accepteront de vendre leurs corps au lieu de recevoir une raclée pour couvrir leurs dettes. Cela ressemble beaucoup à ce qui se passe dans notre société, à la différence près qu’aucun détenu ne fait ça pour payer ses études.

Plusieurs détenus utiliseront le service des jeunes prostitués de façon si discrète que vous ne pourrez jamais deviner leur penchant. La honte, la peur qui les grugent de l’intérieur les empêchent de sortir du placard.

Le milieu carcéral étant très macho, les homosexuels effeminés travestis, ceux qui s’affichent ouvertement sont victimes de commentaires disgracieux, et ce, sur une base quotidienne. Voilà une bonne raison pour laquelle les homos ne s’affichent pas ouvertement ou ne le font que rarement. De plus, les maladies transmises sexuellement ont parfois des conséquences mortelles qui ralentissent les ardeurs sexuelles de plusieurs.

Homosexualité

Pour certains gais, la prison devient, à maints égards, le paradis. Ils ont accès à une clientèle vulnérable et souvent désemparée, facile à conquérir par la drogue, le chantage et autres. De plus, contrairement aux apparences, ceux qui paraissent coriaces et sans cœur et qui prêchent l’anti-homosexualité, pratiquent parfois eux-mêmes cet échange de services sexuels.

Il y naît de véritables histoires d’amour entre hommes; jalousie, tricherie, mensonge, réconciliation. Il est surprenant de voir à quel point ils ressemblent à de vrais couples hétérosexuels. Le pénitencier n’autorise pas ce genre d’activités à l’intérieur des murs, car un détenu surpris en train d’avoir un rapport sexuel est puni sévèrement.

N’oublions pas ceux qui ont de sérieux problèmes de déviances sexuelles, ils chassent tels de véritables prédateurs les plus faibles. Les viols en prison sont extrêmement rares pour la simple raison qu’il y a trop d’hommes consentants. Lorsqu’un viol se produit, il est souvent dû à une surconsommation de boisson avec pilules. Résultat? le gars devient gaga, fou. Dans ma longue période de détention, ces cas sont des exceptions à la règle.

Détenus et membres du personnel

L’amour transcende toutes les frontières, toutes les barrières, les menottes et efface les uniformes. C’est connu que les plus belles histoires proviennent d’amoureux que tout sépare: la richesse, le clan, la religion, le lieu. Roméo et Juliette, Tristan et Iseult pour citer quelques exemples. L’interdit est un sacré aphrodisiaque pour ceux ou celles qui s’y risquent.

Ici, au pénitencier, le sexe avec un membre du personnel est un sujet plus que tabou, il est sanctionné sévèrement par les autorités. J’imagine qu’être directeur de la prison, je ferais la même chose, mais étant un détenu et ayant déjà vécu ce genre d’expérience, je vois les choses d’un tout autre œil.

Nous apprenons à apprécier la femme comme aucun homme à l’extérieur ne peut le faire. Notre manque affectif et amoureux, qui ne cesse de croître, fait en sorte que notre désir fait de nous de véritables Casanova. Pour les femmes qui succombent, elles découvrent un chapitre sur l’amour digne d’un roman Harlequin. Les autorités en place font leur possible pour que cela n’arrive pas, voilà pourquoi il est plutôt rare de voir un détenu en compagnie d’une femme seule et à l’abri des regards. Ce qui est cocasse, pendant qu’ils surveillent les femmes, certains membres masculins du personnel et d’orientation gaie ont les coudées franches. L’amour au pénitencier est exception, mais lorsqu’il se produit, cela ressemble à une fleur perçant l’asphalte en plein centre-ville, magnifique triomphe de l’amour sur les éléments ou les conventions.

La recherche de la beauté suprême avec un corps de déesse devient totalement secondaire. Notre besoin d’être aimé reste présent même si nous sommes incarcérés. Je sais que plusieurs d’entre nous attendent leur sortie pour exprimer leurs besoins légitimes d’être reconnus et aimés. Personnellement, je sais par mon expérience que le déni de nos envies sexuelles et affectives cause des dommages à notre famille, à nous-mêmes et à notre future conjointe.

Il s’est produit de belles histoires d’amour entre les membres du personnel (professeur, secrétaire, agent de libération, bibliothécaire, gardienne) et certains détenus. Naturellement l’administration étouffe le tout de son mieux. Étrangement, la beauté d’aimer devient un acte criminel, abject et ridiculisé par les autorités. À tel point que lors de la formation des membres du personnel, un volet important y est accordé: comment ne pas succomber aux détenus! Des lavages de cerveaux, on convainc les femmes que les détenus veulent uniquement les utiliser pour rentrer de la drogue ou leurs soutirer des informations sécuritaires.

Cela n’est pas la norme. Est-ce que toutes les secrétaires qui couchent avec leurs patrons le font uniquement pour de l’avancement? Non, il arrive qu’ils s’aiment vraiment et deviennent conjoints. Il se passe la même chose au pénitencier.

Qu’un détenu craque pour une femme est considéré comme un geste inadmissible. Trahison, voilà l’idée que veut faire naître l’administration à ceux ou celles qui auraient envie d’écouter leur cœur plutôt que leur tête.

La rigueur de l’environnement carcéral complique le flirt au maximum. Plusieurs détenus ne tolèrent pas qu’un de leurs semblables joue dans le camp ennemi. Il va de soi que les autres membres du personnel qui voient le manège d’un détenu réagissent négativement à la chose. Donc, une opération de séduction doit être soigneusement étudiée pour qu’elle aboutisse un jour. La prison est remplie de caméras, mais aussi d’informateurs qui se font un devoir de vendre leurs confrères ou consœurs de travail.

L’approche est si progressive que la douceur que nous développons en est enivrante. L’amour qui fait craquer nous ramène comme des ados à leurs premiers véritables amours. Pour le détenu plus rien ne semble compter, il est prêt à tout. Je vous le dis, un véritable fleuve de passion et de désir.

Ce sont des histoires qui font rêver et lorsqu’elles se réalisent, c’est le bonheur total, au grand dam des autorités en place. Mon expérience personnelle m’a coûté très cher vis-à-vis de l’autorité, mais je ne regrette rien. Le plaisir retiré, les souvenirs créés valaient amplement les années incarcérées. Pour l’amour, des explorateurs ont traversé l’océan, des rois ont fait la guerre, moi je me suis rempli de souvenirs indélébiles qui valent leur pesant d’or.

Je pourrais vous écrire une histoire d’amour si touchante, si bouleversante que des larmes vous viendraient. Malheureusement l’amour carcéral ne peut se vivre que dans la clandestinité.

Premier mariage gai en prison

Les relations sexuelles sont peut-être interdites dans les pénitenciers du Québec, mais les instances ne peuvent rien contre l’amour. À preuve, le 29 octobre dernier, dans la prison de Cowansville, où notre collaborateur Jean-Pierre Bellemare est incarcéré, les détenus Sony-Jean Martin et David Bédard se sont unis pour le meilleur et pour le pire, dans l’établissement où ils purgent leur peine respective. Une juge de la paix les a mariés lors d’une courte cérémonie.

C’était la première fois qu’un tel événement prenait place dans un pénitencier du Québec. Mais il pourrait bien en inspirer plusieurs autres, puisque la pratique est conforme à la Charte canadienne des droits et libertés.

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Voir les autres textes de Jean-Pierre Bellemare.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Dossier Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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Costa Rica et les étudiants en journalisme d’ATM à Jonquière

Costa Rica et les étudiants en journalisme d’ATM à Jonquière

Gabriel Alexandre Gosselin et Dominic Desmarais, deux journalistes du magazine Reflet de Société, préparent un voyage de formation au Costa Rica pour les étudiants en journalisme d’Art et Technologie des médias du Cégep de Jonquière.

Huit étudiantes ont décidé de se porter volontaires pour ce stage original. Une expérience de journalisme international qui saura enrichir leur C.V. Le voyage est prévu au début de l’été 2008.

Vous pouvez suivre les péripéties des préparatifs de ce voyage sur le blogue tenu par Gabriel. Prenez le temps aussi de leur laisser quelques commentaires et quelques encouragements.

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

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L’effet de serre des lacs

L’effet de serre des lacs

(Agence Science-Presse) – En matière de réchauffement, une mauvaise nouvelle n’attend pas l’autre. Voici venu le tour des lacs : une étude américaine menée autour de 41 des plus grands lacs du monde révèle qu’ils renvoient dans l’atmosphère davantage de gaz carbonique qu’ils ne sont capables d’en absorber. Une partie de ce gaz, qu’il soit émis par les humains ou par la nature, se retrouve traditionnellement emprisonné dans les sédiments au fond des lacs, mais on constate à présent que cela ne suffit pas, et le « surplus » s’ajoute ainsi, à son tour, aux gaz à effet de serre qui enveloppent de plus en plus notre planète.

Textes sur l’ et commentaires du rédacteur sur l’Environnement

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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Vivre sans prothèse

Vivre sans prothèse
Gabriel Alexandre Gosselin, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Remplacer un membre manquant par un membre artificiel nous apparaît un incontournable pour l’amputé qui veut recommencer à vivre normalement. Par contre, ce n’est pas automatiquement le scénario qui se présente. Une partie d’entre eux décideront ou se verront dans l’obligation de vivre sans prothèse.

Quand une personne récemment amputée de la jambe arrive en réadaptation, on évalue d’abord les forces et les faiblesses physiques du patient. On observe comment il se déplace, s’il est fort physiquement. «Même les capacités cognitives jouent un rôle dès le départ», expliquent Marie-Noëlle Roussin et Julie Paquette, ergothérapeutes à l’hôpital de réadaptation Villa-Medica (HRVM), situé à Montréal.

Cet établissement reçoit en majorité des aînés dont l’amputation est souvent la conséquence de problèmes vasculaires engendrés par de mauvaises habitudes de vie. Ces patients sont les plus susceptibles d’avoir à se débrouiller sans membre artificiel, puisque leur corps entier est souvent en mauvais état.

Pour les handicapés qui ne peuvent pas porter la prothèse, la réadaptation est différente. La première étape consiste à déterminer un substitut à la jambe artificielle : béquilles, marchette ou fauteuil roulant. Puis, le domicile est adapté à l’option choisie, par exemple en installant des rampes à plusieurs endroits dans la maison, ou en déménageant dans un endroit plus sécuritaire.

Tout au long de la réadaptation, des experts conditionnent l’amputé à devenir le plus autonome possible. Les physiothérapeutes l’entraînent pour une meilleure condition du moignon. Ils renforcent le bout de jambe qui reste au patient ou le sensibilisent à avoir les bras plus forts pour ne pas se fatiguer lors de déplacements en chaise roulante. Les ergothérapeutes, eux, initient et habituent le patient aux activités de tous les jours: entrer dans leur voiture, utiliser les toilettes, prendre une douche, cuisiner sur le comptoir, etc.

Changer d’idée

Louis Bourassa, des Amputés de guerre, mentionne que ce sont les limites de la technologie qui parfois empêchent un amputé d’opter pour la prothèse. «Il existe des prothèses pour la hanche, mais elles sont encore inefficaces et peu confortables», donne-t-il en exemple.

Dans le cas d’un bras amputé, la prothèse s’avère souvent moins indispensable. Chez les Amputés de guerre, certains jeunes qui vivent sans prothèse au bras changeront par contre d’idée en cours de route. «L’évolution d’un jeune implique l’affirmation de sa personne et de ses champs d’intérêts. L’adolescent qui veut plaire aux jeunes filles finira par se faire poser un bras artificiel, histoire de présenter un esthétisme plus normal et ne pas attirer l’attention vers le bras incomplet.» Ou, en découvrant une activité qui lui plaît particulièrement, un jeune cherchera à se procurer un bras adapté à son nouveau passe-temps.

C’est précisément dans ce cas que les Amputés de guerre sont importants. Le gouvernement ne paie que pour la prothèse de base. L’organisme fournira du mieux qu’il peut une prothèse adaptée pour l’activité que le jeune veut pratiquer, ou initiera des recherches pour en créer une. Et ces prothèses adaptées vont de celle conçue pour se mouler à la botte de ski alpin, à celle qui sert…à tricoter!

Les Amputés de guerre, c’est quoi?

Les Amputés de guerre forment un organisme qui vient en aide aux Canadiens amputés et âgés de 0 à 18 ans, qui sont regroupés dans le programme «Les Vainqueurs». L’organisme soutient ces «Vainqueurs» moralement et financièrement. «Nous déboursons pour les réparations, les frais de transport et les recherches pour les prothèses adaptées. Le gouvernement paie seulement pour la prothèse de base. Nous envoyons aussi à nos adhérents la documentation sur les nouvelles technologies et les recherches en cours», explique Louis Bourassa, des Amputés de guerre.

Depuis 1946, environ 15 000 jeunes ont eu recours à l’organisme connu pour ses petits porte-clés. Aujourd’hui, le programme «Les Vainqueurs» compte environ 4000 adhérents, et près de 100 nouvelles inscriptions ont lieu chaque année. Et une fois l’âge majeure atteint? «Nous aidons encore financièrement l’amputé qui est devenu adulte. Seulement, il n’est plus compilé aussi précisément qu’auparavant dans les statistiques de l’organisme. Il a cessé de grandir et est donc relayé à des prothésistes pour adultes», précise M. Bourassa.

PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Les enfants les plus “poqués” de la DPJ

Les enfants les plus “poqués” de la DPJ

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal

Le 8 décembre, Jean-Philippe Pineault signe dans le Journal de Montréal un article sur les enfants de la DPJ. Pour réaliser ce reportage, pendant une semaine, un journaliste du Journal de Montréal prend le rôle d’un intervenant.

Je suis obligé de me questionner sur l’impact d’un tel reportage sur des jeunes de 6 à 12 ans. Le Centre jeunesse où le reportage est réalisé est nommé. Je ne le renommerai pas ici pour éviter d’en rajouter. On y  parle du vécu de ces jeunes, de leur comportement… En lisant le reportage, ils vont se reconnaître. On présente les jeunes comme étant les plus “poqués” de la DPJ. En lisant le reportage, ces jeunes vont se reconnaître.

Ces jeunes ont déjà assez souffert. Est-ce utile de les traiter de: jeunes les plus “poqués”? Je suis convaincu que les lecteurs du Journal de Montréal sont assez intelligents pour comprendre la situation sans qu’on mette une étiquette sur ces jeunes.

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Mon prof de danse est un robot

Mon prof de danse est un robot

(Agence Science-Presse) – Des robots imitant les humains pourraient un jour être les seuls à se souvenir de danses du passé. Et ces « bibliothèques » sur deux pattes pourraient du même coup enseigner à nos descendants les pas du tango, de la valse ou du charleston. L’idée provient du Japonais Shin’ichiro Nakaoka, de l’Université de Tokyo, qui travaille à enregistrer les mouvements d’un danseur traditionnel japonais. De là à imaginer que ces mouvements puissent être reproduits par un robot, il n’y a qu’un… pas! D’autant que, ces dernières années, les Japonais ont mis au point des robots marcheurs imitant singulièrement l’humain. Pour de tels robots, reproduire des pas de danse serait, dans certains cas, moins compliqué que de monter un escalier. Encore que, reconnaissent les ingénieurs, ça dépend du type de danse : la grosse difficulté, en robotique, reste encore d’apprendre au robot à maintenir son équilibre…

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