Le 7e art à l’honneur

À la découverte des magazines d’ici – Spécial cinéma

Le 7e art à l’honneur           Dossier Cinémas films et vidéos

Guillaume Brodeur, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

24 images
5 numéros par année
72 pages
Le vrai génie se faisant trop souvent discret, 24 images va à la rencontre des artisans méconnus du 7e art. La revue porte du même coup une attention particulière aux œuvres marginalisées par les réseaux de distribution. Comme on n’arrête jamais de tourner sur la planète cinéma, une version webzine de la revue est actualisée chaque semaine sur son site internet. Quand 24 images valent beaucoup plus que 1000 mots.
Pour les curieux et les amoureux du 7e art avec un grand A.
Abonnement: www.revue24images.com / (514) 276-3344

Le cLap
Modeste parution basée à Québec, Le cLap ouvre toutes grandes ses pages au cinéma international. Descriptifs de films, critiques et entrevues, le magazine présente plus de longs métrages qu’on peut humainement en voir. Sa facture visuelle ressemble peut-être parfois à une pizza publicitaire, mais on ne fait pas un magazine gratuit sans annonceurs.
Pour les friands de cinéma en tous genres.
Disponible dans 500 points de distribution dans la région de la capitale nationale et téléchargeable à l’adresse www.clap.qc.ca.

Ciné-Bulles
4 numéros par année
68 pages
Cinéma de qualité recherché. Ciné-Bulles s’attarde sur des œuvres qui passent trop souvent inaperçues. La revue s’entretient également avec des artisans de l’ombre pour mettre en lumière se qui se cache derrière la caméra; pour découvrir la science qui crée la magie. Un regard original et étoffé qui sort des sentiers battus de la grosse machine promotionnelle. Bref, le cinéma d’auteur y est à l’honneur.
Pour découvrir les perles rares du Québec et d’ailleurs.
Abonnement: www.cinemasparalleles.qc.ca / (514) 252-3021 poste 3935

Séquences
6 numéros par année
64 pages
Chef-d’œuvre ou navet? Séquences fait le point. Des critiques aguerris y décortiquent sans complaisance les plus récentes productions cinématographiques. Du blockbuster québécois au cinéma roumain, du documentaire au film d’animation, le magazine quinquagénaire ratisse large. Le tout entrecoupé de rétrospectives, de portraits d’artistes, d’entrevues et de dossiers de fond.
Un guide de survie en prévision des longues et froides soirées d’hiver.
Abonnement: (418) 656-5040

Famous Québec
6 numéros par année
52 pages
Consacré au cinéma grand public, Famous Québec se penche sur les méga-productions hollywoodienne tout en conservant un fort accent québécois. Sans complexe, le magazine va du tête-à-tête avec une grande comédienne locale à une chronique potin signée Anne-Marie Losique, en passant par les nouveautés en salle, DVD et primeurs à gogo.
Pour les fanas de la planète cinéma.
Abonnement: famousquebec@cineplex.com

CiNéMAS
3 numéros par année
204 pages
Avec ses 204 pages d’analyse et de réflexion théorique, CiNéMAS est la référence académique, l’outil indispensable des scribes du milieu cinématographique. Chercheurs, passionnés et experts internationaux y réfléchissent en chœur pour élaborer différentes thématiques autour d’un art en constante mutation.
Des réflexions poussées, en anglais et en français, pour cinéphiles avertis.
Abonnement: www.revue-cinemas.umontreal.ca / (514) 343-6111 poste 3684

Sur le Net
Nouvelles «vues» sur le cinéma québécois
Comme l’indique son nom, le webzine spécialisé fait découvrir des angles peu explorés du cinéma québécois. Nouvelles «vues» est l’œuvre d’universitaires chevronnés qui n’hésitent pas à donner des coups de gueule en éditorial. Le public peut aussi s’y exprimer, en anglais ou en français, en soumettant des articles à la rédaction. Nouvelles «vues» sur le cinéma québécois fait partie du regroupement de sites universitaires internationaux www.cadrage.net.

Le cyber-rendez-vous de ceux qui font avancer la réflexion sur notre cinéma national.
Abonnement: gratuit à l’adresse www.cinema-quebecois.net

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Quand science et fiction se nourrissent

Des milliards de vies en parallèle
Quand science et fiction se nourrissent

Pascal Lapointe – Agence Science-Presse

Vous vous êtes levé du pied gauche ? Il existerait un univers où vous vous êtes levé du pied droit. Vous avez pris du café? Il existerait un univers où vous n’aviez plus de café. Et un autre où vous vous êtes recouché. Il existerait aussi un univers où Jean Charest est à la tête d’un gouvernement majoritaire. Et même, incroyable mais vrai, un univers où le Canadien a gagné la Coupe Stanley!

Bienvenue dans la théorie des univers parallèles. Un de ces exemples où la science-fiction la plus “flyée” rejoint la science la plus incompréhensible. Une science qui fête cet été son 50e anniversaire.

En juillet 1957 en effet, un étudiant américain en physique nommé Hugh Everett publiait, dans la plus grande discrétion, une théorie des particules quantiques dont la conséquence peut être résumée ainsi: tout ce qui peut se produire… se produit! A chaque fraction de seconde, l’univers se divise en une infinité d’autres univers, en fonction des décisions prises par des gens ou par des animaux, en fonction des variations du vent ou des changements de position des électrons.

En d’autres termes, notre vie ne serait qu’une parmi une infinité d’autres.

On peut comprendre l’intérêt pour des romanciers: ils furent nombreux à créer des “histoires parallèles”, où Allemands et Japonais ont gagné la Deuxième guerre mondiale (Le Maître du Haut-Château, de Philip K. Dick, 1963), où les Sudistes ont gagné la guerre de sécession américaine (The Guns of the South, par Harry Turtledove, 1992) et où Charles Lindbergh est devenu Président à la place de Franklin Roosevelt (Le Complot contre l’Amérique, Philip Roth, 2004).

Pour les scientifiques, l’idée fut d’abord de peu d’intérêt, puisque ces univers nous semblent à jamais inaccessibles. La théorie d’Everett est donc restée dans les limbes jusqu’aux années 1970. Mais depuis, elle gagne en popularité (voir encadré).

Résultat, la revue scientifique britannique Nature a consacré un dossier spécial à ce 50e anniversaire, pour la théorie, mais surtout pour “célébrer les chevauchements du monde de la science avec le monde de la fable qu’il inspire et dont il se nourrit”, lit-on dans l’éditorial.

“La science-fiction se nourrit de la science. Elle l’anticipe aussi. En bien ou en mal, elle articule des possibilités et des craintes… La science-fiction fournit du matériel brut de première importance.” Un constat moins rare qu’il n’y paraît pour cette revue hyper-spécialisée, qui s’applique dans chaque numéro à publier un article ou un compte-rendu (de livre, de site web, d’exposition) présentant de nouveaux chevauchements entre science et culture.

Everett aurait-il été nourri par la science-fiction? Des romanciers avaient effectivement jonglé avec l’idée d’univers parallèles avant lui (comme Jorge Luis Borges dans sa nouvelle Le Jardin aux sentiers qui bifurquent, 1941). “Si Everett avait lu un de ces textes, il aurait pu être prédisposé à faire le lien entre l’effondrement du paquet d’ondes et la génération d’univers multiples”, résume l’auteur de science-fiction Jean-Louis Trudel, également diplômé (entre autres!) en physique. Mais on ne le saura peut-être jamais: Everett est mort en 1982. Il a délaissé la physique après son doctorat et est devenu ingénieur et analyste pour l’industrie de la défense… et millionnaire grâce à l’informatique!

Ce qu’on sait par contre, c’est que l’écrivain britannique Michael Moorcock a été le premier, en 1962, une quinzaine d’années avant les physiciens, à employer le mot “multi-univers” (en anglais, multiverse) dans les aventures de son “champion éternel”. “J’ai dû tomber sur une référence dans le New Scientist”, a-t-il par la suite expliqué.

Quelques auteurs ont tenté d’aller plus en profondeur dans la physique quantique (Greg Egan, Quarantine), mais celle-ci reste difficile à utiliser dans un récit, d’autant que même les physiciens s’arrachent les cheveux à tenter d’établir une théorie cohérente. “Le gros de la science-fiction, rappelle Jean-Louis Trudel, s’intéresse d’abord aux extrapolations technologiques et futuristes de découvertes techno-scientifiques; cela laisse relativement peu de place pour les textes s’interrogeant sur le sens et les conséquences de la physique quantique.”

ENCADRÉ 1

Les bizarreries de la physique quantique

Le raisonnement qui a conduit Hugh Everett vers ses “multi-univers” vient de l’obstacle majeur de la physique quantique: la superposition. C’est l’idée suivant laquelle une particule élémentaire, comme un électron, peut être, littéralement, en deux endroits à la fois. Ou dans deux états à la fois (positif et négatif). Werner Heisenberg, l’homme du “principe d’incertitude” a postulé que que ne voyons pas cette “superposition” d’états parce qu’elle “s’effondre” dès que nous mesurons la particule.

Everett a suggéré une autre piste: nous voyons bel et bien cette superposition, sauf qu’elle nous entraîne en quelque sorte avec elle. Il se crée un univers où nous voyons la particule chargée positivement, et un autre univers où nous voyons la particule chargée négativement.

L’idée est intriguante, mais le problème, c’est qu’elle est indémontrable. Comment diable pourrait-on “voir” le “nous-même” de l’autre univers? Curieusement, si la théorie d’Everett gagne de plus en plus d’adhérents, ce n’est donc pas parce qu’on l’a démontrée, mais parce que de nouvelles théories —dont l’effet de décohérence, qu’il serait trop long d’expliquer ici— permettent de bâtir des modèles mathématiques où les multi-univers peuvent trouver place.

“Après 50 ans, résume le physicien Max Tegmark, du Massachusetts Institute of Technology, nous pouvons célébrer le fait que l’interprétation d’Everett est toujours compatible avec les observations quantiques, mais nous faisons face à une autre importante question: est-ce de la science ou de la philosophie? L’élément-clef, c’est que les univers parallèles ne sont pas une théorie en soi, mais une prédiction faite par certaines théories.”

ENCADRÉ 2
Une blague de physiciens
C’est l’histoire de deux physiciens qui voyagent en avion. Soudain, les moteurs s’arrêtent et l’avion se met à tomber. “Nous allons mourir!”, crie l’un des physiciens. “Pas de problème”, le rassure l’autre. “Il y a quantité d’univers où nous ne sommes pas montés dans cet avion.”

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

L’amante devenue aidante

L’amante devenue aidante
Annie Mathieu, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Mariée depuis 32 ans, Lucie était technicienne juridique avant de devenir, il y a 18 ans, soignante à domicile pour son mari, André, lourdement atteint de sclérose en plaques et presque quadriplégique. Ce soir, elle a un rendez-vous d’amoureux avec lui. En vacances depuis presque trois semaines, elle mettra de côté son travail de soignante et ira plutôt retrouver l’homme qu’elle aime.

Franche, vive et dégourdie, Lucie a de l’énergie à revendre. Elle ne se gêne pas pour affirmer que ces vacances lui font du bien, même si cela entraînera pour son mari 4 longues semaines en Centre d’hébergement. Elle s’accorde deux mois de répit par année où elle redevient maître de son temps. Une liberté dont elle chérit chaque instant et qui lui redonne l’énergie nécessaire pour affronter les 10 autres mois de l’année.

«Je le vois quand même 2-3 fois par semaine. Et quand on se fréquente, ce n’est que pour des bons motifs», explique Lucie. Ce soir par exemple, ils iront au cinéma et peut-être au restaurant. Une gâterie qui sort du commun pour le couple habitué au train-train quotidien, soins, repas, allées et venues des infirmières dans leur appartement adapté.

«Je n’ai pas toujours été aussi bien dans ma peau», confie-t-elle. Autrefois, elle n’aurait jamais osé parler en public comme elle le fait aujourd’hui pour la Société canadienne de la sclérose en plaques. Elle aurait encore moins poussé l’audace jusqu’à se confier à une journaliste! C’est simple, Lucie n’existait plus. J’étais dans le dernier tiroir du bas. «Je ne comprenais pas, dit-elle, que quand je suis bien avec moi-même, meilleure est la condition d’André.» Une équation que bon nombre d’aidants n’arrivent toujours pas à résoudre.

Elle faisait déjà de l’embonpoint quand André se découvre atteint de sclérose en plaques. En l’espace de 9 mois, la condition de son mari se détériore à tel point qu’elle doit s’absenter presque quotidiennement du travail. Trois ans plus tard, elle remettra sa démission, réorientant sa carrière professionnelle pour rester à temps plein auprès de son mari.

Un choix qui n’entraîne ni augmentation de salaire, ni bénéfices sociaux. Depuis presque 20 ans, le couple vit essentiellement de la pré-retraite d’André. «On aurait mieux fait d’être les deux sur le bien-être social», s’exclame Lucie qui vit sur la corde raide. Elle trouve encore difficile «d’être invisible» aux yeux des banques qui, depuis belle lurette, n’encaissent plus ses chèques de paye.

«Quand on devient aidante, on ne le fait pas de plein gré», affirme-t-elle de but en blanc. C’est l’amour avec un grand A qui la guide aveuglement vers ce choix. Un amour qu’elle consacre totalement aux soins de son mari, au détriment des rôles d’épouse, de mère et de femme, relégués aux oubliettes.

À bout de souffle, elle réalise qu’elle a besoin d’aide. D’abord, pour les soins de son mari qui l’épuisent. Elle fait venir une infirmière de CLSC qui se chargera du bain et du coucher de l’homme qu’elle aime. Puis, elle entame pour elle-même une thérapie qui durera trois ans. Parallèlement, pour sa propre obésité, elle se fera opérer car sa santé s’est fort détériorée au fils des mois.

4 ans après l’opération, Lucie pèse 150 livres en moins. Un poids qu’elle a gagné en assurance grâce à une thérapeute extraordinaire. «Je suis réapparue, j’ai repris vie», explique-t-elle fièrement. Le changement est radical pour André, habitué qu’il était de se faire soigner aux petits oignons. «Je lui ai retiré certains privilèges», affirme Lucie en riant. Elle est aujourd’hui convaincue qu’elle en faisait trop pour son mari et pas suffisamment pour elle.

Elle reprend non seulement goût à sa vie de femme –elle va au gym deux fois par semaines– mais elle est déterminée à en aider d’autres qui vivent la même situation. L’isolement, selon Lucie, affecte bon nombre de celles qui s’occupent ainsi de leurs proches. Elle réclame du gouvernement qu’on ouvre un dossier famille lorsqu’un nouveau patient entre à l’hôpital; le conjoint et les enfants, selon elle, sont trop souvent oubliés. Elle souhaite aussi voir les autorités médicales prendre le relais des aidantes lorsque celles-ci sont épuisées. Cela permettrait aussi d’éviter à des couples ou aux relations familiales de se désintégrer à cause du stress et des tensions liés à la maladie.

«Je ne jette pas la pierre aux couples qui n’ont pas survécu à ce genre d’épreuves», explique celle qui préférerait ne pas prodiguer de soins intimes à son mari. «Cela brise l’intimité», commente-t-elle doucement. Intimité qu’elle a cependant su préserver dans d’autres sphères de sa relation avec celui qui demeure toujours son premier amour.

«La plus belle chose que j’ai découverte c’est que je ne suis pas une aidante naturelle; je suis une amante naturelle», conclut l’amoureuse en donnant congé à son interlocutrice. Elle doit partir, André l’attend pour le rendez-vous galant.

 Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Réapprendre à marcher grâce à la réalité virtuelle

Réapprendre à marcher grâce à la réalité virtuelle
Valérie Levée – Agence Science-Presse

Pas moins de 40 000 canadiens sont victimes, chaque année, d’accidents cérébrovasculaires (ACV). Ces affections surviennent généralement lorsqu’un caillot de sang obstrue un vaisseau ou parfois après rupture d’un vaisseau. Les cellules nerveuses avoisinantes sont, du coup, privées de sang et d’oxygène, entraînant une paralysie ou une perte sensorielle. Près de 60 % des victimes d’ACV garderont des séquelles invalidantes parmi lesquelles figure notamment une faible vitesse de marche. Dès lors, se déplacer en ville, se mêler au rythme effréné de la circulation devient un défi constant.

Cette perte de vitesse n’est pas exclusivement un problème de faiblesse musculaire. En effet, la vitesse et la coordination des mouvements lors de la marche dépendent aussi de la perception visuelle de l’environnement, ou plus exactement, de la vitesse avec laquelle l’environnement défile. C’est ce flux optique qui permet d’estimer la vitesse. Serait-il en cause dans la faible vitesse de marche des victimes d’ACV ? Et serait-il possible, en le modifiant, d’aider les victimes d’ACV à accélérer leur marche ?

Anouk Lamontagne, professeure et chercheuse en réadaptation à l’Université McGill, tente de répondre à ces questions par le biais de la réalité virtuelle. Son dispositif : un tapis roulant et un simulateur plongeant les utilisateurs dans un couloir virtuel défilant à différentes vitesses. Et les résultats, encourageants !

Lorsqu’ils se déplacent à vitesse constante dans le couloir alors que celui-ci défile à des vitesses variables et aléatoires, les sujets sains – n’ayant subi aucun ACV — adaptent automatiquement leur marche en fonction du défilement du couloir : ils accélèrent si le couloir défile plus lentement et ralentissent s’il défile plus rapidement. Pour les victimes d’ACV, cette adaptation de la vitesse de marche en fonction du flux optique ne se fait pas automatiquement et par conséquent est beaucoup moins efficace. Pourtant, si des indications de distance et de temps – franchir une certaine distance en un temps donné – leur sont données expressément, les victimes d’ACV réussissent à se déplacer aussi bien que les personnes saines.

Pour la professeure Lamontagne, ces résultats démontrent, dans un premier temps, que la réalité virtuelle peut être utilisée pour modifier le flux optique et induire les victimes d’ACV à accélérer volontairement leur marche. La prochaine étape de cette étude consistera à intégrer la réalité virtuelle à des programmes de réadaptation.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.