La retraite, bouleversements à apprivoiser

Le mot de Marilou
La retraite, bouleversements à apprivoiser

Marilou, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

(Agence Science-Presse) Je m’appelle Marilou, je demeure dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. J’ai proposé cette chronique afin de partager avec vous mon vécu, mes réflexions, mes doutes, mes questionnements et peut-être aussi quelques certitudes.

Je suis la 4e d’une famille de 8 enfants. Notre enfance a été marquée par les maladies de notre mère : dépression, diabète, etc. Dès l’âge de 12 ans, j’ai dû interrompre pendant un mois mes études afin de prendre soin des plus jeunes, de la maison, tout en ayant le mandat de surveiller ma mère en dépression majeure.

À l’époque, les options pour les femmes étaient enseignantes, infirmières ou secrétaires. Mes parents n’avaient pas les moyens de payer pour de longues études. J’ai donc entrepris des études en secrétariat sur la recommandation de ma mère: «En secrétariat, tu n’auras jamais de problème à te trouver un emploi».

À 17 ans, une amie et moi avons décidé de nous inscrire à des cours de catéchèse aux adultes donnés par un prêtre stagiaire dans notre paroisse. Cet événement a été à la source d’un changement majeur dans ma vie.

Cela m’a permis de me questionner sur ce que je désirais, moi, et sur ce que je ne désirais pas. Déjà, à cet âge, j’ai pris conscience que je ne voulais pas faire vivre à des enfants les souffrances que j’ai vécues. Ce prêtre stagiaire a été très précieux dans mon cheminement.

Après avoir fait du bénévolat aux côtés de ce prêtre, après avoir travaillé deux ans en entreprise privée, j’ai rencontré mon conjoint, un professeur de catéchèse. Nous avons été mariés trente et un an, «jusqu’à ce que la mort nous sépare». Après un an de retraite, il est décédé d’un cancer du poumon diagnostiqué lors d’un examen de routine.

J’ai 2 garçons, 3 petits-enfants, une belle-fille et un gendre (j’ai un garçon qui est homosexuel et qui est en couple).

Pendant 17 ans, j’ai occupé différents postes de commis de bureau, dans des entreprises de transport, d’assurance, et dans la fonction publique provinciale. Ensuite, j’ai pu mettre à contribution les études universitaires en administration que j’ai complétées tout en élevant mes enfants. J’ai travaillé comme gestionnaire dans une grande entreprise de distribution et dans de plus petites entreprises de services par la suite.

Le décès de mon mari, il y a deux ans, a remis en question tout mon avenir. Je me retrouve seule du jour au lendemain, sans emploi. Ce n’était pas ce que j’avais planifié lorsque j’ai pris la décision de prendre ma retraite en même temps que mon mari. Dans le prochain numéro de Reflet de Société, je vous ferai part des conséquences qui en ont résulté dans ma vie.

Je suis très excitée par cette nouvelle expérience. J’ai la tête pleine de sujets de chronique. Par exemple: Prendre sa place dans la société. Drop-out du marché du travail. La gestion du temps. Choisir d’être heureux. Être au service d’une communauté ou être au pouvoir pour le pouvoir. Quels modèles sommes-nous pour les jeunes? Refuser certains héritages. Suis-je une extra-terrestre? Les coûts de santé avant l’assurance-maladie. Pourquoi je boude les médias. Les liens d’amitié précieux.

Vous pouvez enrichir cette chronique en me faisant part de vos propres expériences sur ces sujets ou sur d’autres sujets qui vous tiennent à cœur.

Au plaisir de vous lire!
Marilou
redaction@refletdesociete.com

https://journaldelarue.wordpress.com/2008/02/15/la-mort-dun-reve/

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Autisme : maladie à la mode

Autisme : maladie à la mode

(Agence Science-Presse) – Parlant de l’autisme, saviez-vous que c’était une maladie de plus en plus « in »? Non seulement de nombreuses vedettes ont-elles donné récemment des spectacles-bénéfices, mais les 1000 plus grandes fondations privées des États-Unis ont presque doublé leurs dons entre 1998 et 2005, atteignant les 2,7 millions$. L’une des raisons est la croyance à l’effet que l’autisme serait en croissance : jadis, on parlait d’une maladie affectant un enfant sur 2000, aujourd’hui le Centre des maladies d’Atlanta avance le chiffre d’un sur 150. Mais les experts attribuent cette hausse à deux raisons bien plus banales : les cas sont de mieux en mieux diagnostiqués, et la définition de l’autisme a été élargie pour inclure des formes dites « mineures » d’autisme.

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Projet appartement-études – Débourser pour l’avenir

Projet appartement-études
Débourser pour l’avenir

Dominic Desmarais, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

(Agence Science-Presse)

Taux de décrochage scolaire alarmant, jeunes qui ne savent pas parler et écrire en français, système d’éducation sans cesse montré du doigt et remis en question. Derrière ces chiffres et ces débats enflammés se cachent de belles histoires de détermination. Des jeunes qui s’accrochent à l’école. Reflet de Société a rencontré Sophie et Marie-Ève, deux jeunes femmes qui fondent beaucoup d’espoir dans leur éducation.

Sophie descend à la hâte de la voiture. Gênée et pressée, la jeune femme entraîne son garçon par la main. Sourire complice dirigé vers Aline, son ex-intervenante, Sophie ouvre sa demeure. Elle se précipite pour enlever le manteau de son gamin, sort ses jouets et l’installe devant un film pour enfants.

Sophie est prête à partager son histoire, tout en lorgnant le salon où s’amuse son fils. Son bébé qu’elle aurait pu perdre il y a environ un an. La Direction pour la Protection de la Jeunesse (DPJ) lui a retiré son petit. «Il y avait un conflit entre ma mère et moi. Mon jeune vivait dans la violence. Je le laissais, j’étais négligente avec lui.» Sophie, sous ses airs timides, répond sans retenue. À la suite d’un accident, son gamin se fracture le crâne. C’est à ce moment qu’intervient la DPJ. Par souci pour l’enfant, on le retire à sa mère pour le placer en foyer d’accueil.

Sophie décide de suivre sa progéniture. Pendant 10 mois, elle vit dans un appartement avec 4 mères comme elle et une femme enceinte. L’expérience la chamboule. «C’était dégueulasse, laisse-t-elle échapper, encore dégoûtée. Il y avait trop de monde pour l’endroit, la cuisine était toujours bondée. Je voulais partir. Mais il y avait un problème avec mon enfant. Je n’avais jamais préparé un souper, je ne savais pas m’organiser ou encore m’occuper de mon enfant.»

Au foyer, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 18 ans, se prend en main. Elle tremble en voyant les autres mères quitter le foyer, seules, sans leur enfant. Elle fait tout ce que les intervenants lui demandent. Pendant cette période, elle termine son secondaire. Elle passe son temps enfermée dans sa chambre, avec son garçon et ses livres.

Cette année, Sophie se mesure aux études collégiales. Son fils va bien, elle a appris à l’élever. Elle est libérée de la DPJ. Ou presque… «J’ai reçu une bourse de 2500$ pour payer l’école, les livres, la vaisselle, la barrière pour le lit de mon fils…» La jeune femme énumère sa liste d’achats. À 18 ans, à peine sortie d’un séjour de 10 mois en foyer de groupe au sein de la DPJ, avec un enfant en bas âge, Sophie entame une vie d’adulte.

Déjà, elle pense à l’après-cégep. Elle se voit aux Hautes Études Commerciales. Avec, comme motivation, son garçon, et comme appui, la bourse de la DPJ qui lui sera remise jusqu’à la fin de ses études.

7 ans en famille d’accueil
Marie-Ève est un autre produit de la DPJ. Malade, sa mère décède avant qu’elle n’atteigne ses 10 ans. Née de père inconnu, sans famille, elle est confiée à l’État. Elle passe 7 ans dans une famille d’accueil avec laquelle elle ne s’entend pas. Des histoires d’abandon, de traitement injuste, de manque de soutien, Marie-Ève en a un sac plein.

Comme cette fois où, hospitalisée pendant deux mois et demi, personne de sa famille d’accueil n’est venu lui rendre visite. Ou sa relation avec sa travailleuse sociale distante. «Elle venait me voir une fois par an. Elle me faisait un plan d’action bon pour l’année, pour s’en débarrasser», raconte-t-elle sans rancœur. À côté d’elle, Aline, son intervenante, opine de la tête. «Marie-Ève a raison de se plaindre, dit-elle avec empathie. Normalement, tu fais un suivi une fois par mois. Tu demeures préoccupé pour ce que tes jeunes vivent.»

Bien malin qui pourrait lire le passé de Marie-Ève en la regardant. Enjouée, cette adolescente de 17 ans s’esclaffe sans arrêt. Les années difficiles semblent derrière elle. Depuis juillet, elle goûte à la liberté dans son nouvel appartement supervisé. Ses quartiers sont situés au deuxième étage, au-dessus des habitations d’une famille d’accueil qui s’assure de son intégration à une vie autonome.

Comme Sophie, elle aussi a reçu une bourse de la DPJ afin de l’aider dans ses études. Depuis le décès de sa mère, elle rêve de devenir infirmière. «Pour aider directement les malades», s’empresse-t-elle de préciser. Ses études l’accaparent à longueur de semaine. Mais Marie-Ève ne rechigne pas. Une nouvelle vie s’offre à elle.

Encadré
Une trousse de départ

Le Projet appartement-études du Centre jeunesse de Montréal veut préparer des jeunes sans familles ni ressources à devenir autonomes, une fois sortis du Centre. Les bénéficiaires reçoivent un trousseau de départ pour leur premier appartement, une première épicerie et une bourse de 2500$ par année pour les étudiants au cégep ou de 1000$ par année pour terminer un secondaire 5. Il y a présentement 8 bénéficiaires. Élaboré par James Crowley, éducateur au Centre jeunesse, le projet est financé par de grandes entreprises Québécoises et des dons de particuliers.

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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Cigarettes et loterie dans les dépanneurs

Cigarettes et loterie dans les dépanneurs

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal, Gamblers anonymesGambling et jeu compulsif

Dans le Journal de Montréal du 7 décembre, Yvon Laprade souligne que Québec s’apprête à dicter aux détaillants comment « cacher » les produits du tabac à la vue des consommateurs.

Selon Wikipédia, auQuébec, 5% de la population admet avoir un problème de jeu compulsif. Les problèmes de jeu d’un joueur compulsif touchent une dizaine de personnes (conjoint, enfants, amis, employeurs…). C’est donc dire que près de 50% de la population est affecté par le jeu compulsif.

Toujours selon Wikipédia, chercheurs, intervenants, gouvernement et Loto-Québec s’entendent pour dire (à des degrés différents) que l’accessibilité est un facteur déterminant dans le développement du jeu compulsif.

Si nous considérons que les produits du tabac sont nocifs et que pour en réduire les méfaits il faut éviter d’en faire la publicité et éviter de montrer le produit, ne devrions-nous pas étendre ce principe aussi aux loteries? Le gouvernement est-il incohérent dans sa volonté de nous garder en santé?

Textes sur le Gambling et jeu compulsif;

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Commentaires sur le gambling et textes sur le gambling

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Les autistes bâillent moins

Les autistes bâillent moins

(Agence Science-Presse) – Lorsque vous voyez quelqu’un bâiller, cela vous donne envie de bâiller? C’est normal. Mais pas pour les autistes. Ouvrant une piste inattendue sur la compréhension de ce mal, des chercheurs britanniques ont en effet constaté que, chez les enfants autistes, le bâillement n’est pas « contagieux ». Après réflexion, cela semble logique, quand on sait que la base même de l’autisme, c’est l’absence d’empathie —cette capacité à ressentir ce que ressent notre vis-à-vis. Or, derrière le fait de bâiller quand on voit quelqu’un bâiller, il y a de toute évidence une forme d’empathie, primitive certes —ce n’est pas avec ça que vous allez réconforter un vis-à-vis déprimé!— mais de l’empathie tout de même. Une chose dont les autistes sont manifestement incapables (source : Biology Letters).

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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