Une collection extraordinaire !
Marc Gallichan – Agence Science-Presse

SÃO PAULO (Agence Science-Presse) — Léa Grinberg, neuropathologiste à la faculté de médecine de l’Université de São Paulo, au Brésil, s’intéresse depuis quelques années au fonctionnement du cerveau. Et pour en comprendre tous les rouages, elle collectionne à la manière des philatélistes ou des numismates… les cerveaux ! Depuis 2004, sa collection, qui compte aujourd’hui 2 200 cerveaux de patients de plus de 50 ans, s’enrichit tous les deux mois de 80 à 120 spécimens formant ainsi la plus importante banque du genre au monde.

Cette collection s’est montée en un temps record dépassant de loin en nombre d’autres banques encéphaliques beaucoup plus anciennes. La Hollande, par exemple, a eu besoin de 20 ans pour accumuler 1 000 cerveaux tandis que celle d’Harvard de Boston, vieille de 28 ans, en compte environ 1 200. Cette abondance de spécimens au Brésil, précise la neuropathologiste, provient du grand nombre d’autopsies pratiquées à São Paulo et du pourcentage élevé de dons de cerveaux. «Les familles sont sensibilisées à l’idée qu’elles aident la science» en donnant les organes de leurs proches, explique la chercheuse.

«Notre but n’était pas de monter une banque encéphalique au départ, mais de créer une réserve de tissus afin que nous puissions réaliser des recherches fiables», explique la chercheuse. Et une fois que vous réunissez du matériel de cette envergure, il n’y a aucune limite aux recherches qui peuvent être réalisées. Le Projet Vieillissement Cérébral, qu’elle pilote, cherche ainsi à obtenir le profil épidémiologique le plus complet jamais construit sur les maladies cérébrales et à découvrir la limite entre le processus de vieillissement normal et le début des maladies neurodégénératives. Ou plutôt, quand des maladies comme la dépression, le mal de Parkinson et l’Alzheimer entrent en action et comment elles se manifestent dans le cerveau.

L’imposante collection est ouverte à tout chercheur. «On veut utiliser la monnaie de la générosité et de la coopération. Aux intéressés, venez ici et collaborer avec nous», lance la chercheuse. Le laboratoire bénéficie de l’expertise de 17 partenaires, dont des universités allemandes, hollandaises et américaines et a présenté plusieurs travaux à l’étranger.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
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