Lettre ouverte à René Angelil: Le doctorat honoris causa de l’Université Laval remis à Céline Dion

Lettre ouverte à René Angelil

Le doctorat honoris causa de l’Université Laval remis à Céline Dion

Dossier Céline Dion et René Angelil

Je vous écris M. Angelil en toute modestie. Je viens d’apprendre que Mme Dion a été proposé et accepté pour recevoir les honneurs d’un doctorat honoris causa de l’Université Laval.

Je suis totalement en accord avec cette reconnaissance pour Mme Dion. Mme Dion est une citoyenne du monde qui a fait rayonner le Québec partout ou elle a passé. Elle est une fierté pour tous et un exemple remarquable.

Ce qui me dérange cependant dans cette remise, ce sont les motivations de l’Université Laval dans le choix de ses candidats et la façon que les candidatures se sont déroulées. Selon le reportage de Louis Philibert-Morissette du journal étudiant de l’Université Laval Impact Campus

Les membres du Conseil Universitaire ont eu peu de temps pour se préparer à débattre de la valeur des aspirants, juge l’étudiant Jean-François Bergeron, qui siège sur le Conseil Universitaire: « Le 4 février à 16h57, j’ai reçu un courriel de l’Université Laval m’annonçant qu’il y avait un dossier à l’ordre du jour concernant les doctorats honoris causa. Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps pour étudier les candidatures. » La réunion se tenait le 5 février!

Nous apprenions aussi que:

De l’aveu même du président du comité des doctorats honoris causa, les honneurs donnés par l’Université Laval s’inscrivent dans une stratégie de la ville de Québec, qui souhaiterait les appâter et faciliter ainsi leur visite dans la capitale cet été.

  1. On parle d’une stratégie de la ville de Québec !
  2. On parle du besoin d’avoir d’avoir de gros noms pour le 400e de Québec.
  3. On présente le doctorat honoris causa comme un « appât ».

J’ai l’impression que tout cela n’est devenu qu’une mascarade commerciale. On ne veut pas reconnaître le talent des personnalités, on veut bénéficier de leur présence et de leur visibilité.

Désolé, mais je suis obligé de questionner ces motivations.

– Est-ce qu’il y a prostitution de la mission des doctorats honoris causa au profit des Fêtes du 400e?

– Est-ce vraiment un honneur pour Mme Dion ou une façon de se servir de sa visibilité pour pas cher (lire cheap labor) ?

M. Angelil, j’ai totalement confiance dans votre capacité à négocier pour Mme Dion. Il est évident que je ne serais pas choqué d’apprendre que Mme Dion est prête à accepter son doctorat honoris causa… après les fêtes du 400e. Question de s’assurer que l’Université Laval veut vraiment lui faire honneur et non pas se servir de sa réputation !

http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/21/j-k-rowling-harry-potter-et-un-doctorat-honoris-causa/

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Éducation 2.0: les blogueurs de science se prennent en main

Éducation 2.0: les blogueurs de science se prennent en main
Pascal Lapointe et Josée Nadia Drouin – Agence Science-Presse

Toutes ces notions, ces faits, ces connaissances, qu’un prof a toujours souhaité aborder en classe, mais qu’il a dû écarter, faute de temps: Internet, et tout particulièrement le blogue, le permet ! Et des profs de science sont de plus en plus nombreux à le découvrir.

Lancer les étudiants sur des recherches, démarrer des discussions, susciter des tempêtes d’idées, explorer de nouvelles façons de communiquer… Là où beaucoup de ces pistes se rejoignent, c’est dans la possibilité qu’elles offrent au prof de «sortir du programme», un élément qui a retenu l’attention des participants à l’atelier «Teaching Science», organisé le 19 janvier, en Caroline du Nord, dans le cadre d’un congrès intitulé «Science Blogging» — les blogues en science.

La seule existence de ce congrès est révélatrice que quelque chose d’important est en train de prendre forme dans l’univers anglo-saxon: 225 personnes — scientifiques, journalistes, communicateurs et enseignants — participaient en fin de semaine à ce congrès, tenu pour la deuxième fois à Raleigh.

L’événement s’appelle «North Carolina Science Blogging Conference», parce qu’il a été lancé l’an dernier par une poignée de blogueurs de la région, mais les 225 participants provenaient des quatre coins des États-Unis, et d’un peu au-delà.

On retrouvait dans l’atelier sur l’enseignement des sciences les mêmes préoccupations qui ont animé la non-conférence Vers l’Éducation 2.0, en septembre dernier à Québec: le désir de faire de la classe un lieu plus animé, plus participatif.

L’ensemble du congrès, pour marquer cette tendance plus «participative» qui se manifeste aux quatre coins de l’Amérique et de l’Europe avec les blogues, la balado et le «web 2.0», avait d’ailleurs adopté la formule «non-congrès» (en anglais, unconference), où les projecteurs sont tournés vers la salle, plutôt que vers une table ronde traditionnelle.

Pourquoi, de tous les outils d’Internet, choisir tout particulièrement le blogue? «Parce que c’est facile à mettre en place, a simplement résumé un des participants. Mes étudiants étaient déjà familiers avec le concept, il était possible de choisir entre un blogue public ou privé, et ils pouvaient signer de leur propre nom.»

Pour «sortir du programme», certains profs se servent du blogue, pour lancer les élèves sur des pistes de recherche et de discussions qui les passionnent, mais qu’ils n’avaient pas le temps d’aborder en classe; «ça permet aussi de voir ce qu’ils comprennent et les questions qu’ils se posent encore», a ajouté Salman Hameed, du Collège Hampshire. «S’ils se sentent impliqués, concernés, ils retiendront mieux», a souligné David Warlick, auteur du livre Classroom Blogging.

Révélation: les élèves les plus timides, qui n’osent jamais prendre le plancher en classe, se révèlent aussi volubiles que les autres sur un blogue. Apprentissage: plus le prof se tient en retrait, et plus les élèves participent.

Même dans l’environnement privilégié de ce congrès toutefois, il apparaît évident que, si les outils existent, tout le monde ne se sent pas encore prêt à les utiliser. Cela faisait parfois passer la «non-discussion» du coq à l’âne, entre ceux qui avaient déjà mené des expériences et parlaient avec enthousiasme de leur cours «upgradé», et ceux qui demandaient des ressources de base pour démarrer. La discussion se poursuivra peut-être cette année sur plusieurs des blogues des participants…

Encadré

Un outil encore méconnu : Scivee.tv, un émule de Teacher Tube, lui-même un émule de YouTube, pour les scientifiques et profs de science.

Ce texte a été publié le 25 janvier sur le site de l’Infobourg, l’agence de presse pédagogique à l’adresse suivante :
http://www.infobourg.com/sections/actualite/actualite.php?id=12673

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Dinosaures: ça joue dur

Dinosaures: ça joue dur

(Agence Science-Presse) – Parfois, des disputes éclatent entre scientifiques qui nous paraissent complètement futiles. Saviez-vous par exemple que le nom à donner à un dinosaure peut tourner en une affaire d’État?

Des étudiants au doctorat des États-Unis et de Pologne accusent des scientifiques du Musée du Nouveau-Mexique d’avoir failli à l’éthique, en publiant des articles qui «baptisent» une nouvelle espèce de dinosaures, alors qu’ils savaient que ce dinosaure allait bientôt être «baptisé» d’un autre nom.

La bestiole, qui vivait il y a 220 millions d’années, appartient à la catégorie des aétosaures, un grand reptile à carapace. Les articles en question sont parus dans une très obscure revue, NMMNHS Bulletin (pour New Mexico Museum of Natural History and Science, à Albuquerque). Le directeur par interim du Musée, Spencer Lucas, le directeur des collections de géoscience Justin Spielman et leurs co-auteurs, y décrivent une nouvelle espèce d’aétosaure qu’ils nomment Rioarribaasuchus, alors que le paléontologue William Parker, du Parc national de la forêt pétrifiée, en Arizona, s’apprêtait apparemment à publier lui-même un article baptisant cette espèce Heliocanthus.

Il faut savoir qu’il existe une instance internationale, la Commission internationale de nomenclature zoologique. La Commission interdit évidemment à un scientifique de nommer une nouvelle bestiole s’il sait que des compétiteurs sont engagés dans le processus de «nommer» la même bestiole. Le directeur du Musée nie avoir été au courant des démarches de son collègue.

Au-delà de l’aspect burlesque de la chose, c’est carrément de vol d’idées dont on parle ici. Le directeur par interim du Musée, qui aimerait bien ne plus être juste «par interim», se retrouve dans l’eau chaude, puisqu’un collègue polonais, à l’Université de Varsovie, a rendu public un courriel de plainte qu’il lui a envoyé en juiller dernier. Peu de temps auparavant, Lucas avait publié un article scientifique dans le même Bulletin —qu’il dirige— décrivant des fossiles d’aétosaures qu’il avait pu examiner à l’Université de Varsovie… alors que les chercheurs polonais s’apprêtaient à publier la toute première description de ces fossiles. Lucas blâme les Polonais pour n’avoir pas été suffisamment explicite.

Et Nature rapporte cette semaine un troisième incident impliquant un article, toujours publié dans le Bulletin, consistant en une réinterprétation d’ossements d’aétosaure, réinterprétation à propos de laquelle un étudiant au doctorat en paléontologie du Texas affirme qu’il s’agit d’un plagiat de sa thèse.

«Lucas est connu dans la communauté de la paléontologie, écrit Nature, pour son désir de publier un grand nombre d’articles. Il reconnaît que son approche «dure» l’a mis en conflit avec des chercheurs auparavant.» Le ministère des affaires culturelles du Nouveau-Mexique, de qui dépend le Musée, a mené une enquête en octobre et conclu que les accusations étaient sans substance. Les trois accusations sont à présent devant le Comité d’éthique et d’éducation de la Société de paléontologie des vertébrés.

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Jean Charest, la charité et la publicité

Jean Charest, la charité et la publicité

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal

Dans le Journal de Montréal du 24 mars, un article signé par Michel Larose est titré: « Jean Charest touché, il fait un don de 1500$ ».

Ce reportage fait référence à l’histoire de Marjorie Jean-Baptiste, une mère de famille qui a sauvé ses 7 enfants des flammes. Mme Jean-Baptiste s’est faire remettre des dons pour un total de 25 726$.

Je suis heureux de voir l’élan de générosité des Québécois envers une famille qui a été ébranlé par des événements malheureux. Je suis cependant choqué et outré de voir le nom d’un politicien avec le montant qu’il a remis à la famille éplorée.

La charité n’est pas un geste publicitaire. On le fait pour aider pas pour être vu. Qu’un policitien lance un message de solidarité, pas de problème. Qu’on sache qu’il a fait un don et le montant de ce don, ça ne nous concernait pas.

Je ne veux pas accuser M. Jean Charest. Ce n’est peut-être pas lui qui a voulu rendre l’information publique. L’organisme communautaire qui recueillait les dons s’est peut-être échappé. Dans tous les cas, le journaliste qui a été responsable de trouvé un titre à l’article de Michel Larose aurait dû trouver autre chose. Que Jean Charest était ému et a appuyé la cause pouvait être d’intérêt public. Le montant qu’il a donné le l’était pas.

Est-ce que le vérificateur général va vérifier si M. Jean Charest va réclamer ce 1 500$ dans son compte de dépenses? Si oui, va-t-il le prendre dans son budget de publicité?

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