Décrocher pour raccrocher

Décrocher pour raccrocher

Dossiers Décrochage, Éducation

 Ghylaine, Abitibi, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

Mon neveu Jean en arrache avec ses études. Incapable d’envisager de terminer son secondaire, sa mère Jacqueline me confie son désarroi. Elle voudrait tellement qu’il finisse au moins son secondaire.

Jacqueline voulait se servir de son autorité pour forcer Jean à terminer son secondaire. Voyant toutes les difficultés que celui-ci avait à l’école, je me permets de lui proposer de le laisser faire ses choix et de respecter son rythme.

Jean décide de quitter l’école. Il se trouve un petit boulot. Après quelques années, il veut faire mieux. De son propre chef, il décide de s’inscrire à l’Éducation aux adultes. Il termine son secondaire et apprend un métier. Volontaire pour atteindre son objectif, même s’il a fallu qu’il travaille fort, cela ne s’est pas fait dans la confrontation avec Jacqueline.

Fier du chemin qu’il a parcouru, il a aujourd’hui un bon emploi. Je me suis toujours demandé comment il aurait réagi et ce qu’il serait devenu si Jacqueline l’avait forcé à terminer son secondaire au moment où lui ne se sentait pas prêt à le faire.

Ressources en éducation

Entre la rue et l’école

(514)355-4689

Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage

scolaire (ROCQLD) (514)387-0716 ou 1-866-387-0716

Autres textes sur le Décrochage:

Multiples facettes du décrochage

Le décrochage, histoire de sexe?

Décrochage, musique et Sans Pression

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Comment vivre avec la dyslexie?

 

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Du point de vue du rat

Du point de vue du rat

(Agence Science-Presse) – Vous vous intéressez à l’histoire des animaux de laboratoire… mais sans les souffrances des animaux de laboratoire? Un collectif vient de publier A Guinea Pig’s History of Biology, où chaque chapitre s’intéresse à l’apport d’une bestiole différente, de la mouche drosophile jusqu’à une plante méconnue, Arabidopsis thaliana. Les militants anti-vivisection regretteront qu’on ne leur ait pas donné la parole, mais l’ouvrage, qui s’adresse au grand public, se veut un regard original sur la biologie et son évolution récente, sans le langage technique. (par Jim Endersby, éditions Random House).

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Décrocher… un doctorat

Décrocher… un doctorat

Dossier Éducation, Décrochage

Christian Bergeron, Québec, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

Dernièrement, mon cousin s’est enlevé la vie. Plusieurs questions demeureront sans réponses. Lorsqu’on perd une personne chère, on se remémore notre histoire personnelle et familiale. On pense généralement aux beaux moments.

Plusieurs jeunes provenant des régions souffrent d’un mal de vivre. Pourquoi? Pour plusieurs raisons. Mais le suicide demeure tabou à bien des égards en région. Mon cousin avait des difficultés d’apprentissage. Il se préparait à un retour aux études à 32 ans. Nous sommes tous les deux natifs de la Côte-Nord. Son suicide me rappelle mon histoire de vie.

Vers la fin de mon 5e secondaire, le directeur de la polyvalente m’avait expulsé pour diverses raisons, dont mes nombreuses absences non motivées. J’ai vécu cela comme un ultime rejet. Cela me ramenait aux nombreux échecs qui ont marqué mon enfance et mon adolescence. Je n’excellais pas dans le sport ni dans la musique et encore moins dans toutes les autres matières! Bref, j’ai toujours détesté l’école. Lorsqu’on ne performe pas comme la moyenne des étudiants, on doit alors apprendre à vivre avec les jugements et remarques désobligeantes des amis, des professeurs et même des orienteurs scolaires.

À cette période, le décrochage scolaire n’était pas encore un fléau comme nous le connaissons maintenant. Cependant, je portais les étiquettes d’un malaise diffus face auquel personne ne savait vraiment quoi faire. Lorsque tout le monde perd espoir en tes capacités d’apprentissage, tu fais comme le conseiller en orientation te dit. Tu te trouves un travail manuel. Durant trois années, j’ai travaillé comme commis dans une pharmacie. Cependant, le désir de terminer mon 5e secondaire me hantait. J’ai entrepris le long parcours d’un retour aux études à l’Éducation aux adultes.

Ma ténacité à terminer mon secondaire m’a donné une énergie nouvelle à foncer malgré les obstacles. En 2001, presque dix ans après mon décrochage scolaire, je m’inscris à l’Université Laval comme candidat adulte. J’ai participé à l’exode des jeunes des régions. À cette époque, on commençait à s’inquiéter de ce mouvement vers les grands centres. Pour moi, changer de réseaux et de région a été salvateur.

Est-ce que le système scolaire est responsable de mes échecs? En partie. Je suis un enfant des nombreuses réformes où les parents, comme les professeurs, ont perdu les repères nécessaires à la réussite scolaire. J’ai mes responsabilités, mes parents également, mais il faut cesser d’imposer un modèle unique de parcours scolaire. En 2004-2005, quatre élèves sur 10 n’ont pas terminé dans les délais prévus leur 5e secondaire…

Voilà maintenant huit ans que je suis inscrit à l’université et je complète actuellement un doctorat. Malgré l’adversité et le jugement des autres, j’ai réussi à gravir les échelons afin de faire ce que j’aime dans la vie: la recherche, et transmettre aux autres mes connaissances.

D’après vous, quel diplôme d’études fut le plus difficile à compléter? Le baccalauréat? La maîtrise? Non, le diplôme d’études secondaires!

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Grandir loin de toute scolarisation

École à la maison, caravane étudiante

Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

Kistcisakik: le village sans école

Écoles musulmanes à Montréal

Choisir l’école à la maison

Apprentissages clandestins

Éducation désaccordée 

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Paranormal: dernière chance

Paranormal: dernière chance

(Agence Science-Presse) – Les détenteurs d’un vrai pouvoir paranormal ont deux ans encore pour tenter leur chance de devenir millionnaires. La Fondation James Randi, qui offre depuis 1998 un million de dollars à qui réussira à prouver l’existence de ses propres «pouvoirs», a annoncé que le concours prendra fin le 6 mars 2010 —exactement 12 ans après son lancement. Créé par le magicien américain James Randi, qui s’est fait une spécialité au fil des décennies en dénonçant des fraudeurs (dont Uri Geller, l’homme qui prétendait tordre des cuillers par la force de sa pensée), le test a été essayé par plusieurs, échoué par tous.

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