Nanotechnologies: peu de certitudes, beaucoup d’inquiétudes

Nanotechnologies: peu de certitudes, beaucoup d’inquiétudes

Binh An Vu Van – Agence Science-Presse

Les nanotechnologies sont arrivées: dans la nouvelle machine à laver de Samsung, le papier photo de Kodak, la crème solaire TiO2, Donny le chien un toutou antimicrobien, des chaussettes Lexon, les ustensiles de cuisine, les lentilles photographiques de Nikon, les boissons énergétiques, etc. En tout, en février 2008, on comptait déjà 606 produits en tout genre, contenant des nanoparticules, destinés aux consommateurs. Ces particules sont minuscules – de la taille des atomes, des brins d’ADN ou des virus – mais sont promises à une myriade d’applications. On les imagine saupoudrées par milliard pour radicalement transformer toutes les industries: électronique, médecine, pharmaceutique, matériaux et même alimentaire.

Pas étonnant donc que les nanotechnologies aient fait l’objet de plus d’une douzaine de présentations au récent congrès de l’Association for the Advancement of science à Boston. Et la discussion portant sur la façon de réguler l’avalanche à venir de produits nanotechnologiques sur le marché donne froid dans le dos à ceux qui y ont assisté. Car, bien que les nanotechnologies soient déjà chez le consommateur, on en connaît peu sur elles. «Nous ne savons pas encore s’il faut modifier la structure des législations actuelles, ni comment les modifier ou implémenter de nouvelles normes. Il y a trop d’inconnu», a admis Hermann Stamm de l’Institute for Health and Consumer Protection d’Italie devant une salle remplie de scientifiques et de journalistes. Comment veiller sur la santé des manufacturiers, des consommateurs et de l’environnement? «Il faudra répondre à trois questions avant de gérer les risques: quelles seront les caractéristiques de ces particules? Quelle est leur toxicité? Et dans quelles mesures serons-nous exposés?»

Mais en plus d’êtres nanoscopiques, les nanoparticules seront d’une diversité inimaginable; il suffit de penser à toutes les industries dans lesquelles elles interviendront. Cette diversité qui fait rêver d’applications extraordinaires est aussi la principale préoccupation des législateurs. Les nanoparticules seront manufacturées en toutes sortes de tailles, de matériaux (typiquement ce sont des métaux, des oxydes de métaux ou des nanotubes de carbone) et introduites à tout moment dans les chaînes de production. Certaines s’agglomèrent, se dissolvent ou changent de phase en passant du liquide au solide, d’autres agissent comme catalyseurs chimiques. Pour corser le tout, à l’échelle des atomes, les propriétés physico-chimiques sont imprévisibles.

En plus de caractériser ces molécules, il faudra connaître leurs effets sur notre santé. Car, elles pénètreront sans difficulté le corps humain, par la peau, les voies respiratoires, par ingestion. Elles sont si petites qu’elles peuvent infiltrer les organes, se brancher sur des protéines, se faire ingérer par des cellules et s’accumuler dans le corps.

Devant la nécessité de cette large collecte de données, Hermann Stamm a lancé un appel à une collaboration internationale: «C’est une tâche impossible sans la contribution de tous. Il faut établir des méthodes systématiques pour évaluer avec fiabilité les nouvelles nanoparticules, ce qui nécessitera des physiciens, des chimistes, des biologistes, etc.» Les chercheurs devront mettre les bouchées doubles pour ne pas perdre la confiance du citoyen, déjà échaudé par les OGM, le clonage et autres créations de la science.

Ressources protection du consommateur

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Québec: 418-643-1484
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Option consommateurs
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Protégez-vous

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Mystères cosmiques

Mystères cosmiques

Pascal Lapointe – Agence Science-Presse

La Terre n’est plus au centre du cosmos, mais avec Robert Brandenberger, Montréal s’y retrouve. Parce que ce chercheur fait partie de ceux qui travaillent à résoudre le mystère des origines de l’Univers. Rien de moins.

Autour de ce physicien de l’Université McGill, spécialiste de la cosmologie, une poignée d’étudiants aux études supérieures travaillent à détecter «des lignes dans le ciel où la température change». Sous cette description étrange se cache une piste, pas la seule, mais une piste qui semble pour l’instant sérieuse, par laquelle on espère démontrer que la «théorie des cordes» est fondée.

Sans entrer dans les détails de cette théorie, qu’il suffise de dire qu’elle tire sa raison d’être d’un trou béant de la physique: celle-ci n’arrive toujours pas à expliquer le Big Bang. Pour forcer cette porte, plusieurs physiciens ont échafaudé de longues séries d’équations d’où a émergé une image intrigante: toutes les particules élémentaires — photons, quarks, électrons, etc. — seraient des «vibrations» différentes d’une même corde.

Sur papier, cela se tient, mais comment démontrer l’existence de ces cordes que personne n’a évidemment vues, et dont on n’est même pas sûr de la technologie qui pourrait les détecter? C’en est au point où, ces dernières années, plusieurs physiciens ont exprimé un malaise: ne va-t-il pas à l’encontre des principes de base de la science de soutenir une théorie qu’on n’est même pas sûr de pouvoir démontrer un jour? Brandenberger en convient, mais pour lui, l’intérêt est ailleurs: «pour moi, juste le fait de voir si on peut la prouver ou la réfuter est, en soi, intéressant.»

Et c’est là qu’intervient son travail: imaginer des façons par lesquelles la théorie des cordes pourrait être prouvée ou réfutée. La piste suivie par ses étudiants — les «lignes dans le ciel» — fait référence au «bruit de fond cosmique», cette trace résiduelle du Big Bang. «On fait maintenant des expériences à très petite échelle de ce rayonnement micro-ondes. Dans quelques années, on aura de meilleures cartes. Et là, si on voit une ligne dans le ciel où la température change, ce sera la signature d’une corde. Nous avons des étudiants ici qui sont en train d’établir des méthodes statistiques pour détecter ces lignes.»

C’est un travail qui, loin de se faire avec des appareils à la fine pointe de la technologie, nécessite du crayon et du papier. Mais surtout, dit-il, de l’imagination. «Et ensuite, il faut traduire l’imagination. Elle nous apporte les questions qu’on veut résoudre, et il suffit ensuite de traduire ces questions en mathématiques.» Ah oui, c’est si simple…

Dans 10 ans?

Aura-t-on résolu le mystère dans 10 ans? Même Robert Brandenbergber, dont le premier article sur le sujet remonte à 1989 alors qu’il terminait son doctorat à l’Université Harvard, en doute. «Je pense que le modèle standard de la cosmologie aura été en partie réfuté. Peut-être qu’un nouveau paradigme se sera développé, basé sur la théorie des cordes, mais ça, c’est plutôt un espoir qu’une prédiction.»
«Il y aura quelques questions qu’on aura résolues, ajoute-t-il, mais il y aura bien d’autres questions qui auront surgi.» S’agissant de l’étude d’un cosmos s’étendant à des milliards d’années-lumière, qui en douterait ?

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La survie du communautaire passe par l’Internet

La survie du communautaire passe par l’Internet

Telle est l’opinion de Patrick Dion dans un billet écrit sur le portail Branchez-vous.

Les organismes communautaires, tout comme les entreprises privées, doivent maintenant composer avec les nouvelles technologies. Celles qui n’oseront pas franchir cette étape risque d’y laisser leur peau.

C’est vrai que le Web 2.0 permet d’être plus proche de ses membres, de ses lecteurs et des citoyens. Les gens peuvent commenter rapidement des textes ou des idées que nous émettons, influencer rapidement les directions que nous prendrons. Les gens peuvent émettre des propositions qui changeront notre orientation.

Les Internautes peuvent bonifier chaque commentaire que nous recevons. Dans certains cas, cela ressemble à des séances de « brain storming », des rencontres d’équipe. Parce qu’aujourd’hui les citoyens veulent s’impliquer. Ils ne veulent plus être seulement des témoins passifs. Ils veulent être des acteurs de changement et participer. Le Web 2.0 devient un outil supplémentaire pour favoriser la démocratie d’une société.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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