Rockwell family, Break-dance et danse Hip Hop à Salut Bonjour

Rockwell family, Break-dance et danse Hip Hop à Salut Bonjour

Rockwell family, une école de danse Hip Hop sont les invités de l’émission Salut Bonjour. L’animatrice les présente en parlant de Break-dance. François, chorégraphe pour Rockwell family, rectifie le tir et ramene à l’ordre l’animatrice et confirme que ce n’est pas du break-dance, mais de la danse Hip Hop.

La différence est importante. Mais les animateurs ne sont vraiment pas renseignés sur la différence et ne sont pas à l’écoute de leur invité sur la nuance entre Break-dance et danse Hip Hop. Nous pouvons nous rappeler ce qui avait été mentionné par Yves Desgagnés sur les gangs de rue et le break-dance à l’émission le Match des Étoiles lors de la visite du Rockwell family à cette émission.

Parce qu’il y a une différence majeure entre la danse Hip Hop et le break-dance. On peut enseigner la danse Hip Hop à tout le monde, des jeunes, des gens du 3e âge. Le break-dance est une dansé très physique et il faut être très en forme pour la pratiquer. Certains mouvements comme les « power move » nécessitent une longue expérience avant de pouvoir les pratiquer.

Être un B-boys qui pratique le break-dance ne s’enseigne pas. C’est une façon de vivre. On devient un B-Boy quand les autres B-Boy nous reconnaissent comme tels.

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Afghanistan Une société à rebâtir

Afghanistan Une société à rebâtir

Olivier Bachand

Voilà maintenant plus de six ans que le régime taliban a été renversé en Afghanistan. Ce pays d’Asie centrale, un des plus pauvres au monde, tente tant bien que mal de se sortir du gouffre. Plusieurs ONG canadiennes prêtent actuellement main-forte aux Afghans pour qu’ils améliorent leurs conditions de vie.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la liste des problèmes qui affligent l’Afghanistan est longue. Depuis plus de 30 ans, le pays est déchiré par la guerre. L’année dernière, 1 500 civils ont été tués, résultat des combats entre les for-ces armées étrangères et l’insurrec-tion talibane. Le gouvernement, contesté par plusieurs Afghans, peine à étendre son contrôle sur tout le pays. Le tissu social est érodé, les infrastructures sont détruites. Plus de la moitié de la population afghane vit sous le seuil de pauvreté. L’accès au logement, à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé et à l’éducation est problématique. Bref, une société entière est à reconstruire. Vu son manque de moyens, la république islamique doit compter sur la communauté internationale pour se relever. Pour la période 2004-2009, 8,9 milliards de dollars provenant de l’étranger y seront investis.

D’ici 2011, le Canada consacrera 1,2 milliard à la reconstruction de l’Afghanistan. Formation professionnelle des veuves, droits des femmes, lutte contre les carences alimentaires, mise sur pied d’un système judiciaire efficace: toutes ces initiatives sont soutenues par des ONG canadiennes financées par l’Agence canadienne de développement international (ACDI). La plupart de leurs projets visent à aider les plus vulnérables, les femmes et les enfants.

Depuis 1999, l’Initiative pour les micronutriments (IM) distribue des capsules de vitamine A aux enfants afghans âgés entre six mois et cinq ans, pour permettre qu’ils développent un meilleur système immunitaire. «L’Afghanistan est l’un des pires pays en ce qui concerne les carences alimentaires, indique Luc Laviolette, directeur d’IM Asie. Le manque chronique de vitamines et de minéraux peut entraîner de sérieux problèmes, comme la mortalité juvénile, la diminution du développement du cerveau et des capacités d’appren-tissage des enfants.» Le pays affiche le troisième plus haut taux de mortalité au monde chez les moins de cinq ans et près de 60% des jeunes souffrent d’anémie.

Luc Laviolette s’est rendu à deux reprises en Afghanistan. Sa dernière visite remonte à juillet dernier. «J’ai été frappé par la grande préoccupation des gens pour leur santé, dit l’homme de 38 ans. Les parents portent une attention particulière au bien-être de leurs enfants et sont très ouverts à tout ce qui pourrait les aider.»

Outre la distribution de capsules de vitamine A, l’IM mène d’autres projets dans le pays. Un des programmes de l’ONG canadienne vise l’enrichissement de la farine avec du fer et de l’acide folique et un autre l’iodation du sel. «Les femmes, les enfants et les plus pauvres n’ont pas accès à la nourriture riche et sont davantage exposés aux infections», explique Luc Laviolette. Avec ces initiatives, des Afghans parmi les plus vulnérables pourront bénéficier d’une meilleure alimentation. «On souhaite éventuellement aider les gens à cultiver leur nourriture plutôt que de leur offrir un secours d’urgence, dit le directeur d’IM Asie. Mais ça prendra du temps, au moins une dizaine d’années.»

Allah, donne-moi une job

Mirwais Nahzat est un jeune Canadien d’origine afghane. Il est responsable des programmes d’aide en Afghanistan pour l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). Ayant quitté son pays natal avant l’âge de 10 ans, il y est retourné deux fois au cours de la dernière année afin de voir au bon déroulement d’un programme de formation professionnelle destiné aux femmes de Kaboul.

Ce projet, élaboré en collaboration avec CARE Canada, doit venir en aide à plus de 2 000 Afghanes de la capitale. «Nous travaillons avec des femmes pauvres, des veuves qui ont perdu leur mari pendant la guerre civile, explique Mirwais Nahzat. On estime qu’il y en a 40 000 à Kaboul. Elles doivent subvenir aux besoins de leur famille, mais occupent des em-plois qui ne leur procurent qu’un petit salaire.»

À l’heure actuelle, une famille afghane dirigée par une femme vit en moyenne avec 16$ par mois. «Bien souvent, les enfants des veuves doivent trouver des petits boulots dans la rue. Si leur mère se déniche un emploi, ils pourront aller à l’école», fait valoir Steve Cornish, conseiller politique à CARE Canada. Il s’est rendu en Afghanistan en décembre dernier afin de participer à l’implantation du programme de formation.

Les femmes y apprennent notamment à transformer les fruits pour en faire de la confiture et à installer des câbles électriques dans les maisons. Des cours d’alphabétisation sont aussi dispensés. Moins d’une veuve sur 10 sait lire et écrire. «J’ai pu parler à beaucoup de femmes qui participent au programme. Elles m’ont dit qu’elles ne voulaient pas seulement de l’aide d’urgence, comme la distribution de nourriture, mais des programmes qui leur permettent de développer des habiletés, raconte Mirwais Nahzat. Elles veulent faire partie de la société.»

Jusqu’à maintenant, le projet conjoint de CARE et de l’EUMC semble être sur la bonne voie. «Quelques femmes trouvent un emploi avant même la fin de leur formation, se réjouit Mirwais Nahzat. À long terme, nous voudrions l’implanter dans d’autres provinces.» «On voit ces femmes renaître, ajoute Steve Cornish. Le pouvoir qu’elles ont repris est beau à voir. Mais il ne faut pas oublier celles qui n’ont pas fait le saut.»

Afghanes debouttes

Si la Constitution afghane adoptée en 2004 consacre l’égalité des sexes et que le pays dispose d’un ministère de la Condition féminine, il reste beaucoup de chemin à faire pour les droits des femmes en Afghanistan. Selon la Commission afghane des droits de la personne, la moitié d’entre elles sont battues par leur mari et le taux de suicide chez les Afghanes est alarmant.

Malgré tout, leur situation s’est améliorée depuis la chute des talibans, estime Alexandra Gilbert, de Droits et Démocratie. «Il est maintenant possible d’asseoir dans une salle des femmes avec des mollahs, des aînés et des hommes pour discuter de leurs droits, ce qui était vraiment impensable il y a quelques années seulement.»

La Montréalaise a foulé le sol du pays pour la deuxième fois en mars dernier. Elle a rendu visite à 18 de ses collègues afghans qui travaillent pour l’ONG canadienne à Kaboul. Le projet qu’elle coordonne à distance vise à créer une discussion entre les acteurs étatiques pour en arriver à une réforme du code de la famille et à l’implantation d’un contrat de mariage dans le contexte de la loi islamique, tout cela pour éviter les abus envers les femmes.

«En Afghanistan, une jeune fille de 11 ans peut être mariée à un homme de 70 ans», illustre Alexandra Gilbert. Le pays affiche un taux de mariages forcés se situant entre 60% et 80%. En mars dernier, la Cour suprême afghane a ratifié un contrat de mariage incluant la notion d’entente mutuelle entre l’homme et la femme, ce qui pourrait prévenir les mariages forcés des très jeunes filles. Mais l’implantation du contrat pose plusieurs questions. «Qui sera responsable de l’enregistrement des mariages? Des juges, des cours locales, des mollahs? Où cela va-t-il se pas-ser? Il faut s’assurer que les femmes auront accès à ce processus», dit Alexandra Gilbert.

Droits et Démocratie offre éga-lement des formations aux Afgha-nes pour qu’elles apprennent à défendre leurs droits et qu’elles poursuivent éventuellement la lutte. La mise en œuvre des réformes repose sur leur appro-priation par la population locale et le travail de sensibilisation effectué en amont, croit Alexandra Gilbert. «L’idée, c’est de faire progresser le droit des femmes dans un contexte de respect culturel.»

Remettre l’ordre dans la loi

Benoit Turcotte s’est rendu en Afghanistan à trois reprises. Membre de l’ Association internationale des avocats de la défense (AIAD), il devait former des juristes afghans. En 2003, lorsque le projet a démarré sous l’égide de l’International Legal Foundation (ILF), le système judiciaire de la république islamique permettait de nombreux abus à l’encontre des Afghans. «Des citoyens étaient accusés à tort et à travers pour des crimes allant du vol de pain au meurtre. Ces accusations étaient souvent portées sur la base de dénonciations, sans motifs solides, explique l’avocat. Dès les premiers mois, on a été en mesure de faire libérer un millier de personnes détenues illégalement.»

Depuis 2003, l’AIAD et l’ILF ont mis sur pied des bureaux d’aide juridique dans plusieurs grandes villes du pays pour que les prévenus, en immense majorité très pauvres, soient défendus gratuitement.

Les avocats de la défense jouent un rôle crucial en démocratie, estime Benoit Turcotte. «Ils doivent non seulement défendre les intérêts des accusés, mais aussi s’assurer que le système judiciaire fonctionne cor-rectement. Les Afghans que nous avons formés avaient une excellente connaissance des lois, mais n’avaient pas la mentalité d’un avocat de la défense.» Le juriste leur a enseigné les différentes étapes de la gestion d’un dossier, de l’arrestation à l’issue d’un procès. Ce sont maintenant des Afghans qui forment les futurs avocats. «Nous sommes déjà sortis de l’Afghanistan, le projet roule par lui-même», dit Benoit Turcotte.

Si le travail des ONG semble porter fruit, il n’en demeure pas moins qu’elles doivent surmonter de nombreux obstacles sur le terrain (voir autre article p.31). Plusieurs défis restent à relever pour venir en aide à l’un des peuples les plus mal en point de la planète.

Histoire de l’Afghanistan

L’Afghanistan, officiellement fondé en 1747, a toujours occupé une position géopolitique stratégique. Le col de Khyber, situé de part et d’autre de l’Afghanistan et du Pakistan, permet de traverser la chaîne de montagnes de l’Hin-dukush, ce qui en fait la seule voie terrestre entre l’Asie centrale et le sous-continent indien.

En 1879, après deux guerres contre les forces armées anglo-indiennes s’échelonnant sur une période de 40 ans, l’État devient un semi-protectorat britannique. Il accède à l’indépendance en 1919. Un gouvernement constitutionnel est élu quatre ans plus tard et l’Af-ghanistan commence à se moder-niser. Les titres de noblesse sont abolis et l’enseignement pour les femmes est décrété.

Le pays connaît une autre vague de modernisation à partir de 1959, sous le règne de Zahêr Shah. Une nouvelle constitution est adoptée et les premières élections législatives se tiennent en 1965. Le roi est renversé en 1973 par une dictature islamiste.

Un second putsch, cinq ans plus tard, mène les communistes à la tête du pays. Leur propagande anti-religieuse exacerbe les tensions. Les rebelles islamistes, les moudjahidines, combattent le régime communiste, qui est renversé en 1979. L’Union soviétique (URSS) envahit alors l’Afghanistan et les États-Unis soutiennent les islamistes. Après avoir essuyé de lourdes pertes humaines, l’URSS se retire en 1989. Le pays vit depuis dans l’instabilité, déchiré par des années de guerre civile opposant diverses ethnies et factions.

En 1996, les talibans prennent le contrôle de la capitale, Kaboul, et des deux tiers de l’Afghanistan. Ils instaurent un régime fondamentaliste très strict basé sur la loi coranique. Après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, ils sont accusés par les États-Unis d’abriter le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, qui re-vendique les attaques. Les talibans sont délogés du pouvoir deux mois plus tard, après une opération militaire américaine.

Un gouvernement intérimaire dirigé par Hamid Karzaï, membre de la tribu pachtoune, est mis en place après les Accords de Bonn, en décembre 2001. Le pachtoune est élu président de l’Afghanistan en 2004. Actuellement, quelque 47 000 militaires de 40 pays réunis au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité, chapeautée par l’OTAN, sont présents dans le pays.

Produit en collaboration avec le gouvernement du Canada par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

La vie utile des arbres morts

LA VIE UTILE DES ARBRES MORTS

Par Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Lorsqu’un arbre meurt, ce n’est pas la fin. Au contraire, voilà que commence une seconde vie presque aussi féconde que la première. Une réalité dont il faut tenir compte pour maintenir la bodiversité de la forêt mâture.

 » Le bois mort n’a pas qu’une valeur commerciale. Habitat pour de nombreux oiseaux, nourriture pour les insectes, etc., il est tout sauf mort « , annonce le professeur au département de sciences biologiques de l’UQAM, Pierre Drapeau. L’écologiste dirige depuis dix ans un corpus de recherches et de connaissances sur le bois mort.

C’est en effectuant des relevés d’oiseaux dans de très anciennes forêts québécoises que Pierre Drapeau a mis en évidence l’importance du bois mort.  » C’est un habitat que fréquente les oiseaux mais aussi les petits mammifères comme l’écureuil ou la martre d’Amérique « , souligne ce membre actif du Centre d’étude sur la Forêt (CEF) et de la Chaire industrielle en aménagement forestier durable.

Mourir debout

Cette vie  » après la mort  » varie d’une essence à l’autre. Dans sa thèse de doctorat sur la  » Dynamique des arbres morts en forêt boréale « , Virginie-Arielle Angers s’est penchée sur la dégradation de quatre espèces de notre forêt: l’épinette noire, le pin gris, le sapin baumier et le peuplier faux-tremble.

Quelle est leur longévité? Combien de temps restent-ils debout mais aussi se dégradent-ils?  » On connaît bien peu de choses sur la destinée des arbres « , rappelle la jeune chercheuse qui s’est attelée à dresser des courbes de  » survie  » et de dégradation.

En prélevant des galettes d’arbres morts et en les sablant, l’étudiante a fait ressortir les cernes de croissance lui permettant de retracer les dernières années de vie de l’arbre (dendrochronologie).

Elle a également établi la  » mi-vie « , c.-à-d, le temps qu’il faut à l’arbre mort pour chuter. Il faut en moyenne 15 ans à l’épinette noire et au peuplier faux-tremble, contre 18 ans au sapin baumier et 24 ans au pin gris. Plus l’arbre tarde à tomber, plus il retarde sa décomposition.  » Ce  » bois frais « , qu’on on appelle le jeune bois mort, offre une plus longue disponibilité d’habitat et de nourriture », explique Virginie-Arielle Angers.

Cette longue longévité du pin gris –jusqu’à plus de 38 ans au sein de vieux peuplements !- et son moindre pourrissement lui donne donc une valeur ajoutée au sein de l’écosystème forestier.

Bois mort utile

Cette ingénieure forestier de formation a passé un an dans les forêts suédoises où l’aménagement y est plus intensif qu’ici. Ce qui engendre beaucoup de problèmes au niveau de la biodiversité.  » Il ne fallait rien perdre ni gaspiller. De nombreuses espèces (oiseaux, insectes…) associées au bois mort ont vu leur population chuter de près du tiers, se retrouvant sur la liste rouge des espèces menacées » raconte la jeune chercheuse.

Un problème que l’on retrouve ici, dans le Nord-Ouest canadien avec la disparition annoncée de la chouette tachetée du Nord, l’emblème de la conservation des vieilles forêts. En raison du recul de son habitat, il ne resterait plus que 22 individus au Canada –contre 200 en 1991 (1)- ce qui la classe aujourd’hui dans la liste des espèces en voie de disparition.

Aujourd’hui, la Suède révise ses pratiques. Et certains pays, comme la Finlande, cherchent à  » fabriquer du bois mort  » -étêtant les arbres ou en les annelant- pour laisser des arbres de 4-5 mètres sur pieds dans les zones de coupes disponibles pour leur seconde vie.

Ici, le Pr Drapeau participe activement au comité de travail sur la gestion des forêts du Ministère des ressources naturelles du Québec qui vise à établir des lignes d’aménagement dynamique des forêts matures. Sur deux fronts –écologie animale et fonction biologique du bois mort- il y défend l’importance de conserver une portion de forêt mature.

Combien d’arbres morts sont-ils nécesaires à la vie de la forêt ?  » Le piège serait de donner un chiffre. Le bois est un système dynamique. Pour maintenir des arbres morts, il faut des arbres vivants « , sanctionne Pierre Drapeau. Et l’écologiste estime à 25-30% la portion de forêt mâture à conserver.

Abri et garde-manger

Plus d’une centaine d’espèces dépendent du bois mort pour nicher, s’abriter ou encore manger. Parmi elles, le pic à dos noir a développé une spécialisation pour chercher les larves de longicornes dans les arbres morts en abondance dans les secteurs d’incendie. Les feux sont l’une des grandes sources de mortalité des arbres de la forêt boréale. Perdant leur défenses chimiques, ils conservent toutefois leurs propriétés nutritives et leur rôle fonctionnel pour les vertébrés.(1) Communiqué d’Environnement Canada à propos de la protection de la chouette tachetée du Nord.

Référence:

http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=714D9AAE-1&news=A898C06C-C205-44E3-B9A2-CACF42F573B5

Les pages du Pr Pierre Drapeau : http://www.bio.uqam.ca/professeurs/drapeau_p.htm

http://web2.uqat.uquebec.ca/cafd/chercheurs/drapeau/pdrapeauF.asp

La page de Virginie-Arielle Angers : http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=Membres.VirginieArielleAngers

Centre d’étude sur la Forêt (CEF) http://www.cef-cfr.ca/

Chaire en aménagement forestier durable : http://web2.uqat.uquebec.ca/cafd/

Les différences indigènes au Costa Rica

Les différences indigènes au Costa Rica

On nous avait dit, lors de notre visite dans la réserve de Grano de Oro, de ne pas se faire d´idée générale sur les indigènes au Costa Rica. On nous avait dit que chaque territoire, si ce n´est chaque village, a sa propre culture. Nous en avons maintenant la preuve.

Grâce à d´excellents contacts, nous revenons de deux journées où nous avons pu infiltrer Terrabà et Salitre, deux territoires autochtones du sud du pays. Ce que nous avons vu là-bas ne ressemblait en rien à Grano de Oro.

Ce qui m´a d´abord surpris chez les gens que nous avons rencontrés, c´est leur façon de… se nourrir. Oubliez le supermarché, oubliez le robinet! La terre des montagnes et l´eau des rivières permettent aux indigènes de ces deux territoires de s´autosuffirent en termes d´alimentation. Et quand un d´entre eux en arrache, les autres autour viennent à l´appui. Ainsi, j´ai pu manger du cochon mort depuis une seule journée, des fruits à la tonne, du riz et du café cultivés à même l´arrière-cours. Pour ces indigènes, c´est comme ça à longueur d´année.

Ce qui fait d´eux des peuples très accueillants, et très organisés aussi. La démocratie est maître dans ces régions du pays, une démocratie à laquelle plusieurs tiennent à participer. Jeudi matin, nous avons assister à une rencontre communautaire à Terrabà. Le sujet du jour: le projet hydroélectrique que veut implanter le gouvernement sur leurs terres. Tous les points de vue ont été entendus et tous ont pu poser leurs questions. Une commission a également vu le jour, créée de quelques villageois représentant les différentes parties du territoire de Terrabà, afin que la population puisse rester à jour sur la question du projet hydroélectrique. Un vote aura lieu d´ici un an pour approuver ou non le projet. Et ce qui m´a le plus étonné, c´est que pour un territoire de 1500 habitants éparpillés dans 10 000 hectares de montagnes et de forêts, une soixantaine de villageois se sont présentés à la rencontre, jeunes comme moins jeunes. Pas sûr que le même scénario se répèterait au Québec…

Par contre, à l´opposé de Grano de Oro, le dialecte originel se perd dans ces deux territoires. Tous ne parlent pratiquement qu´espagnol, sauf les (très) anciens et quelques têtes dures (ou coeurs tendres). A Terrabà, une école existe depuis peu pour permettre aux plus jeunes de poursuivre la tradition… mais très peu y vont, l´école espagnole prenant déjà toute la place dans leur vie.

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En ce qui a trait à notre projet à nous, nous nous réunissons aujourd’hui à San José pour les 3 dernières journées. Un petit rush, puis retour au pays. Je vous reviens donc une fois sur le territoire québécois. D´ici là, je récolte les informations manquantes et profite de mes derniers instants au Costa Rica.

Hasta luego!

Gabriel.

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Sky Train, Canada Place, Gastown et The old spaghetti factory

Sky Train, Canada Place, Gastown et The old spaghetti factory

Vancouver, chapitre 21                              Dossier Vancouver, Francophonie

Lundi, 30 juin. Pour cette veille de la Fête du Canada, nous décidons d’expérimenter le Sky Train. C’est l’équivalent d’un métro mais dans les airs. Il n’y a que 2 lignes pour desservir l’ensemble du territoire. Les autres trajets doivent être fait en autobus.

En partant de la station de Surrey ou nous habitons, nous traversons Vancouver au complet pour nous retrouver au Canada Place. C’est un gros building, en forme de bateau. Cela doit faire partie d’un centre des congrès, plusieurs salle d’exposition y sont disponibles. Juste a côté, nous y voyons d’immense constructions pour doubler l’espace pour les expositions.

Au bout nous avons une vue magnifique sur Vancouver Nord, les ponts qui le relient a Vancouver, les bâteaux, les hydravions… Une scène s’installe devant le Canada Place. CBC va l’animer avec plusieurs artistes pour fêtes la Fête du Canada. On veuille moins tard a Vancouver qu’a Montréal. Dernière prestation: les nouvelles de 18:00 heures!

Nous nous dirigeons vers Gastown, un des quartier juste a côté. Le nom a été donné en l’honneur d’un des constructeurs de ce quartier. L’architecture est intéressante et spéciale. Plusieurs building se termine en pointu sur des rues qui disparaîssent. Une publicité avait attiré l’oeil de Danielle. Supposé être le meilleur restaurant Indoue de la planète, une photo montre le temple du Taj Mahal. Danielle trouve intéressante l’idée d’avoir repris le Taj Mahal. Nous nous dirigeons vers le Sitar restaurant. Arrivé sur place, un restaurant bîn ordinaire. Fausse représentation encore une fois.

Nous décidons de boycotter et nous nous arrêtons pour dîner au Old spaghetti factory. C’est une chaîne de restaurant dont la spécialité, vous l’avez deviné est le spaghetti. Nous nous retrouvons dans le premier restaurant de cette chaîne. Construit dans une vieille manufacture remplit d’antiquités, celles-ci servent de décoration. En plein milieu de la pière, un vrai tramway 1904 sert de salle supplémentaire pour servir des repas. Assez original.

Le rapport qualité-prix du repas était excellent. Petit incident qui mérite que j’en parle puisque j’en ai été la victime. Danielle a commandé un spaghetti moitié-moitié avec 2 sauces différentes. J’ai commandé un spaghetti avec sauce champignons. Dans mon spaghetti complet, j’ai 3 champignons. Danielle dans sa moitié en a 9! Je tente d’expliquer l’injustice que je vis a la serveuse. Peine perdu, elle me dit que c’est comme ça. Si j’avais été a sa place, j’aurais repris l’assiette et demander au cuisinier de rajouter quelques champignons. Il n’y aurait pas eu d’histoire et le Old spaghetti factory ne se retrouverait pas dans mon blogue avec une mauvaise notre a leur dossier. Mais bon. Je n’ai pas insisté pour ne pas gêner Danielle devant une éventuelle crise pour mes champignons. Danielle m’a consolé en m’offrant quelques-uns de ces champignons.

Nous reprenons le Sky Train dans une direction différente pour visiter d’autres quartiers. Je suis surpris car il n’y a aucun contrôle systématique des billets. Seul une note mentionne que nous pouvons être inspecté a n’importe quel moment. Nous avons passé des heures dans le Sky Train, dans toutes les directions que nous avons fait au moins une fois chaque. Personne ne nous a demandé nos billets.

C’est tout le contraire des métros de France. A Paris, il n’y a aucun contrôle. Sauf que pour sortir de la station, vous devez avoir un billet valide. Sinon, la sécurité vient vous cueillir. Je sais, je  me suis perdu et j’ai dû m’expliquer aux agents pour pouvoir sortir. Mais a Vancouver, aucun contrôle, c’est assez stupéfiant.

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

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Vancouver trolley company, Aquarium de Vancouver et le Stanley Park

Vancouver Trolley company, Aquarium de Vancouver et le Stanley Park

Chapitre 20                       Dossier Ville de Vancouver, Francophonie

Dimanche 29 juin. Nous débutons la journée en nous rendant au Parc Vanier. Nous y retrouvons le musée maritime, le musée de Vancouver et le Space Centre, une sorte de planétarium. Après avoir discuté avec la préposé a l’accueil, aucune des activités nous attirent.

Nous décidons d’acheter les billets pour « The Vancouver Trolley company« . Un autobus déguisé en ancien tramway. Le billet est bon pour 2 jours et nous pouvons monter et descendre autant de fois que nous le voulons dans ce tramway.

Pendant le trajet, nous tentons d’identifier les arrêts qui pourraient nous intéresser. Pas grand chose finalement. La majorité des arrêts sont des hôtels pour ramasser des clients. Il y avait tout de même un tour guidé de la ville, mais le conducteur machait tellement ses mots qu’il en était presqu’incompréhensible. Il avait l’air d’avoir une fixation sur l’argent et les vedettes. A chaque building que nous rencontrions, il se faisait un plaisir de nous dire combien cela avait coûté a l’époque et combien il valait aujourd’hui. Comme si toute l’histoire d’une ville se résumait a quelques chiffres financiers. A chaque hôtel, il nous faisait la liste des vedettes qui avaient déja couché dans celui-ci. Comme si toute l’histoire d’une ville se résumait a quelques chiffres financiers et les déplacements de quelques vedettes.

Nous décidons de faire un arrêt a l’Aquarium de Vancouver qui se trouve dans le Stanley park. Nous n’avons pas été déçu de ce choix. Le nombre d’espèce de poissons présenté est impressionnant. Les décors intéressants. Un spectacle de dauphins cloture notre visite après que nous ayions arrêté quelques instants pour regarder un bébé béluga. Sa mère avait accouché 20 jours plus tôt.

Après l’aquarium, nous avons marché jusqu’au prichain arrêt du tramway, la place des Totem. 8 Totems qui s’élancent vers le ciel et la visite est terminé. Mis a part quelques boutiques de souvenirs et de rafraîchissements.

Nous reprenons le tramway pour retrouver l’automobile. Déçu de cette attraction. 35$ pour un tour guidé. S’il ne m’avait pas promis de pouvoir l’utiliser pendant 2 jours et de faire les arrêts que je voulais, j’aurais possiblement été moins déçu. Pour vendre leur salade, ils ont mis le paquet. J’ai acheté le produit, maisl il n’était pas a la hauteur des promesses faites. On pourrait peut-être dire que le produit est pas si mail mais qu’il a été très mal vendu.

La canicule continue de frapper. Cela diminue nos énergies et notre goût de visiter d’autres attractions.

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

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Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

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