Passages nuageux sur ciel ensoleillé

Passages nuageux sur ciel ensoleillé Sunny Boy

Dossier Suicide

En 2006 j’ai tenté de me pendre. Contrairement à ce que certains pensent, ceux qui veulent se suicider ne le font pas toujours sur un coup de tête mais y pensent, y travaillent, l’envisagent pendant de longs mois, voire des années, consciemment, patiemment, méticuleusement.

Il est particulièrement déplacé de traiter de «con» quelqu’un qui souffre ou de prétendre qu’il tient encore à la vie parce que sinon il aurait déjà tenté de mourir. Désirer se tuer sincèrement est une chose et passer à l’acte en est une autre. Mais la seconde ne vient pas si on ne passe pas par la première.

Quiconque n’a jamais pensé au suicide ne devrait pas être autorisé à faire des reproches et des accusations à ceux qui vivent avec cette idée depuis des années, ou prétendre que la vie est belle. C’est son avis, sa vision de la vie. C’est peut-être sa vie, mais ça n’a rien à voir avec la souffrance de l’autre.

Les mauvais conseillers n’écoutent qu’eux-mêmes et n’essaient pas de se mettre dans la peau de l’autre, de celui qui souffre. L’empathie ne s’apprend pas à l’école.

Depuis l’adolescence je pensais à mettre fin à mes jours. Je ne me sentais pas à ma910632_-suffering- place. C’est toujours le cas. À la suite de viols répétés commis par un membre de ma famille, j’ai fini par sombrer dans une dépression qui s’est transformée en psychose. Et ce n’est qu’en 2006 à l’âge de 24 ans que j’ai tenté de me pendre. Pendant des mois j’ai cherché les meilleures méthodes.

En même temps, par ambivalence, j’avais peur de l’état dans lequel, si je me tuais, je laisserais ma famille qui n’était pas au courant de ces agression subies pendant des années. Un homme qui passait aux yeux des autres comme quelqu’un de bien, de généreux et qui réussissait. Un homme marié à une femme qui ne pouvait pas être au courant de certaines choses. Je revois cette femme aujourd’hui, cette tante dont le sourire crispé posé sur moi en dit long. Et moi j’étais celui qui sombrait sans qu’on comprenne pourquoi. J’étais le vilain petit canard, posé là, dans des états déplorables. Des semaines sans manger, dans le noir, à dormir, des mois sans hygiène. L’enfer.

Le premier cadeau de la vie fût le décès naturel de mon agresseur. Une crise cardiaque. Sur le moment, ce fût des pleurs de soulagement et de colère entremêlés. J’ai pensé qu’il y avait une justice finalement.

Mais les années ont passé et je vivais toujours dans la haine. J’ai fini par pardonner à cet homme, tout en n’arrivant pas, malgré tout, à remonter la pente dans mon cœur. J’ai abandonné les études. J’avais de grandes difficultés à me faire des amis. Je suis agoraphobe. Les seules choses que j’étais capable de faire était peindre, écrire, lire et aller au cinéma, que j’adore. Ces occupations peuvent paraître futiles, mais de nombreuses fois, j’ai pensé ne pas mourir pour continuer mes œuvres. Et plusieurs fois, elles m’ont sauvé la vie. Comme quoi la vie tient à presque rien.

J’ai fui de chez mes parents pendant trois ans. J’ai rencontré des hommes et je suis tombé dans la prostitution masculine. J’ai curieusement su éviter l’alcoolisme et la drogue. J’ai vu des choses très sombres autour de moi, j’ai vu que j’avais une grande capacité d’encaisser le mal. J’ai connu la rue.

Un jour mes parents m’ont retrouvé et m’ont ramené chez eux. Ils ont entrepris des démarches pour que je reçoive l’aide sociale que j’avais toujours refusée. Ils m’ont trouvé un thérapeute à l’écoute…

À mon retour chez eux, j’ai tout de même tenté de me pendre. Pour qu’ils aient un meilleur souvenir de moi, j’ai menti sur mes sentiments de désespoir pendant 3 mois. En apparence, je sais très bien montrer de la gaieté. J’ai un côté rayonnant qui peut faire énormément de bien aux autres. À l’intérieur, dans mon esprit, mon âme et mon cœur, c’est l’abattoir, l’horreur et les ténèbres. L’impression de n’être chez moi nulle part sur cette planète. De ne pas être fait pour la vie à moins qu’elle ne soit pas faite pour moi. Je pense que beaucoup de lecteurs me comprennent.

Pendant 3 mois, j’ai joué le rôle de  celui qui reprenait goût à la vie. J’écoutais, je réagissais en fonction de ce qu’on attendait de moi. Rien de plus facile. Je n’arrivais pas beaucoup à sortir mais j’ai tout de même fait semblant d’aller un peu mieux. Un jour, j’ai attendu que mes parents soient sortis. J’ai fait le ménage dans ma chambre, j’ai jeté beaucoup de vêtements, j’ai rédigé une lettre très précise et très courte, qui leur disait, en gros, de ne pas être tristes, que c’était mon choix et que c’était probablement le meilleur que je puisse faire en tant qu’adulte.

La vie est ainsi faite: par le plus grand des hasards, mon grand frère est entré dans l’appartement, alors que ce n’était pas prévu, au moment même où je poussais la chaise et que je n’arrivais plus à déglutir. Une sensation effroyable la pendaison! Il m’a retenu à temps et m’a sauvé la vie. Il était venu à la demande de ma mère pour ne pas que je reste seul ce jour-là. Elle avait un mauvais pressentiment.

J’ai passé quelques mois à hôpital psychiatrique. Aujourd’hui, je suis toujours enfermé, chez mes parents, qui sont dépassés. Incapable de travailler, de parler, de me lier à quelqu’un. Je le dis avec humour mais, les seuls êtres vivants avec qui je m’entends, ce sont les chiens, les chats et les perroquets, qui d’ailleurs m’apprécient fortement. À croire qu’eux m’acceptent sans discuter dans leur monde. Je suis aussi incapable d’aimer la société et l’avenir de consommateur ou de miséreux qu’elle offre au bout du compte.

J’ai des épisodes psychotiques traités. Je reste lucide dans ces bouffées délirantes. J’envie ces malades qui ne se rendent pas compte.

Le soir, avec ma lunette astronomique je regarde les étoiles dans le ciel, la seule chose qui m’intéresse en ce moment. À force de regarder le ciel, je me demande comment les croyants peuvent penser une seule seconde mériter après leur mort une chose aussi incroyablement belle et immense, une chose aussi réelle que le ciel, aussi belle.

Aujourd’hui le désir de mourir est inhérent à l’air que je respire. Quand je me réveille, je pleure, quand je me couche, je prie n’importe qui de me permettre de partir tranquillement dans mon sommeil. Je n’ai pas très envie de retenter la pendaison, parce que c’est particulièrement douloureux. Je sais qu’il existe des étouffements possibles aidés de somnifères adéquats. Mais mon thérapeute me surveille de près. J’ai beau lui mentir sur mon désir de mort, je vois bien qu’il le perçoit malgré tout.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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64 Réponses

  1. Très dure la lecture de cet article, mais très éclairante. Je vous remercie de l’effort fait pour partager des sentiments aussi intimes. J’ose espérer que votre témoignage sera utilse à d’autres qui pourraient se retrouver dans un état d’âme similaire.

    Des blogs comme celui-ci, avec un contenu d’une telle qualité et des valeurs aussi positives pour l’amélioration de notre société, sont trop rares. Félicitations!

  2. Merci Philantropie pour votre commentaire.

    Les témoignages que nous partageons permettent à ceux qui les font d’exprimer et d’assumer une partie de leur vécu, de les valoriser dans la démarche qu’ils ont entrepris. Ce qui est positif pour eux-mêmes au départ.

    En même temps, le témoignage des uns permet aux autres de se reconnaître, en tout ou en partie. Les gens comprennent qu’ils ne sont pas seuls à souffrir et qu’il y a moyen de pouvoir s’en sortir, de briser leur isolement.

  3. Je me reconnais dans ton récit, et j’ai 40 ans. Maintenant, j’aimerais mourir dans mon sommeil, mais comme ça ne vient pas, je cherche une méthode sure et plus « scientifique ». On devrait avoir le droit de choisir de mourir sans souffrance, car les moyens existent. Cela devrait être un droit humain fondamental.

  4. Bonjour Dave et bienvenue sur notre site.

    Tu peux nous parler de la souffrance qui t’habite. Avez-vous des gens de confiance autour de vous avec qui vous pouvez parler de vos difficultés? Avez-vous déjà contacté une des ressources présentées?

    Au plaisir de vous lire Dave.

  5. je sais que l´envie de vivre n´existe plus elle ma quittee ily a bien lontemps.
    je n+ aime pas la souffrance .ni la douleurs je crois que la methode que j ai chosie et une de meilleurs
    fermer son garage apres avoir pris 2 ou 3 sommiferes
    boire une bonne bouteille de bordeaux et laisser son moteur
    allumer ´le reste se fait tout seul,je n´est plus peur, plus peur de mourir j´ai seulement de quoi esge besion je ne le sais pas moi meme je perd seulement mes ataches dommage que je ne puisse pas aissi regarder les etoiles (einfach So)

  6. Bonjour Gérard.

    Il y a des ressources qui peuvent vous aider. Les avez-vous déjà contacté? Ne restez pas seul avec cette détresse qui vous habite. Avez-vous des gens de confiance avec qui vous pouvez parler?

    Revenez-vous Gérard et parlez-nous de votre souffrance.

  7. […] à la publication du texte sur le suicide de Sunny Boy, Patricia Turcotte nous a fait parvenir ce […]

  8. […] les politicien… sur Les mensonges de nos poli…Commentaires sur le … sur Passages nuageux sur ciel…raymondviger sur Suicide sans souffrance, comme…daniel proulx sur Suicide sans souffrance, […]

  9. […] Passages nuageux sur ciel ensoleillé 18 11 2008 (tags: idées opinion) […]

  10. Ces paroles me touchent particulierement. Nous avons beaucoup de point communs, sans avoir exactement la meme experience… C’est comme si tu avais lu dans ma tete pour ecrire tout cela. Je suis a la fois horrifié et réconforté de savoir que je ne suis pas le seul a penser de la sorte. Nous avons cette grosse difference qui est que je n’ai jamais tenté de me pendre, mais mon petit frère l’a fait, et étant donné que je n’était pas la…. Il s’en est allé ! J’aurai preferer etre a sa place. Vie de m….

  11. Bonjour Rémi.

    Nous ne sommes pas seul face aux événements difficiles et à la souffrance qui en découle.

    Perdre un être cher n’est pas facile, par suicide c’est encore plus difficile. On passe par différentes étapes: frustration, injustice, culpabilisation, colère… Faire notre deuil prends un certain temps durant lequel nous traverserons plusieurs étapes et plusieurs émotion, parfois contradictoire.

    Il faut prendre le temps de passer à travers ces étapes pour compléter notre deuil. Parfois, nos proches suffisent pour le faire. Dans d’autres cas, nous avons besoin d’aides professionnelles. Il ne faut pas hésiter pour le faire.

    Revenez-nous Rémi. Faites confiance en la vie. Un jour à la fois, nous pouvons y arriver.

  12. « Faites confiance en la vie »…. Cela parait si naturel pour tellement de gens ! Je ne peu pas m’empecher de vous regarder comme des etres venu d’une autre planete, je ne comprend pas bien ce concept comme quoi « la vie est belle », « les choses positives ressortent plus que les choses negatives »… Je dois surement avoir une connection qui ne se fait pas dans mon cerveau, car je n’arrive pas a vous comprendre, vous les gens « normaux » (non depressif), qui avez cet amour pour la vie.

    Parfois j’aimerai etre né dans un pays ou la famine sévis, et n’avoir comme nul autre but de chercher a me nourrir… Ne pas avoir le temps de réfléchir, ni de penser.

  13. Bonjour Rémi.

    J’ai fait une grosse dépression, suivi de 2 tentatives de suicide. Les paroles que tu nous présentes ici ressemblent étrangement à celle que je disais dans cette période de la vie.

    Quand on passe à travers une période dépressive, on réussit à vivre et à apprécier diffléremment notre vie. Reste ouvert au fait que les choses peuvent changer. Plus vite que tu ne peux te l’imaginer.

    On marche comme dans un tunnel noir qui n’en fini plus. Mais quand on commence à voir la lumière au bout du tunnel, tout s’illumine rapidement.

    Un jour à la fois, un pas à la fois et tu pourras te rédécouvrir un nouveau mode de vie qui va te satisfaire et te rendre heureux.

    Ça peut sembler difficile à croire au début. Mais tu n’es pas seul à passer par là. Nous sommes des milliers sur ce site à vivre des souffrances extrêmes qui nous amènent à envisager le suicide comme seule finalité.

    Ne reste pas seul avec ce que tu vis. Regarde autour de toi s’il y a des gens de confiance avec qui tu peux t’ouvrir et partager ta détresse. Regarde s’il y a des associations qui peuvent te soutenir. Quelles sont tes activités qui font baisser un peu la pression?

    Pour l’instant, c’est comme si tu vis dans un pays où la famine sévi. Une famine émotive, un pays où peut-être tu t’es isolé et que tu es seul. Ton seul but est de chercher à te nourrir émotionnellement et affectivement.

    Au plaisir de te parler et de te lire Rémi.

  14. […] au texte «Passages nuageux sur ciel ensoleillé», de Sunny […]

  15. Bonjour,

    Comme beaucoup de personnes mon reve et mon desire le plus cher est de mourrir… Cela depuis ma plus tendre enfance, a l’age de 9 ans j’ecrivais au crayon su les murs de ma chambre: » Je veux mourrir »… Je suis une jeune femme de 32 ans, aux yeux des autres tout pour etre heureuse et pourtant ce mal etre a toujours etait presents en moi, plusieurs tentatives mais aucun resultats!!! sauf celui de me retrouver internee dans un hopital psychiatrique… ma mere m’a fais enfermee pensant surement que ca m’oterais cette folle envie de mourrir, mais cette envie ne me quitteras pas, elle est bien trop ancrer en moi.
    J’ai tout de meme reussi a voiler la face de ma famille, moi aussi je fais celle qui va bien, toujours le sourire (c ce qu’on dit de moi) et pourtant si les gens qui m’entoures savaient… Plusieurs seraient decu…
    Je vie en couple mais je ne desire pas d’enfant pour justement ne pas transmettre ce mal de vivre a un bebe qui lui n’a rien demander, et aussi et surtout parce que je sait que dans un avenir proche je vais refaire une tentative. Je me souhaite que celle ci sera la bonne….
    J’ecris juste pour dire que je pense que ce mal etre est un mal profond que l’on a en nous depuis notre etat de foetus, surement a cause des non dits de famille, des secrets que nos chers mere portent en elle comme elle porte un enfant. Je pense que peu de personne peuvent comprendre les gens qui desirent mourrir plus que tout, a ces personnes je voudrais leur dire qu’elles ont beaucoup de chance d’etre en paix avec elle meme

  16. Bonjour Fato.

    J’ai passé à travers la crise suicidaire avec 2 tentatives de suicide. J’ai longtemps pensé que cette souffrance extrême qui m’habitait était génétique.

    Même s’il y a eu plusieurs suicide parmi mes proches et que l’idée de mourir m’a habité depuis ma tendre enfance, je peux te dire que ce n’est pas génétique.

    De plus, ne pense pas que cette souffrance est obligatoirement permanente. On peut en sortir et réapprendre à vivre différemment et profiter de la vie.

    Tu as raison de mentionner que les non dits dans une famille peuvent être mortelle. Mais tu as la possibilité de changer cela.

    Regarde autour de toi pour trouver des personnes de confiance avec qui tu peux t’ouvrir et parler honnêtement de ce que tu vis. Dans ta famille ou parmi tes amis, ne reste pas seul avec cette détresse qui t’habite.

    Reviens-nous Fato et parle-nous de ce que tu vis.

    Au plaisir de te lire.

  17. bonjour, j’ais lu tn récit, et je suis contente de savoir que je ne suis pas la seule comme ca. je suis jeune, jais 14ans, je ne me sens pas comme les autres…a l’ecole je suis celle qu’on embete tout le temps avec des propos blessants…je me suis détruite assez facilement a cause des autres. mon désir le plus grand est aussi de mourrir…je me suis loupé je ne sais combien de fois. Je fais semblant d’aller bien, je joue bien la comedie a mon avis car mes proches ne voyent rien. je dis a mon psy que je vais bien. je pleurs tous les soirs en cachette, vivre pour moi est une souffrance journaliere. je ne trouve pas ma place ds ce monde pourtant j’ais tout pour etre heureuse mais les gens ne me comprennent pas, comme tu le dis ils nous insultent , mais nous on ne voie pas la vie comme eux. chacun a sa propre vision de la vie, moi j’ais le mal de vivre et j’ais limpression que mon seul remede c’est la mort….dans notre société il y a de plus en plus de depression, mais tout le monde ferme les yeux. moi je suis la, jeune, mais avec le degout de la vie et j’attend avec impatience mon dernier souffle…

  18. tout d’abord je voudrais dire a ce chere mr raymond qu’il se foule pas des masses pour les messages car il ecrit toujours pareil a tout le monde…
    Pour toi cassandra, je te remercie de ton message, non pas que je me sente moin seule, mais je me dis une personne au moin peu comprendre mon desarroi… ceux qui vont bien te diront tu es jeune ta la vie devant toi, moi je te dis arme toi de courage car la vie te feras miroiter quelques elans de joie pour mieux te les reprendre, elle a encore bien des tours a te faire… Courage a toi Cassandra

  19. Bonjour Fato.

    Je peux comprendre ton désarroi pour avoir passé par là. Et tu n’es pas la seule à vivre cette détresse sur ce site. Nous sommes des milliers. Je vous laisse quelques adresses de billets où il y a plus de commentaires. Cela vous permettra de pouvoir être vu et lu par tous ces gens qui vivent une détresse similaire.

    http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/15/comment-se-suicider-moyens-pour-se-suicider/

    http://raymondviger.wordpress.com/2007/11/19/suicide-sans-souffrance-comment-se-suicider-se-donner-la-mort-sans-douleur-rapidement-moyens-pour-se-suicider/

    Je vous remercie pour le message de courage que vous offrez à Cassandra.

    Il ne faut pas rester seule Fato avec tout ce que l’on vit. En jouant un rôle devant ses proches, ses amis, sa famille, on s’isole et on ne peut pas trouver l’aide que nous méritons. Avez-vous au moins une personne de confiance dans votre entourage avec qui vous pouvez vous ouvrir?

    Au plaisir de vous lire Fato.

  20. Bonjour Cassandra.

    La vie est composée d’une série de deuil dans lesquels nous devons apprendre à les vivre, à leur donner un sens. Chaque événement, aussi pénible soit-il à un petit cadeau à nous offrir. Il s’agit d’être ouvert à le recevoir, à le trouver.

    Les événements de la vie forgent ce que nous devenons. En les assumant, on apprend à grandir avec.

    Garde courage et ne t’isole pas dans ce que tu vis.

    Au plaisir de te lire encore Cassandra.

  21. merci pour tes conseils, japprends a vivre avec mais cela est tres tres dure. mon caractere s’est effectivement forgé, il marrive detre mechante et repousser les gens qui m’aiment. penses-tu que cela est normale ?

  22. o fait, merci a fato aussi.

  23. Bonjour Cassandra,

    Quand nous sommes une personne sensible, il arrive que l’on se fasse blesser plus facilement. Comme une huître, on se referme rapidement et facilement. C’est correct de se protéger des gens que l’on ne connaît pas ou qui n’ont pas acquis notre confiance. Mais il faut aussi être capable de s’ouvrir à quelques amis avec qui ont peut partager plus d’intimité. Il faut apprendre à se faire confiance et à faire confiance à la vie.

  24. oui, je pense que tu as raison. je vai essayer de faire des efforts pour moins repousser les gens qui m’aiment et tiennent à moi…

  25. Bonjour Cassandra.

    Félicitations pour ton ouverture d’esprit pour essayer de t’ouvrir aux gens qui t’aiment et qui tiennent à toi.

    Donne-nous des nouvelles quand tu veux. C’est un plaisir de te lire.

  26. coucou tout le monde ! j’éspere que vous allez bien, mes efforts ont payer, je reprends gout à la vie meme s’il m’arrive encore de pleurer régulierement et de ressentir un sentiment de solitude sans que personne puisse m’aider… mais bon enfin bref, je rigole et cette fois ci avec sincerité, j’ais appris à redevenir heureuse meme si certaines images me hantent encore, j’ais du mal à penser encore aujourd’hui que mes camarades m’ont mis dans cet états… je sais maintenant sur qui je peux compter meme si j’ais beaucoup de mal à me confier. je vous redonnerai de mes nouvelles promis. si il m’arrive de replonger dans la dépression je sais à qui le dire et au moins raymondviger ne me prendra pas pour une idiote. merci beaucoup ! gros bisous

  27. Bonjour Cassandra.

    Je suis content de voir les améliorations que tu vis. Un jour à la fois, fais confiance à la vie. Et n’hésite pas à revenir si tu en as besoin ou encore pour donner des nouvelles.

    Au plaisir de te lire.

  28. bonjour, j ai mûrement réfléchi et analysé ma vie, mon avenir (j en ai aucun) mais c est ma souffrance qui est insupportable et irréversible qui me pousse à commettre cet acte qui me délivrera, de cette douleur immense qui me ronge, j ai tellement mal j ai du mal à respirer. La douleur dentaire n es qu une piqure d insecte à côté. J ai déjà tenté de mettre fin à mes jours mais ma copine de l époque est rentré plus tôt que d habitude, j ai fais 15 jours d hôpital, et j étais encore plus mal, car pour moi c était un échec cuisant.
    Je ne comprends pas pourquoi les forums sur le suicide sont tabous où carrément interdit, puis certain se moquent ou nous jugent, de quel droit font ils cela???
    Mon corps m appartient ainsi que ma vie, pourquoi ne devrais pas pouvoir en disposer à ma guise???
    J ai décidé de mourrir et rien ne me fera reculer, au contraire j attends cette délivrance depuis fort longtemps. En ce moment je suis avec ma famille on fait un grand repas, je fais semblant de sourire je blague même parfois, je veux qu ils aient une dernière image de moi, comme quelqu un qui aime la vie mais ce n est vraiment pas le cas, je me suis disputé avec ma meilleure amie, car elle aussi ne me comprends pas.
    Je n ai pas peur de la mort ni de la douleur, ceux qui mettent des post du genre « comment se suicider sans douleur » etc… Je doute qu ils veulent vraiment en finir, mais demandent plutôt de l aide…
    Moi ce n est pas mon cas je ne demande d aide de personne, j ai posé 2 questions au début de mon post j espère que j aurais des réponses car je ne comprends pas pourquoi je ne pourrais disposer de mon corps et de ma vie comme je l entends, sans que l on tente de m en empêcher où de me mettre des bâtons dans les roues.

  29. Bonjour Désespoir.

    Vous voulez que vos proches aient un bon souvenir de vous. C’est pour cela que vous leur cacher votre détresse et que vous vous forcez à sourire et faire des blaques.

    Et si vous vous suicidez, comment vont-ils s’expliquer cette différence entre, d’un côté, le fait que vous paraissiez heureuse et, d’une autre côté, suffisamment souffrante pour vous suicider? Ne croyez-vous pas qu’ils vont culpabiliser de ne pas avoir été capable de deviner ou de comprendre vos intentions suicidaires? Ne croyez-vous pas que cette culpabilité dans laquelle vous allez les plonger risque de les rendre eux-mêmes suicidaires?

    Ne jugez pas la crise des autres et parlez-nous de la vôtre. Parlez-nous de cette souffrance qui vous habite et vous empêche de pouvoir apprécier la vie telle qu’elle est. Parlez-nous de cette détresse qui vous ronge et qui vous fait envisager le suicide comme étant la seule avenue possible.

    Au plaisir de vous lire Désespoir.

  30. Avant de te répondre je tiens a préciser que je suis homme. D après certains mots dans ton post tu pense que je suis une femme.

    Cela fait maintenant 6 ans que je souffre, mais avant cela j ai moi même fait souffrir sans m en rendre compte (car j étais déboussolé à l époque) l amour de ma vie, à maintes reprise j ai cru la récupéré et à chaque fois le destin s en mêlé et nous séparé. Je ne peux pas rentrer dans les détails ce serais trop long, et maintenant au final je sais que je l ai définitivement perdu, un amour comme ça il n y a qu un dans la vie d un homme, et j irais même plus loin en disant que certain ne le rencontreror jamais.
    J ai tout essayé pour lui prouvé mon amour, j ai eu un petit espoir…
    Elle me l a bien fait comprendre, puis sans raison elle a changé d avis, sans me donner d explications
    Et me dit que je peux mourrir, si tel est mon choix, car je ne la récupérerai jamais! Je ne sais pas pourquoi ce soudain revirement. Et depuis c est « casse toi tu me fais chier » et j en passe… J ai essayé de vivre sans elle (6 ans ) je n ai connu que la souffrance et la dépression. Ma famille n est pas au courant de tout, et il ne me comprendrons pas de toute façon.
    Je ne peux plus… J ai plus la force! J attends ma délivrance avec impatience, je laisse 2 enfants derrière moi, dont un que je ne vois plus, j ai grandi sans père et je n en ai pas souffert. Plus le temps passe plus j ai mal, c est insupportable, et étant pilote d un 2 roue je ne prendrais aucun médicaments genre anti desserreus et tout autres merde du genre.
    Cela fait plus d une heure que je suis devant une bretelle d autoroute, je me soule un peu pour me donner tn peu plus de courage, mais pas trop car je dois quand même garder mes réflexes.
    Je vais m engager sur l autoroute à contre sens, je vais me faire plaisir en évitant les voitures, en 2 roues c est faisable, crois moi… Le premier gros camion que je vois (on les reconnaît facilement de nuit on dirait des arbres de noël)
    Le choc frontal me laissera aucune chance, et je partirai en ayant pratiqué ma passion. La cabine du poids lourd étant très haute le chauffeur ne risquera rien. Mais par prudence pour ne pas faire de blesser je ferais un travers et me coucherai au sol, afin que le camion me passe dessus.
    Pour ce qui est de ma famille, enfin si je peux appeler ça une famille, je ne pense pas être une grande perte. Puis prendre l autoroute à contresens, ça peut arriver. C est un stupide accident, seule justine (c est son prénom saura la vérité), comme elle s en fout complètement et qu elle n a aucun contact avec ma famille, et que de plus elle habite à 1000km de chez moi, pour mes proches sera tn accident bête, j étais bourré et je me suis trompé voie.
    Ça fait un moment que j observe les voitures qui passe, plus tard dans la nuit il y aura plus de routiers et plus de camions.
    Je suis conscient que je risque de changé d avis, car ce n est pas une attitude naturelle de faire cela, mais avec cette méthode, même si j essaie faire demi tour (j en doute) je serais probablement heurté par le camion.
    Vraiment je souffre trop, et si j en suis arrivé là c est que je ne puis vivre sans elle, comme disait Francis, je l aime a mourrir!

  31. Bonjour Désespoir.

    Désolé pour la confusion.

    Ne pas être capable de vivre sans une femme en particulier, ça s’appelle de la dépendance affective. C’est très souffrant, mais on peut en guérir. J’ai passé par là.

    En ce qui concerne ta passion de la route et ton moyen pour te suicider, je vais te conter l’histoire d’un de mes copains. Il avait tout perdu au Casino. Le jeu compulsif l’avait amené au suicide. Il a pris son auto et tenté de faire un face à face avec un gros camion. Le conducteur du poids lourd le voyant arriver en face à face a tenté une manoeuvre pour l’éviter. Mon copain n’a rien, mais le poids lourd a perdu le contrôle et s’est renversé en sortant de la route. À vouloir se tuer, il arrive que l’on tue les autres. Et cela nous oblige d’apprendre à vivre avec ces nouvelles conséquences que l’on inflige.

    Reviens-nous Désespoir pour que nous puissions continuer à en discuter.

  32. cette nuit j’ai pas mal picolé, j’aurais pas dù… apparement je me suis endormi assis sur le bord de la route, j’ai été réveillé par une patrouille de police ( d’après leurs dires j’avais des propos incohérents, mais je n’étais pas violent ni agréssif) Bref, moi je me souviens de rien, j’ai fini la nuit en cellule de dégrisement, j’ai été libéré ce matin et je me suis tapé tout le trajet A PIEDS pour récupérer ma bécane!!!
    j’aime pas les flics mais je dois dire qu’ils ont assuré car ils avaient mis l’antivol, et en partant du commissariat ils m’ont rendu mes clefs.

    Ton histoire du joueur au casino, qui comme par hasard a eu la même idée que moi, ne tiens pas trop la route (sans faire de jeux de mots déplacés)
    sache deux véhicules arrivant en sens opposés à 100 km/h (par exemple) leur vitesse vu du point de vue de chacuns et de 200 km/h (et non 100km/h comme certains pourrait le penser)

    Donc je doute fortement que ton camion ai pû avoir le réflexe de l’éviter, ton histoire sent le gros bobard, sic’est comme ça que tu compte remonter le moral au gens, en leur mentant, je pense que tu te gourre!

    Sinon j ai déjà eu des chagrins d’amour comme tout le monde, bon ben on s’en remet avec le temps, et le temps passe heureusement.

    Moi je te parle de la femme de ma vie, qui même quand elle me dit des choses méchantes, je ne peux m’enpêcher de l’aimer et de la vénéré!

    Je vais laisser passer un peu de temps, par ce que là je suis claqué et j ai une sacré gueule de bois!

    Mais je ne renonce pas à mon projet d’en finir, je souffre tellement, qu’il faut que ça cesse…

  33. Salut Désespoir.

    Aucune menterie, crois-moi. Je ne suis pas ici pour en conter. La rigoureuse vérité. Voici le lien où j’ai receuilli le témoignage, 2e paragraphe de la section RECHUTE DU JOUEUR COMPULSIF.

    http://raymondviger.wordpress.com/2009/03/01/tmoignage-dun-joueur-compulsif/

    J’ai un gros vécu et j’ai rencontré dans les 20 dernières années beaucoup de gens qui en avaient aussi. Il n’y a pas beaucoup d’histoires que je n’ai pas entendu.

    En ce qui concerne les peines d’amour, il est vrai que certaines ruptures nous rentrent dedans plus fort que d’autres. Il faut amorcer un processus de deuil pour récupérer notre équilibre, récupérer une partie de nous que nous avons laissé partir avec l’autre.

    Cette dépendance affective est une maladie traitre qui nous envahit et nous prends tout. C’est à nous de la reprendre maintenant.

    Au plaisir de te lire Désespoir.

  34. Au vu de ma mésaventure, je me pose tout de même des questions.
    Hier soir j étais bourré comme jamais je ne l avait été dans ma vie, pourtant je n ai pas tellement bû… Et le résultat fût que mes plans morbides en ont été affecté, je trouve cela bizarre tout de même.

    J ai tout raconté a la mère de ma fille, nous nous sommes séparé il y a fort longtemps, et depuis nous nous entendons très bien.
    La connaissant, elle aurait dû m engueuler mais ce ne fût pas le cas, elle qui est si sanguine habituellement, m’a parler avec franchise et gentillesse. Avoir une longue conversation avec elle, m a en partie et je dis bien en partie, fait renoncer au suicide pour le moment. Mais pour combien de temps? Car la douleur est toujours là pourtant et même plus forte qu avant, comment faire pour que cette douleur parte? Outre mes blessures morales et sentimentales, j ai un noeud à l estomac du a mon chagrin, et rien que le sentir (tout le temps) me rappel que je suis malheureux. Je veux bien essayer d oublier justine
    Mais mon corps me trahi en me la rappelant sans cesse, c est le serpent qui le mort la queue… Je tourne en rond.
    Comment puis je faire pour l’ oublier RAPIDEMENT ??? et que le noeud cesse de me rappeler que je l aime plus que tout ?

    je tiendrai pas longtemps dans cet état là.

  35. Bonjour Désespoir.

    Vous avez eu une discussion avec la mère de votre fille. Cela semble vous avoir fait du bien. Elle vous a écouté avec franchise et gentillesse. Peut-être que la mère de votre fille peut être une confidente pour vous? Avez-vous d’autres personnes de confiance comme elle qui peuvent aussi vous écouter.

    Plus on exprime ce qui nous gruge à l’intérieur et moins il nous affecte.

    Au plaisir de vous lire

  36. non la mère de ma fille ne peut peut pas être ma confidente, on s entends bien mais on se parle peu, elle a sa vie et moi la mienne. Je pense plutôt qu elle ne voulais pas que sa fille soit orpheline de son père, bien que nous n ayons pas abordé bd sujet là.
    Ma vrai confidente ne me parle plus depuis 2 jours, car je l ai envoyé sur les roses, l après midi qui précède mon désir de mourrir, depuis je lui envoi pleins de messages et je n ai aucunes réponses, une douleur de plus!

    J ai explosé mon forfait téléphonne mobile, je ne peux l appeler. Mais elle ne répond pas a mes sms, pourtant je me suis excusé à maintes reprises.

  37. Bonjour Désespoir.

    Et pourquoi ne pas lui écrire une lettre. Parlez de comment tu te sent par rapport à l’incident que vous avez vécu il y a 2 jours.

    Tu peux aussi t’écrire des lettres à toi-même. Établir une relation par l’écriture. Partager ce que tu vis. Te répondre.

    As-tu des activités qui te font un peu de bien? Qui font diminuer un peu la pression?

    As-tu pensé t’impliquer dans une association. Cela permet de rencontrer d’autres personnes, de débuter de nouvelles activités. Dans les gens que l’on croise il arrive que certains ont une bonne écoute.

    Au plaisir de te reparler.

  38. La vie me joue de drôle de tour, j ai rencontré une de mes ex sur facebook, justement celle que j pour qui avais quitté justine.
    Elle habite à 100m de chez moi, et on s était jamais croisé. Dès que l on s est vu on es re sorti ensemble, je ne l aime pas et je ne l aimerai jamais, elle aime son indépendance et c est tant mieux.
    Ça me fait tn peu de bien de la revoir et à elle aussi, mais je m oublie pas justine pour autant…

    Voilà c était quelques news de moi.

  39. Bonjour Désespoir.

    Drôle de hasard effectivement. Internet fait de curieuse de chose.

    Elle aime son indépendance, vous avez encore Justine dans la tête. Votre rencontre vous permet de pouvoir vous faire du bien, mais ce n’est pas une relation amoureuse. De part et d’autres, vous avez la tête ailleurs. Les deux, vous en êtes conscient et c’est correct comme ça.

    Cela peut être une occasion de vous aider et de vous soutenir le temps de compléter le deuil de Justine et de continuer votre cheminement.

    Au plaisir de vous lire Désespoir et d’avoir de vos nouvelles.

  40. merci pour cet article, c’est très touchant.

    Je suis un gamin, à peine 20 ans, et je suis fatigué. l’impression d’en avoir assez vu, de ne pas avoir ma place, et surtout j’ai l’absence d’envie d’avoir ma place…

    tout petit, je me suis toujours mis en retrait des autres. malgré tout quelqu’un de sociable, je n’allais vers les gens que dans le but de les observer, de les comprendre. certainement dans l’optique de me comprendre moi même. j’ai grandi avec le sentiment ineffable que ce monde n’était pas fait pour moi. je n’y vois que ce que je hais. la superficialité, la haine, l’ignorance… petit à petit, j’ai perdu l’envie d’aider ce monde à être beau, à être tout le contraire de ce que je hais. mais ma vie est très courte.

    J’ai toujours gardé sur moi un sourire radieux, autant pour les gens de ma famille que pour ceux qui me confient leur tracas ou petits bonheurs. je n’ai jamais recherché dans l’autre une main tendue, car je n’ai pas envie de l’attraper, sachant pertinemment qu’il n’y a au bout de cette main que ce que je hais: la superficialité, la haine et l’ignorance. nous sommes tous tout seuls face aux autres, et cette société humaine est perdue. les plus « valeureux » hommes, ceux là même qui créent des assoss ou font leur BA ne le font que pour leur salut ou parce qu’ils sont autant aveugles que moi, et eux ont autant d’espoir en ce monde que j’ai de desespoir. c’est un monde en dent de scie, avec des personnes qui tendent aux sommets, et ceux qui visent les profondeurs. bien sur cela change, mais malgré tout, lorsque l’on hais ce que je hais, notre cause est tout de même perdue.

    paroles légères que sont mes mots, cri du désespoir…

    Cet article dit une vérité: on peut penser se tuer longtemps, très longtemps avant d’agir enfin. J’y pense depuis longtemps, et la libération approche. je suis curieux de faire le voyage, et mon dernier petit soleil se trouve dans la vallée des morts. ceux qui ne veulent pas mourir ont souvent peur de la mort. ceux qui, comme moi, ont depuis longtemps ce souhait attendent soit le néant absolu soit libération totale. dans tout les cas, on ne peut être déçu :)

  41. Salut Petit gars de passage.

    Merci pour ton témoignage. J’espère que tu nous reviendras pour que nous puissions en parler plus.

    Dans ce monde, on y voit ce que l’on veut bien voir. On peut n’y voir qu’injustice, superficialité, haine… Mais on peut aussi apprendre y voir ce qu’il y a de beau. La beauté que l’on peut percevoir part de nous, de ce que nous sommes et de ce que nous voulons devenir.

    Nous sommes seuls face aux autres dans la mesure où l’on se referme sur soi et que l’on ne veut pas apprendre à s’ouvrir aux autres. Tout part de nous. Tu as la possibilité de créer cette ouverture envers les autres, à trouver un pont de communication entre toi et le restant du monde.

    Ne reste pas seul dans ton coin. Accepte de t’ouvrir pour laisser entrer un peu d’air frais, un nouveau regard sur notre monde.

    As-tu des amis de confiance avec qui tu peux parler? As-tu déjà contacter des ressources comme celles présentées dans le billet?

  42. merci pour la réponse :)

    je vois ce que je veux voir, c’est entièrement vrai. comme je le dis dans mon message, je suis un aveugle.

    Et malgré que je me sente hors du monde, il est des personnes que je veux proteger de mon influence qui est tout de même négative quant à cet absence d’envie de vivre. mes proches, je les écarte de ça, et je porte toujours un masque qui ne m’a jamais trahi. Pour ce qui est des ressources, je crois que j’ai un défaut humain trop évident pour me faire aider ainsi: je suis un fier. et c’est petit, tout petit d’être fier. je veux tout faire tout seul, sans aide. c’est mon plus gros défaut. je crois que je veux vivre seul aussi. et mourir ainsi…

  43. Bonjour Petit gars de passage.

    Une fierté qui vous isole. Une grande qualité humaine c’est l’humilité et la franchise de dire à un proche que l’on a besoin de son aide. C’est une des plus belles façons de créer une relation solide.

    Écarter vos proches n’est-il pas une façon d’écarter des solutions à vos problèmes, à votre mal de vivre?

    Nous avons tous besoin de quelqu’un d’autre dans diverses périodes de notre vie.

    N’hésitez pas à briser cet isolement qui vous entoure.

    Au plaisir de vous lire et de continuer à partager.

  44. Bonjour Raymond.

    ma pensée va vers ceci aujourd’hui: lorsque la seule envie qui nous illumine est l’envie de mourir, n’écartons nous pas toutes les mains tendues qui pourraient nous empêcher d’assouvir notre vœu? Je ne suis pas triste de me tuer, au contraire, c’est un soulagement que de l’envisager dans un futur proche. je suis toujours en compagnie de personnes qui m’apprécie, mais je ne trouve en elle aucune envie de me réfugier, car je sais au fond de moi que le véritable refuge n’est pas là, et que ça ne serait que repousser par des leurres une inévitable fatalité. nous sommes une goute d’eau dans un univers qui nous dépasse. lorsque je regarde la pluie tomber, peu m’importe de savoir si la goutte qui dévale ma fenêtre va ou non atteidre le contour de celle ci. Je considère ma vie ainsi. peu m’importe de vivre 15, 25, 100 ans de plus, car tout ce que j’aurais fait ne m’aura servi à rien. je n’ai nul besoin de salut, nul envie de postérité (postérité, qui n’est que la preuve d’une maladie mentale: laisser quelque chose au monde, c’est lui donner une illusion qu’il n’est rien au final, qu’il ne sera plus.)

    Mourir avec le sourire au lèvre, car malgré tout l’animal prend le dessus, et nous ne restons que des bêtes vide de sens. il n’y a rien à comprendre, nous sommes un hasard. nous avons juste une chance, celle de mettre un terme à ce qui nous parait insupportable.

    « douce fatalité, dans tes entrailles je me noie, j’y péri, j’y survit. »

  45. Bonjour Petit gars de passage.

    Nous ne sommes qu’une goutte d’eau. En tant que société, la somme de ces gouttes d’eau forment les nuages qui permettront aux fleurs, fruits et légumes de pouvoir grandir.

    La somme de ces gouttes d’eau forment ruisseaux, rivières et lacs permettant d’offrir un habitat à la faune aquatique et terrestre de pouvoir vivre.

    Dans nos proches ce n’est pas qu’un refuge ou une forme de dépendance qu’il faut trouver, mais une relation pour vous permettre de vous aider à trouver un sens à votre vie et à votre existence.

    Il y a des gens qui vous apprécient. Comment en arriver pour que vous puissiez vous apprécier vous-même à votre juste valeur?

    Au plaisir de continuer à vous lire et à partager avec vous.

  46. Bonsoir Raymond.

    Il est assez paradoxal de dire cela, mais je pense que mon existence ne peut avoir de sens que dans le cadre d’une existence immortelle. La vie mortelle est une folie.

    Nous sommes des mouches emprisonnées dans des bocaux de verres, et la plupart d’entre nous continuent de voleter aveuglément, comme si le fait de vivre pleinement leur permet d’oublier qu’un jour ils vont mourir. Profiter de la vie, c’est comme ça que ça s’appelle. J’ai toujours détesté faire quelque chose qui au bout du compte n’amène à rien. on vit pour mourir. fin des hostilités. rideau. C’est encore pire de vivre dans l’attente de cette fin ridicule. à quoi bon vivre quand on n’attends qu’une chose: savoir la fin.

    Je suis né curieux. j’aime savoir les choses qui m’entourent. il est un mystère qui dépasse tous les autres: l’au delà. après la vie. comme un petit explorateur, j’ai envie d’aller voyager là bas. peut-être il n’y a rien. où alors il y a tout. et dans les deux cas. Comme je le disais dans un de mes premiers message: dans les deux cas, on ne peut être déçu. mourir, au final, ça n’est que positif: ou bien on quitte un vie pour le néant, ce qui rend l’existence de cette dernière comme « supposable » et « abstraite » (c’est comme mettre un gâteau au four et ressortir avec un moule vide, et cela même si la recette se complique d’année en année). Ou bien, deuxième possibilité, on découvre une forme d’éternité, ou un éternel recommencement, et là, ce qui dans notre vie de mortel terrien nous parait abstrait (l’au delà étant la source des plus pures abstraction de notre vision de mortel) nous est présenté comme la plus simple et logique vérité.

    Je suis un impatient. bien sur je pourrais attendre que le poids des années viennent m’assommer dans mon lit, mais je suis tellement curieux…

  47. Bonjour.

    Peut-on parler de sens à la vie en parlant d’immortalité?

    Il y a tant de choses à explorer de notre vivant. Comme un bateau sur l’eau, pourquoi rêver de la finalité du voyage quand il y a encore tant de choses à apprécier et que le voyage n’est pas encore terminé.

    Chaque chose a son heure. Pourquoi tenter de la forcer?

    Depuis que vous étiez jeune, vous vous êtes mis en retrait des autres. Découvrir nos capacités de relation avec les autres est un voyage en soi.

    Au plaisir de vous lire.

  48. bonjour

    vous dites « chaque chose a son heure ». Et bien dans ce cas, le moment où je décide de partir, c’était l’heure dite au départ!

  49. N’est-ce pas une façon de forcer le destin? De ne pas lui permettre de continuer son travail jusqu’à terme? Choisir l’heure de son départ est refuser d’aller au bout de ce que nous avions à accomplir et à découvrir.

  50. se tuer fait partie du destin!

  51. Mourir par accident, mourir de vieillesse, mourir d’une maladie.

    Se tuer, le suicide, est de donner une réponse définitive à une difficulté, un malaise, un mal de vivre qui lui, n’est pas immuable et permanent.

  52. bof… c’est un destin comme un autre.

  53. Le mot Bof me fait réagir un peu. Comme si,  »Bof, la vie c’est pas important » ou encore que la vie n’était qu’un détail sans importance.

  54. dans l’immensité de l’univers,c’est clair que les 80 ans de vie qui nous sont alloué ne représentent rien.

  55. ah pour info: hier après midi, je suis parti à pieds au milieu d »une coline, lieu calme et sans passage. Je suis monté sur un marche pieds de fortune, très instable, et ai accroché ma belle corde à la plus épaisse branche (que j’avais préalablement testé pour supporter mon poids). j’ai soigneusement réalisé mon nœud coulant à la méthode de bourreaux, suis monté sur ce marche pied instable, et ai dans la foulée avalé une boite entière de médicaments avec un demi bouteille de vodka. Après, black oui total. je me suis retrouvé devant la porte de chez moi, une chaussure en moins, mes lunettes perdues et le nez cassé. et au jourd’hui, je suis dans le coltard. dommage.

  56. Nous sommes une goutte d’eau dans l’océan de notre monde. Mais chaque goutte d’eau est importante et a sa raison d’être. La somme de ces gouttes d’eau créent des cours d’eau, des nuages…

    Aujourd’hui vous vous réveillez avec un nez cassé. J’en ai connu qui se sont réveillés en chaise roulante. Parce que les tentatives de suicide ont des conséquences parfois permanentes. Par la suite, il nous faut apprendre à vivre avec notre souffrance et avec les handicaps que nous nous faisons.

    Malgré les médicaments et l’alcool, votre corps vous lance un signe clair et évident. Vous ne voulez pas mourir. Vous voulez arrêter de souffrir. Vous avez des changements à faire dans votre vie. Mais le suicide, malgré que vous essayez, n’est pas la voie que vous voulez vraiment atteindre.

    Une partie de vous, bien caché dans votre intérieur, veux continuer de vivre.

    Allez-vous demander de l’aide? Allez-vous vous ouvrir à quelqu’un pour partager ce que vous ressentez?

    Au plaisir de vous lire et de partager avec vous.

  57. bien sur j’en ai parlé, ces paroles passent comme la brise au milieu d’un champ: c’est beau, c’est plaisant, mais ça sert à rien.

  58. Si vous en avez parlé et que vous avez l’impression que vous n’avez pas été entendu, soit que vous n’aviez pas la bonne personne avec qui en parler, soit que vous n’avez pas pris le temps de signifier à cette personne l’importance de votre besoin.

    Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise de prendre un temps de réflexion avec une personne souffrante et en détresse.

    Pour établir une relation significative, il faut se donner l’environnement pour se faire. Une rencontre où l’on ne se fait pas déranger. Où la personne est au courant que vous avez besoin de lui exprimer des choses importantes et que vous ne voulez pas parler de la pluie et du beau temps.

    Pour préparer une telle rencontre, il faut l’annoncer clairement: « J’ai besoin de ton aide. Je vis des choses intenses. J’ai besoin que l’on se rencontre pour en discuter… »

    Est-ce que ce genre de rencontre, claire et précise, a déjà eu lieu?

  59. maintenant, elles ont eu lieu.

    je suis en france (je n’ai pas compris si ce site vien du Québec…) et ce vendredi, à 19h, je suis monté sur une coline escarpée, avec une bouteile de vodka, des médicaments et une corde. j’ai soigneusement accroché cette corde à une hauteur pour que mes pieds touchent à peine le sol, après avoir verifié la solidité de l’instalation. j’ai entouré ma nuque d’un noeud solide, puis ai bu succéssivement l’alcool et les dizaines de cachets, en attendant l’évanouissement, logique (j’ai fait des études d’infirmier, je connais l’effet de cette surdose et de ce mélange). étrangement, je ne me souviens que du soleil couchant au loin, et j’ai du m’évanouir. je me suis réveillé à 7h du matin, devant la porte de ma maison (qui est à plus de 7 km). ma chère mère m’a conduit au urgences de ma ville, puis je suis rentré au soir (samedi soir) à ma maison. j’ai dormi le reste du temps. au final,il manque à ma mémoire 38h de ma vie. et ce dimanche, j’ai le sentiment d’aller bien. j’ai le sentiment que ce qui m’a ramené chez moi, c’est mon inconscient. mon inconscient qui m’a tiré du haut de cette coline difficile d’accès. bien sur, j’ai des plaies et des bosses, mais je suis vivant. tout ceux que j’aime sont venu me soutenir, les tracas qui pesaient lourd sur ma vie semblent anodins. mon inconscient m’a donné un message, alors que j’étais dans un état presque comateux: « vit, tu as quelque chose à faire ici ».
    et je vivrai, tant que je n’aurais pas trouvé ce que je dois faire.

    merci Raymond. notre discussion n’a pas empêché cette tentative (heureusement), mais elle m’aura permis de mieux me comprendre. merci.

    Julian (petit gars de passage, n’est plus de passage: il restera!)

  60. Bonjour Julian.

    Effectivement, je suis du Québec. Mais Internet n’a pas de frontières et avec le site, je corresponds avec des gens de partout sur la planète.

    Je suis content du message qui est clair pour vous et que vous avez quelque chose à découvrir dans cette vie.

    Cet événement vous permettra de briser votre isolement et de pouvoir établir une relation avec vos proches.

    Bonne continuité Julian et n’hésitez pas à revenir pour partager ce que vous vivez. Vous êtes toujours le bienvenu.

  61. Bonjour raymond.

    Parler est la clé. c’est là votre message, et je vous remercie de me l’avoir fait comprendre. le dialogue s’installe désormais avec ceux qui m’entourent.

    Merci encore.

    Julian

  62. Bonjour Julian.

    Bonne chance dans ce dialogue qui s’installe. Il est important de se créer un bon réseau autour de soi.

    Au plaisir et n’hésitez pas à revenir.

  63. Même si ça n’est pas toujours simple, le dialogue aide. Aujourd’hui, près de 6 mois après, le sentiment de malêtre existe toujours, mais l’attention des gens qui m’entourent est présente, et malgré tout apporté un forme d’aide, et bien sûr, dans le dialogue.

    l’aide thérapeutique est minime, les professionnelle ne sembleraient pas être à même de soigner le « réalisme ». (c’est à dire la vision du monde telle qu’elle est).

    à bientôt Raymond!

    Julian.

  64. Bonjour Julian.

    Tu as raison de dire que le dialogue aide et que l’attention de notre entourage est un soutien qui peut être important.

    Le dialogue, il faut aussi le faire avec soi-même. C’est comme ça que je suis devenu écrivain. À force de m’écrire des lettres et des textes. Le dialogue que l’on peut établir avec soi-même est une forme d’autothérapie et en même temps elle permet d’aider ceux qui les lisent.

    Au plaisir d’avoir d’autres nouvelles de toi Julian.

    Raymond.

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