Agressions sexuelles et viols chez les jeunes

Agressions sexuelles et viols chez les jeunes

Marie-Claude Marsolais     Dossier Agression sexuelle88736_9854

Les agressions sexuelles, ce n’est pas qu’une histoire d’adultes dépravés. Des  adolescents aussi s’en rendent coupables. Le quart de ces types d’abus est commis par des jeunes. C’est entre autres ce que nous révèle Bruno Sioui, dans son livre Jeux interdits.

Auteur de ce premier essai de la collection «Sexualités et sociétés» dirigée par Michel Dorais, chez VLB éditeur, Bruno Sioui est professeur en psychoéducation à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Il a aussi passé 20 ans dans des Centres jeunesse en tant qu’éducateur. Les ados, il connaît. Il avoue toutefois que de tous les types de délinquance auxquels il a été confronté, les agressions sexuelles étaient loin d’être au premier plan. «Le phénomène a toujours existé, mais il n’était pas mis en évidence. Par contre, au début des années 1990, les tribunaux de la jeunesse ont commencé à nous envoyer de plus en plus d’ados qui avaient commis une ou plusieurs agressions sexuelles,» se rappelle M. Sioui.

Augmentation des agressions sexuelles chez les jeunes

Comment expliquer cette recrudescence? L’auteur a son hypothèse. Il l’associe au virage à droite qui a sévit au Canada dans les années 1980 et à l’entrée en vigueur en 1984 de la Loi sur les jeunes contrevenants. Cette nouvelle loi, par ses articles insistants sur la procédure criminelle, a marqué le début d’une époque dans le traitement des adolescents délinquants.

«On a arrêté de dire que les parents étaient les seuls responsables des actes de leurs enfants, les jeunes aussi l’étaient. Dès lors, la société est devenue plus intolérante par rapport aux délinquants et on a commencé à mettre l’accent sur les victimes», soutient-il.

Agressions sexuelles chez les jeunes: problématique méconnue

Il va sans dire, cette nouvelle vague de cas reliés aux abus sexuels a dévoilé une carence majeure en termes de ressources dans les Centres jeunesse. «Nous avions un sentiment d’impuissance quant à cette problématique, affirme M. Sioui. Il n’existait aucun programme relié à ce sujet. Ici, comme ailleurs, il n’y avait que très peu d’études auxquelles se référer. C’est ce qui m’a amené à m’intéresser au phénomène.»

Encore aujourd’hui, selon M. Sioui, les intervenants qui travaillent auprès des jeunes en difficulté ne sont pas formés pour ce type de situation. Sorti en août dernier, son livre, qui est en fait sa thèse de doctorat retravaillée, est un outil précieux qui en réjouit plus d’un. L’auteur s’en rend bien compte. «Je donne parfois des conférences. À chaque fois, les intervenants sont nombreux à venir me voir. Ils me remercient de leur donner des pistes concrètes. Ils sont démunis face au manque de ressources.»

La preuve indéniable de l’importance que l’on doit accorder au phénomène? Les études démontrent que le taux moyen de récidive est de 7 % lorsque les adolescents agresseurs sont traités. Cette donnée en surprend plusieurs, à commencer par M. Sioui. «À l’époque, on croyait tous que ces jeunes allaient récidiver à coup sûr», se rappelle-t-il.

Agression sexuelle: une perception faussée

Cette surprise sur le taux de récidive n’est pas la seule à avoir pris de court le chercheur. Parmi les 15 jeunes qu’il a interviewés dans le cadre de ses recherches, l’ancien éducateur avoue avoir été ébranlé par l’absence de regret de ceux-ci. «Je m’attendais à ce que ces jeunes se disent désolés du tort qu’ils ont causé. Ce n’est pas le cas. Ils ont un manque d’empathie flagrant pour leurs victimes. Ils sont conscients de leur geste, mais ils mettent l’accent sur les conséquences du geste pour eux-mêmes. Certains sont même allés jusqu’à dire que les victimes le méritaient.»

Cela dit, si les remords des jeunes agresseurs sont nuls, ils ne tentent pas de nier la gravité de leurs gestes pour autant. «Le manque de ressentiment contre les instances judiciaires m’a réellement surpris, raconte M. Sioui. En règle générale, les délinquants qui passent dans les Centres jeunesse ont une dent contre la justice. Mais ces jeunes-là, qui sont allés au poste de police, devant les tribunaux et dans des bureaux d’avocats, ont réalisé, à travers le processus judiciaire, qu’ils avaient commis une faute grave et ils ont accepté le fait de devoir payer une dette. Je crois qu’en acceptant la gravité de leurs actes, ils désirent oublier leur geste, tourner la page. Ils sont loin de se vanter de leurs comportements.»

Les jeunes agresseurs sexuels: des jeunes mal socialisés

Ainsi, cette problématique n’est aucunement liée à l’accessibilité sans borne de la pornographie sur le web, ni au phénomène de l’hypersexualisation. Ce type de délit en est un parmi tant d’autres que commettent ces jeunes, selon M. Sioui. Ils commencent avec des petits larcins, des vols à l’étalage et après ils commettent d’autres délits, plus graves. À l’instar de la plupart des jeunes délinquants, les adolescents agresseurs sexuels ont tous un point commun: ils sont mal socialisés.

«L’agression sexuelle commise par ces jeunes est,  plus souvent qu’autrement, un acte de pouvoir. Beaucoup de ces jeunes, pour plusieurs raisons, sont rejetés.  Ils ne savent pas comment se faire des amis, ils ont beaucoup de rage et ils s’en prennent à des plus jeunes», affirme l’auteur qui espère que son livre contribuera à humaniser le problème. «Nous ne sommes pas face à des agresseurs adultes dont la déviance sexuelle est cristallisée. Ce qu’il faut éviter, c’est de les marginaliser encore plus. Si on les isole, ils ne s’en sortiront pas.»

Jeux interdits, Ces adolescents accusés d’agression sexuelle de Bruno Sioui, VLB éditeur, 2008.

autres textes sur sexualité

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20 Réponses

  1. Dans une société qui a perdu tous ses repères, où les leçons de morale sont formulées en premier lieu par les escrocs qui forment les gouvernements, en second lieu par une éducation nationale qui n’est plus qu’un relais de propagande, rien d’étonnant à ce que les jeunes partent … en couilles

  2. Bonjour M. Lloyds.

    Le questionnement sur la responsabilité sociale est effectivement pertinent. Ici on parle des agressions sexuelles de mineurs sur des mineurs. Le même questionnement survient dans le dossier sur l’hypersexualisation. http://www.refletdesociete.com/hypersexualisation.html. En matière d’éducation, le gouvernement a retiré les cours de Formation professionnelle et sociale ainsi que les cours sur la sexualité des écoles. Quelles sont les conséquences de ces décisions sur l’éducation des jeunes.

  3. Je crois, comme vous, que le problème de fond réside dans cette perte de repères, liée:

    – D’une part à un laxisme accru de parents souvent dépassés par les évolutions sociétales et technologiques (et qui se sentent en situation d’infériorité) ;

    – D’autre part à la multiplication des modèles pour les jeunes. Des modèles qui, naguère, se limitaient aux milieux familial et scolaire, milieux désormais concurrencés par l’émergence de nouveaux médias non censurés et accessibles en permanence sans le moindre recul.

  4. Vous soulignez un point intéressant Fergus: l’accessibilité des nouveaux médias non censurés.

    C’est exactement les mêmes termes que nous utilisons en toxicomanie et prévention du suicide: l’accessibilité des drogues, l’accessibilité des moyens pour mourir…

    L’éducation est de définir les balises et de pouvoir les contrôler.

  5. QUEL ST LES MOYENS POUR GUERIR LE SIDA?

  6. Il faut consulter des médecins. Il existe des cliniques spécialisées qui peuvent vous renseigner. À Montréal, il y a la clinique L’actuel avec le docteur Réjean Thomas.
    1001 boulevard de Maisonneuve Est
    Montréal, QC H2L 4P9
    (514) 524-1001

    Tout CLSC ou centre médical peut vous indiquer les ressources disponible dans votre secteur. On ne guérit pas le Sida, mais on peut vivre avec. Il existe plusieurs traitements.

  7. Bonjour, j’ai apprécié la publication de votre article car il permet d’aborder différents sujets relatifs à l’adolescence et aux agressions sexuelles.

    Un premier point, vous signalez que la démarche de l’auteur à commencé en 1980 par une double prise en compte du problème:la victime d’un côté, le prédateur sexuel de l’autre.

    On l’oublie un peu parfois en vous lisant mais on sait que vous évoquez le Canada et 29 ans, c’est, en effet le retard que nous avons, en Europe, à ce propos. Et quand vous évoquez le manque de formation des acteurs sociaux, vous nous faites toucher du doigt l’ampleur de ce qui reste à faire, ici, en Europe.

    Vous soulignez que Bruno Sioui relie cette délinquance a des antécédents chez l’adolescent. Il y aurait une lente progression d’une délinquance primaire à une délinquance de prédation. Ceci laisse à penser que cette forme de prédation concerne des milieux plutôt défavorisés ou en marge du système. Or elle atteint tous les milieux. Une enquête faite en France dans les milieux sportifs montre que les agressions sexuelles sont importantes et elles sont le fait des jeunes eux-mêmes, non des éducateurs ou entraîneurs. (mots clés: agressions sexuelles en milieu sportif, enquête)

    Dans certains milieux cela se règle plutôt « en famille ». Vous nous faites également remarquer combien ces jeunes prédateurs, s’ils sont conscients de la portée de leur acte, manifestent un manque total de sentiment à l’égard de leur victime. C’est là un point important que l’on retrouve dans toutes les formes de crimes sexuels: la victime est un objet, une chose non humaine. C’est une constante. On peut alors associer cette désaffection à l’impossibilité chez le prédateur de juguler ses instincts de domination et de contrôle de l’autre – ici un être féminin.

    Il existe alors une hiérarchie, de la moins faible à la plus faible, dans la catégorie des victimes: femme/jeune homme, enfant, fille/petit garçon, petite fille…

    J’en reste là pour l’instant, nous verrons bien avec la réponse de l’auteur et les réactions éventuelles des internautes.

    Bonne matinée, la nuit est bien entamée à Montréal.

  8. Bonjour Ilel Keiser.

    Je suis parfaitement d’accord avec le fait que ces agressions ne proviennent pas que des quartiers défavorisés, mais qu’ils sont effectivement une réalité dans tous les milieux.

    Dans un milieu plus favorisé, la délinquance se vit autrement. Le jeune qui n’en fait qu’à sa tête et qui se balance de l’autorité ou des conséquences parce que son père va tout arranger ou que les autorités en place n’oseront pas sévir envers lui compte tenu de son rang social. Cela l’amène à vivre une forme de délinquance vis-à-vis l’autorité et les règles sociales.

    En ce qui concerne les différences dans l’intervention sociale entre la France et le Québec, il y a effectivement une grosse différence. J’ai été invité à faire une série de conférence en France sur l’intervention sociale l’an dernier. Les intervenants Français demeurent surpris des latitudes que nous pouvons prendre au Québec dans l’intervention. Nous recevons 6 stagiaires par année de France qui sont très heureux de pouvoir évoluer dans un milieu d’intervention comme le nôtre.

  9. Merci pour cet article qui aborde une réalité en effet méconnue (mais ne peut-on pas en dire autant de tous les sujets touchant à la violence sexuelle ?).

    Cependant, il est faux de dire que tous les jeunes agresseurs « commencent avec des petits larcins, des vols à l’étalage et après ils commettent d’autres délits, plus graves. » Il en est qui ne sont pas délinquants par ailleurs et ne correspondent pas au portrait du marginal que vous en dressez. Pour ma part, j’incline à penser que ces derniers auront le plus souvent grandi dans des familles où la violence sexuelle, la maltraitance et/ou le mépris de l’autre était la norme. Et cela n’implique pas nécessairement d’être ce que l’on désigne communément par « jeune en difficulté », les apparences sont parfois trompeuses à cet égard.

    Par ailleurs, vous présentez le sujet sous l’angle des agresseurs uniquement. Je me permets donc de compléter en évoquant brièvement l’autre point de vue, à savoir celui de la victime d’un jeune agresseur.
    Si la gravité de la violence sexuelle est minimisée de manière générale, j’ai remarqué que cela était d’autant plus vrai que l’agresseur était jeune, ou très jeune. J’ai très souvent entendu et lu des propos allant en ce sens. Exemples:
    « C’est un jeu de touche pipi à cet âge là » (alors que c’était des actes de viol commis par un adolescent qui étaient décrits).
    « Il n’était pas responsable de ses actes, tu ne peux pas lui en vouloir ».
    « Ce n’est pas traumatisant pour la victime, à la différence de cas où l’agresseur et adulte »

    En bref, dans l’esprit de beaucoup de gens, c’est comme si la responsabilité atténuée de l’agresseur, du fait de son jeune âge, revenait à annuler la violence ou du moins l’amoindrir. En résulte une maladresse accrue à l’égard des victimes (déjà qu’en général, c’est pas terrible…), un déni encore plus fort du préjudice subi.

  10. Bonjour Naja.

    Vous soulignez un point intéressant: la banalisation des gestes d’un mineur, ce qui amplifie la victimisation, une sorte de double victimisation. Ce geste n’aide pas la rééducation du comportement délinquant.

  11. Bonjour,

    Merci pour votre réponse.

    J’ai une nouvelle question. Pourriez-vous m’indiquer précisément ce que vous entendez par victimisation ?

    En France, ce vocable est un genre de fourre tout que beaucoup de gens emploient pour dire que les victimes « se complaisent dans leur malheur », « se vautrent dans la souffrance » et « refusent de sortir la tête de l’eau » etc…. supposément parce qu’elles trouveraient un intérêt à « s’enfermer dans leur statut de victime ». Elles en profiteraient pour être indument assistées ou glorifiées et manipuler ainsi leur entourage, voire la société dans son ensemble.

    Ce n’est qu’une des nombreuses façons que nous avons ici de dire aux victimes de la fermer et de se renier soi-même pour ne pas incommoder l’autre.
    Voici un article que j’ai trouvé très instructif à ce sujet : http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/CHOLLET/15078

    Il me semble évident que ce n’est pas dans ce sens là que vous l’employez.

    Sur un forum d’échange entre victimes auquel je participe, nous avons dernièrement débattu de cette question. Il paraîtrait qu’à l’origine le mot « victimisation » avait un sens précis en psychologie et/ou sociologie… avant d’être repris comme instrument de jugements accusatoires et dégradants. Mais aucun d’entre nous n’a trouvé de quoi il s’agissait.

    C’est pourquoi je serais vivement intéressée de savoir comment vous le comprenez, si vous avez le temps de repasser.

    Je fais aussi ce commentaire pour indiquer les possibles malentendus auxquels vous vous exposez par l’emploi de ce terme.

    Pour ce qui est de ma question sur l’illustration, j’apprécie la franchise et simplicité de votre réponse.
     » La photo peut laisser sous-entendre que la fille attire les garçons et qu’elle a sa part de responsabilité, ce qui est contraire à ma pensée.  » En effet, merci pour la précision donc.

    Sur le moment, je me suis aussi demandée si vous l’aviez mise en tant qu’illustration de la façon dont un agresseur sexuel voit sa victime (oui… un peu tiré par les cheveux, lol): un objet sexuel (on ne voit qu’une partie de son corps), une petite salope provoquante (mini jupe). En cela, l’image me paraît assez réaliste…

    Cordialement,

    Naja

  12. Bonjour Naja.

    Il existe effectivement 2 définitions pour la victimisation. D’une part, ce sont les conséquences réelles vécu par la victime. D’autre part, c’est cette forme de complésance à profiter des conséquences d’être une victime.

    Comme vous l’aviez compris, j’ai fait usage de ce mot dans le premier sens. Une double victimisation, c’est le rajout de conséquences secondaires sur le dos d’une victime. Exemple, une personne se fait violer. En tant que victime, elle porte plainte. Les policiers se moquent d’elle et tentent de la convaincre que dans le fond elle était consentente. La victime subit un deuxième préjudice. Elle n’est pas cru par les autorités qui devraient la soutenir, on se moque d’elle… C’est ce genre de contexte dans lequel je parle de double victimisation.

    Dans le contexte de ce billet, la victime est agressée. On lui rajoute la banalisation de l’acte en tentant de lui dire, c’est pas grave, c’est un jeune, il ne savait pas trop ce qu’il faisant et ces intentions n’étaient pas méchantes!!! Il y a une double victimisation qui rend le contexte plus difficile à assumer.

    Il y a même un risque d’une triple victimisation. Les jeunes retournent à l’école comme si rien ne s’était passé. L’agresseur se vante de ses exploits devant ses camarades et pointent du doigt la victime! L’agresseur passe pour un héros et la victime pour une moins que rien.

    Je vous remercie Naja d’avoir souligné ceette confusion possible dans l’usage de ce terme. Surtout que la blogosphère couvre la planète, cela peut apporter une difficulté dans la compréhension de ce que l’on veut dire. Je me souviens que j’avais vécu cette confusion avec le terme « carte de crédit » qui, pour les Européens veut dire une « carte bancaire ». Personne ne comprenait de quoi je parlais.

  13. Il faut quand même ne pas perdre de vue que cette jeunesse ne vient pas de la planète mars et que leurs comportements provient d’une éducation, d’une société sexiste, violente mais dirigée par des adultes !

    que pensez-vous de ces auteurs/cinéastes/acteurs pervers qui gagnent leur vie en racontant des saloperies dans leurs bouquins, séries TV et autres films où les femmes sont toujours des victimes et dans les pornos des victimes consentantes ?
    Cela aide à passer à l’acte car ce genre de « divertissement » déresponsabilise et banalise la violence !

    De nos jours des mineurs n’hésitent plus à frapper et blesser gravement leurs profs, et parents ! Ils n’ont pas appris à contrôler leurs pulsions dès le plus jeune âge ! Bref, le résultat d’une éducation laxiste sans limite !

  14. Quelle éducation, quels modèles ; quels idéaux et rêves nous leur transmettons ?

    J’en veux aux parents qui s’offrent des mômes comme des objets sans réfléchir sans se fouler pour les élever, les éduquer, des gosses venus au monde pour emplir leur triste vie et ces adultes qui gagnent leur vie en tuant l’âme et les rêves des enfants, les transforment en loque dépressif ou en monstres (films, séries, bd, paroles des chansons des rappeurs) !

    Oui cette apologie de la violence visible partout dans notre monde ne peut que fragiliser les jeunes générations… Jamais les jeunes n’ont été aussi désespérés, suicidaires alors que nous vivons en paix avec tout le confort.

    Ils n’ont comme modèles, des adultes cyniques, tordus, cupides, qui préfèrent détruire la planète et corrompre pour s’enrichir aux dépens de leurs enfants….

    Oui les séries policières trashes en boucle sur toutes les chaines chaque jour montrant en détail toutes les combines malhonnêtes, les intérieurs des commissariats et sous tous les angles gros plans des corps mutilés plus vrais que nature traumatisent certains excitent et stimulent les tordus qui finissent par passer à l’acte … pour finir dans des prisons surpeuplées !

    RAS LE BOL de cette société de déviants !

  15. Bonjour Idyllique.

    L’éducation est cette capacité que nous transmettons aux jeunes d’avoir des idéaux et des rêves. Les parents et les générations précédentes sont-elles trop occupé à accomplir les leurs qu’ils en oublient de léguer un héritage de valeurs et de principes ?

    Il est vrai que sans une bonne base, les jeunes se retrouvent fragilisés, sensibles à tout. Indépendamment de ce que la télévision ou Internet peut montrer, si un adulte établit une relation significative avec un jeune, il peut recadrer les informations que le jeune reçoit. Cela peut même être des occasions pour aborder des sujets plus sensibles. Mais si le jeune est laissé à lui-même, qui va s’occuper de lui ? Le pimp du coin, le pusher, le chef de gang… ? Tout être humain a besoin de combler un sentiment d’appartenance. Qu’avons-nous à leur offrir ?

  16. Ainsi donc la victimisation désignerait aussi des préjudices supplémentaires causés à la victime, en lien avec l’appréciation du préjudice premier, entre autres.

    Je trouve ça très intéressant. Car en gros, on peut dire que l’accusation faite a priori (de plus en plus souvent en france) aux victimes de se victimiser… constitue objectivement une victimisation selon l’autre acceptation du mot.

    Je remarque que la dérive sémantique tient à la construction d’un verbe pronominal à partir du nom commun « victimisation ». Façon de renvoyer les responsabilités à la victime….

    « Je me souviens que j’avais vécu cette confusion avec le terme « carte de crédit » qui, pour les Européens veut dire une « carte bancaire ». Personne ne comprenait de quoi je parlais. » Lol. La même à l’inverse.

  17. Bonjour Naja.

    J’ai l’impression que les dérives sémantiques sont fréquentes et sont des façons de se déresponsabiliser en tant que société.

    Je n’ai malheureusement pas d’exemple concret ce matin, mais je me souviens que ce n’est pas la première fois que je me butte en travail social à des mots qui prennent un deuxième sens. Et ce deuxième sens n’est jamais à l’avantage des victimes.

    Une forme de défensive sociale qui dit que ce n’est pas la société qui a un problème et qui doit changer mais la victime qui a eu ce qu’elle méritait.

  18. Je serais curieuse de savoir ce qui motive le choix de l’illustration de votre article.

  19. Le choix des photos exigent beaucoup de temps et j’en manque, ayant de la difficulté à répondre à tous les commentaires dans un délai acceptable.

    Cette photo était déjà enregistré dans mon ordinateur et avait servi à illustrer un article sur la pédophilie. Puisque le billet traitait d’agressions sexuelles sur des mineurs, par manque de temps pour en trouver une meilleure, j’ai remis cette photo.

    Puisque vous me poser la question, je me rends compte que ce n’est pas la meilleure photo pour ce texte. La photo peut laisser sous-entendre que la fille attire les garçons et qu’elle a sa part de responsabilité, ce qui est contraire à ma pensée.

    Merci pour cette question pertinente.

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