Avant La guerre du feu

Avant La guerre du feu

(Agence Science-Presse) – Nos ancêtres auraient commencé à maîtriser le feu il y a 800 000 ans, selon des archéologues israéliens qui étudient le site de Gesher Benot Ya’aqov, au Nord de la Mer Morte. L’hypothèse est audacieuse, parce qu’elle fait reculer de pas moins de 500 000 ans la plus ancienne date acceptée par les scientifiques. L’équipe s’appuie sur des traces de foyers en continu pendant les 100 000 ans d’occupation de ce site, une chose qui aurait été impossible si ces humains n’avaient été capables que de «ramasser» de temps en temps des branches enflammées par des éclairs.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les discriminations judiciaires et policières en France

Les discriminations judiciaires et policières en France

Lisa Melia

DOSSIER DISCRIMINATION

«Les discriminations judiciaires et policières en France» étaient le thème d’une conférence organisée par le Centre international de criminologie comparée (CICC) de l’Université de Montréal le 18 mars dernier. Thème est récurrent dans l’Hexagone lors des débats sur ces deux institutions. Dans quelle mesure la police et la justice créent-elles et perpétuent-elles des discriminations à l’égard des populations immigrées ou tout simplement des gens de couleurs?

Discrimination ethnique

La perpétuation des discriminations est l’objet de l’étude de Fabien Jobard, docteur en science politique et chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Paris. Il travaille principalement sur la police, au centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, et a publié plusieurs ouvrages et articles sur la question. Son constat est clair: si l’institution judiciaire ne produit pas de nouvelle discrimination, elle perpétue celles qui sont créées par la société et qui sont plus présentes au sein de la police.

Pour un juge, des éléments comme la nature du délit ou les antécédents du prévenu priment sur l’origine ethnique de l’individu. En revanche, des considérations telles que le sexe, l’origine et le style vestimentaire jouent d’avantage pour les policiers dans les contrôles d’identité. 8% de la population française est composée d’immigrés. Or, ces derniers représentent 20% des personnes interpellées par la police, un quart des personnes condamnées par un juge, et un tiers de la population carcérale. C’est sans compter les français dont les parents ou les grands-parents sont des immigrés naturalisés et qui font aussi les frais de la discrimination dans la société en général.

Justice et discrimination

Fabien Jobard s’est intéressé dans un premier temps à la question suivante: est-ce que l’origine ou la couleur de peau influencent les juges? La réponse qu’il donne est négative. Sa recherche porte sur les outrages, les rebellions et les violences à l’encontre des policiers. C’est un bon sismographe des tensions qui règnent entre les forces de police et la population, essentiellement les jeunes des banlieues. Cet indice a doublé dans les années 90, et a été encore une fois multipliée par deux depuis lors.

Selon les recherches qu’il a menées sur 864 dossiers étalés de 1965 à 2005, près de 63% des prévenus étaient des Européens, 20% étaient Maghrébins et 15,5% étaient des Noirs africains. Or, en examinant les statistiques des sanctions, il s’avère que le risque d’écoper d’une peine de prison ferme est deux fois plus important pour les Africains que pour les Européens. Est-ce pour autant de la discrimination? D’autres données entrent en ligne de compte. Par exemple, le type de délit: les peines sont plus sévères pour un acte de violence que pour un outrage. La récidive est également importante: si la personne interpellée n’en est pas à sa première fois, elle passe en «comparution immédiate», c’est-à-dire qu’il est déferré devant le juge le jour de son interpellation ou le lendemain. Or, dans ces cas là, les peines constatées sont plus importantes. Enfin, il y a la présence au cours de l’audience. Si le prévenu est absent sans pouvoir fournir d’excuse valable, cela a également tendance à accroître la sévérité du juge. Finalement, selon Fabien Jobard, quand on recoupe les données, le facteur de l’origine ethnique disparaît. Ce sont d’autres éléments – la violence, la récidive, l’absence devant le juge – qui sont déterminants. La justice s’exerce donc sans tenir compte des origines ou de la couleur de peau de la personne jugée. Cependant, M. Jobard émet une réserve: la justice ne crée pas de discriminations, mais elle ne corrige pas non plus celles qui précèdent son office. De plus, les policiers compliquent parfois un outrage en portant plainte pour préjudice moral, et cela arrive plus souvent quand le prévenu est Africain que quand il est Européen. Avec cette nouvelle donnée, l’origine ethnique a une incidence, même si elle reste relativement faible.

Police et minorités visibles

Dans la deuxième partie de son travail, il porte son attention sur les policiers. Il raconte que pendant près de six mois, à plusieurs endroits de la capitale française, des policiers effectuant des contrôles d’identité ont été suivis et observés à leur insu, afin de recueillir des données statistiques.

D’après l’article 78.2 du Code de procédure pénale français, les policiers peuvent interpeller la personne de leur choix pour effectuer un contrôle. C’est d’autant plus vrai depuis que le terrorisme est devenu une priorité pour la plupart des gouvernements. L’article de loi précise cependant que ces contrôles doivent être motivés par le soupçon que la personne concernée a commis ou va commettre une infraction, un délit ou un crime. Ces contrôles semblent toutefois, d’après le chercheur, ne pas suivre la même logique: tout d’abord, les Noirs et les Maghrébins sont surcontrôlés. Ensuite, la plupart des personnes contrôlées ne portaient pas de sac, alors justement qu’un gros sac est suspect car il peut cacher beaucoup de choses. Enfin, le style vestimentaire influait aussi sur les choix des policiers. Les jeunes hommes habillés hip hop étaient ainsi surcontrôlés. Mais quand on croise les données, M. Jobard émet des doutes: difficile de savoir si le facteur le plus important est la couleur de peau ou le style vestimentaire, donc de savoir sur quoi exactement porte la discrimination. D’autant plus que les résultats obtenus sont très différents selon les lieux dans lesquels se sont rendus les chercheurs. Les variations sont trop fortes pour pouvoir faire des affirmations.

Il conclu ainsi : «Au final, les analyses tant pénales que civiles montrent que si discrimination il y a, il est assurément très difficile de dégager une discrimination directe, assumée, volontaire. Toute la mécanique judiciaire renforce ces dernières années les effets de clientèle. En d’autres termes, la probabilité qu’un condamné soit à nouveau condamné et que la prison ne soit jamais promise qu’aux ex-détenus est renforcée. Cet effet clientèle se superpose indéniablement aux origines: la justice française a contre elle l’évidence des apparences, celles d’une justice discriminatoire.»

VOS COMMENTAIRES SUR LES DISCRIMINATIONS JUDICIAIRES ET POLICIERES

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

.

VOS COMMENTAIRES SUR LES DISCRIMINATIONS JUDICIAIRES ET POLICIERES

Chasseurs de fantômes technos

Chasseurs de fantômes technos

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – Saviez-vous qu’avec un banal appareil en vente dans certaines quincailleries, vous pouviez détecter des fantômes? Bienvenue à l’ère des chasseurs de fantômes… «technos»!

L’électronique pourchasse en effet les ectoplasmes, orbs et autres poltergeists. Plusieurs clubs nord-américains de «chasseurs de fantômes» ont leur liste de gadgets, toujours les mêmes, chaudement recommandés à qui veut partir en mission nocturne dans les cimetières ou les maisons hantées: la caméra numérique, l’enregistreuse numérique, le détecteur de mouvements et surtout, l’indispensable détecteur de champs électromagnétiques.

Kit technologique du parfait chasseur

C’en est au point où ceux qui mettent en vente un tel détecteur savent que leur clientèle n’est pas du côté des gens inquiets de vivre à proximité de lignes à haute tension. Pour moins de 35 $, vous pouvez en commander un chez Ghost Mart, commerce spécialisé en «rabais sur des équipements pour recherches paranormales». Le «kit» complet, incluant un thermomètre à infrarouge, voire une caméra vidéo numérique, varie entre 250 $ et plus de 2000 $.

Sauf que même un partisan du paranormal, Ron Milione, de l’Atlantic Paranormal Society, reproche à ses pairs de mal utiliser le détecteur de champs électromagnétiques: plusieurs «n’ont pas la capacité de distinguer les sources artificielles, en courant alternatif, des sources naturelles… Le problème est amplifié par le fait que la plupart des détecteurs sont calibrés à 60 hertz, la même fréquence qu’utilisent les appareils électriques de la maison».

C’est que ce «détecteur de fantômes» détecte en effet les champs électromagnétiques émis par les ordinateurs, les télévisions, les fours à micro-ondes, les téléphones cellulaires, le frigo et tous les appareils électriques d’une maison, ainsi que tous les fils électriques dès que le courant y passe (et même après qu’on eut mis l’interrupteur à «off»). Et les lignes à haute tension. Ça commence à faire beaucoup de concurrence pour le fantôme…

Discussion avec l’au-delà

Aurait-il plus de chances par une communication verbale? Tout bon chasseur se munit désormais d’une enregistreuse numérique, mais, même après de longs «nettoyages» avec des logiciels, les propos d’outre-tombe restent, au mieux, douteux. Et encore, certains «chasseurs» affirment qu’au contraire, il ne faut rien nettoyer, puisque c’est dans le bruit de fond que se dissimuleraient les messages.

Et les photos? Même l’organisme de la vieille capitale Paranormal Québec met en garde: «les preuves photographiques de manifestations sont malheureusement souvent remises en question… Des enquêteurs peu scrupuleux ont souvent tenté de modifier des clichés dans l’espoir de montrer des choses spectaculaires au public.»

Science vs Fantômes

Cette évolution technologique rappelle que les manifestations des esprits sont devenues de plus en plus minces, à mesure que progressaient les enquêtes scientifiques, résume Mary Roach, auteure de Spook: Science Tackles the Afterlife. Avant 1930, la mode était aux ectoplasmes, des fantômes censés avoir une «présence» plus physique, jusqu’à ce que les trucs de magiciens qu’employaient les médiums ne soient dévoilés un à un. Aujourd’hui, on en est à fouiller dans l’infrarouge ou le spectre électromagnétique. Et on continue de faire chou blanc. Mais ça fait de belles histoires pour l’Halloween…

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,