La lecture en cadeau: 195 000 livres distribués en 10 ans!

La lecture en cadeau: 195 000 livres distribués en 10 ans!

Gabriel Alexandre Gosselin       Dossier Éducation, Décrochage

logo_accueil_fr_175 Pour une dixième année consécutive, la Fondation pour l’alphabétisation distribue des livres aux enfants défavorisés du Québec dans le cadre de La lecture en cadeau. Lors de la distribution des dons en mai prochain, ce sont 29 614 enfants défavorisés âgés entre 0 et 12 ans qui recevront un livre gratuitement. La fondation tient à remercier du fond du cœur tous ses donateurs de l’édition 2009.

Une collecte fructueuse

En 10 ans, ce sont 195 000 livres qui ont été distribués à travers le Québec. La collecte pour l’édition 2009 de La lecture en cadeau s’est déroulée en novembre et décembre 2008.

Cindy Gauthier, relationniste pour la Fondation pour l’alphabétisation, mentionne que la plupart des donations proviennent de librairies ainsi que des différents Salons du livre tenus au cours de l’année. Elle note tout de même que les collectes au sein des entreprises sont fortement encouragées, par exemple, en demandant à chaque employé d’apporter un livre dans la période précédant les Fêtes.

Un don qui revient à sa région

Tous les livres amassés sont rassemblés dans un même lieu, puis reclassés. Selon d’où il vient, et la catégorie d’âge à laquelle il s’adresse, le livre sera redistribué dans les écoles primaires et CPE de sa région. «On a compris que les gens donnent pour que ça reviennent à leur milieu proche. C’est pour ça que c’est important pour nous que les livres reçus dans une région reviennent à cette région», souligne Mme Gauthier. Pour elle, cette façon de procéder permet à la collecte de satisfaire les donateurs, de les remercier du coup à la hauteur de leur implication.

Prévenir le décrochage et l’analphabétisation

Par La lecture en cadeau, la Fondation pour l’alphabétisation vise à prévenir le décrochage et l’analphabétisation chez la jeune population moins bien nantie du Québec. Pour en savoir plus, visitez le site de la Fondation pour l’alphabétisation.

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Chine: mauvaise santé

Chine: mauvaise santé

(Agence Science-Presse) – Autant pour le mythe des Chinois censés vivre en meilleure santé. À mesure que les statistiques s’accumulent, le portrait s’assombrit, révèle la revue médicale britannique The Lancet. Et la poussée de croissance économique n’est pas sans taches non plus: l’espérance de vie à Shanghai a augmenté de cinq ans entre 1981 et 2000, mais de seulement un an et demi à Ganzhou, métropole plus pauvre et plus industrielle. Conséquence du bond en avant de l’obésité, 177 millions de Chinois doivent maintenant s’inquiéter de leur pression sanguine. Et d’ici 2050, environ 450 millions de Chinois auront plus de 60 ans.

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Tuerie à l’UQAM: La fausse alerte

Tueries à l’UQAM? La fausse alerte

 

Dominic Desmarais        DOSSIER REFLET DE SOCIÉTÉ 

 

Le 11 décembre 2008, pendant un après-midi, le Québec a retenu son souffle. Après Polytechnique et Dawson, l’Université du Québec à Montréal allait-elle être le théâtre d’une autre tuerie incompréhensible? La tragédie n’a pas eu lieu. Des projectiles de calibre 22 découverts dans un ascenseur et l’écho de détonations ont mis le campus du centre-ville de Montréal sur les nerfs. Un canular pour certains. Un choc pour ceux qui l’ont vécu. 

 

IMG_0054 Comme tous les jeudis depuis septembre, Maxime se trouvait au pavillon des sciences de l’éducation pour son cours. Dans la classe, ce grand et gros gaillard de 28 ans jouait nonchalamment du doigt dans ses tresses touffues en songeant aux vacances de Noël et à sa fin de session. À 13h45, une voix stressée sortie des haut-parleurs vient le tirer de ses rêves et demande à tous les étudiants et au personnel de rester dans leurs locaux. Maxime, comme ses collègues, s’interroge.

Cinq minutes plus tard, une autre voix, plus calme, résonne. Pour subitement s’arrêter sans terminer sa phrase. «On se demandait: s’est-elle fait tuer?» résume à la blague Maxime. Un autre cinq minutes plus tard, une voix enregistrée redemande calmement de suivre les mêmes consignes. L’étudiant au doctorat prend conscience qu’il se trame quelque chose.

Les tueries dans les écoles

Dans l’étroite classe où il suit son cours, il n’y a que deux enseignants et trois étudiants. C’est le silence. Un silence pesant, qui fait mal. Du laboratoire voisin, séparé de la classe par une porte n’ouvrant pas sur le corridor, un collègue vient les visiter. De son ordinateur portable, il les avise que, selon Radio-Canada, un homme armé se promènerait dans un pavillon de l’université. L’un des professeurs se décolle de la porte, dont la fenêtre donne sur le couloir, pour s’installer tout au fond de la pièce. L’atmosphère vient de changer. Le petit groupe vient de comprendre les messages provenant des haut-parleurs.

Un homme armé… Les cas de tueries dans des écoles viennent à l’esprit. «On a des précédents à Montréal, raconte Maxime, tendu, faisant référence à Polytechnique et Dawson. On y a tous pensé.»

Pour ne pas ajouter à la nervosité du petit groupe, Maxime s’oblige à rester calme. «Ce n’est pas dans mes habitudes de garder mes émotions», assure-t-il, pour donner une idée de l’ambiance qui régnait. Personne n’ose sortir de la minuscule classe. Le cours continue, mais le cœur est trop stressé. Maxime imagine les pires scénarios, comme voir un gars débouler du corridor puissamment armé. «C’est pas l’image que je voulais voir!»

Le manque d’information

Aux cinq minutes, les mêmes messages se relaient. Ce sont les seules informations que les étudiants reçoivent. Avides d’en savoir davantage, ils suivent avec intérêt le déroulement des événements sur le site de Radio-Canada. Dans les haut-parleurs, c’est toujours la même rengaine: on demande de ne pas quitter son local.

De l’intérieur, il pense appeler ses parents pour les rassurer. Quel parent ne s’inquièterait pas s’il apprenait qu’un homme armé se promène dans le pavillon où étudie son enfant? «J’ai appelé mon père pour lui dire que tout allait bien. De la manière dont je lui ai parlé, il a pensé que c’était anodin!»

IMG_6714 La tuerie: un canular

Vers 16h30, des policiers escortent les gens de son étage. Maxime est enfin libre. De retour dans son appartement, il s’affale sur le divan, ouvre le téléviseur et regarde les nouvelles. «La crainte que je refoulais est tombée. Sur le moment, quand tu le vis, tu ne sais pas qu’il ne s’est rien passé. Quatorze morts ou aucun, ça ne fait pas de différence», résume-t-il. En apprenant à la télévision qu’il s’agissait d’un pétard mouillé, Maxime se sent con d’avoir eu peur.

Le lendemain, il retourne à l’UQAM avec un arrière-goût dans la bouche. «Quand il t’arrive quelque chose d’intense, tu y repenses», explique-t-il en parlant des événements de la veille. Ce vendredi après-midi, à l’approche des fêtes, les corridors sont déserts, les classes presque toutes vides. Baigné dans ce silence de mort, Maxime rejoue ses pensées de la veille. Un homme armé se profile au bout du corridor. Chaque bruit semble étrange aux oreilles de l’étudiant.

Tout au long de l’après-midi, Maxime se sent oppressé. Les haut-parleurs, cette fois, sont silencieux. En quittant son pavillon, il croise des policiers. Il s’explique leur présence en raison des événements de la veille. C’est de retour chez lui qu’il apprendra que ce vendredi, dans les toilettes du pavillon des sciences de l’éducation, on a retrouvé un colis suspect qui fait penser à une bombe. C’en est trop pour l’étudiant.

Un sentiment d’impuissance

Comme chaque fois qu’il vit un moment difficile, Maxime décide de s’ouvrir. «La pire chose, c’est de le garder en dedans. Ça finit par pourrir.» Les jours suivants, il cherche à en parler. Il se heurte au manque de réceptivité de ses proches. «Parce que c’était un canular, ça signifiait qu’il n’y avait aucune raison de s’en faire. Alors les gens dédramatisaient et ne m’écoutaient pas. Ils en faisaient des blagues, mais moi, quand j’y étais, je n’ai pas trouvé ça drôle.»

Heureusement, son besoin d’en parler s’estompe rapidement. «Ce n’est pas mon premier traumatisme, mais c’est la première fois de ma vie que je me sens impuissant, sans défense. J’étais dans une classe et tout ce que je pouvais faire, c’est attendre que ça passe. Mon malaise, c’était ça.» En comprenant l’émotion qu’il venait d’éprouver, Maxime lâchait prise. C’est en parlant de son expérience qu’il a compris ce qu’il a ressenti. «En jasant, ça m’a fait réfléchir. Et j’ai compris que c’était ça, mon malaise. Que je ne puisse pas empêcher ma mort.»

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 8-9

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Herpès chez les sumo

Herpès chez les sumo

(Agence Science-Presse) – Connaissez-vous l’herpes gladiotorum? Non, ça n’a rien à voir avec des gladiateurs gays. C’est une mutation de ce virus qui n’a rien de sexuel. Mais qui est particulièrement présente chez les lutteurs, à la faveur de leurs nombreux contacts… et de leurs nombreuses coupures en différents endroits de leur corps. C’est un virologiste japonais, Kazuo Yanagi, qui a récemment réalisé que les lutteurs sumo étaient un bon groupe —ne pas dire: un bon bouillon de culture— pour étudier la façon dont ce virus voyage…

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