Congres 2009 de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)

Congrès 2009 de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).

Raymond Viger                Billet numéro 1 Presse communautaire

L’équipe de Reflet de Société revient du 28e Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (Amecq). Cette année, le tout s’est déroulé à Ste-Hyacinthe.

Quatre journalistes et Danielle, la co-directrice, m’accompagnent à ce congrès. Deux stagiaires: Valérie Carrier, stagiaire du Cégep de Jonquière en journalisme, Lisa Mélia, stagiaire en journalisme de la France. Auparavant, nous avions eu Robin Drevet, un autre stagiaire Français qui nous arrivait de la même école que Lisa. Drôle de hasars, Robin fait présentement un 2e stage au Journal le Monde. Pas Le Monde de la France, mais le Journal Le Monde de St-Michel.

Nous retrouvions aussi Gabriel Alexandre Gosselin. Ancien stagiaire du Cégep de Jonquière, nous l’avions par la suite engagé. Il a ensuite quitté pour faire 4 mois au Yukon et 2 mois au Mexique. Il est revenu en février dernier pour repartir cet été dans le bois pour animer un camp de jeunes. En septembre prochain il est inscrit à l’université. Peut-être sera-t-il temps partiel pour nous en septembre. Nous verrons au moment où il sortira du bois à la fin d’août.

Pour compléter la délégation de Reflet de Société, nous avons notre jeune babyboomer de 27 ans, François Richard. François a débuté en février dernier et nous nous attendons qu’il fasse quelques années pour Reflet de Société.

Les artisans de la presse écrite communautaire

Un week-end de congrès fort intéressant, autant pour les liens dans l’équipe que pour les échanges avec les artisans des autres médias écrits communautaires.

Pierre Brassard a reçu pour le Journal le Monde le prix du média communautaire de l’année. Frédéric Vincent du magazine Graffici en Gaspésie a ramassé la 3e position. Reflet de Société prenant une place entre ses deux médias.

Félicitations à tous les artisans de la presse communautaire qui ont su se démarquer et qui ont reçu un prix lors de ce congrès de l’AMECQ.

Avenir et changements au sein des médias écrits communautaires

Les débats ont été très intéressants lors de ce week-end et plusieurs questions ont été soulevé. Comment finance-t-on un média communautaire? La relève des artisans de la presse écrite est-elle assurée ou si elle était le rêve d’une génération? Comment l’Internet et les nouvelles technologies vont pouvoir s’intégrer à la presse communautaire? Comment assurer une protection pour les médias écrits contre les différents types d’agression qu’ils subissent?

Le débat et les enjeux sont trop importants pour attendre à l’an prochain pour le continuer. J’ai décidé de lancer les questions sur ce blogue, permettant aux internautes ainsi qu’aux artisants de la presse communautaire d’alimenter un débat public. François Richard aura le mandat de nous préparer un billet sur chacun de ces 4 thèmes pour induire la réflexion.

Merci de consulter ces billets dans la catégorie presse communautaire et de participer à cette grande réflexion provinciale.

Lire aussi: Financement des journaux communautaires, La relève des journaux communautaires, Nouvelles technologies dans la presse communautaire et Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire 

VOS COMMENTAIRES SUR LE CONGRES 2009 DE L’AMECQ

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Impact en profondeur

Impact en profondeur

(Agence Science-Presse) – Même à 4000 mètres de profondeur, la vie sous-marine continue d’être affectée par ce qui se passe «là-haut».

Influence sur la vie sous-marine

Des chercheurs britanniques ont par exemple mesuré, deux mois après le début d’un événement majeur comme El Nino, un déficit de plancton et autres sources de nourriture nécessaires aux plus grosses créatures. Après quatre mois, la baisse est encore perceptible. L’équipe du Centre national d’océanographie trace un parallèle avec les projets visant à «larguer» du carbone dans les océans dans le but de ralentir le réchauffement planétaire: ces projets, disent-ils, pourraient avoir des conséquences imprévues.

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Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Dominic Desmarais      DOSSIERS REFLET DE SOCIÉTÉ ET Santé mentale Sophie est intervenante. Elle a travaillé auprès de femmes victimes de violence conjugale et avec des familles désorganisées. Malgré son expérience, la vie lui a fait traverser des épreuves qu’elle n’a pu supporter. Elle-même victime de violence conjugale, abandonnée et ignorée par ses deux adolescentes, Sophie a fait une dépression qui l’a menée jusqu’à l’asile psychiatrique pour la protéger de ses idées suicidaires.

Souriante et énergique, Sophie ne ressemble pas à une victime de dépression. Curieuse de tout, elle aborde chaque jeune du Café Graffiti qu’elle croise. Intéressée par leurs peintures, elle leur pose un tas de questions et leur suggère un tas d’idées. Elle ressemble à un enfant dans un magasin de jouets qui s’émerveille à chaque découverte. En arrêt de travail depuis deux ans, Sophie bouillonne d’idées, comme si le chemin de la guérison apparaissait enfin après une longue traversée du désert.

Intervenante d’un organisme à l’autre

Un simple rappel à l’ordre pour entamer l’entrevue suffit à la reconnecter. Voilà Sophie concentrée, qui s’applique à se raconter. «Ma dépression a commencé quand j’ai changé d’emploi. Je suis passée d’une maison d’hébergement pour femmes à un organisme communautaire pour parents d’enfants en difficulté.»

Engagée pour ses capacités d’intervention «de plancher» (qui l’amène à recevoir des gens au bureau plutôt qu’à se déplacer vers eux), Sophie doit dorénavant travailler dans les maisons des familles qu’elle aide. Elle est la seule, où elle travaille, qui intervient à l’externe. Ses dossiers la mettent en contact avec des psychologues, des psychiatres et avec la Direction de la protection de la jeunesse. Les cas dont elle s’occupe sont trop lourds. Elle demande un support psychologique. «Je voulais quelqu’un avec qui parler de mes dossiers difficiles. Je ne pouvais pas en parler avec ma boss, elle n’avait aucune notion d’intervention. Les autres intervenantes non plus, parce qu’elles ne travaillaient pas sur les mêmes problématiques.»

p.14-15,_soupirs_d'amour.jpg Dégradation du milieu de travail

Sur les lieux de travail, Sophie est affectée par l’ambiance négative que les autres employés de l’organisme lui font ressentir. «J’ai perdu confiance en moi, petit à petit. Il y avait beaucoup de dénigrement envers ma personne. Ça ne me tentait pas de manger avec eux. Ils regardaient toujours mon lunch, ils faisaient des allusions à ma maigreur. C’était fatiguant! raconte-t-elle, comme si elle revivait ces moments. Je travaille pour aider les jeunes et les familles avec comme valeur de respecter les différences, et je me sentais jugée dans mon milieu de travail. Là, plus que partout ailleurs!»

«Je me battais pour aider les familles et leur trouver des ressources. C’était épuisant. Je sentais que je devais justifier toutes mes interventions. Tu fais un travail épuisant, puis tu le recommences le lendemain, sans appui. “Me faites-vous confiance?” me demandais-je. Je ne me sentais pas soutenue. Les compétitions entre intervenantes, les coups bas, c’était malsain. Toujours de la jalousie et des remises en question de mes interventions, alors que mes collègues ne connaissent rien de la réalité des familles dont je m’occupais.»

Diagnostique: la dépression

«En 2005, c’est devenu insoutenable. Je ne fonctionnais plus. Je n’avais plus confiance en mes interventions. Je me disais que c’était peut-être parce que je n’étais pas bonne. C’est inconscient. Je me disais que je «chialais» peut-être pour rien. Je me demandais: “si je fais ça, que vont-ils dire? Vont-ils me le remettre sous le nez?” Je m’en suis voulue d’avoir pensé comme ça. Chaque fois que je faisais une intervention, je n’en avais plus le goût parce que je savais que je devrais me battre. Je travaillais dans le beurre.»

Excédée, Sophie quitte son emploi. Elle est diagnostiquée dépressive. Le mauvais sort s’acharne sur sa vie: elle perd son père qui se suicide et son ex-conjoint lui enlève ses deux filles. Sophie doit en plus se battre avec ses assureurs qui, soudainement, lui trouvent des antécédents familiaux de dépression et de suicide.

Une histoire avec un homme violent

Dépressive, isolée et se sentant abandonnée, elle entame une relation amoureuse qui tourne au vinaigre. L’homme qu’elle fréquente se révèle agressif. Lorsqu’elle veut mettre un terme à cette brève histoire d’amour, il la menace de mort.

Sophie touche le fond. L’idée d’en finir avec sa vie prend forme. Sa psychothérapeute l’envoie en psychiatrie pour qu’elle se repose en sécurité, mais l’homme la retrace. Paniquée, elle porte plainte à la police. «Je l’ai fait parce qu’il m’a appelée une trentaine de fois à l’hôpital. Quand j’ai vu que je n’étais pas en sécurité, même en psychiatrie, là, j’ai porté plainte.»

Porter plainte auprès de la police

Sophie sort troublée de cette expérience. «Je me sentais seule au monde. Pire, je me suis sentie jugée, critiquée et ridiculisée par la police. Fallait que je sois à bout. Là, j’avais vraiment peur.» Bien que dépressive, son côté intervenant refait surface. Elle explique aux policiers à quel point leur façon de ne pas la prendre au sérieux lui fait mal. Elle tente de les sensibiliser.

«J’avais peur de porter plainte. J’avais peur qu’il me menace encore davantage. Aussi, étrangement, j’avais pitié de lui. Il avait quand même quelque chose de sain. Ce n’était pas un monstre. J’étais tellement en quête d’amour. C’est le seul que je pouvais appeler à deux heures du matin, et il venait. Avec lui, je me sentais aimée. Ça ne me tentait pas d’être celle qui allait détruire la vie de quelqu’un. Je me sentais tellement «pas bonne». Je ne voulais pas qu’il soit triste parce que quelqu’un le rejetait. Je ne voulais pas être la méchante, qu’à cause de moi, il ne puisse pas réaliser ses projets. Pourtant, j’ai toute l’expérience nécessaire pour affronter ce genre de situation!»

Sophie, autrefois intervenante auprès de femmes violentées, est tombée dans le piège parce qu’elle n’avait plus confiance en elle. «Certains vont dire “quoi, elle est intervenante depuis plus de dix ans, comment ça elle n’a plus d’estime d’elle-même?” Si l’estime se construit, elle se détruit également.»

Séparée de ses enfants

En plus de sa dépression, Sophie vit une profonde tristesse causée par sa séparation d’avec ses deux filles. «La rupture a commencé dans un centre d’achats… Leur père m’a demandé qu’on s’y rencontrent, lui et moi. Quand je suis arrivée, il était avec mes filles. C’était déjà décidé. J’étais devant le fait accompli.»

Sophie devient plus émotive. La douleur de sa séparation est encore vive. C’est un sujet sensible qui est difficile à aborder avec elle. «Il n’arrêtait pas de m’abaisser. Il dit à mes deux filles que je ne suis pas une bonne mère. Ces paroles ont un impact sur mes enfants et sur moi. Je ne dirai jamais que ce n’est pas un bon père. Ça n’a rien à voir. Mais sa colère, lui, il la transmet en parlant de moi à mes filles. C’est de la violence psychologique. Moi, j’ai voulu penser aux enfants. Mais en pensant à elles, je passe pour la méchante», explique Sophie, qui a laissé ses deux filles habiter avec leur père sans se battre. Elle préfère prendre sur elle plutôt que de faire vivre l’enfer à ses enfants. En espérant que ses filles comprennent, un jour, son sacrifice.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 14-15

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le suicide:

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Du pillage au musée

Du pillage au musée

(Agence Science-Presse) – Ces dernières années, de plus en plus de musées d’Europe et d’Amérique ont été confrontés à des demandes de restitution d’objets antiques, sous le prétexte qu’ils ont été jadis volés. L’histoire des découvreurs de trésors de l’Antiquité n’est en effet pas blanche comme neige, et c’est cette histoire que retrace la journaliste Sharon Waxman, dans Loot —un mot peu honorable puisque, en français, il peut se traduire par «butin» ou «pillage». (Loot. The Battle Over the Stolen Treasures of the Ancient World, Times Books, 2008)

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