Droit et art urbain unis pour la justice

Droit et art urbain unis pour la justice

François Richard  Dossiers Educaloi, Justice, Café Graffiti et Jeunes

Le projet Les couleurs de la justice en est à sa deuxième année d’existence. Fruit d’une collaboration entre Éducaloi, le Café Graffiti et le Regroupement des maisons de jeunes du Québec, il combine ateliers de formation juridique et de réalisation de graffitis à l’intention des adolescents qui fréquentent les maisons des jeunes de la région de Montréal. Cette année, trois murals seront réalisés dans différents quartiers de la métropole.

Oeuvres dans plusieurs quartiers de Montréal

image Les 6 et 21 juin, les artistes novices des maisons des jeunes L’Hôte Maison et de l’école Pierre-Marquette ont créé des oeuvres dans l’arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie. Un troisième mural sera réalisé dans l’arrondissement du Sud-Ouest le 4 juillet prochain. L’an dernier, deux murals ont été réalisés dans le cadre de Les couleurs de la justice dans les quartiers Saint-Henri et du Centre-Sud. La réalisation des murals sont chaque fois l’aboutissement d’un processus de formation s’étirant sur quelques mois.

Formation juridique en ligne

Les ateliers combinent de façon originale la formation juridique, notamment le droit pénal destiné aux adolescents, ainsi que les rudiments de l’art du graffiti et la philosophie qui l’accompagne. L’organisme Éducaloi existe depuis 2000 et offre des services d’information juridique destinés au grand public. Cette mission se traduit entre autres par la production de documentation sur de grands thèmes de droit, tels les successions et le droit familial. Une des réalisations les plus originales de l’organisme est certainement la tenue de camps de jour juridiques pour adolescents. Dans ce cadre, les jeunes sont invités à passer plusieurs jours dans un palais de justice afin de se familiariser avec les rouages de cette institution souvent intimidante. Éducaloi a aussi un site Internet, appelé Jeunes pour jeunes, où les jeunes peuvent s’informer à propos des différentes carrières juridiques qui leur sont ouvertes. Raymond Viger a d’ailleurs écrit à propos de ce site sur les professions liés à la justice et destiné aux jeunes.

Combattre les préjugés

Les liens entre justice et graffiti sont évidents pour ceux qui connaissent un peu ce deuxième milieu. L’activité est en effet souvent illégale et pratiquée par des jeunes dont le style vestimentaire les expose aux préjugés et au profilage de la part des policiers. Connaître leur droits, ainsi que les formes légales de pratique du graffiti est donc pour eux un atout précieux. Les oeuvres produites au cours des dernières semaines peuvent être admirées à l’Hôte Maison, au 6255 Boyer et derrière le 3500 Rachel, Est.

Vos commentaires sur Droit et art urbain unis pour la justice

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Si tu paies, j’écrase!

Dossier Santé

Si tu paies, j’écrase!

(Agence Science-Presse) – Les fumeurs qui tentent d’arrêter sont plus susceptibles de le faire si on leur offre de l’argent. Trois fois plus… ce qui en dit long sur leurs priorités!

Le New England Journal of Medicine a publié cette étude qui aborde le phénomène de la dépendance au tabac par un biais inhabituel: 878 employés de General Electric, tous fumeurs, ont servi de cobayes à des chercheurs de l’École de médecine de l’Université de Philadelphie.

La moitié de ces employés pouvaient recevoir jusqu’à 750$ s’ils cessaient de fumer pendant au moins neuf mois.

Dans ce groupe, un an plus tard, 15% avaient cessé de fumer, contre 5% des autres. Les auteurs ne manquent pas de souligner qu’aux États-Unis, 70% des fumeurs affirment vouloir cesser de fumer… mais seulement 2 à 3% passent à l’acte dans une année typique.

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Salmonelle: les produits bio ne sont pas épargnés

Salmonelle: les produits bio ne sont pas épargnés

Dossier Alimentation

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – L’alerte à la salmonellose qui a frappé les États-Unis depuis janvier a attiré les projecteurs sur un aspect méconnu: une bonne partie des aliments désormais étiquetés «bio» font partie de la même chaîne alimentaire.

Des tonnes de produits à base d’arachides, ou à saveur d’arachides ont dû être rappelées en janvier et février. Les rapports officiels font état de plus de 680 personnes qui auraient été malades, et d’au moins neuf morts… Aucun cas n’a été signalé au Canada, où des produits ont également été retirés des tablettes par l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Mais là où il y en a qui l’ont trouvé encore plus dure à avaler, c’est que l’usine d’où provenaient les arachides contaminées avait sa certification «bio».

À la base, selon l’Associated Press, il y aurait un inspecteur du ministère de l’Agriculture qui aurait négligé de vérifier si l’usine de la compagnie Peanuts Corporation of America (PCA) se conformait bel et bien aux normes «bio», en présumant que la certification était chose acquise.

Naïveté bio

Mais ceci n’a rien à voir avec la contamination à la salmonelle. Car derrière cette tuile qui tombe sur le mouvement bio, il y avait une grande naïveté. Parce que la nourriture bio offre «des bénéfices accrus pour la santé, les gens assument que c’est libre de pathogènes», résume Urvashi Rangan, scientifique à l’emploi de l’Union de défense du consommateur (qui publie le magazine Consumer Reports). «Je ne présumerais pas nécessairement que c’est plus sécuritaire.» Peut-être que ça l’est, mais peut-être pas.

Comme le souligne le New York Times dans un article intitulé It’s Organic, but does it means it’s safer?, la certification des aliments bio et la sécurité des aliments sont deux processus complètement distincts.

Autrement dit, certification biologique ne veut pas nécessairement dire petit fermier qui fait pousser des arachides dans son potager. La certification biologique est le résultat de réglementations imposées aux fermiers par un gouvernement (non-usage de pesticides, restrictions sur l’alimentation des animaux, etc.). Cela s’avère important pour qui achète ses fruits et légumes au marché. Mais cela ne dit rien sur la façon dont un pot de beurre d’arachides a été traité, une fois à l’usine — cette partie-là incombe à l’agence d’inspection des aliments (la FDA aux États-Unis, l’ACIA au Canada).

La négligence a manifestement été à plus d’un niveau. Le Times rapporte que l’Association pour l’amélioration des produits biologique — une compagnie privée chargée d’émettre les certifications bio — a envoyé en juillet 2008 une note à la compagnie PCA, disant que son usine de Géorgie ne se conformait plus aux normes bio. En l’absence de réponse, ce n’est que sept mois plus tard — alors que la crise était commencée — que la firme a demandé au ministère américain de l’Agriculture que la certification bio soit retirée à l’usine

Certifié biologique: une étiquette vendeuse

«Pour le meilleur et pour le pire», résume un dossier du magazine en ligne Science Progress, le «bio» d’aujourd’hui fait partie intégrante du système d’alimentation traditionnel, dépendant des mêmes usines de transformation, des mêmes distributeurs et du même marketing qu’à peu près tout le reste de ce que nous mangeons. Et ainsi, lorsque le système d’alimentation traditionnel éternue, les bios attrapent le rhume. »

Plus sévère que d’autres, Emily Brown, de la firme de Pennsylvanie Certified Organics déclare: « le ministère de l’Agriculture insiste beaucoup sur le fait que la nourriture bio n’est pas une garantie de sécurité ou de qualité — c’est une norme de marketing. » Et c’est un marketing payant, souligne Science Progress: 20 milliards$ de ventes en 2008, pour un marché qui n’existait pratiquement pas il y a 20 ans.

Rappel du rappel

Le rappel d’aliments, qui a commencé en janvier et s’étirait encore, début-mars, serait le plus gros de l’histoire des États-Unis: la liste des produits à base d’arachides qui ont fait l’objet d’un rappel, produits bios et non bios confondus, fait… 46 pages de long! Ça va des barres d’énergie jusqu’aux biscuits pour chien en passant par plusieurs marques de beurre d’arachides. Si la liste est si longue, c’est parce qu’en général, ce n’est pas toute une marque qui est en cause, mais un type d’aliment, produit à tel endroit et entre telle date et telle date.

La compagnie PCA a annoncé le 20 février qu’elle se mettait sous la protection de la Loi sur les faillites. L’enquête se poursuit.

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benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
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-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
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-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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