FER: jeunes marginaux, musique punk et rap

FER: jeunes marginaux, musique punk et rap

François Richard   Dossiers Festival d’expression de la rue, Jeunes de la rue et Organismes communautaires

Entrevue avec une Pair Aidante organisant le FER

L’équipe organisatrice du FER a vécu son lot de difficultés cette année. Le Festival aurait bien pu ne pas avoir lieu suite au refus de l’Université du Québec à Montréal d’accueillir l’événement sur son terrain de la Place Pasteur (rue Saint-Denis). Depuis sa création il y a 12 ans, toutes les éditions du FER s’étaient déroulées à cet endroit. Le Festival aura finalement lieu au Parc de la Paix, rue Saint-Laurent, lors du dernier week-end du mois d’août et ses organisateurs peuvent enfin mettre de côté la recherche d’un terrain pour consacrer leurs énergies à la préparation de l’événement. Malgré les délais qui raccourcissent, l’une des organisatrice du FER, Kim Heynemand, a accepté de laisser de côté son travail quelques minutes afin de s’entretenir avec Reflet de Société. Elle nous parle de l’organisation du FER, du milieu des jeunes de la rue auquel il s’adresse et des difficultés de cohabitation entre marginaux et autres citoyens dans le centre de Montréal.  

FER: spectacles musicaux, projection de flms, ateliers de sensibilisation

Kim est une Pair Aidante. Les jeunes participant à ce programme ont tous un vécu marqué par la vie dans la rue. Ils sont jumelés avec un organisme communautaire du centre de Montréal et viennent en aide aux jeunes de la rue. Les Pairs Aidants doivent de plus organiser chaque année le FER, un événement mariant spectacles musicaux, projection de films et ateliers sur différentes problématiques telles les maladies transmises sexuellement et les drogues dures. Les organisateurs du FER ont consulté les jeunes de la rue au cours des dernières semaines afin de connaître leurs préférences quant au contenu de l’événement qui leur est consacré. Plusieurs des spectacles présentés au FER mettent d’ailleurs en vedette des jeunes de la rue.

Programmation du festival

‘Nous devons avoir une programmation assez souple, car nous sommes souvent confrontés aux imprévus, explique Kim Heynemand. Parfois des jeunes que nous avons embauché sont en prison ou trop éméchés pour jouer quand l’heure de leur spectacle arrive. Le contraire est aussi vrai: des jeunes dont nous n’avions plus de nouvelles refont surface à la dernière minute et veulent participer. C’est pourquoi nous privilégions les soirées de type micro ouvert, comme ça il est plus facile de déplacer des performances au cours d’une soirée.’ Elle précise toutefois qu’une partie importante de la programmation est fixe, notamment les activités de jours comme les kiosques d’information et de sensibilisation.

Rap, culture, identité

En plus des aléas des horaires de chacun, Kim doit composer avec une difficulté particulière: elle est en charge de l’organisation de la journée hip-hop. Et alors? ‘Bien, dans le comité organisateur, nous sommes tous des punks.’ Kim explique ensuite que de plus en plus de jeunes de la rue adhèrent à la mode hip-hop plutôt que punk. ‘Ça ne créé pas de conflit particulier, mais il y a de grandes différences dans la culture. Contrairement aux punks, les hip-hop ne tirent pas de fierté du fait de vivre dans la rue. Ils ont le même mode de vie, font appel aux mêmes ressources de soutien, mais ils n’en font pas un élément central de leur identité.’

Marqué au FER

La thématique de cette année est ‘Marqué au FER’, en référence à l’attention particulière de la part des policiers dont sont l’objet les jeunes de la rue. ‘Dans le cas des punks, ça m’a toujours semblé évident. Avec les cheveux colorés, les vêtements militaires et les grosses bottes, il est normal qu’ils soient aisément identifiables. J’ai par contre été surprise d’apprendre que les policiers du centre-ville connaissent tous les rappeurs de la rue par leur nom. Quand tu vis dans la rue, tu deviens une espèce de propriété publique. Des tas de gens te connaissent, mais vu le grand nombre de rencontres que tu fais dans une journée, tu ne peux pas te souvenir de tout le monde.’

Pousser les jeunes dans le fleuve

Paradoxalement, une des raisons pour laquelle les jeunes de la rue deviennent une propriété publique, c’est qu’ils doivent de plus en plus ‘occuper des espaces semi-privés, explique Kim. Les jeunes sont systématiquement expulsés des parcs, ils doivent donc se rabattre sur les entrées de commerce et les institutions, comme l’UQAM ou les stations de métro. Ça exaspère les propriétaires et les utilisateurs, mais on ne peut pas pousser les jeunes dans le fleuve. Si on les bouge d’un lieu, ils en occuperont un autre.’ En ce sens, le déménagement du FER est conséquent. ‘Ça fait des années qu’il n’y a plus de jeunes de rue à la Place Pasteur, l’UQAM les chasse systématiquement de leurs propriétés.’

Soirée punk

Le FER tente d’atténuer les tensions qui surviennent continuellement entre marginaux et autres habitants du quartier. Les résultats sont difficiles à évaluer, selon Kim. ‘Ça peut occasionner de belles rencontres. C’est sûr que pour un non-initié, la soirée punk vers 10-11 heures est peut-être à éviter, mais les activités hip-hop et les ateliers d’après-midi nous permettent de rejoindre un public d’horizons divers.’  Kim affirme que le FER fait un grand bien à des jeunes qui ont des histoires de vie souvent pénibles. ‘Ils peuvent passer trois jours dans un parc sans se faire tasser. Ça les valorise de participer, même si c’est simplement pour donner un coup de main à l’entretien. Ils en parlent encore des mois plus tard.’

                                                                                            ***

Le FER aura lieu les 26-27 et 28 août au Parc de la Paix, situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque. Nous publierons la programmation complète de l’événement lorsqu’elle sera disponible.    

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Du nouveau sur Air Canada Goldman Sachs et Vincent Lacroix

Ariane Aubin                                Dossier Économie

Du nouveau sur Air Canada, Goldman Sachs et Vincent Lacroix

Vous arrive-t-il de vous sentir dépassés par l’actualité économique? En cette période de bouleversements constants, difficile de suivre les nombreux développements de chacune des nouvelles qui attirent notre attention.

Qu’en est-il des déboires d’Air Canada, par exemple? Le transporteur aérien avait fait savoir qu’il avait besoin d’une aide de 600 millions de dollars pour se sortir de sa situation économique désastreuse. Devant cette impasse, les syndiqués ont accepté de faire des concessions sur leurs conventions collectives afin de maintenir la compagnie à flot. Malgré ces efforts collectifs, le chroniqueur Jean Gagnon nous explique que la faillite demeure imminente pour Air Canada, à moins que le gouvernement canadien ne consente à prêter les 600 millions demandés.

Pendant ce temps, à Wall Street…

Autre cas qui avait intéressé Jean Gagnon: celui de Goldman Sachs. La firme d’investissement bancaire a remboursé la semaine dernière chacun des 10 milliards de dollars que lui avait prêté le gouvernement américain en des temps plus incertains. Voilà maintenant Goldman Sachs toute ragaillardie, avec une action dont la valeur monte en flèche. C’est beau, les finances!

Un autre acteur du monde des finances s’en sort un peu moins bien – tant mieux diront plusieurs – ces jours-ci: Vincent Lacroix, escroc notoire et ancien PDG de Norbourg. Que ceux qui déplorent une libération aussi rapide (17 mois de détention seulement) se rassurent, rappelle Jean Gagnon: une poursuite au criminel et un recours collectif intenté par les victimes du financier déchu s’en viennent à l’automne et le verdict ne sera peut-être pas aussi clément. L’Autorité de marchés financiers (AMF) pourrait aussi être impliquée dans l’affaire…

Trois histoires à suivre sur le blogue de Jean Gagnon

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Oiseaux dopes

Oiseaux dopés

(Agence Science-Presse) – Il n’y a pas que les athlètes qui se dopent. Certains oiseaux migrateurs aussi! Mais on pardonnera peut-être cet écart de conduite au petit bécasseau: il doit accomplir un voyage de 3000 km, du Grand Nord canadien jusqu’à l’Amérique du Sud.

Or, en route, il s’arrête dans la Baie de Fundy pour s’y empiffrer d’un petit crustacé débordant d’acides gras oméga-3. Des biologistes ont fait le test: ils ont nourri des quails, un oiseau sédentaire, de la même combinaison d’oméga-3; leur capacité musculaire a bondi de 58 à 90%.

Ne rêvez toutefois pas: si vous voulez courir le marathon, cette recette ne vous sera d’aucune utilité, attendu que, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les physiologies d’un humain et d’un oiseau sont très différentes.

 

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Alanis Obomsawin cineaste abenakise Voix autochtones a lecran

Alanis Obomsawin, cinéaste abénakise

Voix autochtones à l’écran

Luc Dupont         DOSSIER REFLET DE SOCIETE , Autochtone

Il existe au Québec une cinéaste abénakise de 76 ans méconnue du grand public. Elle a consacré 35 films et sa vie à la reconnaissance, à l’expression et à l’autonomie des siens. Dans ses oeuvres, Alanis Obomsawin traite de la vie et de l’histoire des Autochtones canadiens pour transmettre une beauté et un espoir qui sont universels.

image J’ai découvert Alanis Obomsawin au printemps 2008, dans le cadre du grand hommage que lui rendait le Musée d’art moderne de New York. L’institution présentait alors, pendant deux semaines, une quinzaine de ses films. Je me suis demandé, comment se fait-il que je ne la connaisse pas? J’ai donc pris rendez-vous avec celle que tout le monde appelle simplement Alanis. Je l’ai rencontrée durant une heure dans les locaux montréalais de l’Office national du film.

En entrant dans son bureau, le visiteur est impressionné par les grands voiles bleus qui recouvrent en partie sa bibliothèque, et qui, avec le fauteuil de style «Vieille France», humanisent son espace. Sa voix, ses yeux, son sourire et ses silences sont aussi intenses que touchants. Ces deux qualités s’appliquent au film tourné en 1988 qui lui est particulièrement cher, Richard Cardinal: le cri d’un enfant métis. «De tous mes films, dit-elle, c’est celui qui m’a le plus marquée.»

Destin tragique

Dans ce documentaire d’une trentaine de minutes, Alanis Obomsawin raconte la très triste histoire de Richard Cardinal, un jeune Métis de 17 ans. Ballotté dès l’âge de quatre ans dans 28 foyers différents, l’adolescent s’est pendu en 1984 dans la cour arrière de sa dernière famille d’accueil. La cinéaste illustre le calvaire de Richard en interviewant son frère Charlie et certains de ses parents nourriciers, mais surtout, en faisant revivre la mémoire du jeune garçon par la citation d’extraits de son journal intime.

«J’avais quatre ans, écrit Richard, lorsque j’ai été obligé de quitter ma famille et mes amis. Une travailleuse sociale nous a dit que c’était parce que nos parents étaient alcooliques. Comme ma soeur Linda et Charlie étaient à l’école, je suis allé dans ma chambre et j’ai pris mon vieil harmonica. Je suis descendu dans la cour de la ferme et je me suis assis sur la  clôture. J’ai commencé à jouer très lentement. J’étais très triste à ce moment-là. Au milieu de ma chanson, mes lèvres se sont mises à trembler. Je savais que j’allais commencer à pleurer et j’étais content que ça sorte enfin. Je n’ai même pas essayé de me retenir.

«En arrivant dans ma famille d’accueil, on m’a montré où j’allais dormir. La chambre était au sous-sol et le plancher était couvert d’un pouce et demi d’eau. Je ne pouvais pas en croire mes yeux. Il fallait marcher sur des planches pour ne pas se mouiller les pieds (…) Le plafond n’était même pas fini, il y avait une ampoule de 40 watts qu’on allumait en tirant sur une corde. Ça ressemblait à quelque chose que l’on voit dans les films d’horreur. J’étais vraiment déprimé et j’ai commencé à penser au suicide.»

La cinéaste se rappelle encore avec beaucoup d’émotions ce qui s’est passé une fois le film terminé. Des larmes font d’ailleurs encore briller ses yeux quand elle en parle. «On a organisé une séance de visionnement, dit-elle, à laquelle assistaient des psychologues et des travailleurs sociaux, mais aussi d’autres adolescents qui, comme Richard, vivaient à ce moment-là dans des centres de détention pour jeunes de l’Alberta. Charlie, le frère de Richard, était avec moi ce jour-là. Après la projection, les jeunes se sont approchés de lui et l’ont touché. Ils étaient comme magnétisés. Ils n’arrêtaient pas de lui dire: ‘‘C’est moi Richard… Richard, c’est moi…’’ Ils se reconnaissaient dans l’histoire de Richard.»

Ce documentaire fut ensuite projeté aux quatre coins du Canada, notamment en Alberta, la province natale de Richard Cardinal. Les pouvoirs publics ont été suffisamment alertés et sensibilisés pour que s’enclenchent des changements dans les lois touchant les jeunes Autochtones et Métis. On allait entre autres s’efforcer désormais de ne pas séparer les enfants d’une même fratrie lors d’un placement dans une famille d’accueil afin de leur éviter un sentiment d’isolement qui peut mener à la dépression.

Refus de s’intégrer

Avec le film en tête, j’ai demandé à la réalisatrice, «mais par où commencer madame Obomsawin? Quel geste poser, quelle attitude adopter, si on souhaite sincèrement aider les Amérindiens à s’intégrer?» La dame a gardé le silence pendant quelques secondes et, quand elle a ouvert la bouche pour répondre, il y avait un soupçon de colère dans sa voix. «Vous parlez d’intégrer mais être intégré, ce n’est pas du tout dans la pensée de nos gens, dit-elle sèchement. On est ce que l’on est, on n’a besoin de s’intégrer à personne. On n’a jamais demandé aux Blancs d’être comme nous autres, alors qu’eux, bien souvent et dans bien des choses, ils nous ont forcés… Alors, je vais vous dire: chez nous, l’intégration, personne ne pense à ça. Nous, on veut être capable de vivre ce que l’on est, de se faire respecter pour ce que l’on est. C’est à cause de cette absence de respect qu’il y a eu tellement de ravages dans nos communautés.»

Alanis Obomsawin sait être ferme quand il s’agit de remettre les pendules à l’heure. Ses films, pourtant, n’ont pas un ton accusatoire et agressif dirigé contre les Blancs et les injustices qu’ils ont commises envers les Amérindiens. La fermeté de son discours n’exclut pas la douceur et la beauté présente dans ses oeuvres. Une critique de cinéma a dit de ses documentaires qu’ils «ont fondamentalement modifié la façon de sensibiliser les non-Autochtones à la cause des Premières nations.»

Une heure passée avec cette grande artiste, c’est bien court. Une chose est sûre: l’hommage que lui a rendu l’an dernier le Musée d’art moderne de New York ne devrait étonner personne. En effet, les films qu’elle a réalisés tout au long de sa vie, même s’ils traduisent les réalités amérindiennes du Québec et du Canada, parlent avant tout de l’âme et de la survie des Autochtones à l’échelle planétaire.

Il est possible de visionner en tout temps à la CinéRobothèque de Montréal vingt-et-une des oeuvres d’Alanis Obomsawin.

Les films peuvent aussi être visionnés sur le site Internet de l’Office national du film du Canada: www.onf.ca

autres textes sur le suicide:

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Flashe tes lumieres si tu aimes les oiseaux

Flashe tes lumières si tu aimes les oiseaux!

(Agence Science-Presse) – Pour sauver les oiseaux migrateurs, faites flasher vos lumières! Du moins, celles des tours de communication, avec lesquelles chaque année, des millions de ces oiseaux entrent en collision, la nuit.

Or, selon la biologiste Joelle Gehring, du Michigan, il suffirait que les tours s’équipent de lumières clignotantes, plutôt que fixes, pour réduire d’au moins 50% le taux de mortalité des oiseaux.

Elle base cette affirmation sur le calcul des carcasses ramassées au pied de 21 tours du Michigan, pendant les périodes de migration de 2005.

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Guantanamo paradis terrestre

Guantanamo, paradis terrestre?

Matthieu Burgard

(Agence Science-Presse) – Lorsque Miss Univers 2009 décrivait Guantanamo, après sa visite le mois dernier, comme un endroit «charmant», elle voulait certainement faire référence à la grande biodiversité dont regorge sa baie… L’accès restreint et surveillé imposé par la Marine américaine depuis des années a en effet permis de protéger le patrimoine naturel de ces lieux. C’est aujourd’hui une véritable réserve naturelle même si le secteur n’en a pas le statut!

Ces 11 660 hectares de terre à la pointe Sud-Ouest de Cuba offrent un décor de rêve dominé par un climat tropical sec où les cactus sont rois. D’après une étude menée en 1998 par l’organisation américaine pour la conservation de la nature, on trouve dans ce paysage aride 193 espèces de plantes dont 51 endémiques à l’île et quatre à cette zone.`

Des merveilles à protéger

La base militaire tente de protéger ces richesses grâce à un service spécialement dédié. Et ce n’est pas vain, car à Cuba, les contraintes économiques sont telles que les lois de protection de la faune existantes sont difficilement appliquées. Les habitants les plus pauvres sont parfois amenés à manger des espèces protégées. Ces animaux trouvent alors refuge dans la zone contrôlée par l’armée américaine. C’est le cas de l’iguane des Caïmans, classé vulnérable sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Selon cette organisation, 6 à 8% des iguanes des Caïmans lézarderaient dans les enceintes de la base, représentant moins de 0.001% du territoire.

Même stratégie pour les boas de Cuba qui veulent échapper au menu des insulaires. À l’abri des fourchettes, ces serpents atteignent une taille inusitée de trois mètres et plus. De quoi gober quelques hutias, des rongeurs qui, à cet endroit, pullulent alors que certains de leurs cousins ont été presque complètement exterminés par la chasse ailleurs dans les Caraïbes. L’équipe chargée de la protection de l’environnement sur la base militaire doit même en contrôler la population en accord avec le gouvernement cubain.

Zone maritime sous sourveillance

La surveillance de la faune se poursuit également au large, car la baie de Guantanamo est aussi un écosystème marin exceptionnellement bien conservé. «Les coraux ressemblent à ce qu’ils avaient l’air, il y a cinquante ans», a déclaré le biologiste Craigs Downs au National Geographics, qui y consacrait récemment un article sur ce sujet.

La protection de la zone devrait ce poursuivre encore longtemps: alors qu’en janvier dernier Barak Obama décrétait la fermeture du centre de détention, la base militaire jouit d’un bail éternel. Les détenus s’en vont, les animaux eux restent.

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Temoignage Les soubresauts de ma vie

Témoignage

Les soubresauts de ma vie

Patricia Turcotte         DOSSIERS Suicide, Santé mentale

Au début des années 1980, je menais une vie de rêve. Courtier d’assurance-vie, j’étais mariée et l’heureuse mère d’un magnifique garçon. Nous habitions un splendide condo dans ma ville natale. Ma vie idyllique a toutefois pris une tournure dramatique quand un accident d’automobile m’a laissée avec des douleurs chroniques pour le reste de mes jours.

Les séquelles de mon accident m’ont obligé à déclarer faillite. Je me suis effondrée. Moi, le pilier financier de la famille, je ne savais plus quel sens donner à ma vie. Avec gêne, j’ai dû joindre les rangs des assistés sociaux et des personnes invalides.

Excédée par ce qui m’arrivait, j’ai senti le besoin d’aller à l’hôpital psychiatrique. J’ai mentionné à un médecin mon intention de tuer mon époux et mon garçon. Les personnes que j’affectionne le plus au monde! Ma place se trouvait réellement en milieu psychiatrique.

En sortant de l’hôpital, j’ai quitté le nid familial afin de réapprendre à vivre à mon rythme. Ce fut douloureux de l’annoncer aux miens. Le remords de les laisser me rongeait le coeur. Ils comprenaient l’importance pour moi de quitter le foyer.

Suicide de mon frère

J’ai commencé à penser à mon frère Serge, qui s’est suicidé à l’âge de 22 ans. À cette époque, je n’avais que 15 ans. En rêve, j’ai vu Serge se tenant debout devant son cadavre dans une mare de sang. Il semblait désemparé et isolé. Ce rêve m’a déroutée et incitée à demander de l’aide.

J’ai confié au médecin mes pensées suicidaires. Sur sa recommandation, je me suis rendue à l’hôpital. Peu de temps après ma sortie, je suis allée déjeuner avec mes deux amours. Ces moments chaleureux ont toujours représenté pour moi un grand réconfort et ils me permettent de poursuivre ma thérapie. En nous séparant, j’ai regardé mon garçon. Il m’a dit au revoir, accompagné d’un triste sourire. Le souvenir de Serge a alors émergé avec une force exceptionnelle. Ma fragilité émotive et psychologique ajoutée à une douleur chronique «qui rend fou», m’a poussée à tirer ma révérence.

À mon retour, je me suis préparée pour une très longue nuit. Mon cercueil temporaire fut la baignoire à côté du lavabo où j’avalai de multiples «remèdes» pour en finir avec la souffrance. Le souvenir de ce tragique instant restera toujours dans ma mémoire.

Puis, dans un semi-coma aux soins intensifs, j’ai entrevu ma famille à mon chevet. J’ai entendu à deux reprises une douce et apaisante voix intérieure. Je me suis dit: «Merci mon Dieu, tu me laisses une deuxième chance.»

Ma tentative

Les conséquences de mon geste furent catastrophiques. La situation a de plus évoqué chez mes proches le suicide de Serge. Certains se sont éloignés de moi à tout jamais. Ils m’ont fait leurs adieux dans la chambre d’hôpital. Un de mes frères a attendu quelques années pour me quitter. «Tu n’es qu’une schizophrène! » m’a-t-il crié devant une dizaine de personnes de la famille, qui sont toutes parties avec lui.

Mon ex-conjoint et mon fils sont demeurés mes vrais amis, au-delà de leurs peines. Le père de mon enfant, qui m’avait retrouvée dans la baignoire, ne m’a jamais fait de reproches.

Quelques années plus tard, j’ai eu la possibilité d’établir de nouveaux liens d’amitié avec mon fils. Jamais il ne m’a fait de reproches, même si j’ai pu constater sa peine et sa déception.

Redécouverte

Dès mon réveil du semi-coma, la joie de vivre m’est revenue malgré les épreuves traversées: mes douleurs, la peine causée à mes proches et ma perte d’autonomie.

Ma tentative de suicide a eu un tel impact positif sur ma personne que je pourrais écrire des millions de pages pour raconter mon bonheur de vivre depuis ce jour où la vie m’a donné une seconde chance. À mon avis, il faut demander de l’aide dès que l’on commence à ressentir ce découragement et frapper à toutes les portes, jusqu’à ce que des gens capables d’aider nous répondent.

autres textes sur le suicide:

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Maisons de paille a toute epreuve

Dossier Environnement

Maisons de paille à toute épreuve

(Agence Science-Presse) – Dans l’histoire des Trois petits cochons, la maison de paille était la première à tomber, victime simplement du souffle du méchant loup.

Mais face à un tremblement de terre, elle se révèle étonnamment solide: des tests menés notamment en Oregon et en Californie —terre par excellence des séismes— ouvrent la porte à la construction de maisons peu coûteuses —et moins meurtrières— dans des pays comme le Cachemire, où 75 000 personnes sont mortes en octobre 2005 des suites d’un violent séisme.

L’ingénieure civil californienne Darcey Donovan a fondé dans cette perspective l’organisation des maisons de paille et édifices appropriés du Pakistan, dans l’espoir de sauver des vies lors de la prochaine catastrophe… et de promouvoir une technologie on ne peut plus verte!

 

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Immigrants et pensions

Immigrants et pensions

Lisa Melia

Si la France est connue pour ses méandres administratifs et son parcours du combattant de l’immigration, le Canada n’est pas en reste. Plus de 68 000 français vivent au Canada, dont près de 43 000 à Montréal. S’y installer et y vivre est généralement relativement facile (relativement aux autres pays, tels que les Etats-Unis ou la France), il n’empêche que certains connaissent d’importantes difficultés, même une fois établis au Canada.

Pension

C’est le cas de Jean, 65 ans, qui a fait du Québec son nouveau pays d’adoption en 1962. «A l’époque, j’ai pu m’installer et obtenir un visa facilement», raconte-t-il. Originaire de France, il a fondé sa famille, a eu des enfants et s’est intégré sans mal dans la société québécoise. Mais en janvier 2008, les ennuis ont commencés.

Approchant les 65 ans, Jean a reçu le 25 janvier une lettre du gouvernement assortie d’un formulaire à remplir pour une demande de pension. Pour les résidents qui ne sont pas naturalisés canadiens, une procédure spécifique existe en effet pour la retraite. Il faut, pour obtenir une pension, en faire la demande auprès du gouvernement. Bien que résident sur le sol Québécois, il a reçu les documents en anglais, et a donc du solliciter des documents en français, qu’il n’a obtenu qu’après deux tentatives. C’était alors déjà le 30 avril.

Fonctionnaires récalcitrants

Début mai, le gouvernement fédéral l’a recontacté: sa demande avait été bien réceptionnée, mais le montant de sa pension était erroné. S’ensuivit ainsi coups de téléphone et échange de lettre jusqu’en septembre, date à laquelle il fut exigé de sa part des preuves de son statut de résidence légale au Canada et de la date de sa première entrée sur le territoire canadien. Le document attestant de ces informations, dénommé IMM 1000, est détenu et conservé par le gouvernement, auprès duquel il faut faire une demande de photocopie. Fin octobre, Jean poste sa demande, en précisant l’urgence de son dossier: le premier versement de sa pension approche, il a donc besoin de faire accélérer la procédure.

Un manque de communication

En avril 2009, excédé, Jean contacte sa député parlementaire, Mme Folco. Entre temps, le gouvernement lui a renvoyé des papiers, exigeants des précisions ou des informations supplémentaires, ne pouvant lui confirmer le montant exact de sa pension et recevant ses coups de téléphone avec de plus en plus de mauvaise volonté et de moins en moins de respect. Après un second appel à Mme Folco, Jean recevra finalement tous les documents à la mi-mai 2009. «Ce n’est pas normal, dit-il, qu’il faille huit mois pour envoyer une simple photocopie!» Tous les documents dont il avait besoin était déjà détenu par le gouvernement, mais il ne semblait pas y avoir de communication entre les services, d’où une importante perte de temps.

De même, il souligne que les francophones sont pénalisés, car les lignes téléphoniques gouvernementales en anglais sont bien plus rapides et efficaces. Il est surtout scandalisé du comportement des fonctionnaires qui ont reçu ses appels et ses demandes. «Ils se comportent comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et tous les droits.»

Jean ignore pourquoi il a été traité comme ça alors qu’il vit au Canada depuis plus de quarante ans. Cette mauvaise expérience est une première pour lui, elle laisse néanmoins penser que s’établir au Canada et y vivre peut comporter des difficultés.

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