Plus de dépenses d’infrastructures et moins de consommation au Canada

Ariane Aubin        Dossier Économie

Plus de dépenses d’infrastructures et moins de consommation au Canada

C’est l’heure des bilans pour le chroniqueur économique Jean Gagnon. Comment les consommateurs réagissent-ils jusqu’à présent à la précarité de l’emploi, aux baisses de salaire et à la stagnation générale? En épargnant, tout d’abord. Et ensuite, en mettant la pédale douce sur les dépenses effrénées qui avaient permis à l’économie nord-américaine de croître à bon rythme ces dernières années. Rien pour revigorer l’économie canadienne.

Le gouvernement du pays se voit donc contraint d’investir massivement dans des dépenses d’infrastructures, entre autres. Le résultat? Un déficit budgétaire de plus en plus accablant, que les contribuables devront rembourser pour les 5 ou 6 prochaines années, minimalement. Nous n’avons pas fini d’entendre parler de cette crise!

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Guérir la cleptomanie

Guérir la cleptomanie

(Agence Science-Presse) – Pour un cleptomane compulsif, prendre dans sa main l’objet convoité produit dans le cerveau un effet similaire à une dose de cocaïne.

Certains psychiatres prescrivent pour cette raison de la naltrexone, un médicament connu pour combattre les problèmes de dépendance aux drogues, mais son efficacité face à cette «clientèle» n’avait jamais été testée.

Pour la première fois, les résultats d’une étude —à petite échelle: seulement 25 cleptomanes— viennent d’être publiés, et vont dans le sens du médicament: les deux tiers de ceux qui avaient reçu le médicament, et non le placebo, étaient en «rémission» après huit semaines (source: Biological Psychiatry).

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Travail et maladie mentale Instable a temps partiel

Travail et maladie mentale

Instable à temps partiel

Étienne Gervais                 Dossier Santé mentale, Économie

«Vous réalisez, Monsieur Gervais, que de vous afficher ouvertement comme atteint d’une maladie mentale vous interdit  automatiquement l’accès à près de 75 % des emplois?» C’est ce que m’annonce gravement la conseillère en emploi que je suis venu rencontrer afin de discuter des mes récentes difficultés à dénicher un travail. J’échappe un petit rire nerveux. En fait, j’ignore si je dois éclater de rire ou fondre en larmes.

J’en suis parfaitement conscient. Quand j’ai décidé d’écrire mon histoire, il y a deux ans, je savais que la terre entière apprendrait que je souffre d’une maladie mentale et que le mot «stabilité» n’est pas le qualificatif le plus approprié pour me définir. En parcourant mon CV, la conseillère ajoute, «croyez-vous qu’il soit absolument nécessaire de le mentionner dans votre curriculum?» Elle fait vraisemblablement référence à la mention de mon livre qu’on y retrouve.

Bien sûr! Ne pas le faire serait en totale contradiction avec ce pour quoi je me bats, la raison d’être de mon livre: la démystification des maladies mentales. (Pas si fou le gars, hein?) La conseillère acquiesce mollement. N’empêche qu’elle a raison. Le peu de retours d’appel d’éventuels employeurs que je reçois est là pour le prouver. Un seul en près de quatre mois de recherche. Ce qui me donne envie de rire, c’est que depuis que j’ai décidé de vivre ouvertement ma maladie mentale, je me sens nettement mieux et, par conséquent, cent fois plus apte à occuper un emploi stable qu’auparavant, du temps où je mentais et réussissais aisément à décrocher n’importe quel job.

santé mentale Préjugé à temps plein

En contrepartie, ce qui me donne envie de pleurer, c’est que ce paradoxe confirme un état de fait que j’aimerais tant voir disparaître: l’accès au marché du travail est plus que limité pour les personnes atteintes de maladie mentale. Les statistiques sont d’ailleurs là pour le prouver: le taux de chômage chez ces personnes oscille entre 70 % et 90 %, selon le degré de sévérité de la déficience.

Plus attristant encore, il semble que ce ne sont pas les limitations dues à la condition de santé qui diminuent les chances d’accéder à un emploi décent, mais bien les préjugés entretenus par les employeurs (comme par le reste de la société) à leur égard.

La conseillère veut ensuite savoir en quoi consistent exactement les manifestations de ma maladie. Je lui parle alors des tentatives de suicide, de la souffrance au quotidien et des variations caustiques de mon humeur. «C’est étonnant, à vous voir, on ne le dirait pas!» s’exclame-t-elle. Non, ce n’est pas écrit sur mon visage, et c’est précisément ce qui me rend la tâche si ardue. En plus de fournir un rendement adéquat, je dois dépenser des quantités énormes d’énergie afin de préserver cette image de «normalité» aux yeux de mes collègues et patrons. Bien souvent, cela m’épuise tant que je finis par abandonner mon travail, alors que si mes employeurs se montraient un tantinet plus accommodants,  je pourrais fort bien garder à long terme un emploi.

De nos jours, il est de plus en plus fréquent de voir des entreprises apporter des modifications à leurs installations afin d’accueillir des candidats souffrant d’handicaps physiques. À quand ce genre d’adaptation pour les handicaps sociaux?

Emplois bas de gamme

L’entrevue avec ma conseillère tire à sa fin. Elle semble plutôt découragée de constater qu’elle n’est guère en mesure de m’aider. En dernier recours, elle ajoute, «avez-vous pensé à participer à un programme de réinsertion?» Certainement que j’y ai pensé! J’ai même fait plusieurs appels à cet effet. Ces démarches m’ont appris que si je le désirais, je pouvais participer à un programme à temps plein d’une durée de huit semaines (non rémunérées), pendant lesquelles on m’apprendrait à composer avec un horaire ainsi que les rudiments de l’entretien ménager et à l’issue de cette formation, je pourrais décrocher un emploi dans une entreprise de nettoyage ou sur une chaîne de montage. Wow! Quel extraordinaire bond dans ma carrière!

Mais ne concluons pas trop vite. Il est clair que ce type de programme répond aux besoins d’une clientèle particulière. Pour les gens souffrant de pathologies graves, un tel programme représente bien souvent l’unique porte d’accès au marché du travail et je ne peux que féliciter du fond du coeur les instigateurs de cette initiative porteuse d’espoir. Mais  pour moi, comme pour tous ceux qui souffrent de problèmes mentaux moins envahissants, ce n’est qu’une autre feuille arrachée à notre arbre d’espoir, emportée par le courant d’un vent qui emmène avec lui une partie de notre amour propre.

L’entrevue est maintenant terminée. «Alors, qu’est-ce que vous comptez faire, monsieur Gervais?» demande gentiment  la conseillère. «Et bien, je n’en sais trop rien… je crois que je vais écrire quelque chose là-dessus…»

Étienne Gervais est l’auteur de L’ennemi en moi, histoire vraie d’une victime du trouble de la personnalité limite, publié chez Olographes en 2008.

personnalitelimite@sympatico.ca

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Diagnostic a portee de nez

Diagnostic à portée de nez

(Agence Science-Presse) – Il y a longtemps que les scientifiques savent que certains animaux, comme les chiens, peuvent renifler des maladies chez les humains.

Ivan Rodriguez et ses collègues de l’Université de Genève viennent d’identifier le comment: un récepteur de l’odorat —également présent chez la souris— qui réagit à des molécules produites par des bactéries, des virus et des inflammations expulsées dans l’urine des malades.

De là à dire qu’on pourrait engager des chiens et des souris dans les hôpitaux pour faire des diagnostics, il y a… plusieurs pas.

 

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