La lutte pour l’égalité des sexes n’est pas finie

«La Domination masculine», de Patrick Jean

La lutte pour l’égalité des sexes n’est pas finie

Lisa Melia

Le 25 novembre est la Journée internationale contre les violences conjugales. Le film de Patric Jean, «La Domination masculine», a donc choisi son jour pour sortir sur les écrans français. En une heure et quarante-cinq minutes, le cinéaste décortique les rouages de la domination masculine, inculquée dès la petite enfance, jusqu’à ses conséquences les plus terribles: la violence conjugale d’une part, et l’histoire de Marc Lépine, qui a abattu quatorze femmes à l’école Polytechnique le 6 décembre 1989, d’autre part.

Répartition des rôles

La distribution des rôles sexuels se fait dès l’enfance. La caméra de Patric Jean se promène dans un magasin de jouet et l’employé de l’enseigne lui sert de guide. D’un côté, explique-t-il, les déguisements de princesses et les reproductions d’objets ménagers, «pour imiter maman et ce qu’elle fait toute la journée». De l’autre côté, des déguisements et des jouets pour garçons qui évoquent l’aventure et stimule l’imagination.

Dans les livres pour enfants, les mêmes schémas se répètent : les garçons sont représentés à l’extérieur, dynamiques, et les filles à l’intérieur, souvent à la fenêtre. «La fenêtre, c’est la culture du rêve, explique une sociologue. La fille n’a pas d’ambition et se doit d’être spectatrice, c’est une princesse qui attend une protection masculine.»

Tout est ainsi fait pour construire un homme fort et protecteur, tandis que la femme est perçue comme gentille, douce et soumise. Lors d’une séance de speed-dating, une participante explique que le rôle de la femme est de valoriser l’homme, de préférence à son insu. Devant la caméra, elles expliquent toutes chercher des hommes ambitieux et capables, et quand on leur demande ce qu’elles ont à offrir, elles proposent leurs corps et leurs talents de cuisinière. De nombreuses femmes consentent ainsi à minimiser leurs capacités pour ne pas dépasser leur compagnon.

De la domination à la violence

Le cinéaste aborde ensuite la question de la violence conjugale, intimement liée à celle de la domination. La société dans laquelle nous vivons est, selon lui, « le terreau dans lequel se plantent les histoires individuelles». Une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les trois jours. «Est-ce une succession de cas malheureux ?» demande-t-il.

Aux urgences, des femmes de tout âge et de toutes origines acceptent de témoigner de ce qu’elles vivent. 85% des victimes de violences conjugales sont des femmes, rappelle un policier montréalais. Denis a été l’un de ces hommes violents et lutte encore aujourd’hui contre son agressivité. Il affirme que de plus en plus d’hommes prennent conscience de leur violence et cherchent à changer. Mais cela prend énormément de temps. Il se rappelle que sa propre prise de conscience l’a profondément ébranlé, comme «un coup de poing de le ventre», mais qu’il était loin «d’en avoir fini» et lutte encore aujourd’hui.

Les contre-féministes

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine tira sur des étudiantes de Polytechniques et en tua quatorze, «par haine des femmes et des féministes», résume Patric Jean. Cet événement, assure un homme appartenant à un mouvement contre-féministe, a été le point de départ d’une contestation de la société «matriarcale québécoise qui castre les hommes». De nombreux «masculinistes» condamnent ainsi «la femme québécoise [qui] prend le rôle du mâle. Elle a tout obtenu et il ne reste plus rien pour l’homme». «Le féminisme est un crime contre l’humanité», achève l’un d’eux.

Les féministes tentent de lutter contre ces «masculinistes», mais le combat principal, pour elles, c’est de faire tomber «l’illusion que l’égalité est acquise», particulièrement présente chez les jeunes. «C’est une révolution inachevée», affirme une militante. Un homme impliqué dans le mouvement féministe explique que l’égalité signifie une acquisition de droit pour les femmes, mais un renoncement pour les hommes. Ce qui explique qu’ils mettent au point «des stratégies pour conserver [leur] privilèges».

Dans le quotidien 20 Minutes, Patric Jean résume la situation en ces termes: «On est passé de 0 à 10% de femmes à des postes de responsabilités. Au rythme actuel, il faudrait trois cents ans pour que le parlement français soit mixte. Côté tâches ménagères, les hommes y consentent une minute trente de plus tous les deux ans… Depuis trente ans, les femmes ont des droits équivalents aux hommes. Mais les mentalités doivent encore changer.»

Quelques liens

Le site du film La domination masculine
Le blogue du cinéaste Patrick Jean

Des ressources

– AU QUÉBEC

Aimer sans violence : Site québécois de sensibilisation auprès des 11-17 ans qui vise à promouvoir l’égalité fille – garçon

Plusieurs ressources recommandées par l’Institut national de la santé publique

– EN FRANCE

Violence conjugale

3919 (prix d’un appel local) Que vous soyez victime ou témoin de violences conjugales, appelez ce numéro. Vous serez conseillé et informé sur les démarches à suivre.

Viol femmes, information(collectif féministe contre le viol) : 0 800 05 95 95

VOS COMMENTAIRES SUR LE FILM DE PATRICK JEAN

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Le dur parcours d’une famille monoparentale

Témoignage

 

Le dur parcours d’une famille monoparentale

Dossier Famille

Le 9 mai 2002, ma vie a pris un virage de 180 degrés. À 23h29 très précisément, une petite fille a déchiré mon ventre, ce morceau de chair élastique qui l’a abritée pendant neuf mois. Sur la balance, ce bébé naissant ne pesait que neuf livres et demie. Pourtant, en le prenant dans mes bras, j’ai senti un poids nettement plus lourd s’abattre sur mes épaules: celui de la monoparentalité.

Murielle ChatelierFemmes seules, familles monoparentales

 

 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu avoir une belle grande famille unie. Être entourée de 8 enfants et d’un mari pour m’aider avec toute cette  marmaille, c’était peut-être un idéal un peu fou pour notre époque, mais je le trouvais fort plaisant et amusant. Cependant, étendue seule dans mon lit d’hôpital, enveloppée par la noirceur silencieuse de la nuit, j’ai compris que c’était plutôt une longue solitude qui m’attendait.

Durant mes premières semaines à titre de «mère toute seule», je vaquais à mes occupations un peu comme un automate. Changements de couche, biberons à toutes les 4 heures, stérilisation des tétines, lavage des barboteuses, bavettes et autres mini-vêtements, je faisais ce qu’il y avait à faire, vidée de toute émotion. Dans le fond, j’étais tout simplement hébétée d’en être arrivé à me couper ainsi les ailes à 23 ans.

Le plus dur a justement été d’accepter que mes déplacements seraient désormais très limités. Surtout sans voiture. Quand je devais aller au dépanneur du coin, il fallait que j’amène ma fille, quand je devais me rendre à la pharmacie, il fallait que ma fille vienne avec moi, quand j’avais envie de prendre une marche pour faire le vide, il fallait que ce soit avec ma fille. Jamais rien sans ma fille, quelle que soit la température… Ça n’a pas été long que j’ai commencé à quémander de l’aide un peu partout autour de moi.

De femme autonome à mendiante

Du jour au lendemain, j’ai dû apprendre à piler sur mon orgueil pour m’assurer une meilleure qualité de vie. Parce que mes besoins étaient infinis, quiconque franchissait ma porte se voyait confier une tâche. Lui, devait m’emmener faire mon épicerie, elle, devait garder mon enfant parce que j’avais une course à faire, eux, devaient s’occuper de ma fille un peu parce que j’avais besoin de répit. J’étais si fatiguée, mais obligée de m’occuper de mon enfant quand même, tout le temps, peu importe l’état de mon esprit ou de mon corps.

Étant la seule dans mon entourage immédiat à avoir un enfant, j’ai été rapidement considérée comme une profiteuse. On s’exaspérait d’avoir à me rendre service, on s’impatientait de devoir m’attendre quand je préparais ma fille, on levait les yeux au ciel de me voir arriver avec mon gros siège d’auto et ma poussette… Personne ne comprenait ce que je vivais. Oui, ma vie était un pitoyable théâtre de mille solitudes.

Mendiante, je le suis devenue encore plus quand les difficultés financières sont venues me pourrir la vie. Après mon congé de maternité, il fallait bien que je retourne sur le marché du travail et que je termine mes études. Naturellement, il était impensable de travailler à temps plein. Alors, mes finances sont devenues «partielles» tandis que mes dépenses ne cessaient d’augmenter. Frais de garderie, transport en commun, taxi pour les jours trop froids et trop enneigés, médicaments pour la peau, la liste n’en finissait plus de s’allonger.

C’est quand ma fille a eu deux ans et demie environ que la situation est devenue intenable. Pendant un certain temps, je n’ai pas pu bénéficier du programme de prêts et bourses du ministère de l’Éducation. Avec mon emploi d’à peine une vingtaine d’heures par semaine, je n’arrivais presque plus à nourrir convenablement mon enfant. C’est ensemble que nous avons traversé la période «Chef Boyardee». Et quand est arrivé le jour, qui me hante encore, où le solde de mon compte m’a humiliée dans un restaurant en ne me permettant pas d’offrir un foutu cornet de crème glacée à ma fille, je me suis effondrée.

Vivre de dons

Rampant presque de tristesse, je suis allée gratter à la porte du bureau de l’aide financière de mon université. Je n’avais même pas assez de force pour cogner. Rarement on m’a témoigné cette sollicitude que je réclamais tant pendant cette sombre période. La conseillère qui m’a reçue à son bureau m’a alors insufflé un brin d’espoir. Et aussi ténu fut-il, c’était déjà un grand début pour moi. En plus de me diriger vers des ressources pour les parents étudiants, elle m’a référée à une église qui faisait des dons dans des cas «extrêmes». J’en étais rendue là.

Ainsi, j’ai bénéficié de coupons alimentaires pour faire mon épicerie et d’une somme de 300$ pour mes autres besoins. Je quêtais aussi un peu d’argent à mes proches, me faisais payer des repas au restaurant par mes amis, m’inscrivais dans des bases de données pour recevoir des paniers de Noël. Bref, je tentais tant bien que mal de survivre tout en essayant d’épargner ma fille le plus possible parce que mon moral était au plus bas et qu’elle en subissait, malgré moi, les contrecoups.

Moi qui rêvais autrefois d’être une mère aimante et affectueuse, j’étais devenue, par la force des choses, une mère irritée, soucieuse, les nerfs à fleur de peau. D’ailleurs, c’est tout ce que j’étais. Une mère. Mes besoins de femme n’existaient plus. Où aurais-je pu trouver le temps de penser à prendre soin de moi? Surtout, diminuée à ce point, je n’avais rien d’autre à offrir à un éventuel prétendant que de la détresse, un regard rougi de larmes, un corps à l’abandon et un esprit accablé d’innombrables tourments.

M’en sortir à tout prix

Malgré toutes les épreuves que j’ai dû surmonter, je n’ai jamais pensé à laisser tomber. J’ai terminé mes études universitaires, en me résignant à me séparer de ma fille pendant quelques mois. Faute de gardienne, j’ai souvent dû la trimballer à l’école quand j’avais des travaux d’équipe et j’ai raté la majorité de mes cours. Lors d’une session, il m’est arrivé de ne me présenter qu’à 4 séances de cours sur les 15 prévues au programme. J’ai donc choisi de laisser ma fille partir en voyage avec mes parents. Ce fut une séparation déchirante pour nous.

Toutefois, animée par le désir de débuter dans une carrière qui nous permettrait de vivre décemment avec un seul revenu, j’ai tout de même poursuivi mes efforts. Aujourd’hui, je n’ai pas encore atteint ce but, du moins, tel que je le souhaitais, mais j’ai maintenant l’expérience du pire, c’est relatif, on s’entend, et je sais qu’il y a toujours un espoir à entrevoir. Et aussi, je suis beaucoup mieux outillée qu’autrefois.

Pour moi, être une maman toute seule, c’est avant tout composer avec une grande solitude. C’est pourquoi j’estime qu’être bien entourée est certainement le plus grand privilège dont une mère monoparentale peut bénéficier. Renoncer à tant de libertés pour s’occuper d’un enfant, c’est tout un exploit! Maintenant, ma fille a sept ans et est beaucoup plus autonome. Même si les contraintes sont toujours mon lot quotidien, je m’en accommode très bien. Parce qu’elles viennent avec ma fille. Et rien ne me rend plus heureuse que d’être toujours avec elle.

 

 

Ressources – familles monoparentales

Services de soutien pour les mères monoparentales, à Montréal

Centre communautaire Cefedi

1933, rue L.O.David

Montréal, (Québec)

H2E 1K7
Téléphone : 514 384-5330

Centre des Femmes de Pointe-aux-Trembles

12 125, rue Notre-Dame Est, #162
Montréal (Québec)
H1B 2Y9

Téléphone : 514 645-6068
Télécopieur : 514 645-3009

La Petite Maison de la Miséricorde

4401, rue Saint-Hubert

Montréal (Québec)

H2J 2X1

Téléphone : 514 526-2639

Télécopieur : 514 526-5954

La Puce communautaire

3920, rue De Rouen

Montréal (Québec)

H1W 1N3

Téléphone : 514 259-3126

Télécopieur : 514 259-0482

Mères avec pouvoir (MAP) Montréal

2015 A, rue Fullum

Montréal (Québec)

H2K 3N5

Téléphone : 514 282-1882

VOS COMMENTAIRES SUR LE QUOTIDIEN DIFFICILE DES MÈRES CÉLIBATAIRES

Illustration : MABI

Reflet de Société, Vol 18, No. 1, Septembre/Octobre 2009, p. 28-29

 

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
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Quoi faire aujourd’hui, quoi voir ce week-end à Montréal, quel spectacle?

Quoi faire aujourd’hui, quoi voir ce week-end à Montréal, quel spectacle?

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Cégep Maisonneuve, salle Sylvain Lelièvre. Deux représentations 14:00 hres et 19:30 hres

Spectacle breakdance et murale graffiti

Vendredi, le 23 mars 2012 au Cégep Maisonneuve. Spectacle de financement pour soutenir l’intervention auprès des jeunes du Café-Graffiti. Participez à cette fête qui souligne les 15 ans du Café-Graffiti.

Raymond Viger Dossiers Break-dance, Hip-hop

spectacle breakdance hiphop breakdancing show break eventPour les jeunes de 7 à 77 ans, sous la direction artistique de Cindy Goldylocks et de Johnny Skywalker, le spectacle Breakdance et murales graffiti réunira sur la même scène plusieurs éléments artistiques et culturels d’une culture urbaine de plus en plus en vogue.

Sur une même scène, vous retrouverez les Breakdancers et des projections de making-of de murales graffiti. Un spectacle haut en couleur, rythmé et rempli de cascades.

Le grand rendez-vous pour le spectacle de breakdance est vendredi le 23 mars 2012 au Cégep Maisonneuve, salle Sylvain-Lelièvre. Il y aura une représentation à 14:00 heures et une autre à 19:30 heures.

breakdance show spectacle breakdancing hiphop event street art culture urbainePrix accessibles pour le spectacle de breakdance

  • 10$ pour étudiants, âge d’or et groupes de 15 et plus,
  • 15$ admission général
  • 25$, 50$ et 100$ pour les billets VIP
  • 250$ et 500$ pour les billets des gouverneurs

Les prix incluent les taxes

Les prix sont très accessibles. De plus, vous recevrez un cadeau souvenir très original en assistant au spectacle de breakdance du 23 mars 2012.

Les billets VIP permettent non seulement d’obtenir les meilleurs billets pour le spectacle de breakdance mais aussi d’avoir une collection de souvenirs et de cadeaux pour l’occasion.

Demeurer aux aguets, je vous présenterais d’autres photos des décors et des vedettes de ce spectacle haut en couleur ainsi que toutes les informations pour le spectacle de breakdance aHÉROSol du 23 mars 2012.spectacle breakdance show graffiti event street art urbain

Premier arrivé, premier servi.

Merci de diffuser l’information sur le spectacle de breakdance sur vos blogues, Facebook, Twitter et tout autre moyen de communication.

Informations: cafegraffiti@cafegraffiti.net 

(514) 259-6900.

Pour souligner cet événement, nous avons créé un T-Shirt spécial 15e anniversaire.

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concert-benefice-orchestre-symphonique-pop-de-montreal-graffiti Samedi, 28 novembre. Une journée toute spéciale pour notre organisme. Concerto en aHÉROSol, le concert bénéfice du Café-Graffiti est arrivé. Ce soir 19:30 heures. Les portes ouvrent à 18:30. J’y serais pour vous accueillir, pour vous dire merci pour votre présence et votre soutien.

murale-graffiti-art-muraliste-magasins-simons-vitrines-jeunes-artistes Nous avons préparer et décorer hier l’Église St-Jean Baptiste. Les toiles graffiti que nous avions réalisé pour les vitrines de la Maison Simons sont superbes. Installées sur des autoportants avec un éclairage individuel, ces toiles respectent le thème des Super Héros que nous nous sommes donnés.

Des installations techniques à vous en couper le souffle. L’écran géant qui devait avoir 26 pieds de large, en a maintenant 32! Juste la projection multimédia est un spectacle en soi.

Le chef Mark Darhmaratnam et les 53 musiciens de l’orchestre symphonique pop de Montréal ont rencontré les breakdancers qui vont les accompagner sur scène. Choc des cultures ou une culture que nous actualisons? Ça mérite le détour. Des musiques de films d’action que vous connaissez tous (Star Wars, Mission impossible, la Matrice, James Bond, Superman…).

Pour ce week-end, nous avions invité Grégory Charles à annuler son spectacle de Super Héros, Music Man, du Théâtre St-Denis et à venir voir notre concert bénéfice. Nous ne savons pas encore si Grégory Charles sera présent. Sa place est réservé.

tshirt_cafe_graffiti Pour la mise en scène, Pierre Gagnon s’est surpassée et a fait un excellent travail. L’animateur de la soirée, Guillaume Girard représente bien l’âme et l’esprit de cette rencontre culturelle qui va faire parler d’elle.

Merci à tous pour votre soutien, votre implication et votre présence au concert bénéfice pour soutenir notre intervention auprès des jeunes. Vous êtes tous nos héros et vous faites parti de notre grande famille sociale.

Pour l’achat de vos billets pour le Concerto en aHÉROSol, vous pouvez les acheter par téléphone au (514) 256-9000, sur notre site Internet supervisé. Vous pouvez aussi en profiter pour faire un don à l’organisme sur Paypal.

VOS COMMENTAIRES SUR QUOI FAIRE CE WEEK-END, QUEL SPECTACLE VOIR À MONTRÉAL.

Une Coccinelle Jaune sur Ste-Catherine Est

Gabrielle Moffett, fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune

Une Coccinelle Jaune sur Ste-Catherine Est

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Est-il possible pour un jeune entrepreneur créatif de gagner son pain dans Hochelaga-Maisonneuve? Oui, répond Gabrielle Moffett, propriétaire-fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune, située rue Sainte-Catherine Est. Et si l’adaptation n’est pas toujours facile, le jeu peut en valoir la chandelle.

Ariane Aubin

Avant de s’installer dans Hochelaga-Maisonneuve, Gabrielle Moffett ne connaissait du secteur que sa composition sociale semblable à celle du quartier St-Roch à Québec, où elle habitait auparavant. En apparence, rien ne prédestinait donc l’ancienne éducatrice en garderie à fonder une boutique consacrée aux artisans québécois sur la rue Ste-Catherine Est. Mais alors qu’elle venait tout juste d’emménager dans le secteur, la jeune femme est tombée sur un article qui l’a inspirée. «Cela parlait de la fondatrice du café Lubu. J’y suis allée par curiosité et le coin m’a vraiment intéressée. Dans ce temps-là, il n’y avait pas beaucoup de commerces. À part Lubu et l’Oiseau bleu, c’étaient surtout des bric-à-brac, où l’on vendait de veilles sécheuses!»

Une ambiance bien différente de l’effervescence créative du St-Roch que Gabrielle Moffett a quitté il y a quelques années. Mais celle qui était alors au chômage a eu le coup de foudre pour le quartier et a décidé sur un coup de tête de créer sa propre entreprise. Grâce au montant obtenu à la vente de sa propriété de Québec et à l’aide de la Corporation de développement de l’Est (CDEST), un organisme voué à la revitalisation socio-économique de l’arrondissement, ce rêve un peu fou s’est rapidement concrétisé. La CDEST a référé Gabrielle au Soutien aux jeunes entrepreneurs (SAJE) Montréal Métropolitain, qui offre aux entrepreneurs éligibles une subvention leur permettant de construire leur plan d’affaire et de survivre à la première année – souvent mouvementée – d’activité de leur entreprise.

Cette aide considérable aurait été plus difficile à obtenir ailleurs que dans Hochelaga-Maisonneuve, où des mesures importantes ont été mises en branle pour stimuler l’économie locale, croit Gabrielle Moffett. «Si j’avais essayé d’ouvrir une boutique comme La Coccinelle jaune sur le Plateau Mont-Royal par exemple, ça n’aurait pas fonctionné. Mais ici, les ressources étaient disponibles et on m’a donné un bon coup de pouce.»

Une nouvelle vague sur Sainte-Catherine Est

Quatre ans plus tard, la commerçante en herbe a su se forger une clientèle fidèle et une réputation qui, fait rare dans le secteur, dépasse même les limites de l’arrondissement. Elle s’est aussi trouvé une colocataire: Isabelle Boisvert, dont la boutique de vêtements éco-responsables Folle Guenille partage désormais les locaux de la Coccinelle. L’entreprise va bien, mais Gabrielle Moffett est consciente qu’elle ne deviendra probablement pas millionnaire de cette façon. «Si quelqu’un se lance en affaires pour faire un coup d’argent, il va être déçu, C’est beaucoup d’heures de travail pour ce que ça rapporte, mais on a l’avantage d’avoir notre propre emploi. Et je le fais pour le plaisir.»

La jeune femme le fait aussi pour contribuer au développement de ce quartier qu’elle aime en évitant idéalement d’en faire un «nouveau Plateau» gentrifié, comme le prédisaient les médias montréalais il y a quelques années. «J’aime mon quartier tel qu’il est. En venant m’installer ici, je savais à quoi m’attendre, je savais qu’il y avait de la prostitution et de la pauvreté. Ces gens sont généralement agréables à côtoyer au quotidien, même s’ils ne dépensent pas nécessairement chez nous. On ramasse des canettes pour Marcel, Diane qui vient nous demander des services… »

Une solidarité semblable s’est aussi installée entre les jeunes commerçants qui ont pignon sur la rue Sainte-Catherine Est. La nouvelle génération se rencontre parfois autour d’une bière pour partager bons et mauvais coups, mais aussi pour parler stratégie. Il y a deux ans, cette concertation encouragée par la Société de développement commercial (SDC) de l’artère, a donné naissance au Grand Débarras. Si l’événement était plutôt modeste au départ, sa troisième édition a accueilli cet été de nombreux visiteurs attirés par les produits offerts par une cinquantaine d’artisans du coin.

Vaincre l’inertie

Les initiatives de Gabrielle Moffett et ses jeunes collègues se heurtent toutefois à la résistance de certains commerçants des générations précédentes, bien installés dans leurs habitudes et un peu aigris face au déclin économique récent du secteur. Sans parler de la collaboration des instances municipales qui est elle aussi bien loin d’être acquise. Des fleurs plantées par certains propriétaires de commerces dans les plates-bandes de la Ville ont ainsi été carrément rasées par l’arrondissement lors du nettoyage des fosses d’arbres. Un traitement semblable a été réservé aux plants de tomates et de fines herbes disséminés dans les bacs à fleurs de la promenade Ste-Catherine Est, sous prétexte que ces bacs appartiennent à l’arrondissement et non aux commerçants. «Ce sont des enfantillages, déplore la propriétaire de la Coccinelle Jaune. Après, on nous dit que le quartier n’est pas propre et peu accueillant. Mais on ne nous donne pas tellement le goût de nous investir.»

Les querelles de trottoir seront toutefois mises de côté au cours des prochains mois, alors que des travaux majeurs chambarderont la rue Sainte-Catherine Est. Gabrielle Moffett redoute un peu l’effet qu’a eu la réfection du boulevard St-Laurent sur les commerçants de la Main. Plusieurs ont dû fermer leurs portes en raison d’une baisse marquée de la clientèle, découragée par le chaos qui a régné sur l’artère commerciale pendant d’interminables mois. En attendant que le détail des travaux soit dévoilé, la commerçante met des sous de côté, «au cas où». Et elle rêve un peu, d’un Hochelaga-Maisonneuve embelli et dynamique où viendraient se promener par un beau dimanche après-midi les Montréalais des autres quartiers… et même du Plateau!

VOS COMMENTAIRES SUR LE COMMERCE SUR STE-CATHERINE EST

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Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

orchestre-symphonique-pop-de-montreal-concert-benefice 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenteront un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Sept danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.

Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission.Pour plus d’informations sur le concerto en aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Mon primaire à l’école musicale Sacré-Coeur de Sherbrooke

Spécial rentrée scolaire – Septembre/octobre 2009

École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec

Témoignage

Mon primaire à l’école musicale Sacré-Coeur de Sherbrooke

Dominic Desmarais        Dossier ÉducationÉcole à la maison

Une heure de piano et de violon, de la danse, du chant: bienvenue à l’école primaire Sacré-Cœur dans le centre-ville de Sherbrooke. Avec 7 heures et demie de musique par semaine et une fin d’année écourtée d’un mois pour préparer le concert, nous avions beaucoup moins d’heures que les autres pour assimiler les connaissances exigées par le ministère de l’Éducation.

Quand la cloche sonnait pour annoncer le retour en classe après le dîner, mon ventre se serrait. La pire heure de ma journée, le moment que je m’efforçais d’oublier, c’était l’heure quotidienne de violon et de piano. Ces deux demi-heures étaient les plus longues de mon existence toute neuve. Au violon, je luttais sans cesse pour rester dans ma rangée, debout, à jouer de mon archet quand on me le disait, à sans cesse répéter les mêmes passages. De temps à autre, je passais la période seul, confiné à une pièce de rangement, entre des piles de chaises. Au moins, j’étais capable de suivre les autres. Je me débrouillais.

Le cours de piano était mon vrai «calvaire». Ma main gauche refusait obstinément de jouer toute autre note que ce que ma main droite jouait. En fait, je ne jouais que de la droite. Pendant 30 minutes, je priais en silence pour que ma prof ne s’en aperçoive pas. J’espérais repousser à un lendemain sans fin le moment fatidique où je serais démasqué. Le piano, c’était mon enfer, un enfer qui se répétait tous les jours.

Le cours de chant, deux périodes de 45 minutes, me plaisait davantage. Parfois, je fermais les yeux et me laissais bercer par le chœur de mes 29 camarades. Cet univers me reposait. Côté danse… Une heure à faire rire de moi pour mon manque de talent. J’adorais ça! Bouger, virevolter, sautiller. J’avais juste de la difficulté à suivre les directives, la technique. Et je détestais porter ces ridicules chaussons de ballets qui ne me faisaient pas mieux danser…

Ces heures de musique n’étaient pas les plus valorisantes pour moi. Ce sont les moments que j’ai redouté le plus tout au long de mon primaire. La musique et moi, ça n’allait pas ensemble. Le pire, c’est que jamais je ne voyais venir cette heure cauchemardesque. Comme nous avions moins de temps à consacrer aux matières régulières, il fallait apprendre vite. L’avant-midi passait à vive allure. Je plongeais dans des univers différents constamment. J’étais entouré d’amis et sans cesse stimulé. J’apprenais comme une éponge, moi qui n’avais en fait rien à voir avec la spécificité de l’école.

Des concerts à l’ambiance féérique

C’est cette énergie bouillonnante qui me ramenait sans cesse à aimer mon école. À la fin de l’année, quand les 6 niveaux se jumelaient pour préparer le concert de fin d’année, l’ambiance était féérique. Le cadre habituel des cours sautait. Ou bien l’on devait passer une heure, parfois l’après-midi entier, au gymnase pour les répétitions, ou bien notre professeur devait s’y rendre. Pendant un mois, nous nous occupions seuls de notre emploi du temps. Au tableau, nous avions la liste des travaux à faire pour la journée dans chaque matière. Il y avait une liste pour ceux qui voulaient prendre de l’avance. Dans les corridors, j’entendais sans cesse le va-et-vient de classes qui pratiquaient. Moi, j’apprenais sans m’en rendre compte. J’étais toujours dans une atmosphère stimulante car on me sortait constamment de mes habitudes. Un univers parfait pour un rêveur comme moi.

Les deux soirs de concerts, à chaque fin d’année, me faisaient vivre des moments magiques. Deux représentations à guichets fermés dans la plus grosse salle de spectacle de Sherbrooke. À six ans, je dansais, chantais et jouais du violon devant des milliers de personnes qui nous ovationnaient à tout rompre, mes camarades et moi. Après une telle expérience, j’oubliais toutes ces heures angoissantes vécues durant l’année. Le sentiment d’accomplissement ressentis par les quelque 500 élèves de l’école, qui nous était donné suffisait à tisser des liens d’appartenance envers notre établissement, l’éducation, la musique, la curiosité.

Je n’ai toujours pas développé de talent pour la musique. Le goût ne m’en est jamais venu. Mais mon intérêt pour ce qui me pousse à apprendre et à m’accomplir n’a fait que grandir. Parce qu’on m’a appris à aimer apprendre.

VOS COMMENTAIRES SUR LE TÉMOIGNAGE DE DOMINIC DESMARAIS

Grandir loin de toute scolarisation

École à la maison, caravane étudiante

Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

Kistcisakik: le village sans école

Écoles musulmanes à Montréal

Choisir l’école à la maison

Apprentissages clandestins

Éducation désaccordée

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Le Parlement canadien en faveur d’une position forte à Copenhague

Le Parlement canadien en faveur d’une position forte à Copenhague

Dossier Équiterre

Ottawa, le 24 novembre 2009 – Le Parlement canadien a envoyé un message clair pour indiquer son désaccord avec la stratégie du gouvernement fédéral minoritaire actuel en matière de changements climatiques. Lors d’un vote qui a eu lieu aujourd’hui portant sur une motion du Bloc Québécois, visant à prendre une position plus ambitieuse dans le cadre du Sommet des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague, les trois partis de l’opposition ont voté en faveur de la motion, avec un vote de 137 pour à 124 contre.

Ce résultat arrive moins d’une semaine après la divulgation d’un sondage qui révèle que plus de 75% des Canadiennes et Canadiens sont embarrassés par le manque de leadership du gouvernement actuel relativement aux changements climatiques.

«Le gouvernement fédéral doit prendre en considération cette motion s’il veut affirmer qu’il représente les Canadiennes et les Canadiens à Copenhague», affirme Graham Saul de Réseau action climat Canada. «La majorité de la Chambre des communes croit que nous devons prendre des mesures plus musclées sur les changements climatiques, ce qui correspond à la pensée de la majorité des Canadiennes et des Canadiens qui sont du même avis.»

La motion du Bloc recommande que le Canada se rende à Copenhague avec une position qui englobe les trois points suivants:

1. La diminution de 25% en cible absolue des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 d’ici 2020.

2. La nécessité de limiter la hausse des températures de la planète en deçà de 2°C par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle.

3. L’appui aux pays en développement dans leurs efforts de réduction de gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques.

Ces trois éléments intégrés dans le mandat de négociation des représentants officiels du gouvernement changeraient considérablement la perception mondiale où le Canada est perçu comme un frein à l’avancée des pourparlers.

«Avec seulement quelques semaines à faire, ce vote rappelle au monde qu’il y a du leadership au Canada de la part de la majorité de nos députés et qu’ils comprennent l’importance du prochain sommet sur les changements climatiques», selon Steven Guilbeault d’Équiterre. «Nous devons rappeler à notre gouvernement actuel que son travail consiste à nous représenter, et qu’il a l’obligation d’écouter. Il est possible de conclure un accord juste, ambitieux et ayant force de loi à Copenhague, et notre gouvernement a l’obligation morale de démontrer qu’il souhaite y parvenir.»

Du 7 au 18 décembre, tous les yeux seront rivés sur Copenhague alors que plus de 60 chefs d’États seront réunis à Copenhague afin d’en arriver à un accord.

Jusqu’à maintenant, le premier ministre Harper affirme qu’il n’assistera pas aux négociations.

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Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

orchestre-symphonique-pop-de-montreal-concert-benefice 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenteront un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Sept danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.

Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission.Pour plus d’informations sur le concerto en aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Centre Bell et Groupe Spectacles Gillett Star Wars in concert et un orchestre symphonique

Centre Bell et Groupe Spectacles Gillett

Star Wars in concert, un orchestre symphonique

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

star-wars-in-concert-centre-bell-orchestre-symphonique-groupe-gillett Le Groupe Spectacles Gillett et Another Planet présente le 25 novembre Star Wars In Concert, un événement unique combinant la musique de John Williams, interprétée par un orchestre symphonique avec chœur.

John Williams a écrit une centaine de musique de films telles que Harry Potter, Jurassic Park, Catch Me if You Can, The Lost World, Nixon, Schindler’s List, Home Alone…

Drôle de coïncidence. Pour soutenir son intervention auprès des jeunes, le Café-Graffiti présente le spectacle bénéfice Concerto en aHÉROSol avec l’Orchestre symphonique pop de Montréal qui interprètera des musiques de films d’action tel que… STAR WARS!!! Tout comme le Groupe Spectacle Gillett, Concerto en aHÉROSol aura un écran géant pour une projection multimédia. Qui aura le plus gros écran? Amenez vos galons à mesurer et assister aux 2 spectacles pour comparer.

gregory charles breakdance hip hop spectacle billets Dernièrement, je vous parlais de Grégory Charles qui nous présente des super-héros au Théâtre St-Denis. Maintenant c’est le Groupe Spectacles Gillet qui nous présente un orchestre symphonique et la musique de Star Wars. Soit que tout le monde veut copier les bonnes idées du spectacle bénéfice Concerto en aHÉROSOL du Café-Graffiti soit que tout le monde a eu les même bonnes idées en même temps.

Même notre bande annonce a été réalisé dans le style Star Wars! Prenez le temps de la regarder et laissez-nous vos commentaires. Ne vous inquiétez pas, elle ne dure qu’une minute 22 secondes. Ça breakdance-bmx-percussions-samajam-taz-roller-blade-skate-board ne sera pas trop lourd pour votre agenda.

Puisque nous demandons à Grégory Charles d’annuler son spectacle du 28 novembre et que nous l’invitons à assister à notre concert bénéfice, celui du groupe Spectacle Gillett et Another Planet est moins problématique. Le 25 novembre tombe un mercredi, laissant disponible votre samedi 28 novembre  pour assister avec nous au Concerto en aHÉROSol. Qui sait, peut-être Grégory Charles y sera. Ne lui dites pas, mais je lui ai réservé un siège dans la première rangée.

Vous pouvez prendre le temps de voter et nous dire lequel des 3 logos est le plus beau et le plus attrayant!

Pour l’achat de vos billets pour le Concerto en aHÉROSol, vous pouvez les acheter par téléphone au (514) 256-9000, sur notre site Internet supervisé.

Merci de votre soutien. N’hésitez pas à véhiculer l’information à tous vos réseaux, courriel, facebook, twitter…

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

VOS COMMENTAIRES SUR STAR WARS IN CONCERT AU CENTRE BELL AVEC ORCHESTRE SYMPHONIQUE.

Des crises de panique au royaume de Pakkal

Dossier Santé mentale

Des crises de panique au royaume de Pakkal

Luc Dupont Maxime Roussy, auteur jeunesse et porte-parole de Phobie Zéro (troubles anxieux, attaques de panique, agoraphobie)

On cherche souvent des modèles d’hommes et de femmes qui nous élèvent. Des gens inspirants et originaux qui, en communiquant leur passion de vivre,  déclenchent en nous une telle énergie que nos rêves les plus chers deviennent tout à coup plus accessibles. C’est ce qui s’est produit lorsque j’ai entendu pour la première fois il y a un an, à la radio, la voix de Maxime Roussy.

L’émission parvenait du Salon du livre de Montréal. Maxime Roussy racontait comment, au début de la vingtaine, il était devenu écrivain jeunesse. L’aspect frappant de son propos était la facilité d’écrire que l’auteur prétendait avoir. Il avait suffi que son éditeur lui dise: «Maxime, trouve-toi un personnage dans le monde des Mayas et lance-toi dans une série d’aventures», pour que le jeune homme s’active. Son imagination a alors explosé et, depuis 1999, il a publié, au rythme de deux par an, vingt-trois livres, dont les dix tomes de la série des Pakkal. L’auteur a déjà vendu plus de 200 000 exemplaires de ses œuvres.

L’adolescence de Maxime Roussy constituait un autre point marquant de cet entretien. Durant de longues années, il a souffert de troubles anxieux avec crises de panique et d’agoraphobie. «On ne souhaite à personne, même à son pire ennemi, de vivre une telle maladie, disait-il. C’est tellement douloureux qu’on ne peut plus vivre, on ne peut plus exister.»

Maxime s’en est sorti. Encore mieux, il est maintenant écrivain et porte-parole du volet jeunesse de Phobies-Zéro, un organisme qui vient en aide aux agoraphobes. Depuis, il va dans les écoles rencontrer des jeunes, il leur parle d’agoraphobie et les écoute.

Aujourd’hui âgé de 32 ans, l’auteur est père de quatre filles. Un jour son aînée, âgée de 10 ans, lui a demandé: «Papa, comment on peut avoir peur des gens?» Il lui a répondu que c’est à cause de dérèglements chimiques dans son cerveau, causés par le traumatisme qu’il a vécu lors de la mort de sa mère. Ce décès lui a donné un choc émotif tellement fort que, pendant des années, il a eu l’impression de vivre avec un monstre à l’intérieur de lui.

Voir mourir sa mère

«Ma mère est morte lorsque j’avais 15 ans, raconte Maxime Roussy. Ça m’a fait tout un choc parce qu’elle est morte devant moi. Sur le coup, j’ai ressenti une grande douleur, c’est normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’à la suite de cet événement, j’ai ressenti un stress post-traumatique, comme ce que vivent les militaires qui reviennent d’Irak. J’ai alors commencé à avoir des crises de panique, jusqu’à 30 par jour, auxquelles s’est ajouté un trouble agoraphobe. J’étais devenu incapable d’être à l’aise dans les foules, parmi les gens. J’étais effrayé de simplement prendre l’autobus. Je faisais donc à pied les huit kilomètres à l’aller et les huit kilomètres au retour qui séparaient Laval-des-Rapides, où je demeurais, du Cégep Ahuntsic, que je fréquentais alors.»

Malgré tout, Maxime Roussy s’est accroché. Il aimait beaucoup écrire et était devenu rédacteur en chef du journal étudiant. «Je me souviens de la frayeur inimaginable que je ressentais avant les réunions. Je me réfugiais alors dans les toilettes, le temps que ça passe. J’en ai passé des heures dans les toilettes! J’en suis venu à ne plus vouloir sortir de la maison, à me trouver toutes sortes de raisons pour m’enfermer le soir. Je suis même allé jusqu’à m’automutiler pour ne pas sortir. Tout ça à un âge où, évidemment, j’aurais eu le goût d’être en gang comme tout le monde.»

Un jour, il est tombé sur un livre, La peur d’avoir peur, qui décrivait sa maladie. Il a alors posé l’ouvrage devant son médecin et lui a dit: «Voilà de quoi je souffre!» Ce docteur l’a ensuite mis en contact avec un psychiatre qui lui a prescrit à petites doses un antidépresseur et l’a encouragé à entreprendre une psychothérapie. «À partir de là, dit Maxime, les attaques de panique ont disparu graduellement et mon agoraphobie a pu être mieux contrôlée.» 

Devenir écrivain

Les débuts de Maxime Roussy en tant qu’auteur relèvent du hasard. «C’est parti du journal étudiant au Cégep. Je voyais souvent Michel Brûlé, le fondateur des Éditions Les Intouchables. Il venait rencontrer le graphiste du journal, qui faisait aussi le graphisme de ses livres. Il savait que je voulais devenir écrivain et il m’a dit que si un jour je cherchais un éditeur, je pouvais venir le voir. J’écrivais alors pour moi-même des petits romans. Je tenais aussi un journal personnel, ça soulageait un peu mes souffrances. Quand j’ai commencé à aller mieux, j’ai écrit un véritable premier livre que je lui ai présenté. Il l’a publié, puis je lui ai dit que je voulais gagner ma vie en écrivant. Il m’a répondu de m’essayer du côté du roman fantastique en m’inspirant de la civilisation des Mayas.»

Maxime ne connaissait rien des Mayas, mais, en se documentant, il est tombé sur une information inspirante. «En l’an 615, dit-il, les Mayas s’étaient donnés comme roi un garçon âgé de 12 ans. Il a régné à cet âge sur un territoire correspondant au Mexique actuel. J’avais trouvé mon personnage. Il s’appelait Pakkal.»

Maxime Roussy admet que l’écriture représente énormément de travail pour lui. «Mais c’est vraiment palpitant, nuance-t-il. Je connais mes lecteurs. Je sais qu’ils n’ont pas beaucoup de temps. Ils sont sur Internet, ils s’amusent avec des jeux vidéo et sortent en gang. Alors, je leur dis: « Si vous me choisissez, c’est-à-dire si parmi toutes vos activités intéressantes, vous décidez de consacrer du temps à l’un de mes livres, soyez certains que vous allez y trouver beaucoup d’action, des univers aussi capotés que dans vos jeux vidéo et, en plus, vous allez développer votre imagination et réussir à mieux écrire. »»

Personne ne mérite de souffrir

Aujourd’hui, Maxime va beaucoup mieux. «Je sais cependant que je serai toujours fragile et que je dois faire attention.» A-t-il un conseil à transmettre en terminant? «Oui. Si tu vis des malaises comme les miens ne reste pas seul avec ça. Parles-en à quelqu’un en qui tu as confiance: un travailleur social, un psychologue à l’école ou appelle Phobies-Zéro. Donne un gros coup tout de suite. C’est ça le plus dur, te dégager, aller chercher de l’aide. Personne sur Terre ne mérite de souffrir. Personne. Il y a toujours une solution.»

Site Internet: http://www.phobies-zero.qc.ca

Ligne téléphonique de soutien: 514-276-3105

Phobies-Zéro

Phobies-Zéro est un groupe de soutien et d’entraide pour les personnes souffrant de troubles anxieux (anxiété, troubles anxieux, phobies, agoraphobie) et leurs proches. Sur la page Web de l’organisme, un volet thérapeutique et un volet informatif aident les internautes à décortiquer ces troubles et offrent des solutions. En guise d’encouragement, des gens aux prises avec des troubles anxieux racontent leurs victoires. Il y a aussi un volet jeunesse.

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Guillaume Girard, comédien de la série Frank VS Girard: Animateur du Concerto en aHÉROSol

Guillaume Girard, comédien de la série Frank VS Girard:

Animateur du Concerto en aHÉROSol

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

guillaume-girard-concert-bénéfice-frank-vs-girard-vrak-tv-orchestre-symphonique Guillaume Girard, le comédien de la série Frank VS Girard à Vrak TV sera l’animateur du spectacle bénéfice Concerto en aHÉROSol pour soutenir l’intervention du Café-Graffiti auprès des jeunes.

Tout au long de la série, l’émission Frank VS Girard a utilisé les toiles des graffiteurs du Café-Graffiti pour ses décors. Plusieurs émissions de Frank VS Girard ont été tourné dans les locaux du Café-Graffiti. Plusieurs artistes du Café-Graffiti ont aussi participé à l’émission.

Les informations et photos du Concerto en aHÉROSol.

Pour l’achat de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme. Vous pouvez aussi en profiter pour faire un don à l’organisme sur Paypal.

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

VOS COMMENTAIRES SUR GUILLAUME GIRARD, FRANK VS GIRARD ET CONCERT BÉNÉFICE AVEC L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE POP DE MONTRÉAL.