La vie avec la Maladie de Crohn

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Santé

Impacts et conséquences de la maladie de Crohn

Le guide alimentaire canadien recommande de manger de 5 à 10 portions de fruits et légumes par jour. Mais pour les gens atteints de la maladie de Crohn qui attaque les intestins, une seule pomme suffit à leur infliger d’affreuses crampes. Zoom sur une affection qui touche près de 28 000 Québécois.

Ève Lemay   Dossier Santé

maladie-de-crohn-sante Crohn est le nom du médecin américain qui a décrit cette maladie pour la première fois en 1932. Chronique et inguérissable, elle peut s’attaquer à toutes les parties du tube digestif, de la bouche à l’anus, mais touche particulièrement la dernière portion de l’intestin grêle et la partie supérieure du côlon.  Les recherches ont démontré qu’un trouble génétique en serait à l’origine.

Maladie de Crohn et régime alimentaire

Les crohniens doivent suivre un régime alimentaire très sévère, sans résidu. C’est-à-dire qu’ils doivent supprimer de leur alimentation les fibres alimentaires, le lactose et les graisses cuites qui laissent des sédiments dans les intestins, causant ainsi de l’irritation. Les globules blancs attaquent une partie de l’intestin, y créant des blessures, puis des cicatrices, qui en diminuent le diamètre.

«J’aimerais tellement déguster un épi de blé d’Inde, soupire Jonathan Guay. Mais la dernière fois que j’en ai mangé, j’ai été obligé d’aller à l’hôpital», raconte ce jeune homme de 31 ans, atteint de la maladie de Crohn depuis 7 ans. Il a dû changer radicalement ses habitudes alimentaires. Pour lui, fini les pains de blé entier, les produits laitiers, les aliments trop gras, les légumineuses et la bière. «Je me permets parfois de manger de la laitue, c’est comme une gâterie pour moi. Sur le coup je suis content, mais je sais que je vais payer pour ça et avoir des crampes», dit-il.

Amélie Laberge, 31 ans, a souffert de la maladie de Crohn pendant de nombreuses années. Elle devait, elle aussi, suivre un régime très strict. «Dans les pires épisodes, je mangeais des bananes, du Jell-O et de l’Ensure pour survivre», se rappelle-t-elle.

«Les crampes presque chaque jour, c’est ce qui est le plus désagréable», témoigne Jonathan. Les inconvénients de la maladie sont très nombreux. Les douleurs intestinales et le régime spécial sont une chose. L’anémie qui entraîne souvent une importante perte de poids en est une autre.

«Je réussis à m’alimenter relativement bien malgré ma condition. Par exemple, du jus de fruits frais peut remplacer un vrai fruit, pourvu que j’enlève la pulpe», explique Jonathan. Au début, il a consulté une diététiste. Jonathan a réussi à s’habituer à un rythme de vie plus lent, anémie oblige. Ses crampes le contraignent à manger moins, ce qui provoque de l’anémie. Un problème qui ne peut être résolu puisque manger signifie souffrir. «Il y a des journées où j’ai l’impression de vivre dans un cercle vicieux», raconte-t-il.

Maladie de Crohn et chirurgie

À 23 ans, Amélie a subi une iléostomie, une ablation totale du côlon. Depuis, elle porte un sac qui recueille ses selles. Grâce à cette opération, sa maladie est complètement réglée. Pour elle, il y a littéralement une vie avant et après l’opération. Elle peut désormais manger tout ce qu’elle veut. «Je suis une goinfre incorrigible», rigole-t-elle. Mais l’adaptation à son nouveau mode de vie n’a pas été de tout repos.

«La première année, j’ai voulu mourir. J’ai eu beaucoup de difficulté à me remettre de l’opération. Je m’en voulais terriblement d’avoir pris cette décision, de m’être laissée convaincre. Mais après un an tout allait bien. J’ai enfin connu la vie qu’on m’avait promise», affirme la jeune femme.

Avec le temps, elle s’est habituée à manipuler son sac, pour le vider et le changer. Elle avoue toutefois avoir eu du mal à accepter son nouveau corps. «Se sentir bien dans sa peau avec un sac de plastique collé sur la bedaine n’est pas évident! J’ai subi l’opération à 23 ans. Vivre avec les cicatrices qui traversent notre abdomen, lâcher prise sur les bikinis et autres gilets bedaine quand on vient de quitter l’adolescence et ses complexes, c’est comme recommencer à zéro, se rappelle Amélie.

J’ai fini par me rendre compte que personne ne s’apercevait que j’avais un sac sous mon t-shirt», ajoute-t-elle. Sa vie avec un sac est maintenant beaucoup plus simple et plus douce. «Et d’un côté plus personnel, dans l’intimité, avec les garçons, et bien, il est facile de trouver des trucs pour les détourner de notre ventre exceptionnel», lance-t-elle en riant.

De son côté, Jonathan est angoissé à l’idée de porter un sac. Sa maladie étant moyennement active, il n’est pas question en ce moment de subir l’opération. «Si je portais un sac sur moi en permanence, j’aurais honte de mon corps et je ne voudrais plus que ma copine me touche», affirme-t-il.

Traitements de la maladie de Crohn

Mickaël Bouin, gastroentérologue et professeur à l’Université de Montréal  est aussi chercheur au centre de recherche du CHUM. Pour lui, l’opération représente un échec du traitement, et donc une intervention de dernier recours.

En ce moment, Jonathan est traité avec du méthotrexate. Ce médicament empêche partiellement le corps de produire un élément essentiel à la reproduction des cellules: l’acide folique. Sans acide folique, les cellules du corps ne peuvent répliquer leur propre ADN et donc, elles meurent avant d’avoir pu se reproduire. Cet effet qui semble nocif est pourtant ce qu’on attend du méthotrexate!

Les crohniens ont un système immunitaire déréglé. Pour une raison que l’on s’explique mal, leurs globules blancs, normalement responsables de défendre l’organisme contre les envahisseurs externes, s’en prennent à des cellules apparemment saines de leur intestin. Les régions où ces globules blancs s’accumulent sont problématiques: une inflammation chronique mène à des ulcères et des lacérations douloureuses.

D’après le docteur Bouin, il n’y a pas de traitement miracle. Cela dépend de la région affectée et de l’activité de la maladie, classée en trois niveaux: légère, modérée et sévère. Le médecin ajoute que la maladie est tout de même plus facile à traiter qu’avant parce qu’il y a plus de médicaments disponibles. L’objectif des traitements et de la médication est toujours de donner une vie des plus normales aux malades.

Impacts et effets sur la vie du malade et de son entourage

«C’est navrant parce que ma blonde a plus d’énergie que moi. Il arrive très souvent que je ne puisse pas aller au même rythme qu’elle et avoir les mêmes activités», déplore Jonathan. Il avoue du même souffle que sa copine est très compréhensive. «Je sais qu’elle trouve parfois difficile de se plier aux humeurs de mes intestins. Ce sont des dictateurs, des tyrans. Ce sont eux qui décident comment se passera ma journée. Je n’ai aucun contrôle», ajoute Jonathan. Il admet aussi trouver parfois humiliant de demander à ses amis ce qu’ils cuisineront lorsqu’ils l’invitent pour un repas.

Amélie affirme avoir toujours reçu le soutien de sa famille. «Je n’ai pas les mots pour décrire l’appui de mes parents. Ils ne se sont jamais découragés. On avait des activités de retraités: les cartes, les films et les tours de voiture. On a toujours beaucoup ri ensemble. C’était peut-être ça notre secret, la rigolade», se remémore Amélie.

Jonathan désire dire aux proches des personnes atteintes qu’il est important de ne pas tenter les malades avec des aliments qui leur sont interdits. «C’est certain que si tu me proposes des framboises, je vais avoir le goût d’en manger. Je dois me contrôler», dit-il. «Pour eux, il est souvent très difficile de discuter de leurs douleurs parce que les maux du ventre, ce n’est pas très glamour. On parle souvent de diarrhée», affirme le docteur Bouin.

Optimiste, Jonathan fonde beaucoup d’espoir en l’avenir. « Je considère que ma condition est temporaire. La science trouvera certainement un remède un jour», conclut-il.

Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin

La fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin sensibilise le public et recueille des dons afin d’aider la recherche. Chaque année, depuis 15 ans, la fondation organise l’événement À pied ou à roulettes. Dans près de 80 villes au Canada, des gens marchent, roulent, courent ou pédalent afin de recueillir des dons.

Sur le site www.crohnquebec.forumactif.com, les malades peuvent partager leur expérience avec d’autres. L’entourage a la possibilité de témoigner et de trouver conseil.

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LOVE in 3 D, L’Amour en 3 Dimensions

Colin McGregor est un prisonnier de Cowansville. Depuis plus de 3 ans, ce journaliste anglophone tient une chronique régulière dans le magazine Reflet de Société. Une chronique très appréciée par sa façon originale de nous conter une histoire carcérale et les anecdotes du système pénitencier.

Colin et moi avons vécu une expérience fort intéressante. J’ai publié un roman humoristique L’Amour en 3 Dimensions. Une histoire pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement.

Colin a traduit en anglais cette histoire qui peut être lu autant pour le plaisir que pour un cheminement personnel. Pour commander L’amour en 3 DimensionsLove in 3D, journal@journaldelarue.ca, (514) 256-9000. 19,95$.

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Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

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Ces barreaux qui entravent notre développement

Engourdir sa solitude, griser son irresponsabilité ou saouler sa peine ne sont que des solutions éphémères que l’on peut se procurer en vente libre dans des bouteilles en tout genre.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.

Dossier Chronique du prisonnier, Alcool et drogueGambling et jeu compulsif

consommation-alcool-drogue-gambling-toxicomanie Combien d’entre nous avons choisi le moyen le plus simple pour éviter l’inévitable? Si le mal s’estompe rapidement, ce n’est que d’une durée proportionnelle à notre consommation. Le besoin de calmer son angoisse avec une pilule bleue, d’étouffer une blessure en ingurgitant un cocktail qui supprime les émotions ou, encore, d’endormir son malheur avec l’espoir qu’il se volatilise, voilà des rêves qui ne se réaliseront jamais.

Ignorer son sentiment de culpabilité en boucanant toute lucidité possible ou sniffer toutes ses envies refoulées ou jouer pour fabuler un futur parce que son présent n’est qu’une suite d’attentes avant de vivre prochainement.

Toutes ces manières de respirer, marcher et courir enveniment un mal de vivre. Cette idée magique que tout peut s’arranger, que l’extérieur est un prétexte idéal pour s’enfermer, pour verrouiller sa porte de sortie en croyant à tort que c’est du dehors que viendra ce qui doit venir du dedans.

Ce sont des barreaux qui entravent sérieusement notre développement. Ils proviennent de certitudes que nous refusons de confronter, car elles nous remettent en question.

J’ai réussi à briser ces chaînes parce que j’ai accepté de sortir de mes vieilles idées pour aller en explorer de nouvelles. Aujourd’hui, mes nouveaux voisins cultivent des sourires biologiques et m’en offrent dans la mesure où je consens une participation à leur culture. Depuis ce jour, mon jardin produit un fruit nourrissant et surtout agréable au goût et au toucher.

Je vous souhaite tout ce qui m’arrive pour que vous puissiez à votre tour sortir de ces paradis artificiels aux couleurs aveuglantes.   Bonheurs vous est souhaité!

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Croissance personnelle: Prendre son envol

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Le vol

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.

Dossier Chronique du prisonnier, Criminalité

fleo_toile05L’horizon m’invitait de son large sourire à plonger sur ses lèvres. Ma chance se présentait enfin. Les rayons chauds du soleil valsaient sur mes plumes, me gonflant d’assurance.

Étirant légèrement mon battement d’aile, je pouvais devenir maître de ma liberté. J’imaginais enfin voir de plus près l’arbre qui m’avait accueilli en son sein. Je sentis le vent me pousser un peu plus fort qu’à l’accoutumé, me contraignant à sortir du nid, comme s’il m’obligeait à revisiter toutes ces images que je m’étais faites dans ma tête.

L’inquiétude de vivre sa vie

design-interieur-muraliste-art-mural-artiste-peintre-decor-mode-tendanceL’inquiétude me gagnait. Avais-je réellement envie de découvrir si le monde était véritablement comme je me l’étais imaginé? Des milliers de fois je me suis aventuré vers les plus hauts sommets en caressant les parois des montagnes du bout de mes plumes. Un pur plaisir réservé aux plus téméraires. Mais ces escapades se limitaient à mon imagination fertile.

Était-ce finalement le moment approprié pour faire ce saut, le grand saut, celui de mes véritables choix? La sécurité et le confort de mon nid m’en dissuadaient. Il me suffisait de plonger dans mon imagination et tout devenait réalité. Pour sortir de mon nid, je devais d’abord sortir de ma tête, là où je comblais tous mes caprices dans les moindres détails. Un saut à faire, une déchirure, pour entrer dans le monde réel qui devrait m’offrir beaucoup plus que celui de mes fantasmes. Comment faire pour trouver mieux si je ne vérifiais pas? Comment trouver plus beau si je ne comparais pas? Des questions remontèrent en surface. Était-ce la facilité qui dirigeait ma vie?

Prendre son envol

100_4993Le vent souffla un peu plus fort. En fermant mes yeux, je pouvais facilement m’imaginer blotti dans une faille entre deux montagnes. Pourtant, quand je les ouvrais, j’apercevais toujours les mêmes branches qui, depuis ma naissance, limitaient ma vision à quelques pieds. Je sortis une première patte puis une seconde, je m’avançais prudemment sur ma branche et avant même que je puisse m’agripper à quoi ce soit, je tombais. Une peur me paralysa durant une seconde qui m’apparut une éternité. Durant cette effroyable seconde, ma vie se transforma à jamais. Je revis en vitesse accélérée toute ma vie… cet arbre… ma branche… Une vie qui se résumait à pratiquement rien. Les regrets m’envahirent aussitôt: j’avais gâché ma vie à l’imaginer.

Soudain, venue de nulle part, une force me releva la tête tout en m’étirant les ailes au maximum. J’étais soufflé telle une feuille d’automne. À mon grand ravissement, je prenais possession d’un corps qui ne m’avait jamais appartenu. Des sensations agréables frisant la volupté étreignaient tout mon être. La vie me montrait toutes ses richesses à ma portée. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ce moment magique? Tout ce que mes yeux croisaient était incomparable avec ma réalité imaginaire. J’étais enfin libre d’aller découvrir les merveilles d’un monde réel.

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Agence d’escorte et prostitution à domicile

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Les agences d’escortes

Prostitution: vivre dans la nuit

Britanny a gagné sa vie pendant des années en se prostituant. Prostitution dans la rue, pour des agences d’escortes et à son domicile. Dans ce témoignage, elle dévoile les dessous de son expérience dans une agence d’escorte.

Dominic Desmarais Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualiteBritanny a quitté le monde de la prostitution il y a quelques années. Cette belle grande blonde de 36 ans, qui en paraît 10 de moins, ne correspond pas à l’archétype de la prostituée maganée. Avec sa haute taille, ses vêtements à la mode, son maquillage finement retouché, elle affiche une assurance qui détonne avec son passé.

Britanny ne joue pas à la victime. Elle est consciente de son vécu. C’est purement pour l’appât du gain qu’elle a choisit cette vie. Pour faire de l’argent rapidement. «Connais-tu beaucoup d’emplois qui rapportent 120 à 140$ l’heure», demande-t-elle avec aplomb.

L’éveil à la prostitution

Ambitieuse et pleine de rêves, la jeune Britanny voulait goûter, dès l’adolescence, à la vie de luxe. Une vie que lui faisait miroiter la société mais qui lui était refusée. Placée en foyer de groupe de 11 à 13 ans, elle a vécu ensuite en centre d’accueil jusqu’à sa majorité. «J’avais une paie minable, au centre d’accueil. Ça payait à peine le rouge à lèvres. Je voyais des filles qui se prostituaient et je les admirais. Je les trouvais chanceuses d’avoir de beaux vêtements. J’en voulais aussi!»

C’est lors de ses sorties du centre, les week-ends, qu’elle s’ouvre tranquillement à l’univers de la prostitution. Elle a 17 ans. «Quand je n’allais pas chez mes parents, je passais mes fins de semaines chez des gens peu fréquentables. J’ai commencé à en parler. Que j’aimerais faire plus de sous pour m’acheter du maquillage, du linge. Ces gens m’ont présenté des hommes… Mes éducateurs ne les aimaient pas», dit-elle sourire en coin.

Quitter le centre d’accueil

Puis arrive la majorité. Prête ou pas, la jeune femme doit quitter l’institution et voler de ses propres ailes. «J’ai paniqué. Je n’arrivais pas à joindre les deux bouts. L’appart, la bouffe, les comptes… J’ai commencé par la prostitution de rue.» Sur le trottoir de la Sainte-Catherine, elle est rapidement découverte par Terry, qui possède une agence d’escorte. Il lui offre de travailler pour son agence. «Ça m’allait mieux. Sur Sainte-Catherine, c’est plus des junkies.» Terry a 15 filles qui travaillent pour lui. Il prend Britanny sous son aile. Pour ses premiers clients, il l’accompagne jusqu’à la porte et s’assure qu’elle est payée. Le service qu’elle offre est payable d’avance. Sur 140$ pour une heure, 80$ lui reviennent.

«Je voulais de l’argent facile pour pouvoir me payer tout ce que je voulais. Je décidais de mon horaire. Je trouvais ça bien. Je pensais être «maître» de ma vie», se rappelle-t-elle de ses débuts. Britanny a travaillé près de deux ans pour Terry. Ils sont restés amis. Après une pause des agences pour travailler seule, de chez elle, Britanny contacte l’agence de madame Dodo quelle trouve dans les petites annonces d’un journal. «Elle m’a demandé mes mensurations et le nom que j’allais utiliser. Je lui ai demandé si elle voulait me voir avant. Elle m’a dit non, on va te voir quand on va venir te chercher!»

Une soirée comme prostituée

Ses quarts de travail débutaient à l’heure du souper pour se terminer vers les 3 heures du matin. Le nombre de clients variait à chaque soir, entre un et trois. «Si je voulais des clients, j’appelais pour me rapporter. Je n’avais pas de gun sur la tempe pour me forcer à travailler.» Un chauffeur, souvent Dodo et son mari à l’époque où elle travaillait pour cette agence, la prenait chez elle pour l’emmener chez le client ou dans un motel. Pour s’assurer de sa sécurité, le chauffeur attendait dans la voiture. Mais à ses débuts, le cellulaire commence à peine à faire une percée. S’il lui arrive malheur, elle doit se précipiter à l’extérieur pour aviser son protecteur. Chanceuse, elle n’a pas eu de problèmes. «Mais une fois, en rencontrant le client, j’ai eu des doutes. Je ne le sentais pas. Le chauffeur a appelé l’agence. On est reparti aussitôt.» L’histoire ne dit pas si l’agence a envoyé une autre fille satisfaire le client abandonné.

Comme escorte, Britanny a connu tous les genres d’hommes. Le travailleur d’usine, de la construction, l’avocat, le PDG. Des pauvres comme des riches à craquer. Des célibataires, des hommes mariés. Des timides, des tourmentés. Des straights, des pervers. Après avoir reçu l’argent, son travail commence. «Des fois c’est étend toi sur le dos tout de suite. D’autres fois, on m’offrait du vin pour me détendre. Surtout quand il s’agissait d’un nouveau client. J’étais nerveuse. Mais avec la plupart, il n’y avait pas de niaisage. Ils ne m’ont pas fait venir pour parler de la pluie et du beau temps», dit-elle avec candeur.

La jeune femme est consciente qu’elle sert de jouet sexuel. «Ils font ce qu’ils veulent avec nous. On est payées pour ça. Il faut leur donner leur fantasme. Les clients nous demandent ce qu’ils n’oseraient pas demander à leur conjointe. Donc c’est à nous à répondre à leur besoins.» Britanny énumère toutes sortes de demandes des clients sans pudeur. La liste est longue, crue.

Prostitution, drogue et consommation

«Quand j’allais faire des clients, c’est sûr que je me gelais un peu la bette pour me donner du courage. De la coke, des joints, de l’alcool. Je l’ai déjà fait à jeun, mais j’étais très stressée ces fois-là. On pogne pas toujours le top modèle! Il y a des clients qui sont franchement dégueulasses, qui ont des grosses bédaines. Je comprends les filles qui consomment.

C’est dur, psychologiquement. Quand c’est un nouveau client, tu ne sais pas à quoi t’attendre. Va-t-il m’agresser? C’est toujours ta sécurité qui est en jeu. Ce n’est pas nécessairement celui qui fait le plus dur qui est le pire. J’ai rencontré de parfaits salauds qui portent l’habit et la cravate.» Les agences pour lesquelles elle a travaillé ne lui fournissaient pas sa drogue. Dans d’autres milieux, c’est une bonne façon de garder les prostituées sous l’emprise du souteneur. Et s’assurer de récupérer tout l’argent en leur vendant de la came dont elles sont devenues dépendantes.

La vie après le travail

Sitôt le rendez-vous terminé, elle fait le vide. «Pendant que je suis avec le client, c’est comme si je mettais le pilote automatique. J’ai fait semblant de jouir plus souvent qu’à mon tour! Une fois terminé, je ne veux plus y penser.» Pour oublier son travail, Britanny dépense rapidement ce qu’elle gagne. Une façon de justifier l’argent qui remplit son portefeuille. «On pense que parce qu’on est capable de s’acheter de beaux meubles, de fréquenter de bons restaurants, de se payer des chirurgies plastiques, on est heureux. Mais c’est illusoire. Et tu en veux toujours plus. Tu te crées des besoins. Donc tu veux plus de clients. Le cycle infernal commence. C’est le retour au boulot. Avec le stress de voir les clients… pour mieux dépenser l’argent», explique-t-elle.

Sortir d’une agence d’escorte

Britanny n’a eu aucune difficulté à quitter les deux agences pour lesquelles elle a travaillé. Elle a cessé de se rapporter. Et quand elle a reçu un appel pour savoir si elle voulait un client qui la demandait, elle a signifié sa décision d’arrêter. Aussi simplement. «Dodo m’avait dit de me sentir à l’aise d’en sortir quand je voulais.» Mais quitter l’agence est une chose. Tourner le dos au salaire en est une autre. «C’est trop d’argent vite fait. C’est dur de s’en sortir. Aujourd’hui, je ne roule pas sur l’or. Je suis incapable de me payer du luxe. Mais j’ai 36 ans. Je n’ai plus la patience de faire ça. Je cherche toujours l’amour. Mais je ne le trouverai pas avec un client! À l’époque, j’ai eu des aventures, des amants. Mais jamais de petit ami régulier. C’était difficile. Quel gars accepterait que sa blonde couche avec d’autres hommes pour de l’argent? Même s’il n’y a aucun sentiment?»

Illustrations Mabi.

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Léa Clermont-Dion, exposition de photos

Léa Clermont-Dion: photographe et journaliste

Léa Clermont-Dion au Burkina Faso

Léa Clermont-Dion a photographié des habitants du Burkina Faso, plus précisément de Banfora, une ville où les femmes ont plus de pouvoir que n’importe où ailleurs en raison de l’association de femmes Munyu qui y joue un rôle socio-culturel important.

Raymond Viger   Dossiers Culture, International

Le 4 février prochain, une exposition de la journaliste et photographe Léa Clermont-Dion. Pour ceux qui ne pourrait pas y être, l’exposition originale de Léa Clermont-Dion sera aussi en ligne.

Dans le cadre de la semaine de développement international qui se tiendra du 6 au 12 février prochain, l’exposition photo de Léa Clermont-Dion «Banfora en 30 visages» pose un regard personnel et sensible sur le peuple du Burkina Faso.

Léa Clermont-Dion a réalisé une série de portraits, un échantillonnage quasi-ethnologique d’une communauté fortement influencée par une organisation matriarcale. L’étude des cultures, l’intérêt pour les structures économiques et sociales des ethnies est au cœur de cette démarche documentaire de Léa Clermont-Dion.

J’ai réussi à connaître mes sujets photographiques. Chaque photo n’est pas prise par hasard. Le temps d’une seconde, j’ai essayé de capter l’essence même de la personne rencontrée, explique la photographe Léa Clermont-Dion.

À l’encontre de certaines publications occidentales nous donnant une vision réduite du continent africain, Banfora en 30 visages se démarque par son approche esthétique, formelle et analytique.

J’ai réussi à connaître mes sujets photographiques. Chaque photo n’est pas prise par hasard. Le temps d’une seconde, j’ai essayé de capter l’essence même de la personne rencontrée, explique Léa Clermont-Dion.

Léa Clermont-Dion est bien connue pour son engagement en faveur des jeunes, des filles en particulier. Étudiante en droit international, photographe, journaliste, chroniqueuse radio (Première Chaîne, CIBL et CISM) et co-initiatrice de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, à 20 ans, Léa Clermont-Dion a une feuille de route bien remplie.

Communicatrice et engagée, Léa Clermont-Dion a profité d’un stage Québec sans frontières de la division jeunesse d’Oxfam-Québec, le CLUB 2/3, en communication radio, pour prendre ses photos.

J’ai voulu contrer la vision réduite qui est souvent montrée du continent africain. À mes yeux, Banfora en 30 visages se démarque par son approche esthétique, formelle et analytique, conclut Léa Clermont-Dion.

Vernissage de Léa Clermont-Dion, vendredi 4 février 2010 à 20:00 heures
Shooga Marketing 6334-A St-Hubert
Entrée libre

Page Facebook de l’exposition de Léa Clermont-Dion.

Exposition Internet de Léa Clermont-Dion.

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Impact d’interdire la cigarette en prison

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Santé dans les prisons

Un écran de fumée!

Comment les prisonniers réagissent à l’interdiction de fumer dans les prisons. Quels en sont les impacts et les conséquences?

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.

Dossier Chronique du prisonnier, Criminalité, Santé

medicament-arret-fumer-timbre-nicotine-gomme-tabac-cigaretteL’interdiction de fumer dans les pénitenciers engendre une augmentation de la criminalité! Car une bonne partie des détenus qui fument ne peuvent assouvir leur dépendance. C’est bien connu, la dépendance à la nicotine est comparable à celle de l’héroïne. Quand un héroïnomane est en manque, que fait-il? Il cherche sa drogue aussi longtemps qu’il peut tenir debout. S’il n’en trouve pas, il utilise n’importe quelle autre substance pour se tempérer. Le fumeur de cigarette réagit de la même manière. D’ailleurs, cette dépendance est si puissante que des policiers ont déjà négocié des confessions avec des prévenus contre des cigarettes.

La cigarette, une dépendance qui tue

timbre-nicotine-gomme-tabac-arreter-fumer-cigaretteS’il est privé de sa drogue, le fumeur peut souffrir de dépressions sévères qui peuvent le mener jusqu’au suicide. Récemment, Howard Saper, enquêteur correctionnel, blâmait le Service Correctionnel du Canada (SCC) pour le nombre anormalement élevé de suicides dans les pénitenciers. Faut-il faire le lien? De l’intérieur, je sais que c’est vrai quoiqu’en disent les autorités. Étrangement, le souci du Service correctionnel du Canada diminue au fur et à mesure que le temps passe. Comme si leur oubli était une forme d’intervention! Pour les autorités, ne plus penser au suicide en prison suffit à régler le problème. Il est vrai que la clientèle carcérale ne possède pas de groupe de lobby à Ottawa.

Timbres de nicotine et gomme

arreter-fumer-cigarette-tabac-arret-consommation-medicamentEn réponse à cette interdiction, le Service correctionnel du Canada à mit à la disposition des prisonniers des timbres de nicotines et des gommes Nicorette. Les fumeurs n’ont pas cessé de fumer. On leur a simplement arraché leurs produits des mains. Privés contre leur gré d’une drogue aussi puissante, plusieurs se sont mis à découper leurs timbres de nicotine pour les fumer avec du thé roulé dans des pages de livres arrachés. Oui, c’est à ce point pathétique. Cette nouvelle façon de consommer les timbres a provoqué la mort de quelques détenus par empoisonnement.

Même après ces décès et plusieurs avertissements, cette pratique n’a jamais cessé. Le Service correctionnel du Canada a réagit en ne distribuant que des gommes à base de nicotine. Le même scénario s’est répété mais avec une préparation plus sophistiquée. À la prison de Cowansville, les gardiens du pénitencier se sont transformés en surveillants de cours d’école, cherchant les fautifs qui fument en cachette.

Nouvelles dépendances et autres drogues

Pour les contribuables qui observent cette situation sans sourciller, je vous arrête. Une partie de ces fumeurs ressortiront avec une nouvelle dépendance aux drogues dures. Car privé de ses cigarettes en prison, un fumeur acceptera pratiquement n’importe quoi pour apaiser son manque. Ce n’importe quoi, au pénitencier, c’est habituellement de la cocaïne, du crack, de l’héroïne, des pilules, du pot, du hasch ou de l’alcool distillé.

Une fois libéré, les prisonniers ressortiront encore plus mal en point qu’à leur arrivée. Pourront-ils se payer leur nouvelle dépendance en travaillant honnêtement? Les coûts reliés à la consommation de drogues dures sont exorbitants. Qui fera les frais de ces nouveaux adeptes de drogues dures? La sécurité du public, celle qui semble si chère aux décideurs. Seuls les fruits du crime permettent l’accès aux drogues dures pour ceux qui n’ont pas de moyens.

Pourquoi interdire la cigarette dans les prisons?

Des fonctionnaires à l’emploi du Service correctionnel du Canada ont démontré devant les tribunaux qu’ils ont contracté le cancer des poumons sur leur lieu de travail. La fumée secondaire à laquelle ils furent exposés est en cause. Le Service correctionnel du Canada a réagit immédiatement en interdisant de manière progressive l’usage des produits du tabac dans tous les pénitenciers canadiens. Cette politique est entrée en vigueur le 31 janvier 2006. Naturellement, il a fallu faire des ajustement et corrections au fur et à mesure que les problèmes se sont présentés lors de cette mise en application.

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Politique, jeune et Louise Harel

Politique et société

Regard des jeunes envers la politique

Louise Harel rencontre les jeunes. Regard des jeunes envers la politique et les politiciens.

Raymond Viger   Dossier Politique, Communautaire 

louise-harel-jeunes-politique-montréal-politicien Le 20 novembre dernier, Louise Harel était la présidente d’honneur du spectacle de breakdance aHÉROSol qui se tenait au skatepark le TAZ. Le spectacle produit par le Café-Graffiti comptait sur la présence de deux autres organismes communautaires de l’arrondissement, l’école de percussion Samajam et les techniciens de scène fraîchement diplômés de l’organisme Productions Jeun’est. Avec la présence de ces trois organismes communautaires de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, il n’était pas surprenant que la digne représentante de l’arrondissement, Mme Louise Harel, ait été demandé pour remplir le rôle de présidente d’honneur de l’événement.

Au début du spectacle, Mme Harel s’est adressée aux spectateurs composés autant de jeunes que de familles. Comment ceux-ci ont perçu la présence et l’engagement de Mme Harel à ce spectacle?

Vision des jeunes envers les politiciens

Plusieurs jeunes artistes, ainsi que leurs familles, sont venus rencontrer des responsables de l’événement pour leur faire part de leurs commentaires. Ils ont eu beaucoup de plaisir, mais surtout une grande fierté d’avoir pu se produire devant Mme Harel. Pour eux, Mme Harel représentait l’ensemble de notre système politique qui avait pris le temps de les écouter et de les voir performer.

Pour certains responsables d’événements, la présence d’un politicien peut être une formalité. Mais quand on voit l’impact qu’ils peuvent avoir sur les jeunes cela amène une nouvelle compréhension de leur rôle. Leur présence fait partie de l’éducation que l’on donne aux plus jeunes. Une proximité entre le monde politique et les citoyens qu’il ne faut pas banaliser.

Il est évident que ces sorties publiques des politiciens se rajoutent à des semaines souvent bien remplies. De plus, il n’est pas rare que, dans la même journée, le politicien ait plusieurs visites à faire dans des lieux différents. Sans compter que ces visites peuvent se terminer parfois assez tardivement.

De longues journées qui débutent tôt et qui ne cessent de terminer. Merci Madame Harel pour votre présence remarquée auprès des jeunes et votre engagement dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

VOS COMMENTAIRES SUR Louise Harel, les jeunes et la politique

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