Recherche identitaire par le roman historique

Chronique de livres

Retrouver ses racines par la lecture

Normand Charest            Dossier Livres

réflexions sociales société citoyen communautéIl se publie beaucoup de romans historiques au Québec, en ce moment, et ils semblent très populaires, selon ce qu’on peut voir en librairie. Le besoin de retrouver ses racines, probablement, dans un environnement culturel où s’enchevêtrent des racines de toutes origines.

Autant il était enrichissant de s’ouvrir sur le monde à partir de notre jeunesse (comme ce l’est encore), autant il est bon, en même temps, de retrouver notre particularité, au milieu de cette diversité.

Et c’est ainsi que la description de la vie de nos ancêtres à Saint-Siméon en Charlevoix, au début du 20e siècle, se révèle aussi fascinante (et surprenante) qu’un récit de voyage dans l’Himalaya ou la lecture d’un roman russe du 19e siècle.

Les livres, un héritage culturel

Cette lecture nous offre l’avantage de mieux nous comprendre, en prenant connaissance de notre héritage culturel, de notre terroir, de ce qui a façonné notre culture, avant la grande mondialisation qui a un peu nivelé toutes les histoires du monde.

J’ai lu, avec bonheur, un roman historique d’Alain Ulysse Tremblay, Les fruits sauvages du huitième jour (Les 400 coups, Montréal, 2012). L’auteur est né en 1954 à Saint-Siméon. Il semble avoir tout fait et enseigne maintenant à l’UQAM.

Il a mis une vingtaine d’années à écrire ce livre, mais il semble y avoir concentré l’expérience de toute une vie, et même de plusieurs générations. Un roman magnifique a plusieurs égards.

La narratrice est née dans ce coin de campagne en 1898 où l’on y vivait de manière quasiment autosuffisante et pionnière, alors que La Malbaie était bien loin, Québec toute une aventure et le voyage vers Montréal presque inimaginable.

Par le récit de cette femme (on se demande, d’ailleurs, comment l’auteur a pu si bien se mettre à sa place), nous prenons connaissance d’un mode de vie et d’une mentalité qui nous sont devenus pratiquement étrangers.

Cela nous fait comprendre notre histoire, ainsi que certaines des manies mystérieuses et pour nous illogiques de nos parents et grands-parents (ou arrière-grands-parents, selon notre âge).

Pourquoi leur conception bizarre des liens familiaux, pourquoi l’accumulation d’argent et de provisions, pourquoi les économies de bouts de chandelles.

De la vie sauvage à aujourd’hui

De la vie dans un environnement sauvage et presque sans médecine, sauf pour celle qui guérissait avec les herbes, en passant par les deux guerres qui volaient les jeunes hommes, par les épidémies qui remplissaient les fosses communes, par la crise qui faisait perdre à certains leur foyer et qui répandait la misère, jusqu’à l’arrivée des technologies qui perturbaient les vies tout en prétendant les faciliter…

Puis partout, la beauté de la nature, dans cette vie rude, et la proximité de l’au-delà pour les plus âgés, qui se sentaient souvent plus proches de leurs «chers disparus» que de ceux, plus jeunes, qui les entouraient. Les chers disparus qui leur apparaissaient pour «venir les chercher».

Le roman d’une région, d’un pays, de son passage d’une vie rurale, d’une économie de subsistance, à son insertion dans une économie de consommation, probablement mieux adaptée à une vie urbaine qu’à une vie rurale.

Dans ce livre, pas de réponses à nos questions, pas de message de l’auteur caché sous la narratrice… Seulement un témoignage, sous forme romancée, pour accompagner notre réflexion sur la suite des choses, maintenant que le «rêve» de la consommation a vieilli et qu’il montre de plus en plus ses failles, que l’on tente de rapiécer tant bien que mal.

La nature n’est plus inépuisable, depuis que nous l’avons envahie à coups de machines. Et nous prenons conscience de la précarité de ses «fruits sauvages» maintenant menacés, tout en étant aussi conscients qu’un «retour aux sources» dans la facilité n’est pas possible, puisqu’une telle facilité n’a jamais été possible et qu’elle n’est pas naturelle.

Un très beau livre, en toute simplicité. Seulement un partage fraternel de nos questionnements communs. Seulement une écoute respectueuse de notre histoire, racontée par une vieille dame, sur la galerie un soir d’été, en regardant le fleuve et en buvant une tasse de thé.

Alain Ulysse Tremblay, Les fruits sauvages du huitième jour, Les 400 coups, Montréal, 2012

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Comment intervenir auprès des jeunes

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Prison: la famille autochtone de Mistassini

Loin de chez soi

Colin McGregor, prison de Cowansville. Dossiers PrisonAutochtones

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-cowansvilleNous nous tenons à l’entrée des blocs cellulaires, mon jeune ami et moi. La récréation vient juste de commencer ; les gens nous bousculent en passant.

B* a 22 ans, il est grand, calme et il apprend à lire. Mais aujourd’hui, nous ne lisons pas. Son attention est centrée sur une pile de photos qu’il tient à la main. Il me les montre, une à la fois.

«Le voici», me dit-il. «Mon fils.» Penché de façon précaire sur une table, un enfant de deux ans danse, pendant que ses yeux brun clair regardent directement l’appareil photo. Devant le garçon à la tête ronde, on voit un très grand gâteau. On peut lire, écrit en glaçage: «(le nom du garçon) marche». Sur le gâteau, on a posé un tipi et une épinette, les deux faits de sucre.

B* arbore le large sourire que partagent tous les pères. «C’est mon fils», dit-il.

enfant-prison indiens mistassini autochtones pénitencierIl m’explique que seuls les Cris de Mistassini procèdent à cette cérémonie avec leurs fils, aussitôt qu’ils peuvent marcher. Le voisinage se rassemble pour fêter l’occasion. On élève une tente dans laquelle toute la famille prend place. On sort le garçon de la tente pour le faire marcher sur un lit d’aiguilles de pin. C’est là toute la cérémonie. Après vient le gâteau. Dans la photo que je regarde, un garçon souffrant d’embonpoint, deux fois plus gros que le fils de B*, se tient à côté du gâteau qu’il dévore des yeux. En arrière, on voit de grands bungalows en bois et une allée boueuse.

Il y a toujours quelques jeunes Cris de Mistassini, ici; ils sont fiers, polis et réservés. Leur ville est perchée sur le bord du plus grand lac du Québec, et entourée par des épinettes noires et chevelues (leurs branches sont couvertes par une sorte de lichen). Notre prison en Montérégie est bien éloignée de cette communauté: onze heures de route. B* ne verra pas son fils avant de sortir de prison.

Comme la plupart des Cris de Mistassini qui se trouvent ici, B* purge une peine pour une des choses idiotes que font les jeunes hommes ivres un samedi soir, dans une ville pleine de fusils. Lorsque B* quittera le système carcéral pour retourner chez lui, il n’aura pas besoin de quêter. Là où le ciel nordique sans fin touche les rives du grand lac, les rues sont pavées d’or: à cause de l’uranium, des diamants, de la pêche et de l’argent de l’entente de la Baie-James. Des maisons de briques comme on pourrait en voir à Outremont. Une communauté où règnent la solidarité et le pardon.

Une grande affiche sur le mur de la salle de rédaction du Washington Post affirme ceci: «L’argent est la réponse à toutes vos questions». Mais parfois, ce n’est pas vrai. Les écoles françaises et anglaises de Mistassini sont incroyablement bien équipées; et pourtant, au cours des 4 dernières années, seulement 2 étudiants ont réussi leurs études. Et c’était des femmes au commencement de la vingtaine. Dès le début du secondaire, les enfants respirent de la colle et de l’essence dans les bois derrière l’école. Les enseignants appellent les parents. Les parents se souviennent des brutalités des pensionnats autochtones de leur enfance. Et rien n’est fait. Ceux qui veulent étudier ne peuvent se réfugier nulle part: la plus proche bibliothèque publique se trouve à Chibougamau, à 89 kilomètres de là. Une fois rendus en prison, loin des tentations, les jeunes hommes de Mistassini commencent à se concentrer. Ils apprennent les mathématiques, ils apprennent à lire et à écrire, en anglais, en français et parfois même dans leur langue natale, le cri.

De leur côté, les Inuits des prisons du Sud viennent de 14 villages disséminés le long de la côte, comme les perles sur un collier de plusieurs centaines de kilomètres. Chaque village parle son propre dialecte inuktitut. Pendant les longs voyages de chasse qui peuvent durer des semaines, les Inuits apprennent les langues des villages voisins. L’anglais représente probablement leur quatrième ou cinquième langue; et les verbes français avoir et être leur sont étrangers. Qu’on le veuille ou non, le Grand Nord est un monde anglophone.

Des enseignants et des conseillers de la prison, des tuteurs volontaires de l’extérieur et même des «bagnards» négligés participent à l’éducation des Autochtones. Il y a des programmes fédéraux et des lieux spécifiques réservés aux Autochtones en prison. À l’intérieur des limites municipales de Cowansville se trouve la ferme de Paul Martin, qui fut jadis le premier ministre canadien. Il dirige une fondation qui se consacre à l’éducation autochtone et subventionne le Conseil de l’alphabétisation de Yamaska, le groupe de volontaires qui soutiennent les prisonniers autochtones dans leur apprentissage. Par le biais de ce Conseil, la Fondation de M. Martin paye pour beaucoup de nos livres d’alphabétisation.

Dans son autobiographie, M. Martin décrit la vallée idyllique dans laquelle il vit, avec les moutons qui paissent dans les prés verts. À l’intérieur de nos blocs cellulaires de béton gris, tout près de là, on ne peut qu’imaginer cette vallée. De temps en temps, un tuteur de la région, venu de Bromont, s’assoit dans la chapelle de la prison avec B*.

Ensemble, ils se penchent sur des histoires illustrées de raquettes et de mocassins dans un livre payé par l’ancien premier ministre. La vie peut être étrange.

Dans le corridor du bloc cellulaire, B* me montre une autre photo de son fils. Le garçon émerge d’une tente remplie de parents. Il est soutenu par le frère de la mère.

«Si j’étais là», me dit B* en souriant tristement, «c’est moi qui l’aiderais à marcher. Le garçon me ressemble, hein?»

Le garçon regarde encore une fois directement vers l’appareil photo, et avec beaucoup de force pour un enfant de deux ans. Je regarde ses yeux. Je vois B*.

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Autres textes sur Autochtone

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

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Statégies vers une nouvelle politique jeunesse

Le Sommet des jeunes

Nouvelles stratégies

Retour sur le Sommet d’août 2013, où des jeunes ont poursuivi leur réflexion pour une nouvelle Politique jeunesse. Déceptions et nouvelles stratégies pour arriver à leur but.

Normand Charest  Dossiers Valeurs de SociétéJeunesPolitique

Dans le numéro de septembre-octobre, nous avons couvert le Sommet des jeunes, tenu à Montréal. Et nous avons promis de suivre ce dossier, parce que nous croyons que cette implication mérite qu’on l’appuie. Les jeunes devaient présenter la synthèse de leur travail à la commission parlementaire annoncée pour l’automne.

Mais depuis, la commission a été remise à janvier ou février prochain, ce qui leur donne plus de temps pour peaufiner leur mémoire. De plus, le ROCAJQ (Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec) a offert aux jeunes un espace au sein de son Colloque tenu en octobre (le OFF Colloque).

Nous avons assisté à cet OFF Colloque en tant qu’observateur, afin de mieux comprendre leur démarche. Une dizaine de jeunes étaient présents, dont Maryann Gauthier, puis Judeisy de Léon et Ursy Ledrich du BCJ (Bureau de consultation jeunesse) que nous avons déjà interviewés en août dernier.

Retour sur le Sommet

Les jeunes se posent d’abord cette question: le Sommet de cet été a-t-il été une réussite? Ils ont la candeur de s’avouer qu’ils ont éprouvé de grandes difficultés à le réaliser. C’est clair, le projet était trop ambitieux.

Rappelons que l’événement s’est déployé sur cinq jours, avec de multiples ateliers simultanés, sans compter les soirées et le point de presse. De plus, ils apprennent deux semaines avant l’événement qu’ils doivent héberger 70 participants venus de France, alors qu’ils en attendaient au plus une vingtaine. Un énorme défi pour n’importe qui, peu importe son âge.

Donner une voix aux jeunes

Le BCJ a été fondé pour donner une voix aux jeunes. Son principe de base, comme l’explique Ursy, c’est que les jeunes dirigent et proposent des projets, tandis que les intervenants appuient leurs actions, en les aidant à obtenir du financement, par exemple. D’où le slogan «par et pour les jeunes». Si les adultes prennent trop de place dans ce processus, certains jeunes ne parlent pas. C’est pourquoi les jeunes font leurs rencontres sans les intervenants.

Récupération gouvernementale

Depuis des années, ce groupe de jeunes a connu plusieurs déceptions dans ses contacts avec le gouvernement. Des projets qu’ils avaient présentés ont été refusés pour être ensuite, selon eux, repris sans que le crédit leur en soit donné.

C’est le cas pour la tournée de consultation des régions. Même l’expression «En route pour le Sommet» leur aurait été prise. Les jeunes ont écouté ceux des régions, pour prendre note de leurs préoccupations.

Le refus de financement pour raison de «dédoublement» compromettait, pour eux, trois ans de travail. D’autant plus que leurs partenaires les avaient quittés pour se joindre à la tournée gouvernementale. Ils se sont alors sentis doublement floués.

Historique: un exposé brillant

Ursy nous présente d’ailleurs, de manière brillante, un historique de la Politique jeunesse au Québec, en partant de la création du BCJ en 1970 et en passant par les différentes étapes, dont celle du Conseil permanent de la jeunesse, aboli par Jean Charest en 2010, l’Année internationale de la jeunesse, et jusqu’à aujourd’hui. Une succession de belles paroles et de promesses dont la réalisation est continuellement reportée.

Écouter sans juger: deux tournées et deux approches différentes

En plus d’une perte personnelle, c’est la validité de la tournée gouvernementale que les jeunes remettent en question. Selon eux, il y a deux conditions pour comprendre vraiment les préoccupations de la jeunesse.

1. D’abord s’assurer que l’on rejoint les jeunes de tous les milieux, sans oublier les plus marginalisés, ce que la tournée gouvernementale n’aurait pas réussi à faire, disent-ils. «Nous, nous allons voir les jeunes de la rue. Eux s’adressent plus aux jeunes étudiants, déjà politisés.»

2. Il faut aussi recueillir les préoccupations de ces jeunes sans les juger. C’est ainsi que les jeunes du BCJ fonctionnent. À l’opposé, la consultation gouvernementale oriente le débat en sa faveur, en limitant l’expression des participants à des questions qu’elle leur impose.

Confidentialité

À partir des préoccupations recueillies lors de leur consultation, les jeunes vont maintenant élaborer leurs recommandations pour la Politique jeunesse.

Mais après avoir été déçus par la récupération gouvernementale, ils en ont tiré une bonne leçon. Dorénavant, tout leur travail demeurera confidentiel, jusqu’à ce que leur mémoire soit remis à la commission parlementaire.

Les jeunes du Sommet font partie du BCJ dont le rayon d’action ne couvre que la région de Montréal. Mais leur place au sein du ROCAJQ leur permet de s’associer à une cinquantaine d’autres organismes communautaires et à d’autres jeunes, étendant ainsi leur influence à tout le Québec.

Chacun de ces organismes pourra présenter son propre mémoire lors de la Commission parlementaire avec des recommandations similaires, ce qui ajoutera un poids politique à celles des jeunes.

«Les jeunes veulent s’approprier la Politique jeunesse, et pas seulement se la laisser imposer d’en haut par les politiciens. Si tu ne prends pas soin de la politique, c’est elle qui prendra soin de toi.» (Ursy)

On pourra dire que les jeunes manquent d’expérience, mais on ne peut ignorer leur bonne volonté et la pertinence de beaucoup de leurs idées. Si l’on promet de «donner une voix aux jeunes» comme on l’a fait, il faut bien les écouter par la suite.

Colloque sur l’action communautaire…

Lors du colloque organisé par le ROCAJQ, du 15 au 17 octobre, M. Nikolas Ducharme, secrétaire adjoint du Secrétariat à la jeunesse, est venu présenter la démarche gouvernementale de consultation qui comporte le dépôt, cet automne, d’un «Livre blanc sur la jeunesse» par le gouvernement du Québec.

Les membres d’Interjeunes et les jeunes du Sommet comptent étudier attentivement ce Livre blanc. Mme Sylvie Norris, directrice du ROCAJQ, déclare dans un communiqué de presse: «On veut s’assurer que la parole, les préoccupations, les besoins et les espoirs de tous les jeunes s’y retrouvent.» Ce qui résume bien la pensée de tous.

En fait, cette action va plus loin que le ROCAJQ parce qu’elle implique la Coalition Interjeunes qui représente 320 organismes fréquentés par 370 000 jeunes de partout au Québec. Les organismes membres de la Coalition Interjeunes sont:

  • Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) ;
  • Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ);
  • Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ);
  • Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD).

Source des informations: Marie-Danielle Larocque, responsable des communications, ROCAJQ.

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Autres textes sur les Jeunes

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Jeunes décrocheurs et leur témoignages

Décrochage et scolarité

Trois parcours, trois avenirs

Extravertis, renfermés, décidés ou hésitants… Maryrose, Alexandre et Rock ont un point commun: avoir décroché de l’école avant la fin du secondaire. Ces jeunes de 16 et 17 ans entrent dans la vie active et cherchent leur voie dans cette société de diplômés.

Delphine Caubet            Dossier Jeunes, Décrochage

«Maryrose, c’est une rose avec des épines.» Telle est la façon dont Yannick Gratton, intervenant à Diapason Jeunesse, décrit la jeune fille de 16 ans. En septembre 2012, elle a décroché, et comme chez d’autres jeunes, les causes sont multiples. Aujourd’hui, elle est en recherche d’emploi et est décidée à reprendre sa vie en main.

«Le décrochage peut venir de partout»

Jeune fille vivante, se déclarant elle-même différente, Maryrose a été intimidée à l’école. «Je suis plus gamer (personne passionnée par les jeux vidéos). Enfin, pas comme les autres filles.» «Et puis, comment peux-tu travailler, quand des gens se font écœurer à côté de toi? Ou bien quand ça tombe sur toi?» L’intimidation n’a pas été l’unique facteur de son décrochage. Car, avec la réforme, l’école a continué à la faire avancer dans son cursus. «Pourtant, je ne pouvais plus suivre depuis le secondaire 1.» Alors, elle a arrêté, sans terminer son secondaire 3.

Le parcours de Rock est différent. Le jeune homme de 17 ans, très lucide sur son propre vécu, l’annonce lui-même: «J’ai fait une dépression pendant au moins un an, suite au décès d’un proche. Mais il y a eu d’autres facteurs. Je voulais peut-être énerver mon père aussi.»

Il est difficile de donner une explication au décrochage. Les jeunes, eux-mêmes, parlent de la multiplicité de facteurs. Et à partir de 16 ans, les écoles ne sont plus obligées de les scolariser. Rock, en difficulté scolaire, l’a vécu: «La directrice m’a convoqué dans son bureau et… je me suis plus ou moins fait mettre dehors.»

La réalité de la vie active

Alexandre est un jeune homme plutôt manuel. À 17 ans, démotivé, il décide d’arrêter l’école pour travailler.

Si Maryrose pouvait compter sur ses parents, pour Alexandre, la situation est plus délicate. «Mon père est en prison et ma mère n’a pas son mot à dire.» Alors, il fait différents petits boulots: deux mois à Michelin, quelques semaines dans un entrepôt, puis dans agence. «Mais ils ont commencé à ne plus m’appeler.»

La réalité de la vie active commença à s’imposer. Les intervenants le constatent souvent: un jeune qui décroche rêve de la grande vie. Il veut travailler, avoir une auto… Pourtant, la réalité est autre.

Rock a pu le constater par lui-même. Le jeune homme dépose une vingtaine de CV et ne reçoit que deux appels. L’un d’eux lui donne espoir pendant 3 semaines, pour finalement ne pas aboutir.

Yannick Gratton, intervenant à Diapason Jeunesse, constate: la plupart des emplois, sans un diplôme du secondaire, sont dans des entrepôts ou bien font des ménages. Bien qu’il reconnaisse l’intelligence des jeunes, il ajoute: «On vit dans une société de diplômés, et il faut ce papier pour travailler.»

Au travers du sport et de la musique, Diapason Jeunesse enseigne aux jeunes les aptitudes à l’employabilité. Comme le travail en équipe, la gestion des conflits ou encore le sentiment d’appartenance. Car, sur un lieu de travail, pas question d’être en retard ou de taper dans un mur. Et il faut arrêter de tout leur passer à cause de leurs blessures, précise Yannick Gratton.

Alors pendant la formation, les jeunes démystifient la vie active. À l’ordre du jour: ouverture d’un compte avec un banquier et atelier gestion de budget. Mais également, apprentissage de la cuisine et du ménage. Le tout pour acquérir des réflexes de base sur le marché de l’emploi.

Résolution des problèmes

À Diapason Jeunesse, d’autres intervenants apprennent aux jeunes à gérer leurs émotions, et à prendre confiance en eux.

«Étonnamment, ça m’a beaucoup aidé», ajoute Rock avec humour, «j’ai appris à ne plus avoir peur de l’avenir». Pour Maryrose, l’objectif était différent. Elle a appris à s’ouvrir et à faire confiance aux autres. «Au début, j’étais renfermée et je ne parlais pas vraiment.»

Aujourd’hui, lorsqu’elle cherche du travail, les effets sont significatifs: «Je n’ai plus peur de m’adresser au gérant. Plutôt que déposer mes papiers, je demande à parler à quelqu’un, au besoin je repasse à un autre moment.»

À 17 ans, Rock a une bonne connaissance de la résolution des problèmes personnels: «Les problèmes sont comme des petits monstres. Moins tu y prêtes attention, plus ils vont se nourrir de toi… Alors, il faut lever le voile, et regarder la réalité en face. C’est au moins 50% du travail, voire 75%.»

Rock a consulté le psychologue de l’école, «très gentil, mais pas très utile». Alors, avec l’aide de sa petite amie, il a travaillé pour surmonter sa dépression. «Faut se raccrocher à tout, tant que ce n’est pas une corde et un crochet.»

Si tous n’ont pas développé leur propre philosophie, les jeunes doivent affronter leurs problèmes pour avoir un meilleur avenir.

Trouver sa voie

Alexandre a décroché, car il voulait travailler. Son grand-père ayant une ferme, il avait déjà expérimenté le travail de la terre. Alors, avec l’aide d’intervenants de Perspective Jeunesse, il décide de profiter de cette expérience. Il se présente aux Pousses urbaines pour y faire un stage d’horticulture et est accepté. Une première victoire pour le jeune homme.

Quant à Maryrose, ses parents l’ont soutenue lorsqu’elle décida d’arrêter l’école. «Ils voyaient que je n’arrivais pas à suivre, et que je n’allais plus à mes cours.» Alors, après une période difficile, elle décide de se reprendre en main. «Diapason Jeunesse m’a littéralement sauvé la vie.» Maintenant, elle sait qu’elle va reprendre ses études, «un DEP en esthétique peut-être», même si son cursus n’est pas encore défini.

Rapport à l’école

Leur point commun est d’avoir un problème avec le système éducatif. Alexandre le reconnaît, «l’école, c’est important». Lui a essayé d’aller aux adultes, mais cela n’a pas fonctionné, car l’encadrement n’était pas suffisant. Si le jeune homme n’a pas encore de trajectoire définie, avec l’agriculture il a trouvé un secteur d’activité qui lui plait.

Rock a des projets pour l’avenir, il veut devenir infographiste: «faire des cartes de visite et tout ça». Il veut également emménager en appartement dans les mois à venir. «J’attends déjà de terminer mes 3 mois d’approbation à Métro.» Dans un même temps, le jeune homme compte terminer son secondaire par correspondance, tout en travaillant. «Après, on verra.»

Quant à Maryrose, elle doit davantage prévoir l’avenir. Elle vit en centre et, à ses 18 ans, elle ne pourra pas retourner chez ses parents. «Mon argent est compté.» En recherche d’emploi, elle calcule son budget en fonction de l’avenir.

Elle envisage de terminer ses études aux adultes, car pour les jeunes comme elle, «qui ont été intimidés», c’est ce qu’il y a de mieux. «T’as pas d’idiots à côté de toi, et tu peux avancer à ton rythme.» «Par contre, si c’est du monde populaire qui ont juste de la difficulté, je leur conseille d’aller plutôt dans des aides aux devoirs. Ou de voir les ressources de l’école.» «En tout cas, c’est normal de vouloir une pause. Il faut avoir de bonnes bases et après tu repars.» «J’ai encore le temps de me reprendre», rit-elle.

Rock a une vision légèrement différente: «Ceux qui se font intimider, je leur conseille de persévérer, car le temps passe et l’école va se terminer. Le gars qui t’a écoeuré, il va finir par lâcher et il ira au McDo. Toi, tu vas passer ton DEP et tu auras ta petite maison… Puis, je ne sais pas pourquoi je rajoute ça, mais des classes de 35, sérieusement!? Déjà à 25, on avait de la misère à suivre.»

Chacun de ces jeunes a un parcours et un vécu très différent. Qu’ils aient décroché par envie de gagner leur vie, ou pour d’autres raisons plus personnelles, chacun d’eux a le potentiel d’un bel avenir.

Le décrochage en quelques chiffres

  • Entre 1999 et 2009, le taux de décrochage au niveau provincial a sensiblement diminué : de 23,5% en 1999, il a diminué à 20,5% en 2009.
  • Dans la région de Montréal, il reste supérieur à la moyenne provinciale, même s’il a diminué: de 28,6% en 1999 à 24,6% en 2009.
  • L’inégalité entre les sexes est réelle. En 2009, 25,5% des garçons ont décroché sans leur diplôme du secondaire, contre 15,5% des filles.
  • Plus alarmants à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, 35% des jeunes du secondaire décrochent.
  • À la Commission scolaire Lester-B.-Pearson, le taux est le moins élevé de la province, avec une moyenne de moins de 15%.
  • À Montréal, le ministère de l’Éducation note une concordance entre le décrochage scolaire et la vulnérabilité socioéconomique. Néanmoins, il existe des exceptions, notamment dans les CLSC de NDG-Montréal-Ouest, René-Cassin ou Pointe-aux-Trembles-Montréal-Est.

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Autres textes sur le Décrochage:

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Définitions et lexique graffiti

Un jeu ou un glossaire illustré?

Tags et graffitis camouflés

Un travail de l’illustrateur Cyril Blanchard et de l’infographe Sébastien Girard.

Raymond Viger Dossiers IllustrationPorte-folioMuralesVidéos

Sur le site Internet du Café Graffiti existait un glossaire conventionnel. Question de mettre plus de couleur sur le site, l’illustrateur et muraliste Cyril Blanchard nous a préparé une image dans laquelle l’infographe Sébastien Girard y a caché 34 mots avec des liens vers les définitions de ces mots.

Si vous avez aimé le jeu Où est Charlie? vous apprécierez celui-ci. Si vous ne voulez pas chercher, un lien vers un lexique conventionnel est présenté.

Cyril a déjà commencé à préparer un glossaire similaire pour le breakdance.

Lien vers le glossaire illustré.

VOS COMMENTAIRES SUR Lexique graffiti et définitions

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L’hypersexualisation et la Burqa

Les femmes dans une société machiste

Sexualité et religion

Certaines sociétés couvrent la femme de la tête au pied avec une Burqa. D’autres sociétés éduquent les filles à une hypersexualisation. Quelle est la différence?

Raymond Viger          Dossiers Hypersexualisation, ReligionCoranSexualité

Burqa_Afghanistan_burka islam musulman coran islamiqueLa Burqa est un voile intégrale d’origine Afghane. La religion musulmane prône le port de la Burqa par les femmes.

La société occidentale prône la sexualisation de la femme. Elle doit être belle, sexy, attrayante…

Les questions qui tuent

hypersexualisation sexualité sexy sexuel éducation hypersexualitéEntre tout cacher ou tout montrer de la femme, où se trouve la vérité? Qu’est-ce qui est correct et qu’est-ce qui ne l’est pas? Est-ce que l’extrême de cacher la femme derrière une Burqa est le même extrême que de vouloir tout montrer de la femme?

Quand une femme qui porte la Burqa, est-ce le côté macho des hommes qui veut contrôler une femme, la garder juste pour lui?

Quand on accepte socialement d’éduquer les femmes avec l’idée d’avoir des vêtements sexy, décoltés, collants moulants et autres, est une façon de contrôler une femme comme objet sexuel au service de l’homme?

Liberté d’expression et choix personnel

hypersexualisation sexualité sexe sexy hypersexualitéCertains diront qu’on ne peut pas forcer la femme musulmane à retirer sa Burqa parce qu’elle la porte volontairement. Même réponse pour la jeune fille qui assiste au spectacle de Britney Spears si je lui disait de s’habiller moins sexy, elle me répondrait que c’est son choix.

Devrait-on s’opposer au port de la Burqa de la même façon qu’on devrait s’opposer de voir les jeunes filles à moitié habillées?

  • Photo Burqa, Steve Evans
  • Illustration femme en bleue, Wessman
  • Illustration femme brune, Patrick Hitte

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Séduction et flirt

Sexualité après 20 ans de prison

Mon Dieu, s’il y a un domaine où j’aurai bien aimé exceller au jour de ma libération, c’est bien celui-là.

Jean-Pierre Bellemare     Dossier PrisonSexualité

prison-prisonniers-systeme-carceral-penitencier-sexe-sexualite-flirt-seductionPlusieurs années renfermées entre quatre murs avec une meute de loups affamés nous rendent semblables à eux. Sans même m’en rendre compte, j’ai des canines de loup très aiguisées qui sont sorties à travers mes gencives. Pas étonnant de voir les jolies créatures (temps d’une paix) courir dans le sens opposé d’où je viens. Dur, dur, dur pour l’égo (maudit que vous pensez mal). J’ai dû ajuster mon tir et j’avoue que ma précision reste encore si floue que je n’arrive pas à faire mouche la majorité du temps (je sais, un peu macho sur les bords). J’ai espoir que j’arriverai un jour à décortiquer le langage corporel et même verbal des femmes, et ce, avant ma mort.

Sexualité en prison

prison-prisonniers-systeme-carceral-penitencier-sexe-sexualite-flirt-seductionSi je suis arrivé à maitriser relativement bien les relations interdites au pénitencier, c’est tout le contraire qui s’est produit lorsque tout m’est devenu permis. On dirait que le fait que les caméras ont cessé de me surveiller… ma libido est devenu un peu moins grandiose. Qui sait? J’ai 46 ans et le nombre de distractions qui est décuplé lorsqu’on est libre dilue ces envies charnelles sur lesquelles j’avais tant fantasmé.

Donc, me revoilà désabusé, la chose qui paraissait aussi facile s’avère d’une complexité désarmante, déroutante. Un gigantesque sourire peut seulement vouloir dire qu’on nous trouve pas mal «tarlais» (idiot) ou distrayant, mais de là à poser une main sur le même matelas… il y a toute une literie qui nous sépare.

J’ai beau regarder les autres pour saisir la technique, cela ne me renseigne pas plus. Il me manque trop souvent de temps et de proximité pour bien évaluer leur approche. Qui sait? Les demoiselles détectent possiblement trop aisément ma volonté d’une relation sexuelle sans engagement? Je ressens parfois que seul le sexe pourrait me permettre d’évacuer ce trop-plein de tendresse qui sommeille en moi. Je dois faire fausse route, mon envie d’aimer dépasse ma capacité de raisonner ce qui me transforme en sorte de «bibitte» nuisible. Cette attente aussi longue me rend d’une impatiente presque animale.

Domination sexuelle

prison-prisonniers-systeme-carceral-penitencier-sexe-sexualite-flirt-seductionDans mon lugubre passé, il manque cruellement d’exemples sains à suivre pour atteindre une relation sereine et surtout apaisante. Au pénitencier, les couples, si on peut les décrire ainsi, basent leurs relations sur la domination totale (domination ou exploitation pure et simple). Parfois, un énorme endettement transformera un jeune en gonzesse pour un trafiquant de drogue. Voilà à quoi ressemblent mes références, incarcéré à 19 ans et libéré à 46 ans. Non pas parce que j’étais le plus dangereux, mais parce qu’une aussi longue période de séquestration occasionne de sérieuses séquelles. Personne ne sort de là indemne, moi le premier. Incapable de combler mes aspirations, je me suis laissé tenter par les sites pornos et, par la suite, par les agences de rencontre sur le net.

flirter prison prisonnier système carcéral pénitencierSi l’exploration s’est avérée excitante au tout début, on réalise rapidement que le côté magique n’existe plus. Le plaisir de découvrir, d’apprivoiser est devenu secondaire… L’attente qui alimentait l’excitation n’est plus. C’est maintenant de l’instantané uniquement. Ce qui me fait réaliser que j’ai toujours été un grand naïf hyperromantique et que cela n’a plus sa place. Comme les machos Camaro ou les hommes roses, la culture s’est tellement transformée que je ne sais vraiment plus où donner de la tête. En sommes-nous tous rendus là où personne ne voulait aller… une société jetable: briquets, appareils photo, crayons, téléphones et maintenant même les relations affectives!

Je n’aime vraiment pas ça. Je ne me sens plus à ma place la plupart du temps. La peur d’indisposer en vient à me faire sentir de trop. Les femmes, de plus en plus autonomes économiquement, développent ce que nous les hommes avions avant elles: une insouciance, une prétention et une nonchalance qui frôlent parfois le mépris dans les échanges. Est-ce qu’on pourrait appeler cela une période d’acculturation, un moment de réajustement où tout le monde ne sait plus sur quel pied danser?

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Cartes de voeux et illustrations

Directement de la prison de Cowansville

L’illustrateur Jos

Référé par Colin McGregor, notre chroniqueur de la prison de Cowansville, Jos est un illustrateur de haut calibre. Ces dessins sont remplis émotions et de caractère.

Raymond Viger Dossier IllustrationT-Shirt

t-shirt illustrations coeur de pirate cartes voeux carte anniversaire

Je vous laisse admirer le travail qu’il a réalisé représentant Coeur de Pirate.

Il prépare une nouvelle collection pour 2014. En attendant, vous pouvez aussi visiter sa galerie Internet de ces illustrations.

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publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

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Rénovation de domicile et les crédits d’impôts

Les moteurs de recherche peuvent vous jouer des tours

Attention à la provenance des informations

La présentation du magazine Décormag porte à confusion.

Raymond Viger  Dossier Protection du consommateur

Le gouvernement provincial offre un crédit d’impôt pour des rénovations qui favorise un meilleur rendement énergétique de la maison:

Pour donner droit au crédit d’impôt, les travaux réalisés doivent avoir un impact positif sur le plan énergétique ou environnemental et les biens utilisés dans le cadre de ces travaux doivent répondre à des normes reconnues.

Pour ceux qui veulent avoir plus d’informations sur ce crédit d’impôt, en utilisant un moteur de recherche tel que Google, immédiatement sous les références vers la loi de l’impôt du gouvernement du Québec, nous retrouvons cette référence vers un article de Décormag:

Les rénos admissibles aux crédits d’impôt – Décormag

DÉCORMAG NOVEMBRE 2013 Les crédits d’impôt pour la rénovation provincial et fédéral ne sont pas nécessairement complémentaires. D’où l’ importance 

L’inscription novembre 2013, annonce que Décormag a publié un article en novembre 2013. Mais en cliquant sur le lien, vous atterrissez sur un article publié en 2009! Pour augmenter la confusion, Décormag inscrit dans le haut de la page la date de la journée que vous consultez l’article, même si celui-ci a été écrit en 2009! Dans l’URL qu’utilise Décormag, aucune référence n’est faite à la date de publication.

Sans même vous en rendre compte, vous êtes donc en train de lire un article qui parle des crédits d’impôts fédéral et provincial de 2009 et qui ne sont plus en vigueur Rien à voir avec le crédit d’impôt que le provincial vient de présenter en 2013.

Pour des informations précises, consultez les sites appropriés. Dans ce cas-ci, pour les crédits d’impôts écorenov 2013: http://www.revenuquebec.ca/fr/salle-de-presse/nouvelles-fiscales/2013/2013-10-17.aspx.

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