La météo qui influence les gens

Le temps influence les humeurs

La météo joue avec le coeur humain

Le gentil monsieur en uniforme bleu me demande poliment d’enlever ma chemise et de virevolter. Je ne suis pas dans un bar gay en train de me faire courtiser. C’est la prison. Il veut savoir si j’ai été poignardé.

Colin McGregor      Dossiers Chroniques d’un prisonnier

température humeur influenceLa sueur perle sur mon torse alors que je soulève mon t-shirt et que je le passe au-dessus de ma tête. Je tourne à 360 degrés; il est satisfait; il passe à la prochaine cellule et demande à mon voisin de faire la même chose. Il y a du sang quelque part et ils ne sont pas certains de son origine.

C’est un jour bouillant de fin d’été. Je regarde par ma fenêtre couverte de barreaux. Même la marmotte dans l’herbe semble léthargique, alors qu’elle se dirige sans se presser vers son terrier pour se protéger du soleil.

Après le départ du gardien, ma porte s’ouvre. Je marche dans le corridor. Mon voisin m’observe de sa cellule et dit: «La canicule. C’est toujours pareil. La saison des émeutes.»

Pourtant, je me souviens aussi d’incidents terribles, au plus froid de l’hiver. Le genre de journées qui ferait ronchonner et blasphémer le véritable Séraphin de St-Adèle, le tourmenteur de Donalda, dans sa tournée de perception auprès des pauvres colons des «pays d’en haut». Le chaud et le froid semblent faire bouillir le sang. Mais est-ce bien le cas?

Une étude récente rédigée par deux chercheurs de l’Université de York, Ming Dong et Andréanne Tremblay, conclut que les cours de la bourse sont à la hausse lors des températures estivales et hivernales. Lorsque la température devient très chaude ou très froide, les gens deviennent plus agressifs et prennent de plus grands risques à la bourse.

Lorsque la température descend à 7 degrés sous zéro, nous nous sentons aussi hostiles que lorsqu’il fait plus de 27°C, disent plusieurs experts. Les climats tempérés ne génèrent pas de grands casseurs de vitrines, du genre qui sévit lors d’une victoire de hockey.

Le climat influence aussi les arts. En avril 1815, le volcan indonésien Tambora explose. Les débris de son éruption se répandent sur le monde entier: en cinq jours, cela représente assez de lave et de cendres pour recouvrir l’île de Montréal et cacher le mont Royal. Le monde s’est assombri. Ici au Québec, de l’autre côté du globe, il a neigé fortement en juin.
Une jeune femme qui faisait le tour de l’Europe, en amour et partie à l’aventure avec un poète célèbre, se retrouva enfermée pour l’été dans la ville de Genève, dans les Alpes suisses. Il s’agissait de l’été le plus froid et le plus humide que la Suisse romande ait jamais connu.

La morosité affecta la belle et brillante Mary Wollstonecraft, âgée de 20 ans, et son poète enamouré Percy Shelley et les laissa dépressifs et isolés. Il n’y avait rien d’autre à faire que d’écrire, et elle écrivit.

La morosité et le froid l’inspirèrent dans la création de son sombre roman Frankenstein. Le Dr Victor Frankenstein crée un monstre – plus humain et sensible dans le roman que dans les innombrables films et émissions de télé qui suivirent – qui s’échappe et, incompris, cause des ravages.

Cette histoire triste et troublante est le précurseur des Twilight et Harry Potter. En tant que première œuvre de science-fiction, elle est aussi l’ancêtre de Star Treck.

Mais des troubles climatiques, il ne résulte pas que de grandes œuvres d’art. Après l’éruption du Tambora, les fermiers du sud de la Chine ne pouvaient plus procéder à leurs cultures habituelles. Alors, ils se sont tournés vers une plante moins exigeante et plus profitable – l’opium.

Les Britanniques prirent rapidement le contrôle du marché de cette drogue, puisqu’ils maîtrisaient déjà les villes de la côte chinoise.

Les empereurs successifs de Chine furent affligés par ces 15 millions de toxicomanes qu’ils devaient aux seuls trafiquants britanniques.

Par deux fois, le gouvernement chinois confisqua tout l’opium vendu par les «pushers» britanniques et les expulsa hors du pays; par deux fois, les Britanniques revinrent avec des navires de guerre, s’emparèrent de territoires chinois toujours plus étendus et reprirent le commerce de l’opium.
Les deux Guerres de l’opium (1839-1842, 1856-1860) ne sont pas tellement enseignées dans nos classes – sauf en Chine, où elles symbolisent la cruauté et l’avidité des étrangers.

Un écrivain d’une petite ville du Minnesota, Garrison Keillor, croit que les durs hivers de son État natal «… enlèvent une octave supérieure à la passion humaine. Chez nous, notre registre émotionnel s’étend de la résignation à l’acceptation.»

Selon l’auteur canadien Robertson Davies: «L’hiver est le grand niveleur. On ne peut jamais se sentir plus grand que Dieu.» Pour beaucoup d’entre nous, «mon pays, c’est l’hiver».

Pendant que l’activité humaine change la baie d’Ungava en marais et le Texas en désert, nous ne devrions pas oublier que les changements climatiques touchent aussi le cœur des humains.

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autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D.

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

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    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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    La prison et conflits religieux

    Accommodements raisonnables

    Liberté religieuse en milieu carcéral

    Je dois le reconnaître: avant de travailler à Reflet de Société, je ne m’étais jamais posé de Je dois le reconnaître: avant de travailler à Reflet de Société, je ne m’étais jamais posée de questions sur le milieu carcéral. La vie ne m’avait pas mis en contact avec ce monde et je ne l’avais pas cherché. En discutant avec nos chroniqueurs, j’ai découvert qu’en tant que citoyenne j’étais bien ignorante sur ce sujet. Pour pallier ces manques, je me suis mise en quête de réponses. Celle d’aujourd’hui: à quoi ressemble la liberté religieuse en prison?

    Delphine Caubet dossiers Religion et spiritualitéCriminalité.

    milieu carcéral accommodements raisonnables

    C’est la chronique de Jean-Pierre Bellemare en 2013 qui m’a mis la puce à l’oreille, il y parlait des accommodements raisonnables en milieu carcéral. Mais très honnêtement, j’avais du mal à saisir en quoi une assiette casher ou halal pouvait générer des tensions. Après tout, saupoudrer des aliments d’une prière n’a jamais rien enlevé ou ajouté au goût.

    Contrôle de qualité

    Pour tenter de comprendre «ces frictions quotidiennes» dont il fait référence, je suis allée à la rencontre de Jean-Pierre. Et ses explications m’ont laissée pantoise.

    «Ces régimes alimentaires entraînent un genre de contrôle de qualité», m’explique-t-il. Les détenus cuisinent eux-mêmes les repas et le cœur n’est pas toujours à l’ouvrage. Pour les diètes suivies et validées par un chef religieux, il y a une vérification des aliments et de leur qualité. Alors de suite, une différence peut se faire sentir.

    Autre point que je n’avais pas envisagé: la propagation des maladies. Pour chaque diète, il y a des ustensiles de cuisine différents, avec des aliments dans des frigos différents… «Alors si une cuillère est mal lavée et qu’elle est réutilisée dans un chaudron, ça peut être toute la prison qui attrape la gastro. Sauf ceux avec une diète spéciale puisque leur repas est préparé séparément.»

    Jean-Pierre n’est pas avare d’exemples de tensions résultant des accommodements raisonnables en prison. Il parle du marchandage des tapis de prière des musulmans ou du tabac réservé aux autochtones pour leurs cérémonies. Autant de matériel propice aux tractations diverses.

    Mais pour en apprendre davantage sur la religion en milieu carcéral, je suis allée voir l’un des hommes en 1ère ligne: l’aumônier.

    Lentement mais sûrement

    Si la pratique de la religion peut entraîner des tensions, elle n’en reste pas moins utile et nécessaire pour bien des détenus.

    Tim officie en milieu carcéral depuis plusieurs années et comme il le dit: «Travailler dans un pénitencier est un défi personnel. Les concepts d’amour et de pardon y sont plus vrais. Il y a un cœur sous cette peau de macho.» À quoi il ajoute sur le ton de la plaisanterie que ce n’est pas sa «gang» habituelle. Je veux bien croire.
    Durant ses visites, la religion n’est pas toujours impliquée. «Les détenus se font presser par les gardiens… par tout le monde… Moi je ne suis pas psy, j’attends l’autre. Ils doivent respirer. Cela peut être prendre une marche ou autre chose.» Lui a l’avantage de pouvoir se déplacer à sa guise dans le pénitencier, et va à la rencontre de ses ouailles là où elles se trouvent.

    Mais Tim, les détenus viennent-ils vraiment parler versets et chapitres bibliques avec vous? «Mon rôle est surtout d’écouter. Des détenus peuvent être frustrés; ils sont de bons gars et pourtant ils sont toujours là. Je vois le désespoir et la frustration; je suis là pour faire diminuer la pression.»

    Soupape de sécurité

    Après ces entrevues, force est de constater que la religion en milieu carcéral n’implique pas nécessairement la religion. Mais son utilité n’en est pas moins importante. Les chefs spirituels même s’ils ne sont pas toujours bien accueillis (à part les bouddhistes, précise Jean-Pierre, qui sont encore les seuls à avoir bonne presse) ont un rôle important: diminuer la pression.

    Pour Jean-Pierre (libéré depuis 2 ans), la religion et la spiritualité en général ont une place importante dans sa vie. Et si vous aviez vu comme moi les retrouvailles entre l’aumônier et l’homme libre, vous auriez aussi envie de dire au Premier ministre Harper que finalement ces hommes et ces femmes font la différence.

    En tout cas, Jean-Pierre tient à ce que ce soit son aumônier qui célèbre son mariage l’été prochain.

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    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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    Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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    Colin McGregor: lancement du livre Teammates

    Lancement du roman Teammates

    Raymond Viger Dossier Colin McGregor

    livre_TEAMMATES colin mcgregor author journalisteDepuis plus de 5 ans, Colin McGregor est chroniqueur en français pour le magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société.

    Colin a ensuite été le traducteur de deux livres, Quebec Suicide Prevention Handbooket Love in 3 D, leur permettant de passer du français à l’anglais.

    Maintenant Colin vient de publier son premier livre en solo, Teammates, en version originale anglophone.

    Félicitations Colin pour ce travail et bonne continuité.

    Pour commander Teammates, par Internet, par téléphone (514) 256-9000.

    Vos commentaires sur Teammates de Colin McGregor.

    Relativité du temps et système carcéral

    Chronique d’un prisonnier

    À la recherche du temps perdu

    La société d’aujourd’hui fonctionne sur un temps mesuré à la minute, à la seconde, à la nanoseconde. Ce n’est que depuis peu dans l’histoire humaine que nous disposons d’horloges suffisamment précises. Les fuseaux horaires ont été inventés au 19e siècle de manière à harmoniser les horaires des trains, puisque jusqu’alors, l’heure locale pouvait varier d’une ville à l’autre. Mais il demeure un endroit sur la Terre qui ne s’inscrit dans aucun fuseau horaire.

    Colin McGregor – prison de Cowansville, Dossier Chronique d’un prisonnier

    old-clock-prison pénitencier tole bagne système carcéralDans le grand désert central de la péninsule arabique, le ciel semble s’étendre à l’infini; les dunes demeurent les mêmes, où que vous alliez; il n’y a pas de saisons. Les Bédouins ajustent leur montre à chaque lever de soleil, ainsi que leur emploi du temps en accord avec les anciennes traditions du Coran. Qu’il soit midi, 14 heures ou 14 h 30 importe peu au pasteur nomade du désert.

    La prison ressemble beaucoup à cela, en ce sens que chaque jour ressemble à l’autre, dans le contexte d’un emprisonnement de longue durée. La même nourriture; les mêmes édifices; les mêmes visages. L’hiver ou l’été, les jours de semaine ou de fin de semaine… Vous vous réveillez dans la même couche à structure métallique, portez les mêmes vêtements, allez au même gymnase, à la même classe, à la même chapelle…

    brisbane-town-hall-clock-systeme carcéral pénitencier tole bagneDans ce milieu, des sirènes et des sonneries vous disent quand passer d’un lieu à l’autre. Mais les mois ressemblent à des jours et les jours à des semaines. Vous perdez la notion du temps à long terme. Les Bédouins d’Arabie peuvent au moins compter sur la lune pour marquer leurs mois, puisqu’ils utilisent un calendrier lunaire qui suit les phases de l’astre d’argent dans leurs ciels purs, sombres et étoilés. En prison, vous remarquez à peine la lune. La nuit, nous avons la télé.

    Une enseignante à l’école de la prison où je travaille me demande quand un de ses étudiants, dont j’étais le tuteur, avait quitté la prison. Je hausse les épaules. «Ça peut être l’hiver dernier ou il y a trois ans. J’ai perdu la notion du temps depuis bien des années», lui dis-je. «Moi aussi», murmure-t-elle en secouant la tête.

    pocket-watch-systems carcéral prison pénitencier prisonnierAprès quelque temps, vous cessez de penser à ce que vous portez et au lieu où vous vous trouvez. Vous vous habituez à tout cela. Lorsqu’il n’y a plus rien de nouveau à remarquer, la partie de votre cerveau qui enregistre les nouvelles informations visuelles se ferme. Il ne vous reste que vos propres pensées.

    C’est exactement l’état d’esprit que les moines, les penseurs, les ermites et ceux qui se consacrent aux techniques de méditation recherchent depuis des millénaires. Il y a 26 siècles, deux écoles de pensée ont vu le jour en Chine, qui était alors de loin la société la plus avancée de la planète; elles représentaient deux façons d’atteindre l’état d’esprit dont jouit chaque détenu de longue durée sous autorité fédérale.

    time-prisonnier systeme carcéral pénitencier prisonConfucius était un sage qui croyait à l’approche fédérale du système carcéral: porter les mêmes vêtements, manger la même nourriture, suivre une même routine quotidienne, écouter la même musique, s’exposer aux mêmes couleurs encore et encore… essayer de ne pas essayer. Rendu à un certain point, le monde extérieur disparaît. Il ne vous reste que l’enfant intérieur, le «moi» intuitif uni à l’univers. Confucius appelle cet état «chi». À l’âge de 70 ans, Confucius ne remarquait plus ce qu’il portait ou ce qu’il mangeait: il se sentait alors complètement libre. Il avait réalisé le «chi»: une vie où l’on ne forçait rien.

    Les taoïstes, à la suite de Lao-Tseu, parvenaient au même état d’esprit par une route différente: une absence totale de rigidité. «Soyez comme le bois non sculpté», écrivait Lao-Tseu dans son livre, le Tao Te King. Renoncez; menez une vie simple; lâchez prise; consacrez-vous à quelque chose de plus grand que vous. Vers la fin de sa vie, Confucius fut accosté par un groupe de taoïstes qui lui apparut comme que de sales hippies. Aujourd’hui, la société chinoise vit avec les 2 écoles de pensées: elle suit les principes confucéens, tandis que les écrits de Lao-Tseu sont de grands succès en librairie.

    J’ai essayé de convaincre un autre détenu, hier, de la chance que nous avions d’être en prison et d’à quel point nous étions près du «chi». À la fin, je n’ai pu le convaincre que d’une chose, et c’est de ne pas me tabasser.

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    La Gaspésie en peinture avec Roland Noël

    Sauver du temps aux prisonniers

    Le peintre Roland Noël

    Regard bleu perçant, veste en cuir et dents en colliers. Roland Noël passe les portes du Café Graffiti, son accent gaspésien envahit la salle. L’homme, âgé de 73 ans, est artiste et a eu une existence mouvementée. Aujourd’hui, s’il rédige son autobiographie c’est pour offrir son message.

    Delphine Caubet    Dossier PrisonCroissance personnelleCulture

    peinture gaspésie roland noel péninsule gaspésienne art culture tourismeRoland est entré pour la première fois en prison à 17 ans. Il en sortira définitivement le 16 avril 1969, à 9 heures, à l’âge de 28 ans. Aujourd’hui avec le recul et l’âge, il veut passer un message à ceux qui sont «en dedans»: «Profitez du temps pour vous améliorer. La raison en dedans c’est toi.»

    Pénitencier

    Roland a toujours eu un rapport conflictuel avec l’autorité. Que ce soit l’école ou la police. À 17 ans, après une bagarre, il est envoyé pour la première fois en prison. Pendant les 3 jours où il est incarcéré, le jeune homme est heureux: sa mère lui rend visite et lui apporte des cigarettes. «À l’extérieur je n’avais rien, et là, on m’apportait des cigarettes.»

    Pendant les années suivantes, il va faire de nombreux allers-retours en prison. Progressivement les peines s’accumulent et augmentent. De 3 jours à 1 mois. De 1 mois à 2 mois. Puis finalement de 2 ans et 8 ans. Cette dernière peine lui est value pour un coffre-fort.

    À l’intérieur, on lui dit qu’en prison «tu n’as pas de droit, que des privilèges. Ici, on dompte les lions et on plie l’acier.» Le ton est donné. Alors, pour éviter d’avoir plus de temps, les détenus jouent au «bon gars». Mais, il n’y a rien de sincère précise Roland.

    Pendant sa peine de 2 ans (pour avoir battu un policier), il apprend que le pénitencier est obligé d’accepter si un détenu veut étudier. Chose qu’il mettra en œuvre pendant les 8 années de sa dernière sentence, au pénitencier de St-Vincent-de-Paul. Avant celle-ci, il était dans le bois, recherché avec des amis armés qui s’étaient évadés de prison. À ce moment-là, l’artiste peintre à un déclic. Il veut reprendre sa vie en main.

    Éducation

    peinture gaspésie tourisme péninsule gaspésienne roland noel«Au pénitencier j’ai étudié jusqu’en 11ème année.» «Certains à mes côtés se pendaient, moi je voulais m’en sortir. Je voulais contredire le juge qui m’avait dit de pourrir en prison.»

    Par correspondance, Roland suit des cours. «C’était gratuit avec l’Éducation nationale.» Ses cours seront divers, notamment un de lettrage d’enseignes où il obtint 99.4%. «C’est parce que j’avais le temps», s’amuse-t-il. L’artiste fait son chemin et n’hésite pas à tenter de nouvelles choses: Roland va suivre par correspondance des cours de la Famous Artists School. Il aura notamment comme professeur Norman Rockwell, célèbre illustrateur américain.

    En 1967, Roland pense à sa réhabilitation, et il demande à être transféré à Dorchester, au Nouveau-Brunswick. 2 raisons le motivent. La première, suivre un cours de lettrage d’enseignes. De quoi avoir un métier à sa sortie. La seconde, apprendre l’anglais. L’homme qui avait toujours été en conflit avec l’autorité suit désormais des cours d’anglais offerts par l’armée. Le changement est progressif, mais réel. Le rebelle s’instruit.

    Ces changements, le personnel du pénitencier les remarque, et on lui propose une libération conditionnelle. Mais l’artiste n’est pas encore prêt, il continue à peaufiner sa sortie. «Je leur ai dit que je leur ferai signe le moment venu.» Chose qu’il a faite.

    Roland a d’abord obtenu une bourse d’études. Le ministre de l’Éducation du Québec fait une visite à Dorchester, et Roland en profite pour lui offrir un tableau. Quelques semaines plus tard, il fait une demande de bourse et il est accepté.

    Prochaine étape: l’admission à l’université. Encore une fois, les évènements se déroulent sans accroc. «J’ai rencontré le recteur de l’université et il était prêt à m’admettre immédiatement dans son établissement. Je lui ai dit de me faire une lettre de preuve.»

    Dernier point pour sortir, trouver un travail. Roland se rend dans une boutique d’enseignes et montre son porte-folio au patron. «C’était un bon gars.» Un ancien militaire qui avait été fait prisonnier de guerre. Tous les astres sont alignés, Roland peut demander sa conditionnelle. «Le vendredi mon dossier est étudié et accepté. Le lundi, je sors de prison et le mardi je commençais à travailler.»

    La vie après la prison

    Bien que préparé pour sa sortie, Roland reconnaît que ça a été difficile. Lui est toujours au Nouveau-Brunswick, alors que ses amis et sa famille sont au Québec. Mais l’homme est décidé à changer de vie, et tous les jours il travaille pour payer le loyer et l’université. «À l’époque, je gagnais 50$ par semaine.» Mais le travail en lettrage d’enseignes est aléatoire. Alors, il monte un atelier mobile pour se déplacer dans les petits villages, «là où les grandes industries n’allaient pas.»

    C’est un fait, Roland Noël a changé de vie. Il a étudié, travaillé, voyagé… Avec une règle d’or, oublier les «amis» du pénitencier. «Un jour j’en ai croisé un à Montréal. Il voulait que je me joigne à lui sur un coup. Je lui ai donné un faux rendez-vous, et le soir même j’ai pris le train. J’avais peur de le recroiser.»

    Aujourd’hui, Roland veut aider ceux qui sont en prison. «Si je peux sauver ne serait-ce qu’une minute à l’intérieur, c’est déjà bien.» Car, d’après lui, le système pénal ne fait rien pour aider les détenus. C’est à eux de prendre avantage de ce qui est à leur disposition: du temps. «La seule raison en dedans, c’est toi», conclut-il.

    Roland Noël est un artiste peintre de plus de 50 ans d’expérience. Ses médiums sont multiples: la peinture à l’huile, l’acrylique, la sérigraphie,… autant de variété qu’il peut enseigner.

    Roland débute la peinture à 20 ans en prison. D’abord comme un passe-temps, puis une passion qui lui permettra de gagner sa vie. Le Gaspésien peint particulièrement du surréalisme, «car le réalisme c’est pas assez intense et l’abstrait on n’y comprend rien.»

    Actuellement, Roland rédige son autobiographie pour offrir son message aux prisonniers: «Profitez du temps qui vous est donné!»

    Roland Noël est un artiste des Éditions TNT. N’hésitez pas à venir consulter ses toiles sur: http://editionstnt.com/artistes/peintres/roland-noel.

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    Occupation double et les prisons

    Stephen Harper et sa vision des prisons

    Où tout cela va nous mener?

    Raymond Viger Dossiers Prison

    Un fonctionnaire du système carcéral a osé dire à la radio:

    Une double occupation en prison ce n’est pas pire que deux étudiants qui cohabitent ou des soldats en service qui logent ensemble.

    prison-prisonnier-etablissement-carceral-systeme-penitencier-toleCependant, selon le recueil des règles et normes de l’Organisation des Nations Unies en matière de prévention du crime et de justice pénale, qui prévoit ce qui suit :

    Les cellules ou chambres destinées à l’isolement nocturne ne doivent être occupées que par un seul détenu. Si pour des raisons spéciales, telles qu’un encombrement temporaire, il devient nécessaire pour l’administration pénitentiaire centrale de faire des exceptions à cette règle, on devra éviter de loger deux détenus par cellule ou chambre individuelle.

    Selon les chercheurs Levy et Tartaro :

    Les cellules ou chambres individuelles permettent aux détenus d’avoir leur intimité et leur offrent un lieu qui les protège contre les agressions d’autres détenus.

    La position de Union of Canadian Correctional Officers – Syndicat des agents correctionnels du Canada – Confédération des syndicats nationaux (UCCO-SACC- CSN)

    La double occupation est un moyen non sécuritaire et inefficace pour aborder la gestion de la population carcérale, et elle se révélera inévitablement problématique pour les agents correctionnels, le personnel correctionnel, les délinquants, le SCC et, finalement, la population en général.

    Dans le Rapport annuel du Bureau de l’enquêteur correctionnel 2009-2010, l’enquêteur correctionnel Howard Sapers postule que:

    Au fur et à mesure que la population à gérer augmente, il y aura probablement une recrudescence des incidents de violence en établissement. (Rapport annuel du Bureau de l’enquêteur correctionnel 2009-2010)

    Selon les recherches de Lappin, 2009:

    Le surpeuplement des prisons et la double occupation influent sur le taux d’agressions graves commises par les détenus. Le surpeuplement submerge les gardiens de prison et conduit à une augmentation du nombre d’incidents violents parmi les détenus.

    Et pour répondre à ce fonctionnaire, non, une double occupation en prison, n’a rien de pareil à la vie d’un étudiant en colocation ou de séparer une chambre en tant que soldat. Parce qu’en prison, il y a une situation de permanence, une incapacité à sortir et fêter, une cohabitation subie, une perte d’intimité…

    Imaginez-vous que vous vous retrouvez en prison et qu’on vous présente votre nouveau colocataire… Un criminel notoire. Une personne violente et contrôlante…

    Êtes-vous d’accord avec ce fonctionnaire qui ose dire que la double occupation en prison est similaire à la cohabitation de deux étudiants pendant leurs études ou deux soldats pendant une mission?

    Notre chroniqueur de la prison Cowansville, Colin McGregor avait déjà, dès 2011, traité de la problématique de la double occupation dans les prisons.

    Référence sur la double occupation et la violence dans les prisons.

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    Colin McGregor est un prisonnier de Cowansville. Depuis plus de 3 ans, ce journaliste anglophone tient une chronique régulière dans le magazine Reflet de Société. Une chronique très appréciée par sa façon originale de nous conter une histoire carcérale et les anecdotes du système pénitencier.

    Colin et moi avons vécu une expérience fort intéressante. J’ai publié un roman humoristique L’Amour en 3 Dimensions. Une histoire pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement.

    Colin a traduit en anglais cette histoire qui peut être lu autant pour le plaisir que pour un cheminement personnel. Pour commander L’amour en 3 DimensionsLove in 3 D, journal@journaldelarue.ca, (514) 256-9000. 19,95$.

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    Fier d’être introverti

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    Colin McGregor  prison de Cowansville            Dossier Prison

    La nuit s’étend sur la cour de la prison. Le lampadaire haut de 100 pieds (30 mètres) jette une lueur orangée sur le pavage où je marche. Un détenu de longue durée émerge de l’ombre – grand, squelettique, au visage plein de cratères et ombragé comme un masque. Il vient vers moi et me tire par la manche.

    «Merde», soupire-t-il. «As-tu entendu parler de ce qu’ils vont faire, maintenant?» Puis, en un staccato rapide, il répète les nouvelles à propos de la plus récente loi du gouvernement. Je n’entends pas ce qu’il me dit. Ma pensée s’embrume et se ferme aux mauvaises nouvelles.

    «C’est terrible», dis-je en hochant la tête, «mais je dois y aller.»

    Il me crie ces paroles, alors que je retourne à ma cellule: «Es-tu vraiment branché sur ce qui se passe?»

    Je me retourne et lui crie à mon tour: «Non, pas vraiment. Passe une bonne soirée!»

    Je suis un introverti. Un anxieux. J’ai lutté toute ma vie contre cette condition. Je lis, j’écris, j’évite les nouvelles à la télé. Surtout en ce moment. À l’école, j’étais celui que les durs enfermaient dans un casier pour s’amuser. À l’université, par contre, les intellos régnaient. À travers nos épaisses lunettes, nous voyions des gens comme nous et nous relaxions. Maintenant, je suis en prison. C’est comme si j’étais revenu au secondaire.

    Mon programme en 12 points m’offre une prière réconfortante: «Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de discerner l’un de l’autre.» Reconnais les choses que tu ne peux pas contrôler dans ta vie, et arrête de t’en faire avec elles. En prison, à peu près tout se retrouve dans la catégorie de ce qui échappe à notre contrôle. Et pourtant, je demeure un introverti prudent. Je lis dans ma cellule, alors que les gens dans la cour bavardent à propos de sports, de gardiens et de politique.

    L’Évangile de Matthieu était au programme d’une soirée d’étude biblique à la chapelle. Dans Matthieu, chapitre 6, verset 27, Jésus dit, selon notre traduction: «Ce n’est pas en vous faisant du souci que vous pouvez ajouter un seul jour à votre vie!» Tout le cercle des participants acquiesce. «Pourtant, je m’inquiète encore», nous dit le prêtre. «Je sais que c’est inutile, mais je ne peux m’en empêcher.» Même les prêtres ne peuvent s’empêcher de désobéir à Jésus sur ce point.

    Dans son livre à succès «Quiet» (The Power of Introverts: La force des introvertis), traduit en 30 langues, Susan Cain écrit à propos de sa propre introversion. Elle nous présente Jerome Kagan, un psychologue de 82 ans, qui a passé sa vie à étudier l’introversion. Dans son laboratoire de Harvard, Kagan a établi ceci: les personnes introverties sont plus sensibles. L’amygdale est une partie de notre cerveau (ne pas confondre avec l’amygdale de la gorge) qui s’est développée bien avant notre capacité de penser. C’est un noyau primitif que nous partageons avec les lézards et les souris. L’amygdale d’un enfant timide, observée sur un scanneur, clignote plus furieusement lorsque l’enfant est exposé à de nouveaux visages, de nouveaux lieux et de nouvelles sensations. En grandissant, cet enfant deviendra un adulte sensible, intelligent et introverti. Les recherches de Kagan montrent que les introvertis ressentent les choses plus fortement, qu’ils sont plus impressionnables et qu’ils pensent de manière plus profonde. On naît introverti, on ne le devient pas.

    Susan Cain se plaint que les introvertis sont sous-estimés dans notre société. Les gens tranquilles réussissent bien dans les tâches qui demandent de la concentration : les arts, la mécanique, la résolution d’énigmes, l’écriture. Nous, les introvertis, sommes mis de côté par ceux qui parlent plus fort et qui prennent les commandes. On donne l’huile à la roue qui grince.

    À chacun sa nature. Introvertis ou extravertis, artistes ou vendeurs. Nous avons besoin l’un de l’autre. Si personne ne se fait de souci, si le monde est dominé par l’intrépidité et l’optimisme, si personne ne s’adonne aux tâches qui ne peuvent être accomplies que dans le silence et la tranquillité… nos banques tombent, notre environnement devient poussière, nos trains déraillent et explosent. Comme l’écrit l’auteur néerlandais Frederick van Eeden: «le soleil accepte bien de passer par les petites fenêtres.»

    Dans l’intimité de ma cellule, étendu sur mon lit de camp, je ferme le livre Quiet et leNouveau Testament, j’éteins ma lampe de chevet et je m’endors. Pour un temps, je ne me soucie plus de mes soucis.

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    colin-mcgregor-journaliste-prison-auteur-anglophoneRaymond Viger auteur journaliste rédacteur en chef média magazine revueEnjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness. Set in Montreal, this is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Colin                                                                                      Raymond

    L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3D (anglais).

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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