Déclaration des auteurs contre le travail gratuit

desk-1869579_960_720.jpgUnion des écrivains du Québec (UNEQ), le travail gratuit et le Coronavirus

Un débat sur le bénévolat demandé aux auteurs et aux artistes en cette période de crise et de confinement dû au Coronavirus.

https://raymondviger.wordpress.com/2020/04/08/union-des-ecrivains-du-quebec-uneq-le-travail-gratuit-et-le-coronavirus/

Autres textes sur Livres

Une grande bénévole: Kharoll-Ann Souffrant

Les grands bénévoles du Québec

Gens de coeur Manuvie

Raymond Viger      Dossier Bénévolat

http://www.refletdesociete.com/benevolat-benevole-volontaire-solidarite-aide-humanitaire-association-communautaire/Radio-Canada, à travers ses émissions: Entrée principale, C’est ma toune, Tout le monde en parle et Pour le plaisirparticipent au concours Gens de coeur Manuvie.

Une occasion particulière pour faire connaître les grands bénévoles du Québec.

Il y aura 10 finalistes choisi aux hasards.

Aujourd’hui, nous venons d’apprendre que Kharoll-Ann Souffrant vient de faire parti des finalistes.

Bravo Kharoll-Ann et bonne continuité dans ton implication.

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Autres textes sur le Bénévolat

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Prix Droits et Libertés avec Steve Foster en photos

Prix des Droits et libertés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Photos de la remise du prix à Steve Foster

Raymond Viger  Dossiers CommunautaireBénévolatHomosexualité.

Steve Foster prix droits et libertés coalition LGBT lesbienne gay bisexuelle transgenreNotre organisme, le Journal de la Rue / Reflet de Société / Café Graffiti avait remporté le prix Droits et Libertés pour 2012.

C’est avec grande fierté que Danielle et moi avons été présent pour souligner la remise du prix Droits et libertés 2013 à Steve Foster  de la coalition des Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres.

Steve Foster coalition LGBT lesbienne gai bisexuelle transgenres prix droits et libertésÀ la demande de Steve Foster, le photographe Pierre Ouimet nous a partagé les photos de l’événement.

Des centaines de personnes sont venus féliciter Steve Foster lors de la remise des prix. Une belle preuve que Steve Foster est fortement apprécié de sa communauté.

homosexualité lgbt lesbienne gay bisexuel transgenre steve fosterUn merci spécial aux médias qui ont bien couvert cette remise de prix à Steve Foster (Métro, La Presse, Radio-Canada…).

Félicitations encore à Steve Foster pour son prix. Merci de nous avons partagé les photos de cet important événement.

Photographies: facebook.com/pierre.ouimet

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Autres textes sur Homosexualité

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

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Prix Droits et Libertés avec Steve Foster

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Steve Foster, Directeur général, Conseil québécois LGBT

Le prix Droits et Libertés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est remis à Steve Foster, Directeur général du Conseil québécois LGBT.

Raymond Viger Dossiers CommunautaireBénévolatHomosexualité.

steve_foster coalition québécoise lgbt lesbiennes gays transgenres bisexuelsLe 10 décembre, Journée des droits de l’homme, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse remet son Prix Droits et Libertés.

En tant que récipiendaire 2012, j’avais été invité à faire parti du jury pour les prix 2013. C’est avec grand plaisir que j’ai pu assister à la remise du prix 2013 à Steve Foster, le directeur général du Conseil québécois des Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT).

prix-droits liberté homosexualité steve foster coalition québécoise lgbtUn Steve Foster rayonnant qui méritait bien de recevoir ce prix pour les huit années de travail acharné qu’il a consacré au soutien de sa cause.

Je ne pourrais pas le présenter adéquatement sur ce blogue. J’ai préféré prendre la décision de faire un  numéro spécial en avril prochain du magazine Reflet de Société qui présentera Steve Foster et son superbe travail pour le Conseil québécois des LGBT. Nous inclurons d’autres reportages qui nous permettra d’en faire un numéro spécial sur l’homosexualité et les transgenres.

Félicitations à Steve Foster pour son magnifique travail et pour le prix Droits et libertés qu’il vient de remporter. Au plaisir de vous le faire découvrir dans le numéro spécial d’avril prochain.

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Autres textes sur Homosexualité

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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Burkina Faso: l’école est construite

Bénévolat en Afrique

Une réussite totale pour Sonia Roussy

En 2012, nous vous avons présenté l’implication bénévole de Sonia Roussy au Burkina Faso. Nous avions créé une boutique pour soutenir le projet. Sonia nous donne des nouvelles du projet.

Raymond Viger. Dossier International, Bénévolat, Éducation

burkina faso afrique bénévolat bénévoleJe suis très contente de vous écrire aujourd’hui pour vous annoncer que la construction de l’école est terminée. Gonsin aura enfin une école qui répondra à toutes les normes gouvernementales en terme d’infrastructures et de capacité d’accueil. Deux nouveaux professeurs doivent être embauchés à l’automne. L’enseignement sera donc donné à tous les niveaux du primaire simultanément.

burkina-faso-ecole-education-afrique-benevolat-cooperation-internationale-sonia-roussyActuellement il y a 4 professeurs et 198 élèves sont inscrits (comparativement à environ 150 en 2011). Le directeur de l’école prévoit que ce nombre augmentera à 240 lors de la rentrée d’octobre 2013. Le fait que l’école soit maintenant un bâtiment en dur a fait augmenter les inscriptions.

En plus de donner l’accès à l’éducation à un plus grand nombre d’enfants, l’école est un lieu de rencontre de toute la communauté.

Je suis fière de pouvoir dire que cette réalisation s’est concrétisée parce des dizaines d’individus et plusieurs entreprises ont cru qu’ils pouvaient faire une différence et se sont impliqués. Je les remercie de leur confiance.

Félicitations Mme Roussy pour votre implication. Merci à tous ceux qui ont soutenu le projet.

Projet de Sonia Roussy.

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Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

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Le don des pauvres

Comment chercher de l’aide pour soi?

La peur de la pauvreté

Il y a déjà plusieurs années alors que j’étais détenu au pénitencier du Centre fédéral de formation à l’Institut Leclerc, j’ai collaboré avec Marie-Lise Nobert, une des fondatrices de la soupe populaire St-Maxime.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison, Bénévolat

don soi bénévolat prison pauvreté chercher aideCette expérience a été extrêmement valorisante. Elle m’a permis de me reprendre en main. Ceux qui y ont participé, à un moment ou un autre, en ont aussi retiré une bonne leçon. Ce fut si enrichissant sur le plan personnel qu’une sérieuse réflexion a monté en moi: pourquoi n’avais-je pas su, comme eux, chercher de l’aide? Pourquoi m’étais-je enfoncé aussi profondément dans la dèche?

J’ai découvert que la plupart des détenus comme moi avaient une peur viscérale de la pauvreté. La plupart d’entre nous préfèrent attaquer un dépanneur, une banque et même un étranger, plutôt que de se rabaisser à demander la charité. Pourquoi autant de mépris? La peur d’admettre mon échec, mon besoin des autres, ma propre incompétence à réussir? J’ai eu honte.

Préjugés et démunis

Étonnamment, ma sévérité pour les plus démunis me condamnait à repousser sans cesse mes propres défaillances, ma propre vulnérabilité. En tant que criminel, être pauvre me semblait plus lourd à porter qu’être tueur, voleur ou même fraudeur. J’ai réalisé à quel point mes valeurs étaient fuckées.

Certaines publicités ont réussi à me convaincre que je ne valais rien, que j’étais condamné au désespoir si je n’avais pas cette dernière paire de jeans griffés ou cette voiture. Que les belles femmes ne s’intéressent qu’aux hommes fortunés. Que seule la réussite économique compte. Cette expérience à la soupe populaire, au service des plus pauvres, est venue fracasser plusieurs de mes préjugés.

Bénévolat auprès des démunis

Un beau matin, cinq détenus triés sur le volet, ceux qui n’avaient rien à gagner à s’évader ou à déconner, prennent place avec moi à l’intérieur d’une petite fourgonnette. Escortés par deux gardiens en civil, nous nous dirigeons vers cette soupe qui se situe au sous-sol d’une église, comme la plupart des soupes populaires, je présume. À notre arrivée sur place, la présidente, accompagnée d’une petite armée de bénévoles, nous accueille avec une chaleur séduisante. Eh oui, des bagnards endurcis ont besoin de réconfort.

Après une brève présentation sur le déroulement de la journée, on se répartit les tâches et responsabilités: placer les tables et les chaises, décharger les camionnettes remplies de denrées, en faire le tri… Juste avant d’ouvrir les portes, nous prenons quelques minutes pour s’asseoir ensemble afin de se connaître un peu mieux.

La majorité des bénévoles étaient des personnes du troisième âge qui dégagent une bonté, une serviabilité qui, personnellement, me dépassent. Incarcéré depuis plusieurs années pour des crimes graves, j’ai peu d’estime de moi, même si je feins le contraire. Aider mon prochain, un étranger de surcroît, est une approche qu’on ne m’a jamais enseignée. Je découvre un nouvel univers qui se révèle être un moyen de guérison.

La métamorphose

À l’entrée, je constate que rien ne peut vraiment distinguer les bénéficiaires de la soupe populaire des gens qui attendent à l’arrêt d’autobus. Des familles entières, parents et enfants, prennent place. Pour la première fois de ma vie, des regards remplis de considération se posent sur moi. Des gens me considèrent avec gratitude, des enfants m’admirent. Une transformation s’effectue en moi. J’observe les autres détenus qui se métamorphosent. Les gardiens ressemblent à s’y méprendre à des hommes.

En moins d’une demi-heure, j’en apprends plus sur moi que pendant mes dix dernières années de détention. Cette soupe populaire m’offre une occasion de me sentir enfin bien avec moi-même. Ma dignité refait surface d’un passé si trouble que je l’avais complètement oubliée. Le reste de la journée est une suite d’émerveillements.

Je joue avec des enfants, fais connaissance avec des pères et des mères qui apprécient mon travail. Cette expérience vient décrasser un paquet de préjugés qui obscurcissaient ma vue depuis trop longtemps.

À plusieurs reprises, j’observe les autres détenus pour savoir s’ils ressentent la même chose. C’est difficile de lire en eux, mais leurs yeux pétillants et leurs sourires incontrôlables ne mentent pas. Ils relèvent du bonheur. Eux aussi apprécient cette expérience, les plus vieux plus particulièrement. Un peu craintif, je veille à ce que rien ne dérape. Nous sommes des détenus. Nous portons en nous un lourd bagage de criminalité. Étant le principal instigateur de cette activité, je veux que tout se passe bien. Ce souhait est exaucé.

Le succès d’une expérience

Cette expérience a été renouvelée durant de nombreuses années. Ç’a été un tel succès qu’un second pénitencier, celui de Laval, se greffe au projet. J’en retire une grande satisfaction. J’ai découvert des choses en moi qui m’ont permis de grandir, de reprendre ma croissance là où je l’avais laissé.

Les humains que j’ai connus, fréquentés et côtoyés durant ce projet ont laissé une profonde empreinte d’amour dans ma vie. Je leur en suis reconnaissant. J’en profite pour saluer tous ceux qui se donnent pour les plus démunis. Vous possédez une beauté intérieure qui transparaît à travers vos yeux, vos gestes et votre toucher.

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Prix droits et liberté de la Commission des droits de la personne

Remise du prix 2012

Une centaine de personnes se sont réunis pour la remise du prix Droits et Libertés 2012 au Journal de la Rue.

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Bénévolat

prix droits et libertés 2012 commission droit de la personneM. Gaétan Cousineau le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a remis le Prix Droits et Libertés au Journal de la Rue. Une mention a été présenté à l’organisme Autisme et troubles envahissants de développement Montréal (ATEDM).

La cérémonie s’est déroulée hier soir. Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, était présent pour la remise du Prix. Rencontre que nous avons fortement appréciée.

Pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas du genre très à l’aise dans ce genre de foule. Les relations prix droits libertés commission droit personne droits jeunessepubliques ne font pas parti de mes forces. La cérémonie s’est bien déroulée malgré tout. D’une part, nous avions pu inviter plusieurs membres de l’organisme et de nos partenaires. Une partie de la famille était présente. Juan était accompagné de sa conjointe Myriam et de son garçon Philipe. Johnny, Patrick, Louise, Nicole, Normand. Même Christine qui débarquait de France. Je veux souligner et remercier la présence et l’implication de Sylvie Norris et François Savoie du Rocajq (regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec).

D’autre part, autant M. Cousineau que l’ensemble du personnel de la Commission ont tout fait pour mettre en place une cérémonie, officielle mais intime permettant aux gens de se parler et d’échanger.

prix droits libertés commission droit personnes droits jeunesse justice jeunesUne soirée qui sera très importante pour le Journal de la Rue.

La radio de Radio-Canada avait passé dans l’après-midi pour une entrevue pour l’émission de René-Homier Roy. Le journaliste me soulignait que Radio-Canada avait fait beaucoup de coupures et que personne ne pourrait être présent pour le 5 à 7 de la Commission des droits de la personne. Il faudra maintenant prévoir les conférences de presse dans les heures ouvrables pour éviter le temps supplémentaire!

Merci à tous pour votre soutien et votre implication à un organisme, non subventionné, qui s’implique sans relache auprès des jeunes. Après 20 ans d’implication auprès des jeunes, une remise de prix qui nous va nous aider à continuer.

Le Journal de la Rue a déjà reçu plusieurs autres prix.

  • Prix Iso-Famille, décerné par le Conseil du Statut de la Femme pour son travail auprès de ses employés dans la conciliation Travail-Famille;
  • Prix Claire-Bonenfant, pour son enseignement des valeurs démocratiques auprès des jeunes, décerné par le Ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration;
  • Nominé magazine de l’année par l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM). Une cinquantaine de prix en journalisme.
  • Champions de la croissance au Québec par L’actualité. Au Canada par Profit 100 à Toronto.

Photos de Juan.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

 

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Le prix Droits et Libertés 2012 pour le Journal de la Rue

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Les 20 ans du Journal de la Rue

Pour souligner les 20 ans du Journal de la Rue et son implication auprès des jeunes, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse lui décerne le Prix Droits et Libertés 2012.

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Bénévolat

Après avoir reçu les:

  • Prix Iso-Famille, décerné par le Conseil du Statut de la Femme pour son travail auprès de ses employés dans la conciliation Travail-Famille;
  • Prix Claire-Bonenfant, pour son enseignement des valeurs démocratiques auprès des jeunes, décerné par le Ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration;
  • Nominé magazine de l’année par l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM).

Le Journal de la Rue recevra, le 6 décembre prochain, le Prix Droits et Libertés 2012.

Les membres du jury ont tenu à souligner l’engagement et la détermination remarquable de ces deux organismes qui travaillent depuis de nombreuses années, souvent dans l’ombre, à la défense des droits de la personne, a déclaré monsieur Gaétan Cousineau, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et président du jury du Prix Droits et Libertés – Édition 2012. Leurs actions rejoignent les préoccupations de la Commission envers les personnes les plus vulnérables de notre société.

L’organisme Autisme et troubles envahissants du développement Montréal (ATEDM) recevra une mention d’honneur.

Depuis 20 ans, le Journal de la Rue, utilise l’animation culturelle, l’intervention psychosociale et l’économie sociale pour intervenir auprès des jeunes marginalisés directement dans leur milieu de vie. Le Journal de la Rue est un outil d’information visant à approfondir des thèmes souvent traités de manière sensationnaliste dans les médias traditionnels – prostitution, toxicomanie, violence – ainsi qu’un organisme d’intervention offrant plusieurs projets novateurs aux jeunes.

Le Journal de la Rue a créé en 1997 le Café Graffiti, un milieu de vie pour les jeunes. Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, rejoint 500 000 lecteurs avec ses copies papiers et 100 000 visiteurs sur ses sites Internet. Les éditions TNT, une maison d’édition soutient les jeunes dans la publication de livres, la production de documentaires, de CD, de vidéos et de produits dérivés. Ces projets permettent aux jeunes de se développer en utilisant la création et l’expression, tout en étant soutenus par une intervention adaptée à leurs réalités.

L’intervention du Journal de la Rue se base sur la reconnaissance des jeunes comme individus à part entière, de leurs aspirations, leurs talents et leurs sentiments. Peu importe le parcours ou les problèmes vécus par les jeunes, le Journal de la Rue leur offre un appui et un amour inconditionnels, devenant une nouvelle famille sociale pour ces jeunes.

Merci à tous pour votre soutien et votre implication à un organisme, non subventionné, qui s’implique sans relache auprès des jeunes.

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Burkina Faso et sa nouvelle école

Coopération internationale

Un bénévolat passionné

Sonia Roussy, la jeune cinquantaine, dégage une énergie vivifiante qui la fait paraître 15 ans plus jeune. Allumée et engagée, elle est portée par un but qui lui met le sourire aux lèvres: elle aide une communauté du Burkina Faso à se doter de trois classes pour ses jeunes étudiants.

Dominic Desmarais Dossiers Commerce équitable, Bénévolat

burkina faso école éducation afrique bénévolat coopération internationaleSonia est une voyageuse dans l’âme. Après plusieurs séjours touris-tiques à trimballer son sac à dos pour s’émerveiller devant les beau-tés de la terre, elle ressent une insatisfaction. «Quand je revenais, je me disais que je ne me trouvais pas assez proche du monde. Je voulais comprendre leur quotidien, comment ils vivaient.»

Sonia cherche une façon de voyager qui la rapprocherait des gens. En 2009, elle déniche un stage humanitaire pour le Burkina Faso, pays francophone d’Afrique. Avec un petit groupe d’adultes québécois, elle va à la rencontre de villages, d’institutions, de décideurs, de simples paysans. Sonia tombe sous le charme des Burkinabés.

Visite marquante

Son séjour l’emmène à Gonsin, un petit village d’environ 1000 habitants. Son regard est attiré par des piliers de bois et une bâche en plastique qui fait office de toit. La structure n’a pas de murs, le vent et la pluie sont libres d’y faire un tour. C’est l’école du village. «Là-bas, les conditions climatiques ne sont pas reposantes. Pendant plusieurs mois, le vent est très fort et il ramasse la poussière. C’est difficile de respirer et même de voir devant soi! Quand il pleut, impossible d’aller en classe.»

burkina faso école éducation bénévolat afrique coopération internationaleSonia s’entretient avec les villageois qui lui font part des problèmes de la communauté. L’éducation est la priorité. «Il y a 6 ans, les enfants n’allaient pas à l’école. Il n’y avait pas d’enseignants pour leur village.» Les adultes ont demandé l’aide du gouvernement. En 2005, deux enseignants étaient dépêchés à Gonsin. Un troisième s’est rajouté l’an passé. Mais les enfants n’ont toujours pas d’école et manquent plusieurs jours de classe suivant les caprices de dame nature.

Les gens parlent à Sonia de leur désir d’avoir une école, souhait maintes fois exprimé au ministère de l’Éducation. La réponse est toujours non. L’État n’a pas les ressources pour exaucer leur vœu. Sonia se sent concernée. «Souvent, en voyage dans les pays sous-développés, si tu es blanc, les gens pensent que tu es riche. Ils ne te disent pas qu’ils ont besoin d’aide pour un projet, ils disent qu’ils ont besoin de ton argent.»

«À Gonsin, il y avait un comité de parents. Ce sont eux qui sont allés chercher des enseignants. Ils veulent à tout prix éduquer leurs enfants. Mais ils n’ont pas les moyens de construire une école. Ils ne vivent que de l’agriculture. Rares sont ceux qui ont un emploi.»

Le coût de l’école, 30 000$, est astronomique pour eux. Pas pour Sonia. «L’objectif, à mes yeux, n’était pas inaccessible. Et je savais qu’en finalisant le projet, il aurait un impact incroyable pour la communauté. Je leur disais: ce ne sera pas juste une école, ce sera un lieu de rencontre pour tous les gens du village. Ils n’ont rien d’autre!»

Deuxième séjour

bukina faso coopération internationale bénévolat afriqueSonia rentre la tête pleine de questions. À Gonsin, elle n’a pas donné de réponse. Elle a besoin de recul. Un an plus tard, elle y retourne, seule cette fois, pour vérifier si le projet est faisable. «J’avais un contact au Burkina Faso. Il m’a trouvé un maçon et un technicien en architecture. C’était entendu que si je m’embarquais, les villageois donneraient du temps pour la construction. Ils n’ont peut-être pas d’argent ni l’expertise, mais ils ont des bras et de l’énergie. Ce sont eux qui ont creusé la fondation. C’est une grosse job, là-bas. Ça se fait au pic et à la pelle», dit-elle, avouant avoir essayé elle aussi deux petites minutes.

Avant de construire, Sonia prend rendez-vous au ministère de l’Éducation. «On m’a demandé ce que je voulais faire. Ils ne voulaient pas m’empêcher, ils disaient que je venais leur donner un coup de main.»

Sonia y reçoit les plans d’une école typique. Avec le technicien en architecture, qui fera office de contremaître, elle prend connaissance des matériaux qui seront nécessaires pour bâtir les nouvelles classes, des gens qu’il faudra engager et du coût total du projet. La façon burkinabé ne ressemble pas à celle du Québec. «Là-bas, c’est beaucoup plus laborieux. Il n’y a pas de quincaillerie. Tu dois savoir combien de briques tu devras faire fabriquer car il n’y en a pas en stock!»

Levée de fonds

Après 6 semaines à planifier le projet, Sonia rentre au Québec avec la ferme intention de mener à bien la construction. Pour amasser les 30 000$, elle crée l’Association philanthropique pour le Burkina Faso. «Ça donne plus de crédibilité à la campagne de financement. Jusqu’ici, j’ai obtenu 15 000$, surtout d’individus, même si l’association ne peut donner de reçus d’impôt. Je ne connais pas tous les donateurs, ça s’est fait grâce au bouche à oreille à partir de mes connaissances. J’ai été agréablement surprise par cet extraordinaire élan de solidarité.»

L’Association s’est donné comme règle d’utiliser tout l’argent uniquement pour les matériaux, leur transport et les salaires des employés là-bas. «Je prends à ma charge tous les frais d’administration et mes frais de voyage», assure-t-elle.

Début des travaux

Sonia n’attend pas d’avoir 30 000$ pour mettre le projet en branle. Avec la moitié, elle retourne au Burkina Faso. «J’y suis allée au printemps pendant 11 semaines. On a pu construire deux des trois classes prévues. Il n’en reste qu’une, avec le bureau des professeurs, et il y a la finition extérieure à compléter pour éviter que la pluie ne désagrège ce qui a été construit. Pour cette partie, tout dépend de la levée de fonds. J’espère que tout sera terminé en 2012.» Les élèves n’ont pas attendu la fin des travaux pour déménager. Même sans finition, leurs classes sont protégées par des murs et un vrai toit. Ils sont à l’abri des intempéries.

Sur place, Sonia décrit par courriel son périple à tous les donateurs. Une façon de les faire participer. «Ils trouvent ça génial d’avoir des nouvelles en temps réel. Ça leur donne une meilleure idée du projet, de la façon dont leur argent est utilisé. Ils ont fait l’effort de contribuer, c’est juste normal, par respect, de les tenir informés.»

Pour amasser les derniers 15 000$, Sonia songe à une marche commanditée, sans toutefois se fermer à d’autres possibilités. Sonia a une boutique virtuelle pour présenter son projet et des produits de financement tels que t-shirts, cartes de vœux et cotons ouatés à l’effigie du projet Une école, un avenir Idéalement, elle espère y retourner dans un an au plus tard. Et après, Sonia ne sait pas dans quel projet s’impliquer. Mais ce sera encore au Burkina Faso.

«Les Burkinabés, c’est un coup de cœur. Si je fais d’autres projets, se sera là-bas. À 10 kilomètres de Gonsin, il y a une ville de 20 000 habitants dont les trois orphelinats sont pleins à craquer.» Sonia, à deux ans de la retraite, prépare sa deuxième vie, l’humanitaire personnel.

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