Quand le cinéma se fait philosophe…

Quand le cinéma se fait philosophe…

(Agence Science-Presse) – Qu’ont en commun les films Soleil Vert, Babe, Million Dollar Baby, Star Trek: Nemesis et Gattaca? Ils évoquent tous des questions de bioéthique.

Du clonage jusqu’aux expériences animales en passant par l’euthanasie, le domaine est vaste, mais il a inspiré et continue d’inspirer toutes sortes de cinéastes et de scénaristes, et les centres d’intérêt évoluent avec le temps.

C’est ce dont parle la philosophe de l’Université de l’Indiana Sandra Shapshay, dans un ouvrage collectif intitulé Bioethics at the Movies, destiné à un auditoire semi-spécialisé. La matière était vaste, en fait, il y aurait de quoi faire un tome deux…

 

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Les non-événements non scientifiques de 2008

Les non-événements non scientifiques de 2008

Pascal Lapointe

(Agence-Science-Presse) – Les événements marquants de l’année? Le LHC, la première photo d’une planète extra-solaire, les cellules souches reprogrammées… Mais de telles listes sont trompeuses, parce que la science n’est pas faite de découvertes spectaculaires. Elle avance lentement. Quelles furent les tendances lourdes de 2008, qui vont indubitablement nous accompagner — ou nous hanter — en 2009?

1. L’élection de Barack Obama

Que cela plaise ou non, quand les États-Unis éternuent, le reste de la planète se mouche. Impossible dire, à ce moment-ci, si la formation d’une équipe scientifique solide autour du futur président se traduira, comme promis, par des investissements massifs dans les énergies alternatives et une approche moins «confrontante» face aux faits… qui contredisent les croyances. Mais le simple fait d’avoir procédé à ces nominations est le signe d’un virage positif par rapport à l’attitude anti-science des huit dernières années.

2. Biocarburants: l’avenir n’est plus ce qu’il était

Les scientifiques ont beau avoir accumulé les avertissements, depuis 11 ans, à propos des risques de tout mettre dans le panier de l’éthanol, ce n’est que récemment que les craintes se sont cristallisées: en plus des études qui ont reconfirmé que la production d’éthanol à base de maïs augmenterait les émissions de gaz à effet de serre— plutôt que les réduire —, la crise alimentaire est venue porter le coup fatal. Désormais, les biocarburants de deuxième génération ont la cote: ceux produits à base de bois mort par exemple, et qui n’impliquent donc pas de priver de nourriture des millions de gens pour faire pousser de l’essence.

3. CO2: le Pôle Nord fond

On a beau dire depuis des années que le Grand Nord sera la première région affectée par le réchauffement climatique… le Grand Nord, c’est loin, et ça ne passionne pas les foules. Deux menaces ont par contre donné froid dans le dos cette année: d’une part, l’annonce que, pendant quelques semaines, la glace là-bas avait suffisamment fondu pour qu’un passage maritime soit ouvert — ce que plusieurs années plus tôt annonçaient les plus pessimistes — et d’autre part, les fuites de méthane qui, si leur multiplication se confirme, pourraient être un facteur accélérant des catastrophes futures.

4. Un chiffre: 350

Résultat du point précédent. Les scientifiques, qui prétendaient que les objectifs de réduction des gaz à effet de serre étaient trop modestes, ont gagné en crédibilité — certains se retrouvent même, désormais, au sein de l’équipe Obama. La ligne rouge traditionnelle — dépasser 450 parties par million de CO2 dans l’atmosphère serait catastrophique — a commencé à s’estomper en faveur d’une autre, plus inquiétante: c’est peut-être 350 parties par million qu’il n’aurait pas fallu dépasser (nous sommes actuellement à 386) et il faut tout faire pour redescendre vers ce chiffre magique. «Le délai de réponse du climat est certainement plus rapide que la durée de vie des perturbations atmosphériques causées par le CO2», a résumé le climatologue James Hansen cette année. Autrement dit: ce que nous envoyons là-haut y restera longtemps… mais la «réaction» de la Terre, elle, n’attendra peut-être pas aussi longtemps qu’on le croyait…

5. Comment la science peut résoudre la crise financière

Le peut-elle? En tout cas, depuis l’automne, les propos de ceux qui cherchent des solutions à la crise financière — repenser le capitalisme, repenser la société de consommation, simplicité volontaire, etc. — ont aussi eu une résonance scientifique: adopter un mode de vie plus «vert» pour, justement, moins consommer; abandonner le dogme d’une croissance perpétuelle, si cher aux économistes (et aux politiciens), dogme incompatible avec une planète aux ressources limitées; et tant qu’à se lancer dans des travaux d’infrastructure massifs pour relancer l’industrie, visons les parcs d’éolien et les technologies d’économies d’énergies.

6. La vie artificielle

«Le premier génome artificiel» se retrouverait-il dans autant de revues de l’année 2008 s’il avait été l’œuvre d’un scientifique moins «marketing» que Craig Venter? Désavantage: une simple étape parmi d’autres avant la création d’une «vraie» vie artificielle a ainsi obtenu une attention démesurée. Avantage: tous les éthiciens de la planète surveillent maintenant de près Craig Venter, et seront prêts lorsqu’il annoncera, en 2009, l’étape suivante…

7. Bientôt dans une pharmacie près de chez vous…

Le premier décodage du génome humain, en 2001, avait pris plus d’une décennie et coûté 300 millions $. En octobre 2007, une équipe chinoise annonçait y être parvenue pour un million $ (et c’était la percée de l’année, l’an dernier). Cette année, une compagnie californienne a annoncé l’avoir fait pour 100 000 $, puis une autre, pour 60 000 $. Qui dit mieux?

8. Listériose, E. coli, biphényles polychlorés, salmonelle, mélamine…

Difficile de dire si c’est vraiment une des «tendances» de l’année: chaque année semble nous apporter son lot de peurs alimentaires! Mais la listériose dans le jambon au Canada et la mélamine dans les aliments pour animaux et les jouets chinois ont eu un point commun: faire prendre conscience que le risque zéro n’existe pas, particulièrement dans notre époque de mondialisation et de production en série. Améliorer les mécanismes de surveillance est une chose, croire que de meilleurs mécanismes de surveillance puissent éradiquer 100% des bactéries en est une autre.

9. Cosmos: l’avenir est en Chine.

Ou en Inde. La NASA, elle, a semblé plus perdue que jamais, alors que l’Inde envoyait sa première sonde sur la Lune, que des Chinois marchaient pour la première fois dans l’espace, et qu’on évoquait même la possibilité que d’autres astronautes chinois ne marchent sur la Lune dans 10 ans, avant que des Américains n’y retournent. Au moins, la NASA a eu Phoenix sur Mars pour se consoler.

10. Science 2.0

Des scientifiques qui expérimentent des «carnets de laboratoire» sous la forme de blogues, d’autres qui créent des wikis en génétique, qui découvrent ces nouveaux outils pour la classe, le mot «congrès 2.0» qui commence à circuler, et l’accélération du mouvement d’accès gratuit (ou accès libre) à la recherche scientifique… On ne sait pas où on va, mais on y va!

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Clonage: la dynastie Snuppy

Clonage: la dynastie Snuppy

(Agence Science-Presse) – Vous vous souvenez de Snuppy, le premier chien cloné en 2005? Depuis, ce lévrier afghan est devenu adulte… et papa! Son sperme a été utilisé pour inséminer deux femelles, elles aussi clonées. Et selon l’équipe de l’Université nationale de Séoul, sur 10 chiots nés en mai dernier, neuf sont en vie et en bonne santé. Prudence: certains des animaux clonés les mieux portants en apparence, comme Dolly la brebis jadis, ont développé des maladies à l’âge adulte. Et les plus sceptiques ne peuvent oublier que l’équipe responsable du clonage de Snuppy était dirigée, à l’origine, par le Dr Hwang Woo-Suk, celui qui a démissionné en 2005 après avoir reconnu avoir falsifié ses données sur le clonage de cellules-souches. Aucune malversation n’a été découverte dans le cas de Snuppy.

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Cloner chien et chat, clonage ou supercherie?

Cloner chien et chat, clonage ou supercherie?

(Agence Science-Presse) – Ce qui est étonnant dans l’histoire du clonage de chiens, ce ne sont pas les 100 000$ l’unité; c’est que si peu de gens ont semblé douter du sérieux de la chose.

Une compagnie de biotechnologie va mettre aux enchères votre chance de cloner un chien, a en effet annoncé ladite compagnie, BioArts International, de Californie, le 21 mai. Cinq chiens pourront être clonés, et les enchères démarreront le 18 juin, à 100 000$.

Certes, la technologie existe: c’est la même qui a servi à cloner la brebis Dolly il y a une décennie. Certes, elle est loin d’être fiable, mais le taux de réussite s’est beaucoup amélioré depuis 10 ans, et un premier clonage de chien a été réussi en 2005.

Voilà pour les éléments solides. Pour le reste…

— La compagnie est en partenariat avec la firme Sooam Biotech Research Foundation de la Corée du Sud, dont le principal scientifique est celui qui a réussi ce premier clonage de chien, un certain Dr Hwang Woo Suk, tristement célèbre pour avoir par ailleurs falsifié ses résultats (à sa décharge, pas ceux du clonage de chien). « Je sais que l’association avec le Dr Hwang va être controversée », a reconnu lors de multiples entrevues, Lou Hawthorne, président de BioArts. Mais sa recherche sur le chien a fait l’objet de vérifications indépendantes. « Il est le meilleur, en matière de clonage de chien. »

— Les scientifiques considèrent le clonage du chien particulièrement difficile, en raison de la complexité de son système reproducteur. Les sociétés de défense des animaux sont déjà d’attaque pour une nouvelle lutte contre une technologie destinée à faire inutilement souffrir nos amis les bêtes.

— Lou Hawthorne a précédemment été impliqué dans une tentative ratée de cloner les chats de riches clients.

— Et même si l’animal cloné est, génétiquement, une copie conforme, cela ne signifie pas que son comportement sera le même: les vrais jumeaux humains peuvent développer des personnalités différentes, il en sera inévitablement de même pour un chien, suivant la façon dont il est élevé, son environnement, etc.

Cloner un chien ou des sous?

C’est depuis les années 1990 — depuis Dolly, en quelque sorte — que Lou Hawthorne apparaît périodiquement sur les écrans radars: il espérait alors cloner un chien, Missy, et avait à cet effet créé une autre compagnie, Genetic Savings & Clone, qui s’était par la suite concentrée sur le potentiel commercial du clonage de chats; il avait effectivement offert à qui le souhaitait de cloner son chat préféré pour la modique somme de 50 000 $. En 2006, la compagnie devait fermer ses portes après avoir dû payer des « sommes substantielles », qui n’ont pas été révélées, aux clients. Clients qui, bien sûr, n’avaient pas eu leurs clones.

« La technologie n’était pas raffinée », déclare aujourd’hui Lou Hawthorne, qui a lancé sa nouvelle compagnie en 2007. Mais la technologie est-elle davantage avancée aujourd’hui? À l’en croire, elle l’est, puisqu’un premier clone de Missy serait né en décembre dernier, et deux autres en février. Le Laboratoire de génétique vétérinaire de l’Université de Californie a confirmé que les trois chiens étaient des clones, pas juste des frères.

BioArts offre également une « garantie » d’un an, sur la bonne santé de l’animal. Mais pour une fraction de 100 000$, n’importe qui peut également obtenir un chien en bonne santé, né de la bonne vieille façon…

Quand la science joue sur l’émotion

Dans sa publicité, la compagnie BioArts joue très fort sur l’émotion : d’abord par son slogan, « Best Friends Again » (qu’on pourrait traduire dans le contexte par : Vos meilleurs amis, à nouveau).

Mais les scientifiques interrogés dans la presse américaine lui reprochent surtout d’utiliser l’ambiguïté pour toucher la corde sensible des gens (riches) affectés par la perte d’un chien: les photos et la promotion laissent en effet croire que cette perte peut ne durer qu’un temps, et que la science redonnera vie à leur animal préféré. Ce qui est une fausse promesse, considérant qu’il est improbable que l’animal ait, en plus des mêmes gènes, la même personnalité.

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