Crédit: se faire refuser une carte de crédit

Cartes de crédit

Ne pas avoir de dossier

Il existe une multitude de raisons d’être inconnu des institutions bancaires. Une femme au foyer ayant utilisé le compte de son conjoint, une personne sortant de prison, un nouvel immigrant… tous ont un point commun: leur absence de dossier de crédit fait craindre le pire aux institutions financières.

Delphine Caubet dossiers Cartes de crédit et les consommateursBanque.

Quotidiennement, les cartes de crédit sont utilisées. Pour avancer un fonds, louer une voiture, payer par Internet… Son usage est aussi multiple qu’indispensable. Mais pour y avoir accès, pas de solution miracle: il faut gagner la confiance du banquier.

Prépayée

Pour offrir un service similaire au client, la solution de facilité de la banque est la carte de crédit prépayée. En pratique, elle porte mal son nom de carte de crédit, car le client verse ses propres fonds, et il ne s’agit en aucun cas d’une avance de la banque.

Mais attention, si cette solution est la plus simple pour la banque, Philippe Viel, d’Union des consommateurs, met en garde les clients. Les frais inhérents à ces cartes sont extrêmement élevés, parfois jusqu’à 60$ de frais d’activation. Mais l’avantage est qu’elles permettent au banquier d’évaluer son client, pour ensuite lui proposer d’autres options.

Avant de s’engager dans une carte prépayée, Sophie Sylvain, planificatrice financière et gestion du patrimoine au Mouvement Desjardins, rappelle que ces cartes ne servent pas à bâtir un dossier de crédit.

Lorsque les fonds sont épuisés, il faut les recharger, et elles ne se transforment pas en carte de crédit.

Si vous recherchez un mode de paiement via Internet, Philippe Viel conseille vivement de choisir un service en ligne tel que Paypal, qui est généralement sans frais pour l’utilisateur.

Bâtir son crédit

Les étudiants ont un meilleur accès aux cartes de crédit, car ce sont de futurs travailleurs. Mais qu’en est-il des nouveaux immigrants ou d’une personne sortant de prison? À 30, 40 ou 50 ans, difficile de représenter l’icône de l’employé qui gravira les échelons et fera fortune.

Pour prouver sa stabilité au banquier, Roger Lafrance de l’ACEF Montérégie-Est conseille de débuter avec un petit crédit de 300 ou 500$. Une somme risible pour une banque, mais capitale pour un individu sans dossier de crédit. Le montant n’est pas l’important, c’est une occasion de prouver sa fiabilité à la banque, tout en pouvant régler par Internet.

Cartes de magasins

Dans un dossier de crédit, beaucoup de factures ont leur importance. Le paiement du téléphone, du loyer… et les cartes de crédit des magasins. Et ces dernières peuvent vous aider à bâtir votre dossier.

D’après Martine Marleau, consultante budgétaire à l’ACEF de l’Est de Montréal, les cartes de crédit qui ne sont pas d’institutions bancaires peuvent être un outil. Les magasins sont moins regardants et ces cartes sont plus accessibles. Mais là encore, attention aux pièges: les taux sont extrêmement élevés. «Il faut faire attention à son utilisation et bien la payer chaque mois», conclut-elle. Car, autant ces cartes peuvent vous aider à bâtir un dossier, autant elles peuvent vous pénaliser dès sa création en cas de mauvaises utilisations.

Simone Bilodeau, de l’ACEF Rive Sud de Québec, conseille de ne pas les multiplier. Il faut connaître sa capacité à rembourser, base d’une saine gestion budgétaire.

Patience et rigueur

Il n’existe pas de solution miracle pour bâtir un dossier de crédit. Le temps et la rigueur sont les seuls maîtres mots. Il faut être prêt à débuter avec de petits crédits pour prouver sa fiabilité. Point positif, les professionnels consultés ont reconnu qu’une fois cette confiance acquise, «cela peut aller très vite.»

En attendant, il faut prendre son temps et passer au travers de ces mois ou années pour se bâtir un bon dossier. Il est difficile de donner une durée pour avoir la confiance de la banque, chaque histoire étant unique. Mais d’après nos observateurs, on parle davantage de 1 ou 2 ans en l’absence de dossier.

Autre point important pour apaiser la banque: faire un budget et épargner. Comme l’explique Simone Bilodeau, même sans dossier de crédit, une épargne peut donner confiance à la banque, «mais cela ne fonctionne que pour l’institution financière où sont les fonds», précise-t-elle.

Le Mouvement Desjardins acquiesce: il est conseillé d’épargner, même des petites sommes, mais régulièrement.

Fonctionnement du dossier de crédit

Les dossiers de crédit sont tenus par 2 agences: Equifax et TransUnion. Chaque dossier a une notation composée de lettre (indiquant le type de crédit), suivie d’un chiffre de 0 à 9. Un bon payeur obtenant 1 et un mauvais 9.

Ces sociétés évaluent votre dossier en fonction du nombre de comptes, de leur solde, des paiements… Très important, chaque consultation du dossier (excepté la vôtre) diminue sa notation. Chaque événement qui influe sur votre cote apparaît sur le dossier pendant 6 ans.

En théorie, pour consulter un dossier, les prêteurs doivent demander l’autorisation au titulaire, qu’il est en droit de refuser. Mais ce refus risque fortement de porter atteinte à la demande.

Roger LaFrance de l’ACEF Montérégie-Est note toutefois des abus de la part de prêteurs qui consulteraient des dossiers sans autorisation. Un acte qui en diminue la cote.

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Option consommateurs
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Les conséquences et les séquelles d’une consommation de drogues

Toxicomanie

M’en sortir pour mes fils

Il est difficile pour un ancien héroïnomane de faire la paix avec ses vieux démons. Pierre a dû passer par le remords et le rejet avant de se sentir renaître. Ce sont ses deux garçons qui l’aident à se battre pour continuer à vivre malgré son passé qu’il traîne comme un boulet.

Dominic Desmarais Dossiers Drogue

toxicomanie héroinomane héroine droguePierre dit être sobre depuis près de 20 ans. Il n’en est pas certain. L’usage prononcé de drogues dures a nui à sa mémoire. «C’est difficile de me situer parce que j’ai eu de petites rechutes de deux ou trois jours, au début des années 1990. Je n’ai plus la même capacité de me rappeler, j’oublie vite. C’est plus à cause du LSD et de la colle parce que ç’a brûlé mes cellules.»

Séquelles à la consommation

Pierre prend le temps de fouiller dans sa mémoire. Il parle lentement avec, à l’occasion, des absences qui lui font perdre ses idées. Il a des éclairs de lucidité suivis de doutes. Il a beau être sorti de l’enfer de la dépendance, la drogue continue de l’affecter. «Ça m’a pris au moins 10 ans pour me remonter. D’abord physiquement, j’en souffre encore. Je n’étais pas une beauté, mais je paraissais bien. Aujourd’hui, on voit les résultats.» Pierre a la peau jaunâtre et flasque. Ses dents, pour ce qu’il en reste, sont gâtées. Âgé de 49 ans, il en paraît 15 de plus. Mais son apparence est le moindre de ses soucis. Il a des problèmes de foie, de la difficulté à dormir et à marcher.

«J’ai encore des séquelles. Je suis affecté mentalement. Quand je vis une crise, je suis maintenant capable de faire avec sans me doper. Avant, quand je n’étais pas bien dans ma peau, que je rêvais de gens qui se piquent, je ne dormais plus la nuit. Des fois, je ressens un malaise profond quand j’ai un flashback de cette période. Ça peut être quelque chose qui me ramène au passé. Et quand ça m’arrive, j’ai peur. J’ai peur de rechuter. Pourtant, ça fait des années que je n’ai rien consommé. C’est impossible d’oublier ça. Je vais toujours être de même. Je suis cicatrisé à vie.»

Junkie à l’héroïne

À force de côtoyer la mort et les endroits malsains, la fragilité de Pierre est sortie de l’ombre. Il doit affronter ce qu’il a fait semblant de ne pas voir quand il était sous l’effet de l’héroïne. «Quand je réalise ce que j’ai fait à certaines personnes, je me sens mal. Ça prend un salaud pour donner une aiguille à une femme enceinte. Je me déculpabilisais en me disant que c’est elle qui l’avait demandé. Je n’étais pas moi-même, à lui procurer de l’héroïne. Un junkie, pour moi, c’était comme un numéro quand je vendais de la drogue.»

En discutant, Pierre revit un malaise qui le secoue. Le passé revient le hanter. Pour passer au travers, il pense à ses garçons. «Ce qui me ramène immédiatement, ce sont mes fils. Je ne me mettrais jamais une aiguille dans un de mes bras avec mes enfants. Je ne leur ferais jamais vivre ça. C’est impensable. Plutôt me tirer une balle.»

L’amour d’un père

seringue drogue injectable injection dependance consommation udi Pierre a commencé à se droguer pour fuir son père. Il veut être un autre modèle pour ses fils de 17 et 16 ans, qu’il n’a pu voir tout au long de leur enfance en raison d’une mésentente avec la mère. «Elle a été abusée sexuellement par son père. J’ai essayé de l’aider, mais je lui nuisais. La rupture était inévitable. Elle était centrée sur le matériel et l’argent. Mais je n’ai pas de rancune, c’est elle qui m’a donné mes deux enfants. J’ai vu, plus tard, qu’elle avait bien fait de me quitter.»

Sa conjointe part avec leurs garçons alors qu’ils sont en bas âge. Pierre se bat pour les voir puisqu’il partage la garde. «Mais elle me faisait trop de troubles. Elle a appelé la police plus d’une fois de sorte que si je me présentais chez elle, la police allait rappliquer. Ça m’a démoralisé. J’ai été voir des avocats, ce que je ne voulais pas au début parce que je n’avais pas d’argent. Je me sens mieux et je suis capable d’accepter ce qu’elle m’a fait. Elle avait des problèmes à régler. Tout comme moi.»

La DPJ

De loin, Pierre essaie de garder le contact avec ses fils. Il leur envoie des cadeaux et des cartes pour Noël et aux anniversaires. Elle lui retourne tout ce qu’il offre. «Ils ne les ont jamais vus! Elle avait peur qu’ils aient une relation avec moi. Elle ne voulait pas que je les voie. Elle leur a dit que j’étais un pourri, un dopé. Ils me l’ont avoué il n’y a pas longtemps.»

L’ancien junkie se résigne. Il s’attend à revoir ses enfants à leur 18e anniversaire. Jusqu’à ce que la DPJ entre en contact avec lui au sujet de Brian, son plus jeune fils. «Il avait 15 ans. Il créait des problèmes parce qu’il me cherchait. Il en voulait à sa mère.

Et quand la DPJ entre dans la vie d’un jeune, les deux parents doivent être rencontrés. Si j’ai une belle relation avec mes enfants, c’est grâce à lui parce qu’il a forcé les choses pour me voir. Il manquait la présence de son père. Un enfant a besoin de ses deux parents.»

Un rapprochement difficile

Même s’il a cessé de consommer, Pierre a de la difficulté à se rapprocher de sa famille. Son père reste aussi dur à toucher. «J’aurais aimé qu’il puisse s’ouvrir et me dire qu’il m’aime. Avec le temps, j’ai vu que c’était impossible. Pour lui, un homme n’affiche pas ses émotions et sentiments. C’est sa mentalité.

Un homme ne pleure pas, il n’a pas le droit. C’est comme ça que j’ai grandi. On va avoir une relation froide jusqu’à sa mort. J’ai fait mon deuil. Je ne peux pas devenir ami avec lui, ou même avoir une relation père-fils. J’ai arrêté d’essayer.»

Avec sa mère, c’est la même chose. «C’est pire encore. Elle a toujours eu l’esprit d’une femme au foyer. Faire le ménage, le souper sur la table quand son époux arrive pour le voir content. Il n’y avait pas de vie familiale.

Si on faisait une activité, un voyage, on ne partageait pas ce qu’on voyait, ce qu’on vivait. On le gardait chacun pour soi. J’aurais aimé ça qu’on s’ouvre. Ma mère non plus ne m’a pas pris dans ses bras pour me dire qu’elle m’aimait.»

Impossible pour Pierre de tisser des liens qui n’ont jamais existé avec ses parents. L’amour et l’écoute qu’il aurait aimé recevoir, il l’offre à ses fils. «Avec mes enfants, c’est complètement différent. On a une relation amicale. J’accepte les erreurs que je fais avec eux. Je leur dis quand j’en fais. Et je leur demande de me le dire quand je leur fais vivre quelque chose. Ça m’encourage.

Si je suis encore debout et positif, c’est à cause d’eux. J’ai été un junkie, plusieurs personnes sont mortes indirectement parce que je leur ai vendu de la drogue. Mais mes deux enfants me font dire que je n’ai pas tout raté. Je donnerais ma vie pour eux. Ils viennent avant moi.»

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La vraie signification de Noël

Société de consommation

Le vrai sens de la fête, sans être esclaves de faux besoins

Normand Charest – chronique Valeurs de société, dossier Consommation

débats sociaux réflexions sociales chronique sociétéVous souvenez-vous des anciens contes de Noël à « contenu social » ? Celui de Dickens avec « M. Scrooge », et puis « La Petite Fille aux allumettes » d’Andersen. Les deux contes se passent au 19e siècle et décrivent la vie de gens vivant dans une très grande pauvreté.

Dans le premier, une simple dinde fait le bonheur d’une famille pour Noël.  Dans le deuxième, une fillette meurt gelée dans la rue, alors que les gens font leurs emplettes.

Nous sommes à la fois proches et loin de cette époque. Il y a toujours des inégalités sociales entre riches et pauvres et Noël n’est pas un « jour de rêve » pour tous. Mais la consommation a bien changé ainsi que le sens de la fête.

Nous sommes loin de la simple dinde et du petit sapin. On peut même dire que nous sommes loin du sens de la fête, puisque nous vivons maintenant 365 jours par année dans un tourbillon de surconsommation qui ne fait pas vraiment notre bonheur.

D’un côté les « perdants », qui doivent se contenter des friperies et de l’aide alimentaire, de l’autre les « gagnants ». Et entre les deux, la majorité des consommateurs qui sont, trop souvent, les esclaves de faux besoins.

Pourquoi surconsommer ?

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Le conte «La Petite Fille aux allumettes» de H.C. Andersen

Pourquoi consommons-nous trop ? Ne serions-nous pas des esclaves de la publicité, dont chaque produit promet le bonheur ? La réflexion n’est pas nouvelle, mais il plus utile de la faire avant Noël qu’après la tournée des magasins. Une réflexion à faire avant de nous endetter inutilement.

Il y a quelques générations, selon nos aïeuls, les garçons pouvaient jouer au hockey avec une crotte de cheval gelée, dans la rue, la ruelle ou sur une patinoire artisanale. Ensuite, la rondelle de caoutchouc s’est imposée. De nos jours, on ne joue plus sans un équipement coûteux.

On peut considérer l’évolution de toutes les activités de la même manière. Ainsi, on remarque qu’une petite course demande maintenant des vêtements de jogging particuliers, la même chose pour le cyclisme, alors que l’on se contentait autrefois de nos « vêtements de semaine ». Fini la petite pince de métal au pantalon.

Fini la petite boîte noire pour les photos de famille, le téléphone unique dans l’entrée ou la cuisine, la machine à écrire bonne pour la vie, les choses faites pour durer, les vêtements de travail rapiécés, les réparateurs de radio, de grille-pain.

Nous sommes à l’époque du jetable et du pas toujours recyclable. Un vieux téléphone portable, un vieil ordinateur ont maintenant trois ou quatre ans, pas beaucoup plus. On court sans cesse après la dernière version que l’on agite devant nous, comme des chiens après un lapin mécanique.

Pour qui travaillons-nous ?

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Mr Scrooge est le personnage principal du conte «A Christmas Carol» de Dickens

Nous courons, nous nous essoufflons, pour payer des choses dont nous n’avons pas toujours besoin. Alors, pour qui travaillons-nous ? Qui est au service de qui ? Ce qui devait nous faciliter la vie ne l’a pas vraiment fait, parce que toutes les inventions sont vite mises au service d’une économie de surconsommation.

En ce sens, cette sorte d’économie devient comme une idole à laquelle on consacre toutes nos forces. Un monstre, utile à personne, auquel nous nous retrouvons enchaînées.

Noël, fête de quoi ?

Et puis Noël, « la plus grande fête de la consommation », est complètement dénaturé. On oublie l’origine et le sens de cette fête. Un sens spirituel qui ne convient plus à tout le monde, puisqu’il s’agissait de la naissance de Jésus.

Mais on se souviendra de l’Amour qu’il représente. Raison pour laquelle cette fête était devenue celle de l’amour désintéressé, de la compassion. Le fait qu’elle se transforme plutôt en une célébration de la consommation excessive constitue une décadence certaine, peu importe nos croyances.

La vraie fête dont on rêve ne devrait pas coûter très cher. Pour échanger de l’amour, cela demande d’abord de la disponibilité, c’est-à-dire le temps et le désir d’écouter l’autre ; autrement dit, le « don de soi ». C’est dans cette rencontre que réside le vrai sens de la fête. Peu importe ce qui se trouve au centre de la table ou sous l’arbre de Noël.

C’est soi que l’on donne en premier lieu. Et les cadeaux viendront d’eux-mêmes, comme ils le pourront. Ils viendront du cœur et selon nos moyens.

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Autres textes sur Consommation

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

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Vivre sans télé: en seriez-vous capables?

Vivre sans télé: en seriez-vous capables?

(Agence Science-Presse) – Seulement 52 % des Américains considèrent une télévision comme un objet indispensable, selon une enquête dévoilée ce printemps par le Pew Research Center.

C’est une baisse importante, considérant que cet «appui» se maintenait systématiquement entre 60 et 65% depuis les années 1970.

Qui plus est, ce sont plusieurs appareils de la maison qui connaissent une semblable baisse par rapport à l’édition 2006 de cette enquête sur «les appareils dont vous ne pourriez pas vous passer»: entre 2006 et 2009, le micro-ondes est passé de 68 à 47%, la sécheuse à linge de 83 à 66%, le climatiseur de 70 à 54% et le lave-vaisselle de 35 à 21%.

L’ordinateur (50%) et le téléphone cellulaire (49%) se maintiennent.

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Maigrir pour sauver la planète

Maigrir pour sauver la planète

(Agence Science-Presse) – Perdre du poids n’est pas seulement une bonne résolution pour sa santé, c’est aussi une résolution «verte»: des analystes de données de l’Université de l’Illinois ont calculé que des Américains plus minces consommeraient 3,8 milliards de litres… d’essence en moins. C’est qu’un véhicule plus léger a besoin de moins d’essence pour vous conduire au même endroit. D’accord, la différence est mince sur votre seule voiture: mais multiplié par une moyenne de 14 kilos en trop par adulte, puis multiplié par 7200 milliards de km par année, ça commence à faire beaucoup d’essence en moins…

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Mes Aïeux – ambassadeurs de la Maison du développement durable

Mes Aïeux: ambassadeur de la Maison du développement durable

Dossier Équiterre

Montréal, le 4 mai 2009 – Les membres de la Maison du développement durable convient les médias au lancement de sa campagne de mobilisation citoyenne en compagnie du groupe Mes Aïeux, ambassadeur du projet, le 6 mai prochain au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal.

Prendront la parole :
– Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre et président de la Maison du développement durable
– Philippe Bourke, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux en environnement du Québec et membre de la Maison du développement durable
Mes Aïeux

Le mercredi 6 mai 2009
11 h
Théâtre du Nouveau Monde
84, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal
Métro Place-des-Arts ou Saint-Laurent

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quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Bioéthique mondiale: un concept universel en théorie, à deux vitesses dans la pratique

Bioéthique mondiale: un concept universel en théorie, à deux vitesses dans la pratique

 

Benoît Lacroix

(Agence Science-Presse) – En 2005, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) adoptait la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme. Afin entre autres d’encadrer les politiques internationales pour le respect de la dignité et de la vie humaine.

Le Nord et le Sud, on le sait, ne sont pas égaux. C’est le cas en matière de revenus, d’éducation, de santé… et d’éthique scientifique. Du 20 au 22 octobre derniers, Québec accueillait les 3es rencontres internationales francophones de bioéthique. Et la question du fossé Nord-Sud y était à l’ordre du jour.

«La dignité humaine est un concept universel, déclare Salwa Hamrouni, docteure en droit public de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, en Tunisie. Elle est d’ailleurs défendue tant par les grandes religions que par les grands philosophes. Et c’est la volonté de la faire respecter qui est le point de départ de la bioéthique.»

Différentes réalités, différentes façons de concevoir la dignité

Toutefois, la bioéthique prend une couleur et un éclat différents selon qu’elle se conçoit au Nord ou au Sud. C’est que chaque société a ses particularismes, qu’ils soient culturels, sociaux ou économiques. «Les pays du Nord dépensent 2500 euros par an par personne pour la santé, comparativement à 2,5 euros pour les pays en développement», souligne Mme Hamrouni. Or, la bioéthique doit aller au-delà de ces particularismes si l’on veut l’appliquer à l’échelle planétaire.

«La bioéthique est l’affaire de tous, défend-elle, mais ce qui rapproche les individus, c’est la notion universalisante d’humanité et c’est vers cette dernière que la bioéthique doit aujourd’hui se tourner. Malheureusement, la bioéthique semble aujourd’hui accorder plus d’attention à l’individu qu’à l’humanité.» C’est, selon la chercheuse, ce qui freine le plus la mise en application des principes universels de bioéthique.

Mais peut-on respecter les principes universels de bioéthique dans les pays en développement, alors que pour plusieurs, la survie est à peine assurée?

Nouzha Guessous Idrissi est professeure et biologiste médicale à Casablanca, au Maroc, en plus d’être consultante auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en bioéthique et en droits humains. Elle constate que l’application des principes fondamentaux de la déclaration de l’UNESCO se heurte à plusieurs difficultés. C’est le cas du principe de consentement qui dit que «toute intervention médicale de caractère préventif, diagnostique ou thérapeutique ne doit être mise en œuvre qu’avec le consentement préalable, libre et éclairé de la personne concernée, fondé sur des informations suffisantes». La chercheuse note que le consentement est «un des points culminants de la tension entre universalisme et spécificités culturelles.» Et elle rappelle que la réalité du Sud est bien différente de la nôtre. Dans certains pays du Sud, par exemple, les médecins n’ont pas toujours accès à de la formation en matière d’éthique. Il y a également les problèmes liés à des taux élevés d’analphabétisme parmi les populations du Sud et à ceux de la langue d’usage; les professionnels de la santé ne parlant pas toujours la même langue que leurs patients! Impossible dans ces cas d’obtenir un consentement éclairé…

Pré-requis politiques et responsabilité sociale

Mais au-delà de la réalité socioculturelle des pays en développement, il y a celle non moins importante de la politique. En effet, Mme Idrissi remarque que l’application des principes universels nécessite la présence de la démocratie, de l’état de droit et de la justice sociale.

Catherine Olivier, doctorante en sciences biomédicales à l’Université de Montréal, en appelle de la responsabilité sociale des individus, des gouvernements, mais aussi des entreprises, face à la persistance «incompréhensible et inacceptable» des inégalités qui ont cours à l’échelle internationale.

Elle prend exemple sur le fait qu’environ 90 % des médicaments produits aujourd’hui profitent à seulement 10 % de la population mondiale, soit celle des pays riches. Que l’on développe presque autant de nouveaux médicaments pour traiter la dysfonction érectile que pour traiter les infections qui sévissent au Sud. Que l’espérance de vie dans les pays développés est plus élevée de près de 50 ans que celle qui prévaut dans les pays les plus pauvres. Et que, dans ce contexte, la pharmacogénomique ose nous promettre une médecine personnalisée, en développant des médicaments sur mesure, selon les caractéristiques particulières du génome individuel. C’est pourquoi, selon Catherine Olivier, il est «nécessaire d’imposer une responsabilité sociale aux compagnies pharmaceutiques».

Peu de prises en compte des réalités du Sud

Marius Kêdoté, actuellement doctorant en santé publique à l’Université de Montréal, est d’ailleurs venu livrer le témoignage de ce qui est vécu dans son pays d’origine, le Bénin. «Avant les années 1960, la recherche médicale était pour ainsi dire absente du pays. Entre 1960 et 1990, on a commencé à faire des recherches à risques élevés et très mal encadrées, qui ont engendré divers scandales. Depuis 1990, l’encadrement existe, mais il est réalisé par les pays du Nord et s’appuie sur des normes peu adaptées à la réalité socioculturelle du Bénin.» C’est devant cette réalité qu’il réclame, avec sa collègue Danielle Laudy, chercheuse en chirurgie à l’Université de Montréal, un partenariat Nord-Sud dans toute évaluation éthique des projets réalisés dans les pays en développement.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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