Coopérative d’habitation: Vivre ou survivre

Habitation et logements abordables

Vivre en coop

Logements moins chers, droit de regard sur les améliorations locatives et esprit  communautaire. La vie en coopérative: situation idéale?

Ève Lemay   Dossier Communautaire, Coopérative

cooperative-d-habitation-coop-cooperants-loyers-modiques La recherche de l’appartement parfait peut devenir un véritable cauchemar. Ainsi, plusieurs désirent vivre en coopérative d’habitation qui offre des logements propres, très abordables et un style de vie basé sur l’entraide et la mixité. Au Québec, 50 000 personnes vivent en coopérative. On compte 1200 habitations de ce type dont plus de la moitié sur l’île de Montréal.

Une coopérative d’habitation est une petite entreprise. Les membres sont locataires mais aussi propriétaires. Le paiement du loyer sert à payer l’hypothèque de l’immeuble. Le concept est semblable à celui des caisses populaires. À leur arrivée, les membres doivent acheter une part sociale, dont le montant varie selon la grandeur de leur futur logement. C’est aussi une organisation démocratique et tous les membres sont appelés à participer activement aux décisions.

Un conseil d’administration est formé. Différents comités sont mis sur pied afin que chacun s’investisse en fonction de ses intérêts et de ses compétences. Le comité des relations extérieures s’occupe, entre autres, de recruter des membres prêts à s’impliquer. Le comité d’entretien veille à contacter des entrepreneurs pour les rénovations.

coop-d-habitation-cooperative-cooperants-loyer-modique La base d’une coopérative d’habitation demeure l’assemblée générale. Tous les membres se réunissent au moins une fois par année. Pour chaque décision, tous ont droit de vote. Selon la loi, seul le conseil d’administration a les pouvoirs pour gérer les affaires de la coopérative.

Pour Julie Grammond, qui a habité en coopérative de 2007 à 2010, l’avantage majeur était l’esprit de communauté et la possibilité de connaître ses voisins. «Si j’avais besoin de lait et que le dépanneur était fermé je n’étais aucunement gênée d’aller voir mes voisins pour qu’ils puissent me dépanner, relate-t-elle. En tant que campagnarde, j’étais très heureuse de trouver une communauté dans mon immeuble. Tous les membres se retrouvaient souvent dans la cour arrière pour discuter et nous faisions souvent des barbecues», ajoute-elle.

Pour Micheline Migneault, qui a habité une coopérative de six logements à Sherbrooke entre 2004 et 2006, l’avantage majeur était le prix des logements. La possibilité d’un certain contrôle sur l’entretien de l’immeuble et le droit de regard sur les améliorations locatives l’avaient aussi séduite. Même chose pour André Pruneau, qui a habité en coop de 2006 à 2010, très heureux de trouver un appartement abordable.

Malgré tout, la réalité moins reluisante rattrape souvent la vision idyllique que les occupants ont des coopératives. Déresponsabilisation et conflits de personnalités s’invitent souvent dans ces communautés.

Inconvénients de la coopérative d’habitation

Did Belizaire qui habite une coopérative depuis 7 ans, considère qu’elles ne font que donner l’illusion qu’il y règne une atmosphère de partage et d’entraide. «Je l’ai surtout remarqué lorsqu’il y a eu le tremblement de terre en Haïti. Je suis Haïtien d’origine et personne n’est venu me demander si ma famille allait bien», témoigne-t-il, déçu.

Pour André Pruneau, c’est le manque d’implication des membres qui l’a le plus déçu. «Ce sont toujours les mêmes personnes qui font tout, déplore-t-il. Certains avaient de petites réparations mineures à effectuer dans leur logement et même s’ils étaient parfaitement capables de les faire eux-mêmes, ils faisaient toujours appel au comité d’entretien», ajoute André.

Micheline Migneault a aussi été marquée par cette déresponsabilisation. «Les gens promettaient mer et monde en entrevue et une fois rentrés dans la coopérative, beaucoup réussissaient à se défiler de leurs obligations», se souvient-elle. Elle cite l’exemple d’une locataire qui affirmait que son statut de mère monoparentale l’empêchait de s’impliquer, n’était-ce qu’une heure par mois pour l’entretien des corridors et autres espaces communs.

Julie se souvient amèrement que sa coopérative, qui était divisée en cinq immeubles, ne partageait pas également les dépenses. «Les escaliers extérieurs de mon immeuble étaient vraiment dangereux et rien n’était fait, contrairement aux autres blocs qui eux, avaient souvent droit à beaucoup plus de budget.»

Secrétaire de direction à la Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain (FECHIMM), Isabelle Lalouette avoue que la majorité des plaintes reçues concernent des problèmes de voisinage et des conflits de personnalités. «C’est plutôt surprenant étant donné que, souvent, le but recherché en venant vivre en coopérative est de trouver une ambiance chaleureuse et un esprit communautaire», observe-t-elle.

Pour vivre en coopérative

Malgré les inconvénients que comportent les coopératives d’habitations, Did Bélizaire assure que ce type de logement est parfait pour des familles, si on considère les bas prix des logements. Il ajoute que l’esprit de convivialité doit être créé par les membres afin d’en faire un milieu de vie agréable.

«Vivre en coopérative exige de la souplesse, de la tolérance et un sens du devoir», concède Micheline. Elle suggère qu’un membre doit idéalement être capable de faire passer les intérêts du groupe et de la coopérative avant les siens.

«Il doit y avoir des coopératives fonctionnelles quelque part, mais moi je ne conseille pas ce type d’habitation», conclut Julie.

Décider de vivre en coopérative c’est accepter de mettre l’épaule à la roue, dans l’espoir d’obtenir de meilleures conditions de vie.

VOS COMMENTAIRES SUR Vivre ou survivre en coopérative d’habitation

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Mes Aïeux – ambassadeurs de la Maison du développement durable

Mes Aïeux: ambassadeur de la Maison du développement durable

Dossier Équiterre

Montréal, le 4 mai 2009 – Les membres de la Maison du développement durable convient les médias au lancement de sa campagne de mobilisation citoyenne en compagnie du groupe Mes Aïeux, ambassadeur du projet, le 6 mai prochain au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal.

Prendront la parole :
– Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre et président de la Maison du développement durable
– Philippe Bourke, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux en environnement du Québec et membre de la Maison du développement durable
Mes Aïeux

Le mercredi 6 mai 2009
11 h
Théâtre du Nouveau Monde
84, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal
Métro Place-des-Arts ou Saint-Laurent

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Équiterre et la quinzaine du commerce équitable

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Quinzaine du commerce équitable

Grande fête québécoise à la santé des travailleurs du Sud

Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire, Calendrier 2012 et Équiterre514258011-46

Montréal, le 27 avril 2009 – Du 1er au 15 mai 2009, Équiterre et une multitude d’autres organismes invitent le Québec à célébrer la Quinzaine du commerce  équitable, une occasion unique de s’informer et de découvrir les nombreux produits issus d’un commerce plus juste et équitable. Partout dans la province, les acteurs du commerce équitable s’activent afin de proposer aux citoyens conférences, animations, 5 à 7, cocktails, projections de documentaires, concours, dégustations, foires, expositions et bien plus encore.

«Cet événement annuel est un excellent prétexte pour rappeler l’importance de privilégier les produits certifiés équitables, plus respectueux des droits des travailleurs du Sud et de l’environnement que les produits conventionnels», explique Andréanne Leclerc-Marceau d’Équiterre, qui invite les citoyens à rechercher le logo de certification de Transfair Canada lors de leurs achats. Il existe maintenant plus d’une vingtaine de produits équitables disponibles au Québec, dont les bananes, le coton, le vin, le quinoa et les épices.

Le commerce équitable permet à plus de quatre millions de producteurs de se sortir quotidiennement de la pauvreté et de vivre dignement de leur travail, faisant vivre plus de sept millions de personnes (FLO).  «Nous sentons que les gens sont de plus en plus conscientisés à l’impact de leur choix de consommation ce qui est très encourageant pour l’avenir du commerce équitable et les conditions de vie des travailleurs du Sud», explique Andréanne Leclerc-Marceau.

La Quinzaine: des activités dans plusieurs régions

logo equitable Transfair copie De retour cette année, les foires organisées à Montréal et Québec permettront aux gens de découvrir tout l’éventail des produits équitables sur le marché québécois. Les Sherbrookois, de leur côté, pourront rencontrer les acteurs du commerce équitable de leur région lors du Salon de l’environnement et de la consommation responsable qui se tiendra les 2 et 3 mai. Plusieurs autres activités sont aussi organisées dans les régions des Laurentides, Lanaudière, la Montérégie, la Mauricie, l’Estrie, Québec et Montréal pour célébrer et encourager un commerce plus juste.

Pour plus d’information sur les conférences offertes par Équiterre sur le commerce équitable.

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Le Premier ministre Jean Charest corruptible?

Le Premier ministre Jean Charest corruptible?

Un billet de Renart L’Éveillé et d’Antipollution souligne que La Presse Canadienne a publié dans le Messager de Lachine un article mentionnant que le Premier ministre, Jean Charest, en plus de son salaire de premier ministre, reçoit du Parti Libéral du Québec depuis 1998 une somme de 75 000$ par année.

Le salaire annuel de Jean Charest étant de 182 717$, ce bonus de son parti ramène son salaire annuel à 257 717$.

Le plus inquiétant dans cette nouvelle se retrouve presqu’à la toute fin de l’article de la Presse Canadienne:

Selon l’ex-président du PLQ, Marc-André Blanchard, qui a quitté ses fonctions dimanche, le versement d’un salaire constitue la meilleure façon de mettre à l’abri le premier ministre de toute pression ou tentative de corruption.

Ce commentaire ne vient pas de l’opposition, mais d’un membre important du Parti Libéral du Québec, celui qui, jusqu’à dimanche dernier en était le président.

Est-ce que cela nous renseigne sur la mentalité qui existe au Parti Libéral? Est-ce qu’on doit interpréter qu’avec un maigre 182 717$ de salaire le premier ministre crève de faim et risque d’avoir à voler et à se corrompre pour réussir à payer son loyer?

Cela remet-il en question l’honnêteté du parti Libéral du Québec dans certains dossiers importants comme la vente du Mont Orford à des amis de Jean Charest et du parti? La privatisation de la santé serait-elle menacée d’être vendu à d’autres amis du parti ou du Premier ministre? Est-ce que cela explique pourquoi le Parti Libéral du Québec ne répond jamais sur les questions de santé alternatives comme les coopératives de santé.

Les questions demeurées sans réponses commencent à me peser lourd sur ma conscience politique. Démocratie et transparence ont-elles encore leur place en politique?

Référence: Renart L’ÉveilléAntipollution et le Messager de Lachine

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On parle enfin des coopératives de santé!

On parle enfin des coopératives de santé!

Dossier Coopérative de santé, Philippe Couillard

En avril 2006, il y a presque 2 ans, Reflet de Société présentait un dossier sur les alternatives en matière de santé. Cela nous a permis de présenter un reportage sur les coopérative de santé. Les coopératives de santé existent depuis maintenant 25 ans. Des rapports qui datent aussi de 25 ans mentionnent que les coopératives sont une voix importante à explorer en matière de santé.

Nous avions aussi présenté Jonquière Médic. Un système de médecins à domicile qui s’autofinance depuis 25 ans. Nos lecteurs du Saguenay avait été heureux et surpris qu’enfin un média provincial parle d’eux en dehors de leur région. C’était la première fois que Jonquière Médic était mis de l’avant sur la scène provinciale dans un média!

Pour compléter le dossier sur les alternatives en matière de santé, nous avions tenté d’obtenir une entrevue du Ministre de la Santé et des Services Sociaux, Philippe Couillard. Les dates possibles d’entrevues ont toujours été repoussé et nous n’avons jamais eu l’entrevue. Nous avons présenté un article sur les questions demeurées sans réponses que nous voulions poser à M. Couillard.

En décembre 2006, nous vous présentions le livre de Jean-Pierre Girard: Notre système de santé, autrement. M. Girard y présentait les coopératives de santé dans son livre publié en septembre 2006.

Lors du débat des chefs, Mario Dumont avait questionné André Boisclair et par la suite Jean Charest sur l’avenir des coopératives de santé comme alternative à exploiter. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont répondu à Mario Dumont. Ils n’ont même pas prononcé le mot coopérative de santé! J’avais souligné en mars 2007 ma joie d’entendre enfin le mot coopérative de santé dans la bouche d’un politicien.

En juin 2006, Reflet de Société présentait un article avec le Dr Bernard Gélinas. Ce médecin à la Clinique coopérative de santé d’Aylmer en avait long à dire. Il lance la question: « La santé des Québécois serait-elle gérée à des fins politiques plutôt que par souci du bien-être collectif? »

En avril 2006, L’actualité présentait un reportage de Véronique Robert sur les réussites du système de santé à Alma. Encore une fois, le Saguenay-Lac-St-Jean nous ouvre la porte à des propositions alternatives en matière de santé qui fonctionnent.

Après tous ces écrits et questionnements sur la réalité des alternatives en matière de santé, voilà que nous pouvons lire, sous la plume de Jean-François Coderre, le 21 février 2008 dans le Journal de Montréal que le concept des coopératives de santé a inspiré le rapport Castonguay!

Ce qui m’a cependant surpris dans cet article c’est le commentaire de Marie-Joelle Brassard du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui fait la promotion des coopératives de santé: elle est vexée de voir le concept s’étendre!

Va-t-on vraiment finir par étudier les alternatives en matière de santé? D’ou vient cette résistance à parler librement? Nous le saurons peut-être dans un autre 25 ans.

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

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Crise et croissance d’un organisme

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Crise et croissance d’un organisme

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Que ce soit une entreprise privée ou un organisme communautaire, la croissance passe par différentes périodes de crise.

N’oublions pas que le mot « crise » vient du grec et veut dire « changement ». Comme un adolescent qui tente de devenir adulte, l’organisme passe par des crises existencielles qui causent des tensions intenses. On ne peut se permettre de demeurer constamment en crise. Cela demande beaucoup d’énergie. On risque d’épuiser son personnel et ses partenaires.

Deux choix s’offrent à nous. D’une part, réduire la taille de l’organisme et oublier le potentiel de croissance que l’organisme possède. Un choix difficilement acceptable pour des batisseurs. En plus, il existe un dicton dans le milieu des affaires qui dit que de rester sur place c’est reculer. Parce que le marché dans lequel vous évoluez continue de s’ajuster.

D’autre part, c’est trouver les moyens et les outils pour traverser cette crise et passer à une autre étape. Plusieurs entreprises ont échoué le test. Il y a là un véritable choc des cultures dont il faut être conscient, un changement de mentalité qu’il faut adopter.

C’est à un nouvel administrateur du Journal de la Rue, M. Marc De Roussan, que je dois une meilleure compréhension de ce passage de la crise. Merci bien pour vos éclaircissements.

Un organisme va croître avec les batisseurs qui l’ont mis au monde. La croissance de l’organisme fait augmenter les charges de travail des pionniers de l’entreprise. Il faut plus de personnel pour tout faire, donc plus de budget. L’organisme qui était rentable avec une personne généraliste qui faisait tout peut perdre sa rentabilité en engageant trop de personnel pour faire le travail.

Premier dilemne. Les pionniers de l’entreprise l’ont vu grandir. Ils en maîtrisent tous les rouages. La taille de l’entreprise rend impossible de trouver une personne capable de remplacer le fondateur et de faire tout ce qu’il fait. Autre problème. L’entreprise n’a pas encore les budgets et les outils nécessaires à l’embauche de spécialistes qui vont prendre en main chacune des fonctions du fondateur.

Cette pédiode fragilise l’entreprise. C’est la période de crise ou l’embauche de nouveaux employés n’est pas facile. Il n’y a pas encore suffisamment de travail pour un spécialiste qui ne fait qu’une fonction. Il faut créer des postes de travail temporaire ou le nouvel employé devra assumer plusieurs définitions de tâches avant d’en arriver éventuellement à une phase ou il pourra exercer à plein temps une fonction bien précise. Il faut donc rechercher les futurs spécialistes de l’entreprise qui sont, pour l’instant, versatiles et flexibles. Capable de s’adapter dans un environnement de travail qui va changer pendant un certain temps.

Les fondateurs de l’entreprise doivent être ouvert d’esprit. L’organisme va changer. Les anciennes procédures, les anciennes façons de faire vont soient disparaître, soient être modifiées de fond en comble. Ce qui était vrai hier ne le sera plus demain. Il faut se poser de nouvelles questions. Dans les habitudes de travail que nous avons développé, qu’est-ce qui fait parti intégrante de l’essence de l’organisme, qu’est-ce qui peut être rajeuni?…

Les nouveaus employés devront aussi être ouvert d’esprit. On ne peut tout mettre à la poubelle du revers de la main. Et tout ne pourra pas être changé en même temps. Il faut se donner un agenda, décider ensemble des priorités de changement, vers quoi on veut tendre… Il faut analyser chaque procédures, chaque tâche et la redéfinir. Les repères n’existent pas encore. Cela va prendre beaucoup de complicité entre les vieux meubles de l’entreprise et les nouveaux qui veulent y faire leur place.

Dans le plan d’action qui sera réalisé, les fondateurs devront accepter de lâcher-prise sur certaines fonctions et procédures. Les nouveaux employés devront accepter que certains changements, jugés non prioritaires, ne seront pas réalisés à court terme.

Les crises de croissance d’un organisme demandent beaucoup d’acceptation de part et d’autres, beaucoup d’ouverture d’esprit et beaucoup de communication. L’équipe de travail se retrouvent pendant une période de temps à négocier l’espace des anciens et l’espace des nouveaux.

Qui va faire quoi, comment, avec quel budget et pour atteindre quels objectifs? Une remise en question constante qu’il ne faut pas négliger.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

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Privatisation de la santé, Claude Castonguay, Québec solidaires et Arnold Relman

Privatisation de la santé, Claude Castonguay, Québec solidaires et  Arnold Relman

Dossier Coopérative de santé, Philippe Couillard

Dans le blogue de Cent papiers, Michel Monette nous mentionne que Claude Castonguay va recevoir de la part de Québec solidaire : un ouvrage publié par Arnold Relman, professeur émérite à la Harvard Medical School et ex-éditeur en chef du New England Journal of Medicine.

M. Relman est on ne peut plus clair: laisser les entreprises à but lucratif s’emparer de notre système de santé équivaut à lui injecter du poison. « la plupart, sinon la totalité, des problèmes que connaît actuellement le système de soins de santé des États-Unis, et ils sont nombreux, résultent de l’empiétement croissant des entreprises privées à but lucratif et des marchés concurrentiels sur un secteur de notre vie nationale qui est à juste titre du domaine public ».

Les assureurs privés sont entrés dans le système de santé américain au début des années 1990. Le résultat ne s’est pas fait attendre : les coûts ont été gonflés de frais administratifs se situant entre 15 et 30 p. 100 du coût total des assurances.

De notre côté, notre magazine Reflet de Société a fait une série de reportage sur la question des moyens alternatifs en matière de santé. Nous sommes étonné que les différents ministre de la Santé ne veulent pas envisager ces moyens qui ont fait leur preuve depuis près d’un quart de siècle.

Les coopératives de santé ont démontré qu’elles peuvent baisser les coûts d’intervention et faire une prévention efficace. Il existe des rapports de recherche qui ont été réalisé dans l’ouest du Canada démontrant les avantages des coopératives de santé.

Jonquière Médic est un autre projet intéressant existant depuis plus de 25 ans. Jonquière Médic offre, au Saguenay, des médecins à domicile. Au lieu d’engorger les urgences, les gens peuvent demeurer à la maison en attendant la visite du médecin. Ce système s’autofinance et est un bel exemple de prise en charge par le milieu.

Nous avons demandé depuis près de 2 ans à M. Philippe Couillard une entrevue pour expliquer la position du ministère de la Santé sur la santé alternative au Québec. Nous n’avons pas réussi à avoir une date d’entrevue qui est toujours repoussé de semestre en semestre.

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

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