Du Moyen Âge à aujourd’hui dans nos universités

« Que sont mes amis devenus… »

Université et traditions médiévales

Il n’est peut-être pas surprenant de constater la popularité du médiéval chez les étudiants, puisque la tradition universitaire (y compris son poids social et l’importance de ses manifestations) remonte en grande partie au Moyen Âge.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossier Éducation

débats société réflexions sociales communauté

Rive Gauche au 13e siècle

Ainsi, la Rive Gauche de Paris était déjà dominée par la vie étudiante dès le 13e siècle, et son université offrait un « baccalauréat ès arts », un terme qui a été conservé par les universités de langue française jusqu’à nos jours.

La population étudiante de la Rive Gauche provenait de différents pays européens et ne parlait pas forcément français. En fait, tous les cours étaient donnés en latin à cette époque (la langue du savoir, la langue de la science), et le latin était devenu la langue commune de ces étudiants : d’où le nom Quartier Latin que l’on donnait à ce coin de Paris (et qui a été repris à Montréal, à partir de 1876, pour désigner un quartier étudiant et littéraire, autour de la rue Saint-Denis).

Église Saint-Julien-le-Pauvre, premier siège des assemblées de l'ancienne université de Paris

Église Saint-Julien-le-Pauvre, premier siège des assemblées de l’ancienne université de Paris

La population étudiante dominait la Rive Gauche de Paris, et elle avait une grande influence économique sur la vie de ce quartier. Consciente de son pouvoir et de son nombre, elle y faisait un peu la loi. Les nombreuses grèves (et les beuveries) menaient à des affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre.

Que sont mes amis devenus

En littérature française, les poètes Rutebeuf (1230-1285), lui-même du 13e siècle, et Villon (1431-1463) du 15e, sont de bons représentants de cet esprit estudiantin irrévérencieux. De Villon, on se rappellera la Ballade des pendus (« Frères humains qui après nous vivez, / N’ayez les cœurs contre nous endurcis… ») et de Rutebeuf, sa complainte tirée des Poèmes de l’infortune, adaptée et mise en musique par Léo Ferré sous le titre Pauvre Rutebeuf :

villon université poésie moyen-âge

Villon

Que sont mes amis devenus

Que j’avais de si près tenus

Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L’amour est morte

Ce sont amis que vent me porte

Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu’arbre défeuille

Quand il ne reste en branche feuille

Qui n’aille à terre

Avec pauvreté qui m’atterre

Qui de partout me fait la guerre

Au temps d’hiver

Ne convient pas que vous raconte

Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus

Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés

Ils ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L’amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir

Tout ce qui m’était à venir

M’est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire

M’a Dieu donné, le roi de gloire

Et pauvre rente

Et droit au cul quand bise vente

Le vent me vient, le vent m’évente

L’amour est morte

Ce sont amis que vent emporte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta.

Pas de gratuité au 13e siècle

À Paris au 13e siècle, du temps de Rutebeuf, on entrait à l’université vers l’âge de 14 ans et il fallait 8 années d’études pour obtenir son baccalauréat ès arts. Avec une autre année, on pouvait obtenir une maîtrise, ce qui permettait d’enseigner. Toutefois, pour compléter un doctorat (en droit, médecine, philosophie ou théologie), il fallait ajouter 12 autres années d’études.

Tout cela coûtait très cher, et on comprend que seules les familles riches et nobles pouvaient se permettre d’envoyer leurs fils à l’université. Il y avait cependant des bourses qui permettaient à des jeunes gens talentueux des classes populaires d’accéder aux études supérieures. Ces bourses étaient payées par des nobles qui voulaient encourager les talents locaux, ou par le clergé.

Nous étions donc encore loin, au Moyen Âge, de l’université populaire gratuite et accessible à tous, mais le côté festif et contestataire des étudiants était déjà une réalité bien présente.

______________

Sources des informations : Thomas Cahill, Mysteries of the Middle Ages, Anchor Books, New York, 2008 ; le Web et une anthologie de poésie.

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Burkina Faso: l’école est construite

Bénévolat en Afrique

Une réussite totale pour Sonia Roussy

En 2012, nous vous avons présenté l’implication bénévole de Sonia Roussy au Burkina Faso. Nous avions créé une boutique pour soutenir le projet. Sonia nous donne des nouvelles du projet.

Raymond Viger. Dossier International, Bénévolat, Éducation

burkina faso afrique bénévolat bénévoleJe suis très contente de vous écrire aujourd’hui pour vous annoncer que la construction de l’école est terminée. Gonsin aura enfin une école qui répondra à toutes les normes gouvernementales en terme d’infrastructures et de capacité d’accueil. Deux nouveaux professeurs doivent être embauchés à l’automne. L’enseignement sera donc donné à tous les niveaux du primaire simultanément.

burkina-faso-ecole-education-afrique-benevolat-cooperation-internationale-sonia-roussyActuellement il y a 4 professeurs et 198 élèves sont inscrits (comparativement à environ 150 en 2011). Le directeur de l’école prévoit que ce nombre augmentera à 240 lors de la rentrée d’octobre 2013. Le fait que l’école soit maintenant un bâtiment en dur a fait augmenter les inscriptions.

En plus de donner l’accès à l’éducation à un plus grand nombre d’enfants, l’école est un lieu de rencontre de toute la communauté.

Je suis fière de pouvoir dire que cette réalisation s’est concrétisée parce des dizaines d’individus et plusieurs entreprises ont cru qu’ils pouvaient faire une différence et se sont impliqués. Je les remercie de leur confiance.

Félicitations Mme Roussy pour votre implication. Merci à tous ceux qui ont soutenu le projet.

Projet de Sonia Roussy.

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École: choisir entre PC et McIntosh

Qu’est-ce que les écoles utilisent comme ordinateurs et pourquoi?

Les ordinateurs les plus résistants

Il faut parfois poser des questions pour avoir des réponses, mais surtout, il faut ménager les enseignants!

Raymond Viger Dossiers Internet, Éducation

broken computer ordinateur cassé pc mcintoshPour planifier une journée de la culture au Collège Letendre à Laval, je discute avec Mme Judith Lamarre, l’enseignante responsable de ce projet. Pour régler les détails techniques d’une journée d’atelier graffiti à son école, nous en arrivons à parler des ordinateurs nécessaires pour faire la présentation.

J’apprends que cette école utilise pour ses ordinateurs des PC et non pas des McIntosh. De notre côté, notre organisme communautaire utilise aussi des PC.

Le prix pouvait être une raison qui justifie le choix du PC au lieu du McIntosh. Mais pour cette école, ce n’est pas le prix, mais la solidité de l’ordinateur. PC aurait conçu un ordinateur spécialement adapté pour les écoles. Selon les responsables de l’achat des ordinateurs, l’endroit où les ordinateurs sont les plus rudoyés, ce n’est pas l’armée mais les écoles secondaires!

Nous avons beaucoup de sympathies pour nos soldats qui vont en Afghanistan. Mais sachant que les écoles secondaires sont encore pire que l’armée, nous devrions en avoir tout autant pour nos enseignants qui doivent affronter à tous les matins ces jeunes dans les écoles secondaires.

Nota Bene: Je suis, encore une fois, en conflit d’intérêt. Des jeunes qui ont passé par notre organisme sont des soldats qui ont été en Afghanistan, d’autres sont aussi des enseignants.

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Les passions d’Anne-Catherine

L’école de la vie

Étudier autrement

L’université et les diplômes sont devenus des outils indispensables pour bien se placer sur le marché de l’emploi. La société aime bien souligner l’importance de l’éducation pour parfaire ses connaissances et développer ses possibilités. Mais l’école n’est pas faite pour tous. Il est possible de s’offrir une vie pleine de défis et d’apprentissages par l’expérimentation. Reflet de Société vous présente l’histoire d’Anne-Catherine, une jeune femme pleine d’énergie et de volonté qui ne se voyait pas sur les bancs d’école.

Dominic Desmarais  Dossiers Éducation

Anne-Catherine a toujours été bonne à l’école. Ses parents l’encourageaient, elle et ses six frères et sœurs, à étudier avec sérieux. «Les études étaient très prisées chez moi. Surtout du côté de ma mère. Elle passait plusieurs heures par semaine à nous aider avec nos devoirs. Dans la famille, on ne se posait pas de questions. C’était naturel que les études se terminent avec un diplôme universitaire.»

Née à Ottawa en 1980, Anne-Catherine passe son enfance dans le système scolaire ontarien où le CEGEP n’existe pas et le secondaire se termine par une treizième année avant d’accéder à l’université. «Ça allait super bien à l’école mais j’ai fait ma 12ème année dans une école alternative. J’avais perdu le beat d’être toujours à l’école. Je voulais essayer quelque chose de différent.»

Anne-Catherine va en classe en matinée et fait ses devoirs l’après-midi à la maison. Elle met à profit son autonomie. «J’avais de super bonnes notes. Je n’avais pas besoin de professeurs. Je n’ai pas vraiment comparé les deux façons. C’est juste que ça m’a fait du bien de changer. Je suis retournée à mon école pour la fin de ma 13ème année. Je voulais graduer avec mes amis!»

Vouloir tout faire, tout apprendre

Jeune, Anne-Catherine s’intéresse à tout. Elle est incapable de se brancher sur son avenir. Au secondaire, elle fait partie d’un programme spécial orienté vers les arts visuels. Elle touche à la photo, la peinture et la gravure. À la fin de son secondaire, les universités viennent présenter leurs programmes pour inciter les étudiants de son école à choisir leur avenir. «Il y avait tellement de choses qui m’intéressaient. Les communications, le marketing, la mécanique, le théâtre, les arts visuels… C’est là que je me suis perdue. Ça m’a tellement écœurée d’avoir à choisir.»

Incapable de se brancher, elle reçoit les conseils de son père. «Il s’est permis de me dire que l’université, ce n’était pas si important, que je n’avais pas besoin d’y aller pour réussir dans la vie. Mon père est médecin! Est-ce qu’il m’a influencée? Oui. Mais c’était ma réflexion, ma décision. J’ai choisi ma plus grande passion, la nourriture! Je suis allée en hôtellerie.»

Pour Anne-Catherine, c’est un choix logique. Depuis ses 14 ans, elle travaille dans plusieurs hôtels d’Ottawa. Elle va parfaire ses connaissances dans un domaine qui la comble déjà de bonheur.

Mais, son expérience la déçoit. Au début de sa 2ème année en hôtellerie, ses professeurs lui repassent les mêmes cours. «Ils m’ont ramenée ce que j’avais déjà appris en 1ère année. Je me suis demandé pourquoi étudier. En hôtellerie, c’est tellement logique. J’apprenais 10 fois plus vite dans le département du Royal Service, un service aux chambres de haute qualité. Et plutôt que débourser pour apprendre, j’étais payée!»

Anne-Catherine quitte l’école pour s’appliquer à son travail. Et le temps fait son œuvre. «J’ai travaillé 6 ans dans le domaine. C’était tellement plaisant que je me suis dit que c’était impossible que je fasse ça toute ma vie. Je ne me creusais pas la tête, c’était juste du gros fun. Il me manquait du challenge.»

Apprendre au travail

Anne-Catherine s’ennuie à Ottawa. Sa grande sœur, installée à San Diego, lui offre un emploi d’un mois à travailler pour les placements en Bourse. La jeune femme tombe en amour… avec une boutique d’aliments naturels. «C’était vraiment les débuts du bio. C’était super bon! La fraîcheur des aliments, j’y goûtais. J’y allais tous les deux jours.»

Ce coup de foudre pour le bio va changer le cours de ses prochaines années. De retour de San Diego, elle décide de suivre un cours intensif en marketing à la Toronto School of Business. «Je ne savais pas pourquoi. J’ai juste suivi mon instinct. Le cours durait moins d’un an. Je n’ai pas de patience et j’apprends vite. Je voulais que ce soit court!»

Dans l’un de ses cours, on lui demande de monter un plan d’affaires fictif. Elle le fait sur une boutique bio, dans l’esprit de celle qu’elle a tant aimée à San Diego. «J’avais eu de bons guides et du bon feedback à la Toronto School of Business. Mon plan d’affaires était sérieux.»

L’entreprise familiale

Elle revient chez elle, à Ottawa, excitée. «J’avais tellement d’énergie à dépenser. Je voulais m’occuper. J’ai ouvert mon commerce. Je suis allée voir ma grand-mère pour qu’elle investisse dans ma boutique. Elle a hésité au début. J’étais jeune, j’avais 21 ans! Mais même ma mère a décidé d’embarquer. Mon père aussi était emballé. Finalement, c’était toute la famille qui s’excitait. J’étais comme une enfant, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais.»

Avec l’aide de ses proches, Anne-Catherine aspire à créer une entreprise familiale où chacun travaillerait un peu. Mais, deux semaines après l’ouverture, sa mère décède. «Ça été une grosse claque. J’ai dû gérer la boutique avec ma sœur et l’aide de mon père.»

Le deuil passé, Anne-Catherine plonge dans les affaires. «Je ne suis peut-être pas allée à l’université, mais ça a été mon école. J’ai appris la finance, l’honnêteté, la confiance, à travailler fort. Un business, c’est comme un bébé. Tu dois en prendre soin. Tu ne peux pas t’en détacher. J’apprenais tellement.»

«Mon petit cours en marketing à Toronto m’a beaucoup aidé. Je l’appliquais. C’était de la logique simple comme tout. Pas besoin de trois ans d’université pour l’apprendre. Tout ce dont tu as besoin, c’est de la drive. Et moi, je n’ai pas de doute, je n’ai pas froid aux yeux. J’étais comme une enfant qui apprenait à tous les jours!»

Fuir la routine

La lune de miel avec son entreprise dure trois ans. Jusqu’à ce que la routine s’installe. «Je commençais à étouffer. J’étais entre quatre murs, à toujours voir le même monde, les mêmes clients. En hôtellerie, il y a toute une équipe. J’avais besoin de ça, de l’échange d’énergie et de connaissances. Ma sœur, qui s’en occupait avec moi, est enseignante à temps plein. Elle venait le soir seulement pour fermer la caisse. J’étais trop souvent seule. C’est quand j’étais avec elle et mon père que je m’amusais le plus. Mais c’était rare. J’ai compris que j’avais besoin de travailler avec un gang.»

La jeune femme cherche des idées. Elle décide de prendre conseil auprès d’un ami de la famille, entrepreneur. «Je n’avais jamais entendu parler de mentor. L’idée m’est venue comme ça, soudainement. Il m’a donné le livre What color is your parachute, pour me guider vers un emploi qui me satisferait. L’hôtellerie, pour moi, c’était trop facile. Je ne me voyais pas en faire une carrière. Donc, ça devait être le marketing. Et comme j’aime le sport, j’ai fait l’équation: mon prochain emploi serait avec le club de hockey les Sénateurs d’Ottawa.»

Diplôme de la vie

Au moment où Anne-Catherine a son éclair de génie, les propriétaires des équipes de hockey ont décrété un lock-out. Rien pour décourager l’énergique jeune femme de 24 ans. «Je me suis trouvé un petit emploi à la billetterie, pour les concerts pendant le lock-out du hockey. Je n’y travaillais que 6 à 8 heures par semaine. La dame en entrevue m’avait demandé pourquoi je voulais cet emploi alors que j’étais propriétaire d’une boutique. Moi, j’attendais la saison pour postuler dans mon domaine! C’était tout réfléchi!»

Un mois et demi avant le début de la saison, une entente est conclue entre l’association des joueurs et la ligue. Chez les propriétaires des Sénateurs, c’est le stress. «Ils n’avaient pas d’employés alors que la saison devait commencer. Ils étaient en mode urgence. Ils ont fait une foire à l’emploi. J’avais cinq minutes pour me présenter au vice-président marketing. Je lui ai expliqué ce que j’avais fait avec ma boutique.»

Anne-Catherine est convoquée pour une 2ème entrevue, puis une 3ème. Elle n’obtient pas le poste. «J’étais déçue. Mais un mois plus tard, on me rappelle d’urgence, un jeudi. Je travaillais alors à la Coupe Rogers, l’Omnium de tennis, à Montréal. Ils avaient besoin de moi le lundi matin! Celle qui avait eu l’emploi n’était plus intéressée. Ainsi, je suis devenue coordonnatrice marketing. Je gérais une douzaine de comptes clients. Mon embauche par les Sénateurs a été un point culminant. Un homme de plus de 50 ans qui parle avec une petite jeune de 24 ans qui avait ouvert une boutique de A à Z et qui la gère seule. Il en a été bouche bée. C’est comme si ma boutique, c’était mon diplôme universitaire. On me reconnaissait, on reconnaissait mes compétences. Dix mois plus tard, les Canadiens de Montréal me recrutaient!»

Les Canadiens de Montréal, le véritable objectif de ses démarches auprès des Sénateurs, lui ouvraient les portes moins d’un an après ses débuts dans la Ligue Nationale de hockey. «Tout ce que j’ai fait était planifié. Mon but, c’était le Canadien. En rentrant aux Sénateurs, j’ai rencontré une fille de mon âge qui faisait le même boulot pour le Canadien de Montréal. On est devenues bonnes amies et quand il y a eu ouverture d’un poste, elle m’a appelée. Je suis descendue à Montréal pour une entrevue et j’ai été engagée sur le champ.»

Anne-Catherine restera à l’emploi du prestigieux club de hockey pendant trois ans. «J’avais le même poste qu’avec les Sénateurs. Je m’occupais des commanditaires. L’affichage sur les bandes, la pub à la radio et la télé, les événements. J’ai trippé. Mais, je suis tombée malade et j’ai dû tout arrêter. Ma boutique était toujours ouverte. Je passais la semaine à Montréal et je retournais à Ottawa y travailler les samedis et dimanches. Je travaillais sept jours sur sept. C’était fou!»

À tête reposée

«Quand le contrat de location du local est arrivé à terme, on en a parlé, ma sœur, mon père et moi, à savoir si on voulait le reconduire. Il n’y avait plus d’intérêt. J’étais là juste les fins de semaine, ma sœur qui travaillait comme enseignante… Je ne voulais pas forcer. Je voulais que la boutique continue parce que pour moi, c’était un cadeau à la communauté. Je l’ai vendue à un de mes employés.»

Après s’être reposée, Anne-Catherine fait un court détour par le communautaire. Puis, elle cogne à la porte du Cirque du Soleil. Elle se trouve une niche au sein du département des alliances corporatives où elle se démarque par sa volonté d’apprendre.

Ce qui lui vaudra de travailler sur un projet bien personnel du fondateur du Cirque, Guy Laliberté. La jeune femme, qui préférait le terrain plutôt que l’université, côtoie régulièrement l’un des Québécois les plus reconnus pour organiser ses conférences à la grandeur de la planète. Déplacements, longues heures et stress font partie de son quotidien. Avec en prime le sentiment de l’accomplissement, le travail d’équipe et l’excitation.

Il n’y a pas qu’un seul chemin pour se réaliser et gagner sa vie. Pour Anne-Catherine, le bonheur ne passait pas par l’université mais par l’expérience. Mais pour y arriver, la jeune femme a dû s’écouter.

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Les prénoms avec Annie-Soleil Proteau

Anakin, Elvis ou Rocky?

Quel prénom donner à un enfant?

Jusqu’où un prénom peut influencer le devenir d’un enfant?

Raymond Viger Dossiers Famille, Éducation

annie-soleil proteau 2 filles le matin radio-canada tva publicationsEn vérifiant mes messages sur Facebook, je remarque un commentaire d’Annie-Soleil Proteau. Elle se retrouve au magasin Toy’s R US et elle entend un parent qui appelle son enfant Anakin!

En ramenant cette anecdote soulignant la surprise d’Annie-Soleil Proteau sur le choix de ce prénom, Lili Marcoux lui répond que dans sa classe elle a eu un élève du nom d’Elvis et un autre sous le nom de Rocky, mentionnant que Rocky était un jeune batailleur.

Conséquences d’un prénom pour un jeune

Est-ce qu’en donnant un nom d’un personnage le parent tente de donner ou de forcer une personnalité au jeune? Est-ce qu’un jeune du nom de Rocky peut se permettre d’être un nerd qui arrive premier de classe, lunatique à bouton et être homosexuel?

Le choix de ces prénoms quelque peu farfelu n’hypothèque-il pas le devenir et la liberté des jeunes?

Merci à Annie-Soleil Proteau d’avoir souligné cette nouvelle réalité.

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Autres textes sur Famille

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementL’histoire véridique d’une grossesse de plus de 30 ans! Roman humoristique de cheminement.

Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

 

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Offrir aux enfants l’imaginaire en lecture

14e édition de la campagne La lecture en cadeau

Offrir l’imaginaire aux enfants en lecture

Du 1er novembre au 31 décembre se tiendra la 14e édition de la campagne La lecture en cadeau de la Fondation pour l’alphabétisation. Cette campagne se charge de récolter des livres neufs pour les redistribuer aux enfants de milieux défavorisés dans le but de prévenir l’analphabétisme et le décrochage scolaire.

Anders Turgeon Dossiers DécrochageÉducationJeunes

Lutter contre l’analphabétisme juvénile

« Cherchant à mettre sur pied un projet rassembleur qui aurait un impact pour contrer l’analphabétisme […], Sophie Labrecque, ancienne présidente-directrice générale de la Fondation, a eu l’idée originale de La lecture en cadeau.[1]» Voilà comment a débuté cette campagne qui a vu le jour lors de la crise du verglas en 1998 en collaboration avec différents acteurs du milieu de la littérature : auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, éducateurs et lecteurs.

La lecture en cadeau a contribué à faire entrer la lecture dans les familles défavorisées où l’analphabétisme est plus à risque de se développer. Ciblant les enfants de 0 à 12 ans comme étant les plus à risques de devenir analphabètes, la campagne a permis à ces jeunes d’avoir davantage accès à des livres neufs sans avoir à les payer.

La campagne permet aussi de stimuler la lecture chez les parents n’ayant pas d’habitudes de lecture. Afin de maîtriser cette activité et d’être en mesure d’aider leurs enfants dans leur cheminement scolaire, la Fondation pour l’alphabétisation leur fournit de l’aide via la ligne de référence Info-Alpha.

Le succès des livres neufs depuis 13 ans

Depuis sa première édition en 1999, La lecture en cadeau a permis de rejoindre plus de 286 000 enfants de 0 à 12 ans ainsi que leurs parents. De ce nombre, 30 775 enfants se sont vus remettre un livre neuf lors de la 13e édition de la campagne, de novembre à décembre 2011. Ils ont reçu leur livre par le biais de réseaux de distribution tels que :

  • le réseau scolaire par le ciblage des écoles en milieu défavorisé par le Ministère de l’Éducation;
  • les organismes membres de la Fédération des organismes communautaires Famille;
  • les Centres de la petite enfance (CPE);
  • les autres organismes communautaires ayant obtenu une autorisation de distribution par la Fondation.

Pour les deux derniers mois de cette année, la Fondation pour l’alphabétisation vous donne rendez-vous dans 150 librairies, bibliothèques et salons du livre à travers le Québec dans le cadre de la campagne La lecture en cadeau. Outre le don d’un livre neuf à un enfant pauvre, vous pouvez prendre part à La lecture en cadeau de deux autres manières :

  • faire un don en argent pour permettre la distribution des livres aux enfants;
  • organiser une collecte de livres ou de fonds auprès de vos collègues de travail ou de votre entourage.

En participant à cette campagne, vous vous engagez à fournir un livre jeunesse neuf à un enfant dans le besoin. De plus, vous ne faites pas qu’offrir un livre à un enfant de 0 à 12 ans. Vous aidez des jeunes de milieux défavorisés à acquérir le goût de la lecture. De ce fait, l’imaginaire de ces jeunes est stimulé et ils développent ainsi leur créativité. Ils sont donc moins susceptibles de décrocher et de devenir analphabètes.

Pour plus d’informations

Si vous désirez rejoindre la Fondation pour l’alphabétisation afin d’en connaître davantage sur La lecture en cadeau, vous pouvez consulter la section des enfants sur leur site web ou vous pouvez les appeler sur la ligne Info-Alpha au 1-800-361-9142.


[1] Fondation pour l’alphabétisation. Enfants : La lecture en cadeau. Historique du programme, [http://www.fondationalphabetisation.org/enfants/la_lecture_en_cadeau/historique/] (page consultée le 26 octobre 2012).

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VOS COMMENTAIRES SUR Offrir l’imaginaire en lecture aux enfants

École primaire et des livres érotiques

Votre opinion

Des livres trop précoces au primaire ?

Des lectures sexuellement explicites se seraient retrouvées au primaire. Des parents concernés ont mis sur pied un site Web pour faire appel à la vigilance des parents sur le danger de ces lectures jugées précoces et inappropriées.

Raymond Viger  – Dossier Sexualité, Éducation, Débats sociaux.

débats sociaux société sociales réflexionsSelon Parent-Alerte, la confusion commence par les dessins enfantins des couvertures qui attirent des lecteurs trop jeunes pour leur contenu. Ce qui aurait amené des employés d’une librairie à recommander ces livres à des enfants, sans tenir compte du classement 13 ans et plus.

On nous envoie deux exemples de ces contenus inappropriés, dont un extrait décrivant une première relation sexuelle complète entre une jeune fille et un garçon. À la lecture, on peut affirmer que le ton érotique de ce texte n’a rien à voir avec celui d’un cours d’éducation sexuelle.

Nouveau classement 18 ans et plus

Ce qui nous amène déjà à remettre en question le classement de ces livres. D’ailleurs, après vérification sur le site Web d’un libraire bien connu, on constate que le classement de cette collection est passé à «romans jeunes adultes», ce qui en d’autres mots signifie 18 ans, et non plus 13 ans.

Plutôt que d’en tirer nous-mêmes des conclusions, nous vous invitons à participer à un débat sur ce thème. À la suite de vos commentaires, nous présenterons une synthèse de vos opinions dans un prochain numéro de Reflet de Société.

  • Craignez-vous que vos enfants soient exposés à des lectures trop précoces ?
  • Croyez-vous que les dessins des couvertures de certains romans jeunesse représentent mal la maturité de leur contenu ?
  • Croyez-vous que les classements de ces livres correspondent bien à leur contenu ?

VOS COMMENTAIRES SUR Livres érotiques pour élèves du primaire ?

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleAmour ou amitié?

Roman de cheminement humoristique. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et les autres. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Mobilisation étudiante et les casseroles

Dossiers Éducation, Culture, Économie

La vulgarisation des casseroles

Ils sont sortis dans la rue. Ils ont tapé sur des casseroles. C’est au Québec, ça aurait pu être ailleurs dans le monde. La capacité des gens à croire en leur pouvoir de changer les choses est un puissant stimulant. Mais pour les nourrir, il faut de l’information.

Pascal Lapointe, Agence Science Presse.

casserole manifestation étudiant greve ggi greve générale illimitée« Plus grand est le sentiment d’auto-efficacité, plus élevés sont les objectifs que s’impose la personne et l’engagement dans leur poursuite. »

Une phrase compliquée pour définir une chose à laquelle nous avons tous été confrontés : plus nous croyons en nos capacités, et plus nous sommes prêts à aller loin.

Si les gens ne pensent pas qu’ils peuvent produire les résultats qu’ils désirent par leurs actions, ils ont peu de raisons pour agir ou persévérer en face des difficultés.

La confiance de manifester

C’est l’éminent psychologue d’origine canadienne Albert Bandura, de l’Université Stanford, à qui on doit ces phrases. Mais le concept « d’auto-efficacité » qu’il a développé à partir des années 1980, est bien davantage qu’une simple confiance en soi. C’est ce qui fait le pont entre l’individu et les groupes.

C’est qu’à la base, « croire en ses capacités », peut être individuel —oui, je suis capable de faire 100 km à vélo!— mais arrivent des circonstances où l’individu, tout seul, atteint ses limites —améliorer les conditions de travail des journalistes pigistes, par exemple. Du coup, le gros bon sens dicte de passer à une action collective. Et pour passer à cette étape, il faut croire en notre « auto-efficacité », selon les travaux de Bandura.

Les casseroles dans la rue

Comment passe-t-on à l’étape où des gens se sentent prêts à descendre dans la rue avec des casseroles? Le sentiment d’identification à un groupe compte pour beaucoup : les juristes se sentiront plus enclins à protester contre une loi si d’autres juristes le font, et les gens d’un quartier riche se sentiront autorisés à taper sur des casseroles si leurs voisins ont l’audace de le faire.

C’est là une leçon pour les journalistes et les scientifiques qui croient erronément qu’il suffit de prendre un bloc de connaissances complexes et de le vulgariser de la « bonne » façon pour que tout le monde « comprenne ». Parce que l’argument qui va stimuler les juristes n’est pas le même qui va stimuler les artistes. Et aussi parce que dès qu’on parle de « changer le monde », il y aura inévitablement des groupes qui, par biais idéologique, refuseront d’observer les faits provenant de ce qu’eux perçoivent comme étant « l’autre camp ».

Vulgariser la manifestation étudiante

Du coup, le défi du vulgarisateur —tentant par exemple d’expliquer la hausse des coûts d’inscription à l’université, le pourquoi de l’évolution « entrepreneuriale » de la recherche ou même l’évolution de l’économie depuis les années 1970— devient de présenter un discours adapté à chaque groupe. De la même façon que ces environnementalistes du Kansas ont mobilisé des citoyens pourtant climatosceptiques, en employant une vulgarisation à saveur économique : comment se libérer de la dépendance au pétrole, comment faire baisser la facture d’électricité…

En vertu du principe voulant qu’il leur sera plus facile de croire à leur capacité de changer le monde si cette perspective de changement se calque sur leurs valeurs personnelles. Et ce, même si ces valeurs peuvent paraître superficielles à d’autres. Puisque ce n’est pas en faisant sentir à quelqu’un qu’on le trouve superficiel qu’on le convaincra d’écouter, même avec la meilleure présentation multimédia du monde.

Qui peut-on mobiliser?

L’enseignement d’une pensée critique devrait aussi devenir quelque chose de fondamental à l’école et à l’université, ne serait-ce que pour apprendre à distinguer un fait d’une opinion —mais pour ça, il ne faudrait pas juste en reparler une fois tous les 20 ans, lorsque surgit une crise.

Bien sûr, il y aura toujours des groupes plus faciles à mobiliser que d’autres —les jeunes— et il y aura toujours des gens effrayés par toute forme de changement. Mais même les plus vieux ou les plus réactionnaires ou les plus individualistes sont tôt ou tard touchés émotivement par quelque chose de rassembleur —l’importance d’une meilleure éducation, l’argent de leurs impôts dépensé plus judicieusement, la possibilité d’un plus dans leur qualité de vie… La tâche du vulgarisateur consiste à trouver cette corde sensible.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

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Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

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VOS COMMENTAIRES SUR Manifestation de casserole et mobilisation étudiante

Contre la hausse et pour la gratuité des frais de scolarité

Manifestation des étudiants

Réactions aux discours de Jean Charest

Suite à l’échec des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders des mouvements étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a pris la parole et a tenté de démontrer que son gouvernement avait raison. Sauf que…

Raymond Viger Dossiers Éducation, Culture, Économie, Politique

Suite à l’impasse des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a fait un point de presse pour résumer la situation.

Un discours savamment préparé pour tenter de nous convaincre que le gouvernement Libéral a fait plusieurs concessions depuis le début des négociations et que les étudiants ne veulent pas négocier mais tout simplement s’obstiner tant et aussi longtemps que la hausse des frais de scolarité ne sera pas aboli.

Pour qui se battent les étudiants?

Jean Charest lance une question importante: pour qui les étudiants se battent-ils? L’argumentaire de Jean Charest est que les leaders étudiants ne se battent pas pour les étudiants pauvres. Le nouveau système de prêts et bourses permet, pour un revenu familial allant jusqu’à 51 000$ d’avoir l’équivalent de la gratuité scolaire. Jusqu’à 100 000$ de revenu familial, des prêts étudiants permettent de diminuer les frais de scolarité. Passé 100 000$, Jean Charest considère qu’il est normal de payer des frais de scolarité et que les familles en ont les moyens.

À première vue, les arguments de Jean Charest peuvent en rallier plusieurs et sembler logique et acceptable. Moi même qui est en faveur d’une gratuité scolaire complète ait été ébranlé.

Sauf que…

1- Tenir compte du revenu familial suppose qu’il y a une bonne relation de l’étudiant avec sa famille. Ce qui n’est pas toujours le cas. Est-ce qu’on marginalise l’étudiant qui est en rupture familiale pour une quelconque raison?

2- Comment définit-on le revenu familial quand les parents sont séparés, les familles reconstituées? Est-ce que cela peut créer des situations où le calcul du revenu familial devient discriminatoire pour certains étudiants?

3- Que fait-on quand un des parents ne veut pas subvenir aux besoins d’un étudiant pour ses frais de scolarité?

4- Quand un étudiant quitte les études pendant 2 ans, il est considéré indépendant de ses parents et le revenu familial ne compte plus. Est-ce que cela discrimine l’étudiant qui continue ses études? Est-ce une façon de favoriser un décrochage scolaire de 2 ans pour être indépendant du revenu familial? Après un arrêt de 2 ans, combien d’étudiants pourront réellement revenir aux études?

5- Comment l’étudiant peut-il continuer ses études lorsqu’au moment du calcul de revenu familial ses parents travaillaient pour GM Ste-Thérèse avec 150 000$ de revenu familial et qu’à son entrée à l’université ses 2 parents ont perdu leur emploi parce que GM Ste-Thérèse a fermé les portes et que ses parents n’ont plus de revenus. Le revenu familial sera ajusté l’année suivante. Mais pour l’année en cours, l’étudiant fait face à une crise financière majeure qui pourrait mettre en péril son année scolaire.

Discrimination et injustice du système de prêts et bourses

Ce ne sont que quelques exemples de discrimination et de situations complexes que les frais de scolarité peuvent engendrer. Je suis sensible à ces discriminations parce que lorsque j’ai été aux études, personnellement, le gouvernement m’a remis trop d’argent en prêt et bourses. J’en n’avais pas besoin tant que ça. Mais dans le cas de ma conjointe, Danielle en a manqué et le système de prêts l’a discriminé avec des montants ridicules et tout ça, malgré qu’autant elle que moi, étions déclaré indépendant du revenu familial.

Le systême de prêts et bourses coûtent cher à opérer. Le système de prêts et bourses créent de grandes injustices. Pour certains étudiants, le système de prêts et bourses n’est pas suffisant pour compléter ses études tandis que pour d’autres, c’est un revenu inutile et non essentiel. L’objectif d’abolir les frais de scolarité est d’en arriver à abolir les système de prêts et bourses qui ne répond pas aux besoins réels des étudiants.

Réduire la taille de l’État pour financer les universités

Abolir le système de prêts et bourses, c’est réduire la taille de l’État, c’est récupérer de grosses sommes d’argent, non seulement qui est remis aux étudiants pour faire face aux frais de scolarité mais surtout de couper dans de nombreux postes de fonctionnaires. L’argent qui n’est pas versé aux étudiants pour payer les frais de scolarité peut être versé directement pour le financement des universités. Les salaires des fonctionnaires qui géraient les prêts et bourses deviennent une économie qui peut servir à augmenter le financement des universités et même plus.

Quand ils seront médecins, ils auront les moyens de rembourser leurs prêts

Jean Charest, d’une façon directe et indirecte, entretient un sentiment de jalousie envers les finissants des universités: quand ils auront terminé leurs études et qu’ils auront un gros salaire, ils leurs sera facile de rembourser leurs prêts. C’est normal qu’un étudiant investisse sur cette  »grosse job » qu’il va avoir.

Je suis parfaitement d’accord avec cet argument mais je propose une façon très différente atteindre cet objectif.

Quand l’étudiant aura sa  »grosse job », c’est par les impôts qu’il paiera qu’il remettra à la société ce qu’il a reçu. Pourquoi stigmatiser les étudiants plutôt que de taxer les gros salaires? Que ce soit un étudiant qui après une longue scolarité ou un homme d’affaire sans étude qui fait 250 000$ par année, il est normal dans notre système social qu’ils paient des impôts proportionnellement à leurs revenus… indépendamment que ces revenus soient attribués à leur scolarité, à leur bosse des affaires ou encore à l’héritage du commerce familial. C’est la façon simple et économique de gérer le tout.

La peur de faire payer les riches

Nos gouvernements ont peur de faire payer les riches pour les choix sociaux que nous endossons. Nous considérons que les études et les universités sont importantes. Soit. Nos impôts sont là pour payer les choix sociaux que l’on veut se donner.

Plus nous créons des systèmes d’exception, plus nous créons des départements de fonctionnaires qui coûtent chers pour gérer ces systèmes d’exception et plus nous créons des injustices dans l’interprétation de ces exceptions.

Assumons nos choix sociaux et arrêtons de tourner autour du pot.

VOS COMMENTAIRES SUR Frais de scolarité: contre la hausse et pour la gratuité

Autres textes sur  Éducation

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