Journée de la femme: Micro libre au bistro Le Ste-Cath

Micro libre au Ste-Cath, Paroles en l’air

Paroles de femmes

Encore à fleur de peau, j’ai eu de la difficulté à trouver les mots justes pour rendre compte de l’atmosphère empreinte d’émotions de la 2ème édition de Paroles en l’air au Ste-Cath. C’est pourquoi je reviens sur le sujet. La 3e édition a lieu aujourd’hui, le 7 avril à 20h00.

Annie Dion-Clément  dossiers  Culture, Égalité Homme-Femme.

Paroles en l'air, paroles de femmes«Pas assez femme»,

«Trop de fesses»,

«Rompre le silence»,

«Se construire dans la honte»,

«Force utile des survivantes»,

«Ne pas accepter de se faire pogner le cul»,

«Peau fripée comme celle d’un pruneau»,

«Droit de ne pas avoir d’enfant»,

«Essence d’un grand cœur qui bat»,«Pour éviter tes yeux»,

«Je ne ressens rien»,«Je suis un pion»,

«Être femme, c’est politique»,«Je me sens conne et inutile»,

«Être est mon hésitation»,«Rester silencieuse»,

«Réussir sa vie et maintenir un équilibre».

Ces quelques paroles illustrent fortement les sujets abordés et la fébrilité qui régnait lors de cette soirée. Elles ont été prononcées par 3 féministes à l’occasion de la journée internationale de la femme pour lancer la discussion sur le thème: La parole au féminin.

Les 3 courageuses

Nathalie Boisvert, dramaturge, a débuté avec la lecture d’un extrait de son recueil de poèmes Fureur immobile. Récit d’une femme violentée et isolée refusant de quitter celui qui la maltraite par manque d’estime. Ce texte fort empreint de gravité a donné le coup d’envoi à l’événement.

Vint ensuite la prestation de Tanya St-Jean du collectif Je suis indestructible. Avec un sanglot dans la gorge, elle a témoigné de son récit personnel. Élevée par une mère monoparentale, elle a été agressée par plusieurs hommes, dont son père et son frère. Son parcours de vie est à l’origine de ses études en travail social et en service communautaire. C’est à cette époque qu’elle décide de rompre le silence et de ne plus se sentir petite.

Dernière présentatrice, Amélie Prévost, accompagnée de son guitariste, a oeuvré dans un style plus léger avec une performance haute en couleurs de 5 de ses chansons. L’une d’elles abordait le droit de vieillir au féminin et d’aimer ses rides, témoignages de notre histoire et de ce qui nous anime dans la vie comme le montrent ces paroles : «Les doigts croches d’avoir trop joué de piano.»

Courageuses et déterminées à ne pas être des victimes, celles qui sont montées sur scène ont le mérite de révéler au grand jour leurs questionnements sur la condition féminine. Elles ont aussi le mérite de s’affirmer dans ce qu’elles sont et ce qu’elles ont de plus intime: leur histoire.

Pour cette raison, elles demeurent des modèles pour toutes celles qui n’acceptent pas leur passé et ce qu’elles sont. À travers ces témoignages, je me suis sentie interpellée et solidaire de toutes celles que je ne connaissais pas. J’étais fière d’être une femme.

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Le spectacle étant gratuit, préférable de réserver votre table.

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Spectacles de la semaine du 7 avril

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com.

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

La programmation 2015 est affichée sur le site du bistro.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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Devenir maman et la Journée de la femme

Grande annonce publique

Une nouvelle mère

Raymond Viger Dossier Famille

peace_dove-paix-journc3a9e-internationale femme mère mamanDepuis plus de 100 ans, le 8 mars on fête la Journée internationale de la Femme.

Au départ, pour plusieurs pays, les autorités voulaient souligner la présence et l’implication des femmes dans plusieurs manifestations qui ont permis de grands changements sociaux.

Même s’il faut souligner le magnifique travail de toutes les femmes, je veux profiter de cette journée particulière pour souligner une femme qui vient de faire une grande annonce publique. Ma fille, Annie, vient d’officialiser le fait qu’elle est enceinte. Son bébé verra le jour le 15 septembre prochain.

annie photos photographie photographeJe suis extrêmement heureux pour elle et je la félicite pour cet événement bien attendu.

Je ne cacherais cependant pas que je me sens beaucoup trop jeune pour devenir grand-père. Je croyais que cela était un rôle réservé aux personnes à la retraite! J’ai encore un peu de temps pour m’habituer à ce nouveau rôle que je devrais assumer.

Félicitations à toutes les mères et les femmes de la planète. Plus particulièrement à toi Annie et à cette nouvelle famille que tu viens de te créer.

À noter que vous pouvez visiter l’exposition de photographies d’Annie ainsi que la galerie d’illustrations de Ray Lengelé.

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Autres textes sur Famille

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

fete des mères maman journée internationale de la femmeUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

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Voir et sentir différemment selon le sexe

La sensualité des femmes maintenant prouvée

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux

Raymond Viger Dossier Égalité Homme-Femme 

Communiqué de Israel Abramov de la City University of New York (CUNY):

Une récente et vaste étude a conclu que, dans la majorité des cas, les femelles avaient une meilleure sensibilité, distinguaient et classaient les odeurs mieux que les mâles. Mais comme avec les autres sens, tels que l’audition et le système olfactif, il existe aussi des différences sexuelles marquées dans la vision des femmes et celle des hommes.

Voici une image qui circule sur plusieurs sites Internet. Sans en connaître la provenance ou encore la fiabilité, celle-ci pourrait donner une idée des différences possibles de perception des couleurs entre l’homme et la femme.

perception-couleurs-homme-femme

Référence pour le communiqué de Israel Abramov.

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Autres textes sur Égalité Homme-Femme

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

Visitez la boutique de Fanny Aïshaa. Fanny y présente des reproductions de quelques-unes de ses oeuvres. Que ce soit avec une affiche 8.5 » X 11 » à 5$, une carte de voeux à 4$, un T-Shirt à 20$ ou encore un Sweat-Shirt à 40$, les reproductions de Fanny sont une façon originale de la soutenir dans ses différents projets de création avec les peuples autochtones tout en ayant une partie de son oeuvre chez vous.

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Côtes-des-neiges offre des baignades réservées aux femmes

Le faux problème des baignades réservées aux femmes

Ou quand les « fondamentalismes » ne sont pas que religieux, et que la liberté peut être menacée par ceux qui prétendent la défendre.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers Accommodements raisonnables, Égalité hommes-femmes

reflet de société débats sociaux réflexion socialeCertains montent facilement aux barricades pour défendre nos libertés et combattre les fondamentalistes (musulmans, juifs ou chrétiens) qui voudraient, selon eux, nous ramener au Moyen Âge.

S’agit-il vraiment de défendre nos libertés… ou plutôt d’une intolérance qui voudrait niveler la culture, et couler tous les citoyens dans le même moule ? Les défunts régimes communistes ont tenté de le faire, mais ils se sont révélés être des dictatures et non des pays de droits et de libertés.

Le choix de la pudeur

dessin de Leonardo da VinciDans le cas présent, il ne s’agit que de quelques heures par semaine, et cette séparation des sexes n’est pas imposée à la majorité qui n’a rien à craindre en ce sens. D’autre part, ce qu’il faut considérer dans cette affaire, c’est le souhait de certaines femmes de pouvoir se baigner sans être soumises au regard des hommes, quelles que soient les raisons qui motivent ce besoin.

Le choix, très personnel, de la pudeur devrait être respecté, indépendamment du fait que ces femmes appartiennent ou non à une religion quelconque. Car si on pousse cette opposition à la pudeur à ses limites extrêmes, ira-t-on jusqu’à contester le droit à des douches et à des salles de toilette séparées ?

Les extrémistes non religieux

Quelle que soit notre opinion dans ce domaine, il faut se méfier des extrêmes et de ceux qui voudraient nuire à la liberté individuelle. Les extrémistes ne sont pas que religieux, comme on voudrait parfois nous le faire croire.

Ils peuvent aussi être athées, comme les dictatures communistes nous l’on démontré, qui détruisaient églises, temples et monastères. Leurs histoires ne sont pas si lointaines qu’on les ait déjà oubliées ? Elles avaient remplacé les cultes religieux par ceux du chef et du parti unique, une idolâtrie encore bien plus menaçante pour la liberté de tous.

Le mausolée de Lénine à Moscou peut très bien illustrer cet exemple, qui expose au public son corps embaumé depuis sa mort en 1924, comme on le faisait pour des saints qu’on idolâtrait auparavant. Et celui encore plus monumental de la place Tiananmen à Pékin où on expose le corps, également embaumé, de Mao, malgré sa volonté non respectée d’être incinéré.

La liberté se trouve au milieu de tous ces extrêmes, religieux ou athées, dans la « voie du milieu » qui laisse à chacun la plus grande marge de manœuvre possible, sans nuire à la liberté de l’ensemble des autres citoyens.

Combattre la liberté, alors qu’on prétend la défendre

Ce dont il faut se méfier avant tout, c’est de ces extrémistes toujours prêts à sabrer, plutôt qu’à rechercher l’harmonie et la paix. En agissant ainsi, ils sont souvent plus près de l’intolérance, du dogme et de la dictature que de la défense de la liberté et des soi-disant dangers qu’ils prétendent combattre. Cela aussi, l’histoire nous l’a amplement démontré.

Choisir ses batailles

Il faut savoir choisir ses batailles, nous dit le proverbe. Et celle-ci ressemble plutôt à un coup d’épée dans l’eau.

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Autres textes sur les accommodements raisonnables

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Féminisme: d’hier à aujourd’hui

Le féminisme des années 70 à aujourd’hui

Dialogue intergénérationnel entre quatre féministes

Après une période glorieuse au Québec dans les années 70, le mot « féministe » a ensuite été plongé dans une longue période de noirceur, dont il a commence à ré-émerger… Se dire féministe semble de plus en plus « cool » grâce notamment à une nouvelle génération de femmes engagées.

Caroline Lévesque, Caroline Morin, Centre des Femmes Uqam

Dossier Femme, Famille

Dans le cadre des activités entourant la Journée internationale des femmes, le Centre des femmes de l’UQÀM propose cette rencontre souhaitant réunir ces deux époques, avec des féministes de différentes générations afin de réfléchir, dans un premier temps, aux valeurs qui ont été transmises, ou non, à travers les décennies et discuter des enjeux qui touchent les femmes en ce moment et qui seront des défis pour les années à venir.

Comment devient-on féministe? Pourquoi être féministe en 2011? Qu’est-ce que ça signifie? Comment les plus jeunes ont été conscientisées? Est-ce que les plus âgées ont le souci de passer le flambeau aux nouvelles générations? Comment s’inscrit le discours féministe dans la société québécoise contemporaine? Quelles ont été les préoccupations des féministes des années 70? Ces questions-là sont-elles résolues? Quel constat font-elles du chemin parcouru? Quels sont les préoccupations des jeunes féministes aujourd’hui? Ont-elles conscience de l’héritage légué? Quel est celui qu’elles aimeraient laisser aux futures féministes?

Les panelistes

MARIE-ANDRÉE BERTRAND

Professeure émérite à l’Université de Montréal, est docteure en criminologie de l’Université de Californie, Berkeley; elle a fait carrière à l’Université de Montréal. Elle a aussi enseigné aux universités de Berkeley; de Hambourg, d’Alberta et à la Antigua Universidad de Onatai au Pays basque espagnol, sur les rapports entre femmes et droit pénal.

POL PELLETIER

Femme de théâtre engagée, fondatrice du Théâtre expérimental des femmes, la place des femmes dans le monde est au cœur de son œuvre. Elle a créé, en 1999, Cérémonie d’adieu, un spectacle hommage aux victimes de la tuerie de Polytechnique.

BARBARA LEGAULT

Militante féministe radicale engagée dans la lutte contre le patriarcat, le capitalisme, le colonialisme et tous les systèmes d’oppression. Présentement consultante en organisation communautaire, elle a occupé de 2002 à 2009 le poste de Responsable de la mobilisation et de la Marche mondiale des femmes (MMF) à la Fédération des femmes du Québec (FFQ). En outre de ses implications militantes, elle coordonne depuis 2009 le Secrétariat pancanadien du Mouvement RebELLEs.

LÉA CLERMONT DION

Photographe et reporter féministe, depuis l’adolescence, elle a organisé de nombreux événements de réflexion sur l’égalité des sexes auxquels elle a participé à titre de conférencière. Elle a siégé de 2006 à 2008 sur le Conseil du Statut de la femme du Québec. Elle est reconnue comme l’une des initiatrices de la Charte de l’image corporelle saine et diversifiée. Elle compte publier dans la prochaine annéee un ouvrage sur les femmes victimes des bombardements de l’OTAN au Kosovo en 1999.

ANIMATRICE : Caroline Morin

Recherchiste et chroniqueuse à Radio-Canada, elle tient une chronique féministe à l’émission La Tête ailleurs. Elle a l’habitude de l’animation des tables rondes, notamment dans le cadre du Festival Metropolis bleu auquel elle participe depuis plusieurs années. Elle prépare en ce moment un livre d’entretiens avec Pol Pelletier qui traitera entre autres de l’engagement féministe de cette dernière.

Vendredi 4 mars 19:00 à 21:30 heures

Salle des Boiseries, UQAM Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est La Salle des boiseries est logée au local J-2805 sous le clocher de la rue Saint-Denis. On y accède depuis la Grande Place du pavillon Judith-Jasmin.

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Autres textes sur Femme

Femme au pénitencier: gardienne de prison

Mère monoparentale

Patrick Jean et «La Domination masculine»

Magazine du Québec: La Gazette des femmes

Voile islamique debat sur le port des signes religieux

Racisme, sexisme et violence dans la pornographie et dans la societe

La vie à contre-Coran de Djemila Benhabib

Lotus Webzine, pour les femmes victimes de violences sexuelles

La CLES et l’exploitation sexuelle

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La lutte pour l’égalité des sexes n’est pas finie

«La Domination masculine», de Patrick Jean

La lutte pour l’égalité des sexes n’est pas finie

Lisa Melia

Le 25 novembre est la Journée internationale contre les violences conjugales. Le film de Patric Jean, «La Domination masculine», a donc choisi son jour pour sortir sur les écrans français. En une heure et quarante-cinq minutes, le cinéaste décortique les rouages de la domination masculine, inculquée dès la petite enfance, jusqu’à ses conséquences les plus terribles: la violence conjugale d’une part, et l’histoire de Marc Lépine, qui a abattu quatorze femmes à l’école Polytechnique le 6 décembre 1989, d’autre part.

Répartition des rôles

La distribution des rôles sexuels se fait dès l’enfance. La caméra de Patric Jean se promène dans un magasin de jouet et l’employé de l’enseigne lui sert de guide. D’un côté, explique-t-il, les déguisements de princesses et les reproductions d’objets ménagers, «pour imiter maman et ce qu’elle fait toute la journée». De l’autre côté, des déguisements et des jouets pour garçons qui évoquent l’aventure et stimule l’imagination.

Dans les livres pour enfants, les mêmes schémas se répètent : les garçons sont représentés à l’extérieur, dynamiques, et les filles à l’intérieur, souvent à la fenêtre. «La fenêtre, c’est la culture du rêve, explique une sociologue. La fille n’a pas d’ambition et se doit d’être spectatrice, c’est une princesse qui attend une protection masculine.»

Tout est ainsi fait pour construire un homme fort et protecteur, tandis que la femme est perçue comme gentille, douce et soumise. Lors d’une séance de speed-dating, une participante explique que le rôle de la femme est de valoriser l’homme, de préférence à son insu. Devant la caméra, elles expliquent toutes chercher des hommes ambitieux et capables, et quand on leur demande ce qu’elles ont à offrir, elles proposent leurs corps et leurs talents de cuisinière. De nombreuses femmes consentent ainsi à minimiser leurs capacités pour ne pas dépasser leur compagnon.

De la domination à la violence

Le cinéaste aborde ensuite la question de la violence conjugale, intimement liée à celle de la domination. La société dans laquelle nous vivons est, selon lui, « le terreau dans lequel se plantent les histoires individuelles». Une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les trois jours. «Est-ce une succession de cas malheureux ?» demande-t-il.

Aux urgences, des femmes de tout âge et de toutes origines acceptent de témoigner de ce qu’elles vivent. 85% des victimes de violences conjugales sont des femmes, rappelle un policier montréalais. Denis a été l’un de ces hommes violents et lutte encore aujourd’hui contre son agressivité. Il affirme que de plus en plus d’hommes prennent conscience de leur violence et cherchent à changer. Mais cela prend énormément de temps. Il se rappelle que sa propre prise de conscience l’a profondément ébranlé, comme «un coup de poing de le ventre», mais qu’il était loin «d’en avoir fini» et lutte encore aujourd’hui.

Les contre-féministes

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine tira sur des étudiantes de Polytechniques et en tua quatorze, «par haine des femmes et des féministes», résume Patric Jean. Cet événement, assure un homme appartenant à un mouvement contre-féministe, a été le point de départ d’une contestation de la société «matriarcale québécoise qui castre les hommes». De nombreux «masculinistes» condamnent ainsi «la femme québécoise [qui] prend le rôle du mâle. Elle a tout obtenu et il ne reste plus rien pour l’homme». «Le féminisme est un crime contre l’humanité», achève l’un d’eux.

Les féministes tentent de lutter contre ces «masculinistes», mais le combat principal, pour elles, c’est de faire tomber «l’illusion que l’égalité est acquise», particulièrement présente chez les jeunes. «C’est une révolution inachevée», affirme une militante. Un homme impliqué dans le mouvement féministe explique que l’égalité signifie une acquisition de droit pour les femmes, mais un renoncement pour les hommes. Ce qui explique qu’ils mettent au point «des stratégies pour conserver [leur] privilèges».

Dans le quotidien 20 Minutes, Patric Jean résume la situation en ces termes: «On est passé de 0 à 10% de femmes à des postes de responsabilités. Au rythme actuel, il faudrait trois cents ans pour que le parlement français soit mixte. Côté tâches ménagères, les hommes y consentent une minute trente de plus tous les deux ans… Depuis trente ans, les femmes ont des droits équivalents aux hommes. Mais les mentalités doivent encore changer.»

Quelques liens

Le site du film La domination masculine
Le blogue du cinéaste Patrick Jean

Des ressources

– AU QUÉBEC

Aimer sans violence : Site québécois de sensibilisation auprès des 11-17 ans qui vise à promouvoir l’égalité fille – garçon

Plusieurs ressources recommandées par l’Institut national de la santé publique

– EN FRANCE

Violence conjugale

3919 (prix d’un appel local) Que vous soyez victime ou témoin de violences conjugales, appelez ce numéro. Vous serez conseillé et informé sur les démarches à suivre.

Viol femmes, information(collectif féministe contre le viol) : 0 800 05 95 95

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Le dur parcours d’une famille monoparentale

Témoignage

 

Le dur parcours d’une famille monoparentale

Dossier Famille

Le 9 mai 2002, ma vie a pris un virage de 180 degrés. À 23h29 très précisément, une petite fille a déchiré mon ventre, ce morceau de chair élastique qui l’a abritée pendant neuf mois. Sur la balance, ce bébé naissant ne pesait que neuf livres et demie. Pourtant, en le prenant dans mes bras, j’ai senti un poids nettement plus lourd s’abattre sur mes épaules: celui de la monoparentalité.

Murielle ChatelierFemmes seules, familles monoparentales

 

 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu avoir une belle grande famille unie. Être entourée de 8 enfants et d’un mari pour m’aider avec toute cette  marmaille, c’était peut-être un idéal un peu fou pour notre époque, mais je le trouvais fort plaisant et amusant. Cependant, étendue seule dans mon lit d’hôpital, enveloppée par la noirceur silencieuse de la nuit, j’ai compris que c’était plutôt une longue solitude qui m’attendait.

Durant mes premières semaines à titre de «mère toute seule», je vaquais à mes occupations un peu comme un automate. Changements de couche, biberons à toutes les 4 heures, stérilisation des tétines, lavage des barboteuses, bavettes et autres mini-vêtements, je faisais ce qu’il y avait à faire, vidée de toute émotion. Dans le fond, j’étais tout simplement hébétée d’en être arrivé à me couper ainsi les ailes à 23 ans.

Le plus dur a justement été d’accepter que mes déplacements seraient désormais très limités. Surtout sans voiture. Quand je devais aller au dépanneur du coin, il fallait que j’amène ma fille, quand je devais me rendre à la pharmacie, il fallait que ma fille vienne avec moi, quand j’avais envie de prendre une marche pour faire le vide, il fallait que ce soit avec ma fille. Jamais rien sans ma fille, quelle que soit la température… Ça n’a pas été long que j’ai commencé à quémander de l’aide un peu partout autour de moi.

De femme autonome à mendiante

Du jour au lendemain, j’ai dû apprendre à piler sur mon orgueil pour m’assurer une meilleure qualité de vie. Parce que mes besoins étaient infinis, quiconque franchissait ma porte se voyait confier une tâche. Lui, devait m’emmener faire mon épicerie, elle, devait garder mon enfant parce que j’avais une course à faire, eux, devaient s’occuper de ma fille un peu parce que j’avais besoin de répit. J’étais si fatiguée, mais obligée de m’occuper de mon enfant quand même, tout le temps, peu importe l’état de mon esprit ou de mon corps.

Étant la seule dans mon entourage immédiat à avoir un enfant, j’ai été rapidement considérée comme une profiteuse. On s’exaspérait d’avoir à me rendre service, on s’impatientait de devoir m’attendre quand je préparais ma fille, on levait les yeux au ciel de me voir arriver avec mon gros siège d’auto et ma poussette… Personne ne comprenait ce que je vivais. Oui, ma vie était un pitoyable théâtre de mille solitudes.

Mendiante, je le suis devenue encore plus quand les difficultés financières sont venues me pourrir la vie. Après mon congé de maternité, il fallait bien que je retourne sur le marché du travail et que je termine mes études. Naturellement, il était impensable de travailler à temps plein. Alors, mes finances sont devenues «partielles» tandis que mes dépenses ne cessaient d’augmenter. Frais de garderie, transport en commun, taxi pour les jours trop froids et trop enneigés, médicaments pour la peau, la liste n’en finissait plus de s’allonger.

C’est quand ma fille a eu deux ans et demie environ que la situation est devenue intenable. Pendant un certain temps, je n’ai pas pu bénéficier du programme de prêts et bourses du ministère de l’Éducation. Avec mon emploi d’à peine une vingtaine d’heures par semaine, je n’arrivais presque plus à nourrir convenablement mon enfant. C’est ensemble que nous avons traversé la période «Chef Boyardee». Et quand est arrivé le jour, qui me hante encore, où le solde de mon compte m’a humiliée dans un restaurant en ne me permettant pas d’offrir un foutu cornet de crème glacée à ma fille, je me suis effondrée.

Vivre de dons

Rampant presque de tristesse, je suis allée gratter à la porte du bureau de l’aide financière de mon université. Je n’avais même pas assez de force pour cogner. Rarement on m’a témoigné cette sollicitude que je réclamais tant pendant cette sombre période. La conseillère qui m’a reçue à son bureau m’a alors insufflé un brin d’espoir. Et aussi ténu fut-il, c’était déjà un grand début pour moi. En plus de me diriger vers des ressources pour les parents étudiants, elle m’a référée à une église qui faisait des dons dans des cas «extrêmes». J’en étais rendue là.

Ainsi, j’ai bénéficié de coupons alimentaires pour faire mon épicerie et d’une somme de 300$ pour mes autres besoins. Je quêtais aussi un peu d’argent à mes proches, me faisais payer des repas au restaurant par mes amis, m’inscrivais dans des bases de données pour recevoir des paniers de Noël. Bref, je tentais tant bien que mal de survivre tout en essayant d’épargner ma fille le plus possible parce que mon moral était au plus bas et qu’elle en subissait, malgré moi, les contrecoups.

Moi qui rêvais autrefois d’être une mère aimante et affectueuse, j’étais devenue, par la force des choses, une mère irritée, soucieuse, les nerfs à fleur de peau. D’ailleurs, c’est tout ce que j’étais. Une mère. Mes besoins de femme n’existaient plus. Où aurais-je pu trouver le temps de penser à prendre soin de moi? Surtout, diminuée à ce point, je n’avais rien d’autre à offrir à un éventuel prétendant que de la détresse, un regard rougi de larmes, un corps à l’abandon et un esprit accablé d’innombrables tourments.

M’en sortir à tout prix

Malgré toutes les épreuves que j’ai dû surmonter, je n’ai jamais pensé à laisser tomber. J’ai terminé mes études universitaires, en me résignant à me séparer de ma fille pendant quelques mois. Faute de gardienne, j’ai souvent dû la trimballer à l’école quand j’avais des travaux d’équipe et j’ai raté la majorité de mes cours. Lors d’une session, il m’est arrivé de ne me présenter qu’à 4 séances de cours sur les 15 prévues au programme. J’ai donc choisi de laisser ma fille partir en voyage avec mes parents. Ce fut une séparation déchirante pour nous.

Toutefois, animée par le désir de débuter dans une carrière qui nous permettrait de vivre décemment avec un seul revenu, j’ai tout de même poursuivi mes efforts. Aujourd’hui, je n’ai pas encore atteint ce but, du moins, tel que je le souhaitais, mais j’ai maintenant l’expérience du pire, c’est relatif, on s’entend, et je sais qu’il y a toujours un espoir à entrevoir. Et aussi, je suis beaucoup mieux outillée qu’autrefois.

Pour moi, être une maman toute seule, c’est avant tout composer avec une grande solitude. C’est pourquoi j’estime qu’être bien entourée est certainement le plus grand privilège dont une mère monoparentale peut bénéficier. Renoncer à tant de libertés pour s’occuper d’un enfant, c’est tout un exploit! Maintenant, ma fille a sept ans et est beaucoup plus autonome. Même si les contraintes sont toujours mon lot quotidien, je m’en accommode très bien. Parce qu’elles viennent avec ma fille. Et rien ne me rend plus heureuse que d’être toujours avec elle.

 

 

Ressources – familles monoparentales

Services de soutien pour les mères monoparentales, à Montréal

Centre communautaire Cefedi

1933, rue L.O.David

Montréal, (Québec)

H2E 1K7
Téléphone : 514 384-5330

Centre des Femmes de Pointe-aux-Trembles

12 125, rue Notre-Dame Est, #162
Montréal (Québec)
H1B 2Y9

Téléphone : 514 645-6068
Télécopieur : 514 645-3009

La Petite Maison de la Miséricorde

4401, rue Saint-Hubert

Montréal (Québec)

H2J 2X1

Téléphone : 514 526-2639

Télécopieur : 514 526-5954

La Puce communautaire

3920, rue De Rouen

Montréal (Québec)

H1W 1N3

Téléphone : 514 259-3126

Télécopieur : 514 259-0482

Mères avec pouvoir (MAP) Montréal

2015 A, rue Fullum

Montréal (Québec)

H2K 3N5

Téléphone : 514 282-1882

VOS COMMENTAIRES SUR LE QUOTIDIEN DIFFICILE DES MÈRES CÉLIBATAIRES

Illustration : MABI

Reflet de Société, Vol 18, No. 1, Septembre/Octobre 2009, p. 28-29

 

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