Auteur et journaliste: Albert Camus

Albert Camus et la Résistance

Tuer le juste ne suffisait pas, il fallait attaquer l’âme et l’esprit

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Culture, Journalisme

réflexions sociales débats sociaux sociétéLe nom d’Albert Camus (1913-1960) nous fait penser au roman L’Étranger, mais avant d’être romancier, Camus était journaliste. Il a beaucoup écrit pour Combat, un journal de la Résistance, alors que la France était sous occupation nazie, durant la Deuxième Guerre mondiale.

369px-A._CamusSes chroniques ont été regroupées sous le titre Actuelles et publiées chez Gallimard à partir de 1950. C’est du grand journalisme, une forme de journalisme qui n’a rien à voir avec des intérêts commerciaux ou le désir de paraître.

En août 1944, Paris vient d’être libérée lorsqu’il s’exprime sur la raison d’être de la torture, dont beaucoup de Résistants furent victimes, et qu’il l’explique ainsi :

« C’est qu’il s’agissait de tuer l’esprit et d’humilier les âmes. Quand on croit à la force, on connaît bien son ennemi. Mille fusils braqués sur lui n’empêcheront pas un homme de croire en lui-même à la justice d’une cause. Et s’il meurt, d’autres justes diront “non” jusqu’à ce que la force se lasse. Tuer le juste ne suffit donc pas, il faut tuer son esprit pour que l’exemple d’un juste renonçant à la dignité de l’homme décourage tous les justes ensemble et la justice elle-même. »

C’est cela qui explique les tortures, les prisons politiques, les camps de concentration et les goulags qui tentent de déshumaniser les victimes avant de les tuer.

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Publications: Doit-on faire relire nos écrits?

Journalisme et écriture

Georges-Hébert Germain et Robert Bourassa

Le 19 février dernier, Georges-Hébert Germain était l’invité de Guy A. Lepage à l’émission Tout le monde en parle pour nous présenter sa nouvelle biographie: Robert Bourassa.

Raymond Viger Dossiers Journalisme, Tout le monde en parle

Georges-Hébert Germain fait une grande confession lors de son passage à Tout le monde en parle.

Si j’avais fait relire mon manuscrit au moins cinq erreurs auraient été sauvé dans le livre sur Robert Bourassa.

Un livre peut être écrit en tant que journaliste ou comme auteur. Je ne m’attarderais pas ici à savoir quel chapeau Georges-Hébert Germain a utilisé pour écrire le livre Robert Bourassa. Je me limite ici à cette éternelle question à savoir s’il est acceptable de faire relire nos écrits en journalisme.

Le code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec est clair sur ce point:

5 c) Approbation par les sources
Les journalistes ne soumettent pas leurs reportages à leurs sources avant de les publier ou de les diffuser.

Et pourtant, plusieurs journalistes, en chuchotant et discrètement, avoue faire relire leurs reportages par les personnes concernées. Plusieurs raisons peuvent le justifier. En journalisme scientifique, lorsque vous passez en entrevue une personne qui possède 23 doctorats hyper spécialisés, il peut être intéressant de faire relire certains passages plus techniques question d’éviter de grossières erreurs qui discréditeraient l’ensemble du reportage ainsi qu’induire le public en erreur.

Pour obtenir une entrevue, certaines vedettes exigent de pouvoir relire le texte avant publication. Ici on peut se questionner à savoir s’il y a ingérence ou si c’est la recherche de vérité qui motive une telle demande. Je ne peux endosser que la personne passée en entrevue ait le pouvoir de décider ce qui est acceptable ou non de publier.

Comment interpréter le code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes?

Le mot clé est l’approbation par les sources. Dans notre magazine Reflet de Société, il est d’usage courant de faire relire les reportages, ou du moins certains passages avant publication. Nous travaillons souvent avec des personnes sensibles, fragiles et qui n’ont aucune expérience avec les médias.

En faisant relire le texte, nous voulons vérifier si la personne s’est bien exprimée, si ce que nous en avons compris représente bien la réalité. Il arrive qu’en se relisant, la personne nous rajoute un commentaire en disant qu’elle avait oublié un détail. Et ce détail amène parfois un nouvel éclairage intéressant au reportage.

Parfois c’est nous qui questionnons le sujet et lui présentons les conséquences possibles de l’entrevue. En se présentant sous son vrai nom et décrivant certains agressions, les gens de son entourage vont reconnaître certaines personnes. Pour sa propre protection, est-ce préférable d’avoir un pseudonyme?

Nous interprétons cette idée de faire relire un reportage non pas comme étant une demande d’autorisation mais plutôt comme un travail d’équipe avec la personne concernée. L’objectif demeure de présenter un texte le plus complet et le plus véridique possible.

La question qui tue

Georges-Hébert Germain n’a pas fait relire sa biographie de Robert Bourassa. Cinq erreurs ont été publiées qui auraient pu être corrigé s’il l’avait fait.

Pourquoi ne pas prendre avantage d’un travail d’équipe possible et de risquer de faire des erreurs? Si je fais relire, on me pointera du doigt sous prétexte que ce n’est pas “journalistiquement” acceptable. Si je fais des erreurs d’interprétation, on me pointera du doigt sur les erreurs qui se sont glissées.

Pendant ce temps, plusieurs journalistes font relire en cachette leurs textes. Presqu’honteusement.

À Reflet de Société, non seulement c’est d’usage courant, mais nous exigeons de nos journalistes qu’ils le fassent.

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Léa Clermont-Dion, exposition de photos

Léa Clermont-Dion: photographe et journaliste

Léa Clermont-Dion au Burkina Faso

Léa Clermont-Dion a photographié des habitants du Burkina Faso, plus précisément de Banfora, une ville où les femmes ont plus de pouvoir que n’importe où ailleurs en raison de l’association de femmes Munyu qui y joue un rôle socio-culturel important.

Raymond Viger   Dossiers Culture, International

Le 4 février prochain, une exposition de la journaliste et photographe Léa Clermont-Dion. Pour ceux qui ne pourrait pas y être, l’exposition originale de Léa Clermont-Dion sera aussi en ligne.

Dans le cadre de la semaine de développement international qui se tiendra du 6 au 12 février prochain, l’exposition photo de Léa Clermont-Dion «Banfora en 30 visages» pose un regard personnel et sensible sur le peuple du Burkina Faso.

Léa Clermont-Dion a réalisé une série de portraits, un échantillonnage quasi-ethnologique d’une communauté fortement influencée par une organisation matriarcale. L’étude des cultures, l’intérêt pour les structures économiques et sociales des ethnies est au cœur de cette démarche documentaire de Léa Clermont-Dion.

J’ai réussi à connaître mes sujets photographiques. Chaque photo n’est pas prise par hasard. Le temps d’une seconde, j’ai essayé de capter l’essence même de la personne rencontrée, explique la photographe Léa Clermont-Dion.

À l’encontre de certaines publications occidentales nous donnant une vision réduite du continent africain, Banfora en 30 visages se démarque par son approche esthétique, formelle et analytique.

J’ai réussi à connaître mes sujets photographiques. Chaque photo n’est pas prise par hasard. Le temps d’une seconde, j’ai essayé de capter l’essence même de la personne rencontrée, explique Léa Clermont-Dion.

Léa Clermont-Dion est bien connue pour son engagement en faveur des jeunes, des filles en particulier. Étudiante en droit international, photographe, journaliste, chroniqueuse radio (Première Chaîne, CIBL et CISM) et co-initiatrice de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, à 20 ans, Léa Clermont-Dion a une feuille de route bien remplie.

Communicatrice et engagée, Léa Clermont-Dion a profité d’un stage Québec sans frontières de la division jeunesse d’Oxfam-Québec, le CLUB 2/3, en communication radio, pour prendre ses photos.

J’ai voulu contrer la vision réduite qui est souvent montrée du continent africain. À mes yeux, Banfora en 30 visages se démarque par son approche esthétique, formelle et analytique, conclut Léa Clermont-Dion.

Vernissage de Léa Clermont-Dion, vendredi 4 février 2010 à 20:00 heures
Shooga Marketing 6334-A St-Hubert
Entrée libre

Page Facebook de l’exposition de Léa Clermont-Dion.

Exposition Internet de Léa Clermont-Dion.

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Stage en journalisme international: Sylvio Lamarre au Vietnam

Stage en journalisme international

Construire son paradis au milieu de la jungle

Dire au revoir à la routine, bâtir un havre de paix pour les voyageurs afin de partager sa vision des choses et vivre sans trop penser à demain. Sylvio Lamarre a choisi un parcours unique. Il ne sait pas où il terminera ses jours, mais le Vietnam est désormais sa terre d’accueil.

Martin Thiboutot  Dossiers Journalisme, International, Journalisme international

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Vêtu d’un paréo coloré et d’un collier où se côtoient grenouilles et singes, Sylvio Lamarre, 52 ans, accueille depuis près de huit ans des touristes de partout dans le monde. On ne peut plus accueillant, cet homme de Granby est poli et attentionné envers ses visiteurs qui auront voyagé plusieurs heures avant d’arriver à Jungle Beach, son resort en pleine forêt. Cet endroit, il l’a créé de A à Z.

Installé en Colombie-Britannique pendant plusieurs années, il part à la conquête de l’Asie du Sud-Est. Il débute par la Thaïlande en 1992 et dit adieu au froid: «J’ai décidé que plus jamais je ne passerai l’hiver au Canada», affirme-t-il sans regret. C’est d’abord en 1996 qu’il découvre les terres vierges qu’il allait plus tard transformer en havre de paix.

Au cours des années suivantes, sa route croise Singapour, les Philippines et l’Indonésie, mais c’est le Vietnam qu’il choisit en 1998. Sa passion d’alors: le kayak de mer.

Ses années passées dans l’Ouest canadien n’auront pas été qu’une folle aventure. Sylvio Lamarre y a notamment étudié l’agronomie. Suivant ses convictions, le passionné de jardinage est passé du secteur industriel au développement d’engrais et de terreaux biologiques.

Aujourd’hui, il applique ces principes environnementaux à Jungle Beach. Le Vietnamien d’adoption ne manque pas de travail. «Je suis à la fois architecte, ingénieur, balayeur et électricien», plaisante-t-il. Il est effectivement impressionnant qu’une seule personne ait pu concevoir la quinzaine de bâtiments que compte aujourd’hui Jungle Beach. À cela s’ajoute le mobilier des constructions principales. «On fait tout ici», assure-t-il. Il reçoit même des commandes de propriétaires hôteliers ayant remarqué la qualité de ses chaises en bois. Côté achalandage, ces 18 derniers mois, toutes les nuits sauf une, il a affiché complet.

Amoureux de la flore et de la faune

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Comme si la gestion d’un hôtel en pleine nature n’était pas suffisante, Sylvio Lamarre collabore, depuis 2005, avec la Frankfurt Zoological Society. Quelques mois auparavant, son équipe et lui-même avaient remarqué la présence de singes dans les montagnes environnantes. Une fois les photos reçues, la Société leur a appris que les macaques en question étaient des langurs à mollets noirs, une espèce classée vulnérable par le Endangered Primate Rescue Center. Depuis, des observations sont notées quotidiennement par un biologiste du centre et c’est Sylvio qui paie l’employé. «Peut-être qu’on va réussir à faire une réserve naturelle», espère-t-il.

Toujours considéré comme un résident temporaire, cette implication bénévole lui a valu un certificat de mérite qui pourrait bien l’aider celui à obtenir sa citoyenneté vietnamienne. Mais les démarches sont longues: «Ça en prend, des papiers!», affirme le Canadien. Les autorités du pays exigent entre autres une biographie complète du demandeur, ses diplômes remontant au primaire ainsi que les raisons justifiant sa demande. Son mariage avec une Vietnamienne et la naissance de leur fille devraient jouer en sa faveur.

Même s’il parvient à obtenir sa citoyenneté, rien n’assure que Sylvio Lamarre terminera ses jours dans ce pays. «Je n’en ai aucune idée», avoue-t-il. Chose certaine, il ne reviendra pas au Canada. Parions que son nouveau mode de vie, son petit paradis et surtout les deux femmes de sa vie sauront le retenir sur la côte vietnamienne.

Photos équipe ENDIRECTion du Vietnam

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

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DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html

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Journaliste blogueur canadien face à la peine de mort en Iran

Hossein Derakhshan, prison d’Evin en Iran

Un journaliste blogueur canadien face à la peine de mort

Hossein Derakhshan, surnommé le père du blog iranien détenu à la prison d’Evin en Iran depuis 2008, vient d’apprendre que le procureur de Téhéran réclame la peine de mort. Des pétitions sont en cours pour le soutenir.

Raymond Viger Dossier Justice, Média, Internet, International

hossein-derakhashan-blogfather-journaliste-blogueur-prison-iran Sandrine Murcia lance un appel pour la libération immédiate de son compagnon Hossein Derakhshan, blogueur et journaliste irano-canadien, détenu à la prison d’Evin en Iran. Le procureur de Téhéran a requis la peine de mort à son encontre. Voici le message de Sandrine Murcia:

Je lance un appel à la communauté internationale pour la libération de mon compagnon, Hossein Derakhshan, blogueur et journaliste irano-canadien, surnommé Blogfather, arrêté en novembre 2008 et détenu à la prison de Evin, Téhéran, Iran depuis lors. Nous venons d’apprendre hier (le 19 septembre 2010) que le procureur de Téhéran a requis la peine de mort. Les jours qui viennent pourraient voir cette sentence confirmée par les autorités iraniennes, alors même qu’il n’a fait qu’exercer son métier de journaliste. L’urgence est donc totale.

A l’heure où toutes les grandes nations se réunissent à New York, dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, c’est au Président Ahmadinejad et à toute la communauté internationale, que je souhaite m’adresser pour qu’Hossein retrouve très vite la liberté, au nom des droits de l’homme et de la liberté d’expression des journalistes.

Un site français, les Voix du Panda ainsi que plusieurs autres blogueurs ont lancé des pétitions pour soutenir Hossein Derakhashan. Prenez quelques instants pour signer une des pétitions en cours. Invitation du Panda à signer la pétition.

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Vietnam: Refuge pour les victimes de l’agent orange

Village de l’amitié

Un refuge pour les victimes de la dioxine

Situé à Van Canh, à 11 km d’Hanoï, le Village de l’Amitié est probablement l’un des plus beaux symboles de coopération internationale. Pourtant, on ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en le visitant. Milieu de vie de 120 enfants et vétérans souffrant de problèmes de santé sévères reliés à l’agent orange, le Village est la preuve tangible que les Vietnamiens vivent encore avec les fantômes de la guerre.

Isabelle Larose Dossier Média, Stage au Vietnam

Entre les salles de classe et la clinique déambulent de jeunes vietnamiens à la tête ou aux yeux surdimensionnés. D’autres, à l’allure physique normale, éprouvent des problèmes psychologiques. Certains se déplacent en chaise roulante, d’autres ne peuvent se mouvoir seuls.

Pourtant, ces enfants sont considérés comme chanceux. Premièrement parce que parmi les 300 000 jeunes vietnamiens malades, plusieurs n’auront jamais accès à de l’aide, faute de ressources disponibles. Deuxièmement,  le Village de l’Amitié de Van Canh est probablement le plus gros et le mieux adapté des 63 centres dédiés aux victimes de l’agent orange. Avec ses dix maisons servant à loger les victimes et le personnel, son centre médical, sa cafétéria et ses nombreuses salles de classe, le Village de l’Amitié est un milieu de vie où plus de 60 employés et bénévoles mettent la main à la pâte. «Chaque province du Viêt-Nam a un centre pour accueillir les victimes de l’agent orange. Souvent, ces centres sont petits et les victimes ne peuvent pas y coucher ni recevoir des traitements», explique le directeur du Village de l’Amitié, Dang Vu Dung.

Réconcilier les anciens combattants

agent-orange-dioxine-vietnam Le Village de l’Amitié de Van Canh est le résultat d’un projet de réconciliation entre les anciens combattants, alliés ou ennemis d’hier. Le projet a été mis sur pied en 1988 par George Mizo, un vétéran de l’armée américaine. Des anciens combattants de plusieurs pays se sont joints au projet en finançant la création d’un village qui viendrait en aide aux Vietnamiens qui vivent encore avec les conséquences de la guerre. En organisant des campagnes de financement partout à travers le monde, ils permettent aujourd’hui le bon fonctionnement du Village sans que les familles n’aient à débourser un sou.

Habituellement pensionnaires du Village durant deux ou trois ans, les victimes apprennent un métier qui leur assurera une autonomie financière. Cet apprentissage peut également être salvateur pour la famille des victimes qui comptent souvent plus d’un membre souffrant de problèmes de santé causés par la dioxine. «J’ai déjà visité une famille qui comptait dix enfants malades de l’agent orange. À chaque nouvelle grossesse, le père espérait la naissance d’un enfant en santé qui pourrait travailler et faire vivre sa famille. Cela n’est jamais arrivé. C’est donc la mère qui avait le poids de la famille sur les épaules et qui devait assurer sa survie», raconte le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan.

Éducation adaptée

Dans la classe d’informatique, les élèves apprennent à utiliser différents logiciels. Dans la pièce suivante, une dizaine de jeunes Vietnamiens reproduisent des photos en brodant minutieusement sur un tissu. Quelques mètres plus loin, des jeunes filles fabriquent des fleurs avec du tissus. Leurs petits doigts créent avec une dextérité épatante des objets qui seront vendus pour financer le Village. Au terme de leur séjour, les adolescents reçoivent une atttestation qui  certifie leur capacité à travailler.

En plus des classes de formation professionnelle, les jeunes reçoivent une éducation scolaire adaptée à leur capacité. Ceux qui détiennent de plus grande capacités intellectuelles quittent le Village durant la journée pour se rendre à l’école locale traditionnelle. «Actuellement, nous avons dix enfants qui vont à l’école primaire et trois à l’école secondaire de Van Canh. Il y a deux ans, nous avons eu un pensionnaire qui fréquentait l’université», raconte l’interprète et la secrétaire du Village, Nguyen Ngoc Ha.

Autres textes sur le Vietnam

Agent orange et le Vietnam

Stage en journalisme international au Vietnam

En DIRECTion du Vietnam: présentation des participants

VOS COMMENTAIRES SUR Victimes de l’agent orange (dioxine) au Vietnam

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Vietnam: Les victimes de l’agent orange

Les victimes au Vietnam

L’agent orange: un poison indélibile

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier.

Isabelle Larose      Dossier Média, Stage au Vietnam

agent-orange-dioxine-vietnam Toan n’était même pas né quand le cauchemar a commencé. Ses parents ne l’étaient probablement pas non plus. Il faut remonter en 1961 pour arriver à l’origine du problème.

Le 11 mai, le président américain John F. Kennedy lance l’opération Ranch Hand pour appuyer les efforts de l’armée du sud du Viêt-Nam et contrer la poussée des Viêt-Cong soutenus par le nord du Viêt-Nam communiste. L’opération consiste à répandre, par la voie des airs, des herbicides afin de détruire la luxuriante végétation aux abords des bases militaires américaines et des pistes de ravitaillement. En plus d’augmenter la visibilité et de permettre un meilleur contrôle de l’ennemi, l’utilisation des défoliants dévaste les récoltes et force les paysans à se regrouper dans les zones contrôlées par les Américains pour survivre.

Jusqu’en 1971, on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de terre et de forêts. Plus de 3000 villages ont été contaminés par l’épandage aérien. Avec plus de 40 millions de litres largués, l’agent orange a été le défoliant le plus utilisé durant l’opération Ranch Hand, malgré sa dangerosité.  «L’agent orange contient de la dioxine, la substance la plus toxique qui n’ait jamais été créée par l’humain», explique le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan. Selon une étude de l’Université Columbia publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de huit millions d’habitants. Or, plus de 400 kilos de dioxine pure ont été versés au Viêt-Nam durant la guerre.

Un mal en héritage

Selon la VAVA, 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement en contact avec l’agent orange, sans parler des dizaines de milliers de soldats de plusieurs nationalités qui prenaient part aux combats. Ce qui était sensé être un herbicide inoffensif est rapidement devenu un poison indélébile.

Les épandages ne sont même pas terminés que déjà, les soldats  américains et alliés ainsi que la population locale souffrent de maux étranges, de maladie de peau, de cancers, de diabète, de cécité ou encore de troubles cardio-vasculaires, neurologiques et psychiatriques pour ne nommer que ceux-là.

Les Vietnamiennes accouchent de bébés mort-nés ou monstrueusement malformés. Il faut avoir vu quelques-uns de ces fœtus conservés dans le formol pour constater l’horreur engendrée par la dioxine. Pénis au milieu du front, tronc à deux têtes, masse de chair sans membres apparents: les difformités sont aberrantes. C’est alors qu’on s’aperçoit que la dioxine est un mal qui se transmet.

En août 1970, le sénateur Nelson anticipe la situation en déclarant au Congrès américain: «Il n’est pas impossible que notre pays ait déclenché une bombe à retardement qui retentira sur les populations avec des incidences qui ne pourront être évaluées que dans un futur lointain.»

Aujourd’hui, c’est la troisième génération de personnes affectées par l’agent orange qui voit le jour. De composition chimique très stable, la dioxine est restée dans l’environnement vietnamien. En plus de 30 ans, elle s’est immiscée dans les sols, les sédiments ainsi que dans les graisses animales, contaminant ainsi la chaîne alimentaire.

La substance toxique s’attaque aux systèmes nerveux, reproducteur et immunitaire. Un bébé épargné durant la grossesse peut également être contaminé par le lait maternel, car la dioxine accumulée dans les tissus adipeux de la mère y est évacuée. «Même après la fin de la guerre, après presque 40 ans, de nouvelles victimes voient le jour. Au moment où l’on se parle, aucun scientifique ne peut dire quand la dioxine cessera de faire des victimes», soutient Nguyen Trong Nhan.

Déni, secret et justice

Le gouvernement des États-Unis avait pourtant assuré que les défoliants ne constituaient pas un danger pour les humains. Déjà utilisé à des fins agricoles avant la guerre du Viêt-Nam, l’agent orange était toutefois jusqu’à 30 fois moins concentré lorsqu’il était déversé dans les champs américains que lors de son utilisation militaire. Le gouvernement des États-Unis niera vigoureusement, pendant de nombreuses années, que des produits chimiques utilisés dans la guerre aient pu avoir des effets nocifs sur la santé humaine en affirmant que les herbicides avaient seulement un effet à court terme sur la nature et ne provoqueraient aucune maladie. Ils n’avaient rien à craindre, car la Constitution du pays interdit formellement de poursuivre le gouvernement pour des actes commis au cours des opérations militaires.

À la fin des années 70, plus de 70 000 vétérans américains atteints par l’agent orange se tournent donc vers les compagnies qui approvisionnent l’armée américaine  en produit chimiques, Monsanto et Dow Chemicals, entre autres, et entament des poursuites judiciaires contre elles.

Le 7 mai 1984, la cour fédérale de Brooklin annonçe un règlement à l’amiable par lequel les sociétés chimiques accepte de payer 180 millions de dollars pour créer un fonds de compensation pour les anciens combattants. En 1996, sur 68 000 demandes d’aide, environ 40 000 vétérans se sont vu octroyer des subventions de 256$ à 12 800$.

Gentils les fabricants de défoliants? Pas du tout: des documents prouvent que les firmes chimiques savaient que leurs produits avaient des conséquences néfastes sur la santé. En 1965, Dow Chemicals avait en main une étude interne qui démontrait que des lapins exposés à la dioxine avaient développé des lésions sévères au foie. Les compagnies n’ont pourtant pas averti les autorités et se sont tues. Avec l’opération Ranch Hand, ils empochaient le plus gros contrat de leur histoire…

Les grands oubliés

Et les victimes vietnamiennes? De grands oubliés. «Longtemps, le Viêt-Nam a voulu utiliser la voie diplomatique pour recevoir de l’aide des États-Unis. Nous avons attendu plusieurs années et jamais nous avons obtenu de réponses», soutient le vice-président de la VAVA. Également président de la Croix-Rouge vietnamienne durant 16 ans, Nguyen Trong Nhan a rencontré Bill Clinton en 2000 au sujet des victimes de l’agent orange: «Je voulais le rencontrer pour discuter des problèmes humanitaires au Viêt-Nam. J’ai été en sa présence durant 10 ou 15 minutes. Comme mon anglais n’est pas très bon, je n’ai dit que quelques phrases. Il était d’accord pour une coopération humanitaire avec le Viêt-Nam. Quelques mois après cette rencontre, il a quitté son poste. Il a maintenant mis sur pied une fondation qui lutte contre le sida. Rien pour les victimes de l’agent orange».

Malgré l’aide des organismes non-gouvernementaux, l’aide ne suffit pas à la demande. Depuis les dix dernières années, la Croix-Rouge vietnamienne a amassé l’équivalent de 21 millions de dollars américains. Cela représente à peine une aide de trois dollars par victime.

En 2004, la VAVA s’est finalement tournée vers la justice en présentant un recours collectif contre onze fabricants d’herbicide. En 2005, la plainte est rejetée, car le juge conclut que l’agent orange n’est pas un poison au regard du droit international. La cause est portée en appel, mais en février 2008, les victimes de l’agent orange sont de nouveau déboutées. Seule option encore possible: la cour Suprême. Malgré les échecs judiciaires, Nguyen Trong Nhan garde espoir: «Nous devons être optimistes et continuer notre bataille.» L’homme mise beaucoup sur l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche pour changer les choses. Déjà, le nouveau président a ajouté trois millions aux trois déjà promis pour nettoyer les hot spots vietnamiens, des zones hautement contaminées par l’agent orange, souvent aux abords des anciennes bases militaires américaines où le défoliant était stocké.

L’opinion internationale constitue également une arme considérable. «Faire connaître la réalité des victimes de l’agent orange à la population mondiale et recevoir leur support  peut influencer les décisions», croit Nguyen Trong Nhan. Ce dernier fait entre autres référence au Tribunal international d’opinion qui s’est déroulé à Paris en mai dernier. Devant public, des victimes et des experts ont défilé devant des juges des quatre coins du globe. Au terme des auditions, le Tribunal a reconnu que l’usage de la dioxine était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Plusieurs recommandations ont été émises, mais celles-ci ne trouveront jamais écho tant et aussi longtemps que les États-Unis nieront leurs responsabilités.

Pendant ce temps, loin de se soucier des avocats, des tribunaux et de la politique, Toan bouge difficilement son corps tordu par la dioxine. Un corps hanté par une guerre qu’il n’a jamais connu.

Photo équipe en DIRECTion du Vietnam

Affalé sur un gros ballon thérapeutique, Toan reçoit l’aide d’une physiothérapeute du Village de l’Amitié. Ses jambes tordus et ses bras atrophiés l’empêchent de se mouvoir comme le ferait n’importe quel adolescent de 14 ans. En fait, il est incapable de se tenir debout.  Affaibli physiquement, mais aussi mentalement, Toan est une victime de la guerre du Viêt-Nam, et ce, même si les combats ont pris fin depuis près de 35 ans. Comme trois autres millions de Vietnamiens, il souffre des conséquences de l’agent orange, un puissant herbicide déversé sur le Viêt-Nam par l’armée américaine entre 1961 et 1971. Comme trois autres millions de Vietnamiens, Toan est un innocent qui souffre des erreurs du passé.

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Vietnam: stage en journalisme international

L’évolution du journalisme par le voyage

Stage en journalisme international au Vietnam

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier. Mais d’abord, notre journaliste et pupitreur impliqué dans les deux éditions de ce projet, donne son point de vue sur l’importance d’une telle initiative.

Gabriel Alexandre Gosselin     Dossier Média, Stage au Vietnam

stage-journalisme-international-vietnam Après le premier projet de stage journalistique à l’international de Reflet de Société, qui s’était tenu en 2008 au Costa Rica et pour lequel j’ai joué le rôle d’accompagnateur, j’avais tenu les propos suivants: «les voyages forment non seulement la jeunesse, ils forment également les journalistes que nous sommes et ceux que nous deviendrons.» Aujourd’hui, après avoir vu un deuxième groupe réussir l’exploit, je continue de croire fermement en cette idée.

Après le projet au Costa Rica, j’ai pu incontestablement percevoir une évolution dans ma pratique du journalisme et dans l’image que je m’en fais. Marie-Sophie Trudeau, qui a pris part au projet en 2008 comme stagiaire et qui a hérité de mon rôle pour l’édition au Vietnam en 2009, pourrait certainement témoigner dans le même sens.

Il est vrai que le voyage représente d’abord et avant tout une expérience personnelle d’ouverture sur le monde qui peut s‘avérer incroyable et marquante. Le faire dans un contexte de journalisme professionnel permet de voir autrement des régions du monde du point de vue de l’habitant, du citoyen engagé, de la famille qui en «arrache», de l’étranger venu apporter son aide, des marginalisés, des immigrants, etc. Visiter un pays en tant que journaliste, c’est se débarrasser des conceptions occidentales qu’on peut se faire et qui sont trop souvent et trop facilement véhiculées par nos grands médias.

Moderniser la pratique du journalisme

D’où l’importance de poursuivre ce projet année après année. De cette façon, de plus en plus de jeunes journalistes ouvriront les horizons de leur profession et ainsi ouvriront ceux de leurs lecteurs.

Déjà, en tenant ce magazine entre vos mains, vous faites un geste qui encourage une telle initiative. Vous pouvez également le faire en continuant de vous informer sur les prochains groupes à partir en stage, à vous tenir au courant des développements concernant le projet. Mais surtout, vous avez intérêt à aiguiser votre regard critique envers les informations qui vous sont proposées.

Exigez des différents diffuseurs une couverture réelle des sujets. Ne vous contentez jamais d’une couverture dérivée par la perspective d’un média, qui le fait fort probablement au nom de ses propres intérêts! C’est l’intérêt du citoyen qui est aujourd’hui menacé par le travail de quelques journalistes paresseux et/ou soumis au bon vouloir de leur éditeur.

Si un projet comme celui créé par Reflet de Société ouvre les yeux de quelques professionnels de l’information, et bien tant mieux! Si un projet comme celui-ci peut permettre à un jeune journaliste de constater que son métier ne lui permettra pas seulement de gagner sa vie mais de changer celle de plusieurs autres, allons de l’avant!

Je vous le répète et le pense sincèrement, je crois fermement en l‘apport social de ce projet de stage journalistique à l‘international. Et je compte bien continuer à l’épauler, bien qu’il ne soit pas toujours évident d’en prouver la crédibilité dans un monde où l’information se base sur le même modèle économique qu’un McDonald de banlieue!

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Des artistes du Québec en Bourgogne

Graffiteur et break-dancers du Québec en Bourgogne

Par Gabriel Alexandre Gosselin Dossier Forum Jeunesse France-Québec 2010, Graffiti

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Sur son blogue, Raymond Viger en parle depuis quelques mois: 9 artistes québécois issus de la culture hip-hop iront en France au Forum de la Jeunesse de Tonnerre 2010. La chose est maintenant bien réelle et notre équipe journalistique est sur place pour vous informer et commenter ce forum. Joseph Elfassi, de l’UQAM, Estelle Gombaud, de l’Université de Bordeaux 3, ainsi que moi, Gabriel Alexandre Gosselin, journaliste pour Reflet de Société, sommes prêts à couvrir les événements, autant sur ce blogue que sur le blogue officiel du Forum de la Jeunesse de Tonnerre 2010.

Portrait de Tonnerre

Mais à quoi ça rime ce fameux forum? Je vous dresse un portrait :

La municipalité de Tonnerre compte environ 6 000 habitants. La source de revenue principale relève de la viticulture, ce qui signifie que les terres ne sont bonnes à à peu près rien d’autre. Des infrastructures assez importantes et très suffisantes pour les Tonnerrois sont érigées dans la petite ville donnant accès à toute sorte d’activités sportives, à une bibliothèque, à des concerts ou des expositions.

La difficulté aujourd’hui pour les Tonnerrois réside dans le fait que la municipalité est bien équipée, mais que ça coûte certes un peu cher pour le bassin de population concerné. Le manque de possibilités d’emploi en est la principale cause: les citoyens désertent et de ceux qui restent, une part de plus en plus grande dépend de l’aide sociale. Du coup, ces infrastructures ne sont pas suffisamment utilisées et manquent d’entretien. Par exemple, un hospice construit vers le 13e siècle est inutilisé presqu’à longueur d’année sauf pour la foire annuelle.

Récemment, une réalité propre à la région de l’Yonne, territoire de Bourgogne dans lequel se situe la ville de Tonnerre, s’est révélée: les citoyens marchent tête basse, les jeunes manquent de motivation et d’espoir en un avenir possible dans leur localité d’origine. Encore une fois, un obstacle se dresse devant ces jeunes: le train est le seul moyen de quitter la ville pour aller travailler ailleurs. Les heures de départ limitées n’encouragent personne à l’utiliser quotidiennement.

C’est pourquoi Christine Burtin Lauthe, directrice-générale du Centre social de Tonnerre et le maire de Tonnerre, André Fourcade, en sont arrivés à cette solution: créer un forum de la jeunesse pour porter et faire entendre leurs voix, susciter l’engouement dans la région, donner l’énergie et l’inspiration nécessaires pour remettre cette jeunesse sur les rails de l’initiative et de la réussite!

Le rôle des artistes québécois

C’est dans cette optique que Christine Burtin Lauthe a fait venir ces 9 artistes du Café-Graffiti, pour lequel elle a œuvré pendant 4 années à Montréal, de 2002 à 2006. Ainsi, le graffiteur Fluke et les 8 break-dancers Johnny Skywalker, Asian, Bgirl Cheeco, Goldylocks, Prototype, Monstapop, Dingo et Bgirl bounce seront à Tonnerre pour deux semaines d’activités intenses. La première se consacre aux ateliers donnés aux jeunes Tonnerrois; la deuxième semaine veut concrétiser la première avec les performances des artistes québécois et des jeunes qu’ils auront formés. Également au menu, des soirées de débat sur la jeunesse, des prestations d’artistes locaux et bien d’autres.

Pour suivre le Forum de la jeunesse de Tonnerre 2010 et les artistes du Café-Graffiti à travers cette aventure, Estelle, Joseph et moi vous invitons à lire ou regarder nos prochaines apparitions sur le blogue de Raymond Viger, section Forum jeunesse 2010 ou sur le blogue du Centre social de Tonnerre.

Vos commentaires sur le graffer et les break-dancers québécois en Bourgogne

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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