Violence conjugale: la lutte de Ingrid Falaise

Violence conjugale

Vivre après les coups

Hier encore c’était silencieux dans mon salon. Mis à part les exclamations d’enfants, la marmaille qui s’active au retour de l’école, le plus jeune qui chante à tue tête et le brouhaha du souper qui met trop de temps à cuire. 

Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

Ingrid Falaise violence conjugaleHier avant ma sortie publique, le silence était lourd à porter dans mon salon… J’étais si seule avec moi-même, avec ce secret qui me grugeait l’intérieur.

En fracassant ce silence au travers de vos radios, de vos télés, de vos journaux, de vos magazines préférés j’ai guéri… mieux. En écrivant mon livre Le Monstre, je me suis délaissée de ce fardeau et j’ai levé mon visage vers la lumière en devenant moi-même un phare pour celles qui ne se souvenaient pas que le soleil existe. Je ne le répèterai jamais assez. L’étape première de la guérison est de percer le silence et de raconter son histoire. À une amie, un amoureux, un parent, un collègue.

La mienne… mon histoire. Celle de la violence amoureuse. Pourquoi se taire? Pourquoi suis-je si longtemps restée muette dans mon calvaire? Parce qu’entre autre il y a le déni, la peur, la honte, le blâme.

Le déni: celui qui fait taire sa petite voix intérieure qui te dit que c’est assez, qui te demande de te choisir. L’écouter est périlleux. L’entendre c’est faire face à une réalité qui fait si mal, une vérité si souffrante que le choix d’enfouir et de nier l’existence de la voix gèle les émotions et devient plus confortable. Faire fi de cette voix permet de continuer à… survivre.

La peur: Celle de ne pas être crue, celle de passer pour l’idiote du village, celle de se faire cogner la tête contre la commode si l’agresseur est mis au courant ou si on a esquissé un sourire de trop lors d’un souper entre amis. La peur de ne plus jamais revoir ses enfants. La peur qu’il tue un membre de notre famille. C’est ce qu’il dit. Il jappe fort l’agresseur… La peur est l’arme magique de ce dernier. En entretenant cette frousse il nous scie les jambes et nous garde sous son emprise, sous son joug.

La honte: La honte d’être frappée à coups de mots, à coups de poings. La honte d’avoir des bleus plein les bras et les empreintes de verbes agressifs qui font plier l’estime de nous. Une estime quasi inexistante désormais. La honte de ne pas avoir fuit une énième fois. La honte qui nous fait baisser la tête, les yeux rasants le bitume.

Le blâme: C’est de notre faute. Jour après jours, semaines après semaines nous sommes fragilisés et blâmés d’avoir fait trop ou pas assez. Petit à petit nous finissons par croire que nous méritons les mots, les gestes violents car… nous l’avons cherché, nous a t’il inculqué.

Pourtant… c’est lui qui devrait se cacher dans une grotte et avoir honte, avoir peur des représailles et s’en vouloir de blesser autant.

Parler c’est franchir la première marche vers un monde sans violence. Des organismes d’aide il y en a plusieurs. Les centres d’hébergements pour femmes violentées sont accueillants et ne collent pas aux stéréotypes que nous nous sommes créés. Pour en avoir visité, je peux en témoigner.

Sécuritairement, confidentiellement nous pouvons prendre le téléphone et composer le numéro de SOS Violence Conjugale. Même si le mot fait peur. Même si aucune ecchymose ne tatoue notre corps… Au moindre doute, au moindre questionnement les lignes sont ouvertes 24/24, 7 jours sur 7.

Le déni, la peur, la honte le blâme ne méritent pas que nous gardions le silence… En le brisant, nous mettons fin à la violence.

Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 31 ans. En octobre 2015, elle a publié son 1er livre Le Monstre. Un récit autobiographique sur les années où elle vécu de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre raconte les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique. Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de l’organisme SOS Violence conjugale.

SOS Violence conjugale
http://www.sosviolenceconjugale.ca

Pour obtenir de l’aide
– Par téléphone :
1-800-363-9010
(24 heures sur 24, 7 jours sur 7)

– Par courriel :
sos@sosviolenceconjugale.ca
(délai de réponse possible de 2 jours)

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Autres textes sur Justice

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Politique: des ministres se vident le coeur

Nouvelle vision de la politique

Justice et équité sociale

Raymond Viger Dossiers PolitiqueJustice

Si j’étais Ministre… de la Santé

Si vous pensez que nos routes sont en mauvais état… vous n’avez pas vu l’état de notre système de Santé !

Les coupures dans le système de Santé créent de grandes violences. Les personnes psychiatriques sont maintenant refusées dans les hôpitaux psychiatriques et se retrouvent à l’urgence. Avec une diminution du personnel, il faut intervenir avec plus de gens et plus de cas lourds. La violence a augmenté dans les urgences. Il faut protéger autant le personnel soignant que les patients.

Si j’étais Ministre de l’Éducation

Qu’on arrête de faire une obsession de faire terminer le Secondaire à tous les jeunes. C’est un échec sur toute la ligne. Ce n’est pas de terminer son secondaire qui est important mais de terminer ses études.

Qu’on donne accès à des métiers à nos jeunes qui veulent travailler. Donnons du bois à un ébéniste et du métal à un forgeron. Qu’on garde les sinus et cosinus aux jeunes qui veulent continuer au Cégep.

Si j’étais… Ministère des Finances

Dire à Loto-Québec de gérer le jeu et d’arrêter d’en faire une obsession de le vendre.

Si j’étais… Ministère de la Culture

Revendiquez les budgets culturels de Loto-Québec, Hydro-Québec. La Culture doit être géré par le Ministère de la Culture. Pas par une Société d’État qui a une vision mercantile.

Quand Loto-Québec finance les événements culturels et communautaires c’est une façon indirecte de contrôler les gens. Ferme ta gueule sinon je te coupe les finances.

Si j’étais… Premier Ministre

J’implanterais des élections à date fixe pour éviter qu’un gouvernement tente de contrôler la démocratie en déclenchant des élections quand les sondages lui sont favorables.

Présentement mon vote est en conflit d’intérêt. Il représente autant le Parti que je veux au pouvoir que le député de mon comté. Je changerais le système de vote pour avoir un vote pour le premier ministre et un autre pour le député.

Et il y a tant d’autres idées que l’on peut mettre sur pied pour obtenir une société juste et équitable.

Merci de nous partager les vôtres.

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Autres textes sur Politique

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
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souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

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Le trop perçu des amis médecins de Philippe Couillard

Politique, conflits d’intérêts et injustice

Philippe Couillard et les médecins

Raymond Viger Dossiers Politique, Justice

Philippe couillard argent médecin pas récupérablePhilippe Couillard admet que l’argent versé en trop aux médecins – un montant qui frise le demi-milliard de dollars – ne sera pas récupérable.Fannie Olivier. La Presse Canadienne . PARIS

Et si moi je me considérais un médecin de l’âme et que je décidais de ne pas payer mes impôts ça veux tu dire que le gouvernement ne viendrait pas me saisir pour récupérer son dû?

Georges Dutil, photographe presse de répliquer:

Il n’y a malheureusement au Canada aucune mesure qui permette de mettre cette racaille à la porte.

Et je m’empresse de lui répondre:

Il n’y avait aucune mesure permettant à Gandhi de libérer son peuple…

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Nunavik: la Santé des Inuits et Minnie Grey

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Prix hommage à Minnie Grey

Raymond Viger  Dossiers Justice, Autochtone

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse souligne le parcours exceptionnel de 40 personnes qui font avancer les droits et libertés au Québec.

Une des récipiendaires que j’ai eu la chance de croiser lors de mes interventions dans le Grand Nord:

grey-minnie inuit grand nord kujjuak chartes droits et libertésMinnie Grey, directrice générale, Régie régionale de santé et des services sociaux du Nunavik (Kuujjuaq).

Je suis heureux et fier d’avoir aussi été nominé en même temps que Minnie Grey.

J’ai voyagé le Grand Nord de 1995 à 2000. Déjà à cette période, on m’avait souligné l’importance que Mme Grey avait pour la défense des droits des Inuits.

Parce qu’à cette époque, les Blancs s’accaparaient les postes de contrôles budgétaires dans le Grand Nord. En théorie, les décisions devaient se prendre par des Inuits. En réalité, des Blancs prenaient les décisions et présentaient les papiers à signer à des Inuits mis en poste pour se limiter à les signer.

Minnie Grey fait parti des premiers Inuits à dire non à ce système d’esclavagisme que les Blancs avaient instaurés dans le Grand Nord. Le pouvoir Inuit aux Inuits.

D’un côté, je suis fier que l’on remettre aujourd’hui ce prix honorifique à Minnie Grey. Je suis aussi fier de recevoir le mien en même temps que le sien. Je suis cependant déçu que le Québec ait mis tant de temps avant de reconnaître l’importance de Minnie Grey.

Ordre National du Québec

Apôtre du changement, Minnie Grey a toujours travaillé au mieux-être des membres de sa communauté, les Inuits, notamment ceux du Nunavik.

Outre qu’elle fut consultante auprès de diverses organisations, elle fut directrice (1991-2000) de l’Hôpital de l’Ungava, directrice (2000-2002) de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, négociatrice en chef (2002-2008) puis négociatrice principale (2008-2011) pour l’autonomie du Nunavik.

Depuis 2013, elle est directrice générale de la Régie régionale de la santé et des services sociaux Nunavik. À de multiples occasions, Mme Grey s’est exprimée haut et fort sur trois enjeux chers aux siens – l’enseignement, le devenir de la jeunesse, l’autonomie de pouvoir – devant des décideurs publics, des universitaires, des intellectuels et des dirigeants d’organismes internationaux comme l’ONU.

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Hommage aux 40 ans de la Charte des droits et libertés de la personne

40 lauréats pour un prix hommage

Raymond Viger     Dossier Justice

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse souligne le parcours exceptionnel de 40 personnes qui font avancer les droits et libertés au Québec.

À l’occasion du 40e anniversaire de la Charte des droits et libertés de la personne, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse remettra le prix Hommage – 40 ans de la Charte des droits et libertés de la personne à 40 personnes qui ont fait de l’avancement des droits et libertés au Québec leur combat au quotidien.

Ce prix sera remis lors d’une cérémonie le 10 décembre prochain à Montréal dans le cadre de la Journée internationale des droits de la personne, en présence de la présidente du jury, Louise Arbour et de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

commission droits personnes et droit jeunesseCréé pour célébrer l’adoption à l’unanimité de la Charte par l’Assemblée nationale du Québec en 1975, le prix Hommage – 40 ans de la Charte des droits et libertés de la personne souligne la contribution exceptionnelle de 40 femmes et hommes qui par leur travail, leur action bénévole ou leurs gestes citoyens, défendent et font la promotion des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Les 40 lauréates et lauréats se distinguent par la grande diversité de leur domaine d’intervention et d’actions, leurs nombreuses réalisations et la qualité remarquable de leur parcours.

« Nous tenons à féliciter les 40 lauréats et nous sommes fiers de rendre hommage à ces personnes qui, chaque jour, posent des gestes pour que les principes de la Charte soient respectés », a déclaré Jacques Frémont, président de la Commission. « En plus d’œuvrer pour les droits fondamentaux, les lauréats travaillent également à la défense du droit à l’égalité, des droits économiques et sociaux et des droits judiciaires, qui sont tous protégés par la Charte ».

  • Catherine Audrain, ancienne directrice générale, La Traversée (Saint-Lambert)
  • Rivka Augenfeld, cofondatrice de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (Montréal)
  • Pierre Blain, directeur, Regroupement provincial des comités des usagers (Montréal)
  • Haroun Bouazzi, coprésident, Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec (Montréal)
  • Louise Brissette, célibataire ayant adopté plus de 40 enfants et adultes en situation de handicap (St-Anselme-de-Bellechasse)
  • Lise Brouard, militante des droits des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale (St-Hyacinthe)
  • Denise Brouillard, coordonnatrice, Droits et Recours, section Laurentides (Saint-Jérôme)
  • Claudette Carbonneau, ancienne présidente, Confédération des syndicats nationaux (Montréal)
  • Édith Cloutier, directrice, Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or
  • Marc-Antoine Cloutier, avocat et cofondateur de la clinique sociojuridique Juripop (St-Constant)
  • Claude Cousineau, avocate spécialisée, défense des personnes vivant de l’aide sociale (McMasterville)
  • André Davignon, directeur bénévole, Observatoire Vieillissement et Société (Montréal)
  • Michelle Dawson, chercheuse autodidacte et autiste affiliée à la Clinique spécialisée de l’autisme de l’Université de Montréal
  • Michel De Césaré, agent de vérification de conformité, Commission canadienne des droits de la personne et vice-président du conseil d’administration de Kéroul (Montréal)
  • Lorraine Doucet, militante et experte de l’inclusion scolaire d’enfants en situation de handicap (Montréal)
  • Sylvain Fortin, président fondateur, Société québécoise de la Trisomie-21 (Deux-Montagnes)
  • Sylvie Fortin, infirmière et chercheuse, Centre hospitalier universitaire Ste-Justine (Montréal)
  • Linda Gauthier, militante et présidente, Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (Montréal)
  • Mona Greenbaum, cofondatrice et directrice générale, Coalition des familles LGBT (Montréal)
  • Minnie Grey, directrice générale, Régie régionale de santé et des services sociaux du Nunavik (Kuujjuaq)
  • Julius Grey, avocat spécialisé en droits de la personne (Montréal)
  • Ensaf Haidar, conjointe de Raif Badawi, détenu en prison en Arabie Saoudite (Sherbrooke)
  • Élaine Hémond, formatrice et conférencière en égalité homme-femme (Québec)
  • Patricia Jean, directrice générale, Arc-en-ciel d’Afrique (Montréal)
  • Micheline Labelle, professeure titulaire retraitée, Université du Québec à Montréal
  • Véronique Laflamme, organisatrice communautaire, Front d’action populaire en réaménagement urbain (Montréal)
  • Widia Larivière, coordonnatrice jeunesse, Femmes autochtones du Québec et cofondatrice du mouvement Idle No More-Québec (Montréal)
  • Mélanie Lemay, étudiante et membre du conseil d’administration du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel-Estrie (Sherbrooke)
  • Raoul Lincourt, cofondateur et bénévole du Centre de services de justice réparatrice (Mascouche)
  • Matamba Harusha Henry Mbatika, chargé de projet, Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (Sherbrooke)
  • Melissa Mollen Dupuis, animatrice communautaire et cofondatrice du mouvement Idle No More-Québec (Montréal)
  • Menka Nagrani, fondatrice et directrice de la compagnie Les Productions des pieds des mains (Montréal)
  • Robert Pilon, ancien président du Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale – GRIS (Montréal)
  • Michèle Rivet, première présidente du Tribunal des droits de la personne (Montréal)
  • Tamara Thermitus, avocate, ministère fédéral de la Justice (Montréal)
  • Marie-Thérèse Toutant, conférencière et proche aidante en santé mentale (Sainte-Julie)
  • Béatrice Vaugrante, directrice générale, Amnistie Internationale-section Canada francophone (Montréal)
  • Lucille Veilleux, responsable du financement et du développement des partenariats, Wapikoni (Montréal)
  • Raymond Viger, directeur, Le Journal de la rue (Montréal)
  • Nadine Vollant, coordonnatrice des services sociaux de Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles)

Sous le thème « Une Charte, mille combats », les parcours et réalisations des 40 lauréats sont présentés sur le site 40ansdelacharte.org Cet hyperlien vous mène vers un site externe..

Le jury a été présidé par Louise Arbour, ex-haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies et figure marquante du droit international. Les autres membres du jury sont : l’artiste hip-hop algonquin Samian, le Dr Gilles Julien, fondateur de cliniques de pédiatrie sociale, Carla Beauvais, organisatrice communautaire du Mois de l’histoire des Noirs et Ian Hamilton, directeur général d’Equitas, Centre international d’éducation aux droits humains, qui a reçu le Prix Droits et Libertés 2014.

« J’invite les gens à découvrir le parcours des 40 lauréats et ainsi constater qu’il n’est pas nécessaire d’être un juriste ou un universitaire pour connaître ses droits et les défendre. Nous invitons ainsi la population à se joindre à nous pour célébrer les 40 ans de la Charte », a précisé M. Frémont.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse assure le respect et la promotion des principes énoncés dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Elle assure aussi la protection de l’intérêt de l’enfant, ainsi que le respect et la promotion des droits qui lui sont reconnus par la Loi sur la protection de la jeunesse. Elle veille également à l’application de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics.

Journée internationale des droits de la personne

Proclamée par les Nations Unies en 1950, la Journée internationale des droits de la personne est soulignée annuellement le 10 décembre. Cette année, les Nations Unies lancent une campagne qui marque le 50e anniversaire des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de la personne : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui ont été adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 1966.

Depuis 1988, la Commission souligne cette journée en célébrant l’engagement et la contribution exemplaire de personnes ou d’organismes en matière de défense des droits et libertés de la personne au Québec.

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Justice sociale: avocats pro bono recherchés

Pour mettre de l’ordre dans notre société

Mordre des mollets

Raymond Viger  Dossiers JusticePolitique

Jean_Drapeau_et_Pacifique_Plante_1954Malgré plusieurs efforts pour nettoyer la corruption, je ne suis pas convaincu que notre société fonctionne pour le meilleur.

Après Jean Drapeau et Pacifique Plante dans les années 1950 qui ont tenté de nettoyer Montréal, toutes sortes de commissions d’enquête ont suivi telles la CECO en 1972 ou plus récemment la Commission Charbonneau.

On y voit et entend d’énormes scandales. De quoi faire dresser le poil sur tout mon corps. Des crimes gros comme le bras, mais sans jamais d’accusation formelle. Des réseaux criminels qui continuent leurs opérations en toute impunité. En bout de ligne, ces efforts de nettoyage sont-ils vain et inutiles?

Certains diront que pour chaque tête mafieuse coupée une autre prendra aussitôt sa place. Peut-être. Mais à force de faire du ménage, on peut espérer que le crime organisé s’affaiblira, n’aura pas le temps de s’incruster. De plus, combien de combines illégales sont possibles parce que des fonctionnaires se disent que c’est la façon de faire, que tout le monde le fait, que personne ne se fait prendre, que même s’ils se font prendre ils auront eu le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour que ça en vaille la peine? En nettoyant régulièrement mais surtout énergiquement, certains fonctionnaires n’oseront peut-être pas se mouiller, rendant plus difficile certains abus.

utopistes-economie-finance-revolte-bourse-seat-in justiceSi on veut une société juste et équitable, c’est la Justice qui doit être notre outil pour atteindre l’objectif. Il nous faut donc avoir accès à des avocats pour taper sur les doigts de ceux qui les ont trop long. Une façon légale et démocratique de montrer notre mécontentement quand le gouvernement ne réussi pas à le faire.

Parce que si nous ne pouvons pas avoir accès à des moyens légaux pour faire entendre nos voix, il ne restera que des moyens violents pour atteindre une justice sociale.

Lorsqu’il n’est pas payant pour les autorités politiques de légiférer et d’agir pour atteindre une justice sociale, il faut que la démocratie les force à revenir à leur mandat premier. Une saine gestion de la société dans un objectif d’équité et de justice.

Ce ne sont pas les armes qu’il nous faut lever contre l’autorité. Cela ne ferait que justifier la répression et l’usage de la force policière.

C’est une armée d’avocats qu’il nous faut lever.

Archimède voulait un point d’appui pour soulever le monde. Moi je veux des avocats pour le changer.

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Autres textes sur Justice

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Autochtones: discrimination imposée par la Cour suprême

Discrimination autochtone

Principe et rapport Gladue

Un homme passe devant le juge, ce n’est pas sa 1re comparution. En réalité, il est dans le système judiciaire depuis ses 13 ans, mais ce n’est que maintenant qu’une information importante émerge: il est à demi autochtone. Un rapport Gladue est demandé…

Delphine Caubet        Dossiers JusticeAutochtoneCriminalité.

Le principe Gladue fait référence à l’alinéa 718.2e) du Code criminel. Selon la loi, les autochtones doivent être confrontés à une discrimination systémique de la part du système judiciaire. Il s’agit d’une disposition réparatrice vis-à-vis des préjudices qu’ont connus les Premières nations par le passé.

Principe Gladue

Concrètement, cela signifie que pour diminuer la surreprésentation des autochtones en prison, les juges sont invités à modifier leur mode de détermination de sentences.

D’après le jugement Ipeelee de la Cour suprême du Canada, «la détermination de la peine est un processus individualisé», et le principe Gladue doit «encourager le juge à aborder la détermination de la peine dans une perceptive corrective.» L’objectif est de protéger la société, tout en réadaptant le contrevenant et en l’aidant à se réinsérer dans la collectivité.

Les juges doivent changer leur pratique de détermination de la peine pour répondre aux besoins des délinquants autochtones et de leur collectivité. Ils doivent porter une attention particulière aux circonstances dans lesquelles se trouve le contrevenant.

Les tribunaux doivent également prendre connaissance des valeurs du délinquant, de sa communauté, de l’Histoire de cette dernière et des traumatismes qu’elle a connus. Car si ces évènements sont anciens, les conséquences sont actuelles avec un faible de taux de scolarisation, de graves problèmes d’alcool, de chômage et de violence.

Dans l’arrêt Ipeelee, les juges de la Cour suprême précisent que «ne pas tenir compte de ces circonstances contreviendrait au principe fondamental de la détermination de la peine.» À noter que d’après ce jugement, rien n’empêche de tenir compte de ces mêmes facteurs historiques et systémiques pour les délinquants non autochtones.

Rapport Gladue

Toutes ces informations concernant le contrevenant sont la responsabilité de son avocat. Elles doivent être dans un rapport, appelé rapport Gladue. Ce document est préparé par l’agent de probation, le conseiller parajudiciaire ou l’avocat de service. Les informations nécessaires au processus de détermination de la peine sont: l’histoire et les circonstances du prévenu, et des mesures pénales de rechange à l’incarcération.

Toutes ces recherches et alternatives autour de la spécificité des autochtones ne réduisent pas nécessairement leur peine.

Lors du jugement de la Cour suprême dans l’affaire Gladue, les juges précisent que «l’alinéa 718.2e) ne doit pas être considéré comme un moyen de réduire automatiquement la peine d’emprisonnement des délinquants autochtones. Il ne faut pas présumer non plus que le délinquant reçoit une peine plus légère pour la simple raison que l’incarcération n’est pas imposée.» Les juges de la Cour suprême stipulent également dans l’arrêt Ipeelee que la «sanction pénale est le dernier recours.»

Malgré cette théorie, sur le terrain, seul le juge est à même d’utiliser adéquatement le rapport Gladue. D’après Lyne St-Louis, directrice de Taïga Vision (organisme de soutien aux communautés autochtones), «il est parfois frustrant de constater l’utilisation du rapport par les juges.»

Ces derniers, de même que les avocats, peuvent être mal informés sur la réalité autochtone et mal comprendre les problématiques. Les sanctions peuvent en conséquence être mal adaptées au contrevenant.

Contexte global

Malgré que la Cour suprême du Canada ait réitéré en 2012 sa volonté de diminuer la surreprésentation carcérale des autochtones, le contexte politique empêche de voir la réalisation de ses volontés.

Le magazine National constate que «le gouvernement fédéral a incorporé dans la loi des peines minimales obligatoires et limité le pouvoir discrétionnaire des juges à imposer des peines d’emprisonnement avec sursis qui permettent aux délinquants de purger leur peine dans la collectivité.»

Concrètement, même si le taux de criminalité est à son plus bas en 40 ans, la population carcérale, elle, augmente. Le jugement Gladue de la Cour suprême du Canada date de 1999, pourtant en 10 ans, le taux de femmes autochtones en prison a augmenté de 90%.

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