Suppléments d’antioxydants et exercice physique ne font pas bon ménage

Dossier Santé

Suppléments d’antioxydants et exercice physique ne font pas bon ménage

Kathleen Couillard

(Agence Science-Presse) – La popularité des antioxydants est en pleine explosion. On leur prête plusieurs bienfaits, dont la prévention du cancer, des maladies cardiaques, d’Alzheimer et de Parkinson. Toutefois, dans l’édition du 26 mai de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, des chercheurs allemands démontrent que ces molécules n’auraient pas que des effets positifs.

Les chercheurs ont en effet établi que la prise quotidienne de suppléments d’antioxydants comme les vitamines C et E annulait certains effets bénéfiques de l’exercice physique, dont entre autres la diminution de la résistance à l’insuline. Comme celle-ci est la principale cause du diabète de type 2 et que l’exercice physique est un aspect important du traitement de cette maladie, cela pourrait avoir des implications importantes pour les gens qui en sont atteints.

Lors d’une séance d’exercice physique, des radicaux libres, c’est-à-dire des molécules dérivées de l’oxygène, sont produits. Ceux-ci favorisent alors l’expression de gènes qui permettront de diminuer la résistance à l’insuline. Les antioxydants, par leur action sur les radicaux libres, bloqueraient le processus.

Des suppléments… superflus

Selon Charles Couillard, professeur au département des sciences des aliments et de nutrition de l’Université Laval et chercheur dans le domaine des antioxydants, cette étude ne remet pas vraiment en question l’importance de ceux-ci. Bien sûr, les radicaux libres produits temporairement lors de l’exercice physique sont utiles pour diminuer la résistance à l’insuline. Toutefois, leur présence de façon continuelle n’est pas souhaitable puisqu’ils ont plusieurs effets secondaires, entre autres la détérioration de l’ADN. La présence d’antioxydants dans notre alimentation est donc nécessaire pour empêcher leur accumulation.

Par ailleurs, il souligne que cette étude s’ajoute à plusieurs autres qui montrent que la prise de suppléments d’antioxydants n’a pas toujours les effets positifs escomptés. Par conséquent, il est préférable d’éviter les suppléments et d’adopter une alimentation saine et équilibrée jumelée à des séances d’exercice physique régulières pour demeurer en bonne santé.

PUBLICITÉ

conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Publicités

Un pansement contre le cancer

Un pansement contre le cancer

(Agence Science-Presse) — Des scientifiques britanniques viennent de dévoiler un pansement dont la lumière rouge active un médicament qui tue les cellules cancéreuses.

Le pansement est imprégné d’une série de diodes électroluminescentes organiques (OLED), ce qui, si on arrivait à le commercialiser, serait moins coûteux que les lampes et lasers actuellement utilisés dans les hôpitaux.

Avec le pansement lumineux, les patients pourront vaquer à leurs occupations en même temps qu’ils pourront recevoir leur traitement. Les premiers tests en laboratoire menés par la compagnie Polymetrics, en Angleterre ont permis de tuer des cellules cancéreuses en seulement 30 minutes.

PUBLICITÉ

show_image L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 

Campagne de vaccination Gardasil: Une controverse qui pique

Campagne de vaccination Gardasil

Une controverse qui pique

Lisa Melia  DOSSIER Vaccin Gardasil effets secondairesSexualité, Santé

Depuis septembre 2008, les jeunes Québécoises sont vaccinées en 4e année et en 3e secondaire contre le cancer du col de l’utérus. Or, plusieurs, dont des professionnels de la santé, remettent en cause le bien-fondé d’une campagne de vaccination qui a le soutien financier des gouvernements québécois et canadien.

vaccin-gardasil-effets-secondaires-vaccination-VPH-virus-du-papillome-humain Annabelle Morin avait 14 ans, vivait à Laval et était en parfaite santé. Le 24 octobre 2008, elle est sortie de sa chambre complètement perdue, incapable de parler ni de se souvenir de son nom ou de sa date de naissance. Ses parents s’inquiètent: «Ma première réaction a été de lui demander si elle avait pris des médicaments. On aurait dit une overdose. Ma fille ne prenait pas de drogues, mais, à 14 ans, on ne sait jamais», raconte Linda Morin, la mère d’Annabelle.

À l’hôpital, elle passe des tests et reste une nuit en observation. Les médecins concluent à une migraine basilaire (induisant des problèmes de coordination des mouvements). Ses parents doutent du diagnostic. La mère d’Annabelle insiste alors pour faire passer un scanner à sa fille, sans résultat concluant. Six semaines après, Annabelle rentre chez elle et va prendre son bain. Linda  Morin retrouve le corps sans vie de sa fille dans la baignoire trente minutes plus tard.

La première autopsie montre qu’elle ne s’est pas noyée, mais n’identifie pas la cause du décès. Les parents attendent encore la seconde autopsie. «Il ne s’est rien passé entre les deux incidents, explique sa mère. Quand je l’ai vue dans la baignoire, ça a été un choc.» Linda Morin a ensuite pris connaissance du retrait d’un lot de Gardasil en Espagne, en février dernier, suite au malaise de deux jeunes filles ayant reçu le vaccin contre le papillomavirus humain. Elle s’est renseignée et a appris qu’Annabelle avait été vaccinée à l’école. À partir de 14 ans, les élèves sont en effet libres d’accepter ou non un traitement médical, incluant la vaccination.

Les premiers troubles et la mort sont survenus à chaque fois deux semaines après l’administration d’une dose de vaccin. Janelle Marquis, l’infirmière qui a suivi la famille pendant plusieurs années, croit que le lien est plausible. Une réaction allergique suite à l’administration d’un vaccin peut prendre deux semaines avant d’atteindre son pic. «Je ne peux pas totalement exclure le vaccin comme cause du décès, mais je ne suis sûre de rien», dit pour sa part Linda Morin.

La famille d’Annabelle tente maintenant de prévenir les autres jeunes filles des dangers potentiels de la vaccination. Selon Mme Morin, celles qui auraient voulu refuser le vaccin ont été convaincues par les médecins et les infirmières scolaires de la nécessité de l’accepter.

Un virus qui fait peu de victimes

Le papillomavirus humain (PVH) est une maladie transmissible sexuellement (MTS) qui peut provoquer un cancer du col de l’utérus. Abby Lippman, chercheure au département d’épidémiologie de l’Université McGill, explique que le PVH est l’une des MTS qui s’attrapent le plus facilement: à peu près toutes les femmes ont été infectées au moins une fois. La probabilité d’être touchée par les souches de la maladie qui provoquent des cancers est cependant de moins de 3 %. De plus, cette infection est l’une de celles dont on guérit le plus facilement. «Dans 90 % des cas, même pour les formes les plus dangereuses, le système immunitaire élimine spontanément la maladie», explique Abby Lippman.

Le gynéco-oncologue Philippe Sauthier explique que le nombre de cancers du col de l’utérus est stable dans les pays développés, voire en baisse, grâce au frottis (test Pap), un examen gynécologique généralement pratiqué. Toutefois, une situation de pauvreté et un système immunitaire affaibli augmentent considérablement les risques que l’infection aboutisse à un cancer. «Le problème en est un de conditions socioéconomiques, explique-t-il. C’est le deuxième tueur dans le tiers-monde. Si l’on cessait tout ce qui existe maintenant, du vaccin au dépistage, il reviendrait au premier plan.» D’où l’intérêt du vaccin, car c’est le moyen de prévention susceptible de toucher le plus grand nombre de femmes.

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes estime au contraire que le vaccin peut s’avérer nuisible car celles qui le reçoivent peuvent avoir un faux sentiment de sécurité. Les jeunes filles qui ont reçu une dose de Gardasil penseraient alors pouvoir cesser de se protéger lors de relations sexuelles. Or, le vaccin ne protège que contre 70 % des formes du virus pouvant causer un cancer et n’est d’aucune utilité contre d’autres MTS ou une grossesse non désirée.

Effets secondaires controversés

Par ailleurs, les effets secondaires du vaccin soulèvent des questions: un rapport du National Vaccine Information Center américain estime que plus de 5 000 vaccinées ont dû consulter en urgence à cause de troubles cardiaques, convulsions ou vertiges. À ce jour, 29 décès de jeunes filles dans le monde pourraient être reliés au Gardasil.

Jointe par Reflet de Société, Merck Frosst, la firme qui commercialise le vaccin, s’en tient à la décision de Santé Canada, en juillet 2006, d’autoriser le Gardasil et refuse de faire davantage de commentaires. «Que le vaccin entraîne des discussions et des controverses, c’est normal. Ça a été le cas pour tous les vaccins. Mais il n’y a pas d’effets secondaires graves», affirme Philippe Sauthier, qui est membre de l’Association des gynécologues du Québec, une organisation dont le «partenaire officiel» est la firme Merck Frosst. Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec appuie cette affirmation et rappelle que la décision de mener une campagne de vaccination n’a pas été prise à la légère mais dans un but de prévention.

Abby Lippman souligne la nécessité d’une «collecte de données fiables pour évaluer les risques liés au Gardasil». Elle estime que pour réduire la transmission du VPH, il faut considérer d’autres solutions que le vaccin et travailler sur la prévention et l’éducation sexuelle. «Le vaccin peut jouer un rôle, mais il ne peut pas être le seul acteur.»

Silence, on vaccine

Devant la caméra de Lina B. Moreco, réalisatrice du documentaire Silence, on vaccine (2008), plusieurs médecins s’interrogent sur les impacts négatifs potentiels des 48 doses de vaccins que reçoivent, avant l’âge de six ans, les enfants nord-américains. Des éléments chimiques comme le thimérosal et l’aluminium auraient des effets néfastes très importants sur la santé. Serge Rivest, chercheur au CHU de Québec, explique que la réponse à un vaccin est différente selon les personnes. Il faudrait donc prendre systématiquement en compte l’historique médical des vaccinés.

Lina B. Moreco ne rejette pas les aspects positifs de la vaccination mais met en garde contre la fermeture du milieu médical à reconnaître leurs dangers. Une situation accentuée par l’influence des firmes pharmaceutiques. Le député américain Dan Burton, qui a enquêté sur les vaccins, affirme que «c’est probablement le groupe de pression le plus puissant à Washington.»

Compagnies omniprésentes

La multinationale Merck Frosst, qui commercialise le Gardasil, dirige toute la chaîne d’informations, de la rémunération des experts à la tenue des colloques, selon Lina B. Moreco, et empêche les chercheurs indépendants de mener des recherches.

Ken Boessenkool, lobbyiste de Merck Frosst, est l’ancien conseiller à la santé du premier ministre canadien Stephen  Harper, dont le gouvernement a débloqué 300 millions de dollars pour la campagne de Gardasil. 70 millions$ ont été alloués au Québec. Pour Lina B. Moreco, les pharmaceutiques ont fabriqué une peur sociale de mourir si l’on n’a pas été vacciné, en plus de renvoyer une image d’irresponsable à ceux qui refusent un vaccin.

Reflet de Société, Vol. 17, No. 4, Juin/Juillet 2009, p. 22-23 

Autres textes sur Vaccin Gardasil effets secondaires

Gardasil condamné en France

Pas de sexe sans le vaccin Gardasil nous dit Québec!

Campagne de vaccination Gardasil; conséquences et effets secondaires

Victimes et conséquences de la vaccination au Gardasil.

Controverses sur la campagne de vaccination au Gardasil.

Ce texte est dédié à Juste un peu frustré qui avait écrit un billet sur la campagne de vaccination Gardasil. Ce billet m’en inspiré les deux billets dont les liens sont présentés ici. J’ai ensuite demandé à Lisa de préparer ce reportage. Connu sous le nom de La Félée, cette blogueuse d’expérience vient de fermer son blogue et nous n’aurons plus la chance de la lire.

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 .

Mots clés Technorati: ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Tourisme medical Hopital sous les tropiques

Tourisme médical

Hôpital sous les tropiques

François Richard           Dossier Santé

L’entreprise Service Santé International (SSI), située en Beauce, offre à ses clients d’aller faire soigner à Cuba leur rétinite pigmentaire, une maladie de l’oeil rendant aveugle et considérée comme incurable. Le coût du voyage est de 10 000$. Les patients se disent satisfaits des soins reçus, alors que les médecins québécois crient à l’imposture.

«L’autre jour au petit-déjeuner, j’ai dit à mon mari: ‘‘Yvon, mes mains, je peux les voir sur la table.’’» Julie Lacasse est soulagée. Quelques semaines après un voyage médical à Cuba organisé par SSI en janvier 2009, la femme de 42 ans retrouve progressivement une vision qui avait gravement décliné au cours des derniers mois. L’ancienne infirmière à l’hôpital montréalais Royal-Victoria a reçu un diagnostic de rétinite pigmentaire (RP) il y a six ans. La maladie est d’origine génétique et cause la destruction progressive des cellules photosensibles de l’oeil (c’est-à-dire celles captant la lumière). Le verdict était sans appel: elle deviendrait aveugle.

«Les médecins québécois n’avaient aucun traitement à m’offrir», se désole-t-elle. Résignée à perdre la vue, Julie Lacasse approche l’organisme Le Bouclier, qui offre du soutien aux personnes non-voyantes. C’est une employée du Bouclier qui lui parle du traitement offert à Cuba. Julie Lacasse contacte alors SSI et entreprend des démarches pour aller s’y faire traiter.

Les clients de SSI atteints de RP sont traités au Centre international de rétinite pigmentaire Camilo Cienfuegos à La Havane. L’hospitalisation dure trois semaines et coûte un peu plus de 10 000$. Le traitement se décline en trois phases. La première est une opération au cours de laquelle la membrane située dans le bas du globe oculaire est déplacée vers le centre de l’oeil afin de renforcer les tissus affaiblis. Le patient reçoit ensuite deux autres traitements d’ozone et d’électrostimulation afin de renforcer l’activité cellulaire réduite par la RP.

Les patients doivent ensuite retourner au Centre tous les ans pour y recevoir un traitement à l’ozone afin de préserver les améliorations de la vue subséquentes à l’opération. Le coût du traitement annuel est en moyenne de 4 900$. Selon SSI, des patients provenant de 35 pays se rendraient à la clinique chaque année pour s’y faire soigner. Le traitement cubain ne prétend pas guérir la RP. Il en stopperait plutôt la progression, permettant d’éviter la cécité complète mais non de recouvrer une bonne vision. Sur les quelque 200 Québécois qui se sont rendus à Cuba par l’entremise de SSI, une trentaine a effectué le déplacement pour soigner une RP. Une minorité de patients s’est fait refuser les soins, les médecins cubains jugeant l’état de leur maladie trop avancé.

L’avis des médecins québécois

Julie Lacasse a payé de sa poche le traitement. Virginie Savaria, qui a aussi fait le voyage en janvier 2009, ne pouvait se le permettre. La mère de trois enfants, propriétaire d’une boutique de scrapbooking à Saint-Jean-sur-Richelieu, a organisé une levée de fonds auprès de son entourage pour pouvoir se permettre le déplacement. En plus d’être atteinte de RP, Virginie Savaria est sourde depuis sa naissance. La perspective de devenir aveugle était pour elle effrayante.

Son médecin a tout de même tenté de la dissuader de se rendre à  Cuba. «Mon docteur m’a dit que c’était dangereux, que ça pourrait me rendre aveugle. L’ironie, c’est que l’inaction m’aurait rendue aveugle à coup sûr.» Les deux femmes s’expliquent mal l’hostilité des médecins québécois à l’égard du traitement offert à Cuba. Elles croient que les liens tendus entre le gouvernement de La Havane et ceux d’Amérique du Nord y seraient peut-être pour quelque chose…

Selon le président de l’Association des médecins ophtalmologistes du Québec, Jean-Daniel Arbour, cette analyse ne tient pas la route. Il affirme n’avoir aucun problème avec le fait que des gens aillent se faire traiter à Cuba pour certaines afflictions. Le médecin est toutefois convaincu que dans le cas de la RP, les Cubains se trompent. «Les prétentions scientifiques à la base du traitement sont erronées», explique-t-il.

L’ophtalmologiste donne en exemple le fait que, selon la documentation de SSI, le déplacement de la membrane du bas de l’oeil vers le centre serait effectué pour favoriser la circulation sanguine. «Or, la RP n’a rien à voir avec la circulation sanguine. Il s’agit d’une maladie cellulaire.» Jean-Daniel Arbour dénonce aussi l’aspect secret de la clinique cubaine, dont l’efficacité des traitements n’aurait jamais été prouvée par des études médicales valables. Le site Internet de SSI annonce d’ailleurs, en parlant de Cuba, «des traitements uniques au monde.»

Le poids des témoignages

La présidente et fondatrice de SSI, Lucie Vermette, n’a pas d’arguments médicaux à opposer à ceux du Dr. Arbour. «Je n’ai aucune formation médicale», admet-elle. Elle s’insurge toutefois contre le fait que les médecins québécois dénoncent l’opacité des conditions dans lesquelles est pratiqué le traitement. Selon elle, la clinique cubaine ferait preuve de la plus grande transparence. Elle souligne la venue de son chef des opérations, le Dr. Barrientos Castano, à Montréal en octobre 2008 afin de présenter sa technique aux spécialistes québécois. «Aucun médecin ne s’y est présenté», déplore-t-elle.

Lucie Vermette accuse le Dr. Arbour de répandre des faussetés à propos du traitement cubain, notamment que les patients seraient traités avec des pierres et des aimants. «Il a parlé d’ozone appliqué directement sur les yeux, c’est complètement faux. L’ozone est plutôt administré par voie intraveineuse.» Elle affirme s’en remettre aux témoignages de ses clients afin de juger de l’efficacité de l’opération. «Je n’ai rien de scientifique à apporter à ce débat. J’apporte plutôt du réel, j’apporte des gens.»

Elle soutient que ses clients disposent de toute l’information nécessaire quant au traitement avant de se rendre à Cuba. «Il s’agit d’une sortie de secours, rien n’est garanti. Ces personnes sont désespérées. Au Québec, elles se font donner cavalièrement une tape dans le dos par un médecin qui leur dit qu’elles devront se rendre à la Fondation Louis-Braille pour s’y faire donner une canne.»

Jean-Daniel Arbour croit que SSI joue justement sur le désespoir de patients craignant de devenir aveugles pour leur proposer des traitements inefficaces, voire dangereux. «L’ozonothérapie n’est pas du tout utile pour l’oeil, soutient-il. Ce qui est offert à Cuba est n’importe quoi. Ici, nous serions poursuivis en justice si nous offrions des traitements sans justifications comme ils le font.»

À chacun sa décision… et sa machine

Julie Lacasse et Virginie Savaria ont décidé d’ignorer ces critiques et mises en garde du corps médical québécois. Elles ont pris en charge le traitement de leur RP. Les deux femmes se sont en effet procuré chacune une machine d’ozonothérapie et vont ainsi pouvoir s’administrer elles-mêmes leur traitement à domicile plutôt que de se rendre à Cuba chaque année. À 2 500$ l’unité, ces appareils représentent une alternative avantageuse au déplacement annuel à Cuba. Jusqu’ici, quatorze Québécois ont entrepris des démarches pour s’en procurer une. Bien qu’elle n’en ait pas la confirmation médicale, Julie Lacasse soutient que sa vue s’est bel et bien améliorée. Elle compte poursuivre la démarche entamée à Cuba.

Reflet de Société, Vol 17, No. 4, Juin/Juillet 2009, p. 20-21

Autres textes sur la Santé:

Nouveau regard sur les vieux et le système de santé

Un médecin récalcitrant

Trop de médecins au Québec?

La coopérative de santé : le citoyen prend en main son bien-être

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

show_imageCA6F0NF7 CD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rappeur et rap music de Bu The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 

La lutte à la fibrose kystique continue

Dossier Santé

La lutte à la fibrose kystique continue

Luc Dupont

(Agence Science-Presse) – L’année 2009 marque les 20 ans de la découverte du gène de la fibrose kystique. En août 1989, des scientifiques canadiens et américains, ayant à leur tête le docteur Lap-Chee Tsui, alors chercheur à l’Hôpital pour enfants de Toronto, s’inscrivaient dans l’histoire en identifiant, sur le chromosome 7, un bout d’ADN dont les altérations étaient directement liées à la présence de la maladie chez 79 % des personnes atteintes. Le médecin canadien et ses acolytes venaient ainsi de découvrir… le gène de la fibrose kystique!

Combattre la fibrose kystique par la science

Deux décennies plus tard, on est en droit de se demander si ce formidable break trough de la génétique a effectivement permis d’atteindre ce que l’on avait espéré, c’est-à-dire des avancées qui permettraient de rendre cette maladie curable. «Les bénéfices nés de cette découverte sont très clairs aujourd’hui, bien qu’ils ne soient pas venus de la manière dont on les attendait», répond André Cantin, pneumologue au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke.

Ce qu’on attendait, c’est la mise au point de la technologie dite de la thérapie génique, devant permettre de remplacer le gène défectueux, à l’origine de la maladie, par un gène sain. Or cette approche, malgré d’intéressants développements, s’est avérée – et s’avère encore aujourd’hui — beaucoup plus ardue que prévu. En revanche, d’autres découvertes importantes, voire déterminantes, découlant aussi de la découverte du gène, sont survenues. Elles proviennent toutefois d’un autre champ de la recherche médicale: la biologie cellulaire et moléculaire. Cette discipline scientifique permet aujourd’hui d’espérer une thérapie plutôt centrée sur une «médicamentation» de la cellule, par l’intermédiaire d’une substance pharmacologique. Cependant, avant d’aborder ces faits nouveaux, petit retour en arrière…

 

Se noyer de l’intérieur

 

Décrite pour la première fois en 1930, cette maladie est caractérisée par une défectuosité majeure qui enraye le passage de l’eau et du sel au niveau des membranes des cellules épithéliales, notamment à l’intérieur des poumons. Cette déficience entraîne un mauvais fonctionnement sévère de différents organes tels les poumons, le système digestif, les intestins et le foie. Si rien n’est fait quotidiennement pour faciliter le travail de ces organes, ceux-ci s’encrassent en s’emplissant d’un mucus épais qui perturbe évidemment la respiration, la digestion et l’absorption des nutriments. En 1961, une personne atteinte de fibrose kystique voyait son espérance de vie fixée à 4 ans.

Des traitements ont toutefois été développés au cours du 20e siècle pour venir en aide à ces malades. La prise sous forme de pilules d’enzymes digestives, de même que le développement du «clapping», ce tapotement de la cage thoracique visant l’expectoration du mucus pulmonaire, en sont de bons exemples. Aussi, l’espérance de vie de ces malades n’a cessé d’augmenter pour atteindre en 1989 l’âge médian de 27 ans. Aujourd’hui, on parle même de 37 ans. La maladie demeure toutefois incurable, puisque les poumons soumis à de telles conditions se détériorent.

Nouvelles avenues thérapeutiques

La thérapie génique, qui était alors dans la mire des chercheurs, fit ensuite beaucoup parler d’elle. «On a réussi effectivement, par cette méthode, à traiter quelques cas d’ “enfants-bulles”, ces enfants atteints d’une maladie génétique qui les oblige à vivre coupés du monde, confinés à un espace aseptisé, à cause d’une déficience grave de leur système immunitaire», raconte le Dr Cantin. Mais des décès survenus dans la foulée de cette intervention firent ensuite beaucoup reculer la technologie, même si depuis quelque temps elle semble connaître des jours meilleurs. Mais fort heureusement pour les malades, il existait une autre avenue de traitement, qui commença alors sérieusement à prendre corps, du côté cette fois de la biologie cellulaire et moléculaire.

On s’est rendu compte en effet que le défaut génétique, que l’on scrutait alors «sous toutes ses coutures», offrait une marge de manœuvre que l’on n’avait pas soupçonnée jusque-là… «Le gène était altéré, mais d’une façon tel qu’il n’empêchait pas toujours le codage de la protéine», explique le spécialiste, la protéine étant cette substance produite par le gène, qui permet la réalisation de sa fonction.

En ajoutant à la cellule déficiente une substance «médicamenteuse» qui reste encore à identifier bien que les pistes sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses, plusieurs chercheurs croient qu’on pourrait faire en sorte que la défectuosité de la protéine soit «corrigée». Bref, protéinothérapie plutôt que génothérapie! «Les bénéfices que l’on peut attendre de ce côté-là sont très prometteurs, estime le Dr Cantin. Et à l’heure actuelle, on fait déjà des pas déterminants dans cette voie, notamment à l’Université McGill, de même qu’à celles de Sherbrooke et de Montréal.»

Le regard de Sarah sur sa maladie

 

Diagnostiquée à l’âge de 15 mois, donc quasiment en même temps que la découverte du gène, Sarah Dettmers, étudiante à l’Université Concordia, a perçu tout au long de sa vie le «bruit de fond» d’une recherche qui n’a jamais cessé de s’activer. Elle dit qu’elle n’a pas perdu confiance en la médecine, mais que parfois, avec d’autres malades, elle s’impatiente devant la lenteur du processus: «Mais qu’est-ce qu’ils font tous ces scientifiques, à la fin?», s’exclame-t-elle en riant. Elle fait cependant des efforts pour remettre les choses en perspective. «Pour avoir suivi, le temps d’un travail d’été, la vie d’une chercheuse en génie génétique et en microbiologie à l’Institut Armand-Frappier, j’ai été à même de constater à quel point chaque geste de la recherche demande son content d’effort.» Cela la conduit aujourd’hui à cette constatation lucide : «Quoiqu’il arrive dans les prochaines années, je serais bien contente si on était à tout le moins capable de baisser ma médication (actuellement 30 pilules par jour), ou encore de diminuer la longueur de mes traitements quotidiens d’expulsion du mucus (1.5 heure par jour). Et ça, c’est sans parler de mes deux séjours annuels à l’hôpital (deux semaines à chaque fois).»

PUBLICITÉ

show_image Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Pour un meilleur contrôle des sites d’information médicale

Dossier Santé

Pour un meilleur contrôle des sites d’information médicale

(Agence Science-Presse) – Pour pallier à la prolifération des sites d’information médicale, le ministère français de la Santé a accouché en novembre 2007 d’une initiative originale: un label de qualité. Il s’agit d’un logo que les sites «autorisés» peuvent fièrement afficher.

Le site qui en fait la demande est vérifié par un comité qui donne son approbation —ou non. Il s’agit en fait d’un partenariat entre les autorités françaises et la Fondation HON («Health on the Net»), et les critères d’admissibilité sont assez larges: les articles doivent être signés et datés, le financement doit être connu, etc.; mais nul ne se prononce sur le contenu.

En France, au début de 2009, près de 700 sites affichaient le logo «HON», dont un quart étaient des sites d’organisations professionnelles, et un quart des sites de professionnels de la santé.

Site de Health on the Net

 Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

Fraude scientifique majeure révélée au grand jour

Dossier Santé

Fraude scientifique majeure révélée au grand jour

(Agence Science-Presse) – Dans ce que d’aucuns décrivent comme la plus importante fraude de l’histoire récente de la recherche médicale, un anesthésiste de renom se voit accusé d’avoir carrément inventé des données d’études cliniques sur lesquelles s’appuyaient au moins 21 recherches depuis 1996.

Un fraudeur au service de Pfizer

Il s’agit, dans la majorité des cas, d’études soutenant l’efficacité d’utiliser, après la chirurgie, une variété de médicaments — dont des anti-douleurs comme le Celebrex — plutôt que l’anesthésiant habituel. Ces études, au fil du temps, ont été abondamment citées dans la littérature de l’anesthésiologie, d’où l’importance de la fraude. D’autres articles du même auteur — il était prolifique — sont également en train d’être examinés.

Le détail qui tue: dans tous les médias, on accuse l’auteur, le Dr Scott S. Reuben, d’avoir fabriqué ces données pour renforcer l’usage de médicaments de Pfizer, le géant pharmaceutique.

C’est au terme d’une enquête interne que le Centre médical Baystate, au Massachussetts, a envoyé en janvier une lettre aux revues scientifiques concernées, leur recommandant de retirer les 21 articles de leurs archives respectives. Le Dr Reuben, qui était responsable là-bas du service antidouleur, serait à présent en «congé prolongé».

Qui est le vrai coupable?

L’affaire met en lumière le côté noir du processus de validation de l’information scientifique. C’est un processus qui se base sur une présomption d’honnêteté: le scientifique publie, dans l’une ou l’autre des dizaines de milliers de revues, en sachant que des collègues aussi férus que lui (ou plus encore), repasseront tôt ou tard sur ses pas et analyseront ses résultats à la loupe. La malhonnêteté n’est donc pas dans l’intérêt de quiconque.

Est-ce une «simple» affaire de malhonnêté, ou bien est-ce la pression croissante à publier — élément fondamental de la chasse aux subventions — qui expliquerait cette histoire? Bien malin qui pourrait le dire, écrit un blogueur dans une longue analyse de ce dérapage. Mais ce n’est pas un hasard si ces dernières années, les autorités médicales, et certaines revues, ont resserré les règles de publication des résultats des essais cliniques. Ce resserrement est manifestement arrivé trop tard pour bloquer Reuben, qui avait commencé à se bâtir une solide réputation il y a une douzaine d’années.

Leçon de prudence

Reste à voir si la plus grande vigilance bloquera de futurs Reuben. Dans les mots d’un chirurgien-blogueur: «Le plus grave, c’est qu’il a gaspillé une énorme quantité de ressources et laissé derrière lui un énorme désordre que ses collègues devront nettoyer. Il faudra des années pour refaire les études qu’il a faites, ou pour permettre à d’autres chercheurs de déterminer si même le concept d’analgésie multimodale [qu’il a mis au point] est un concept valable. Il a trompé tous les anesthésiologistes qui, en s’appuyant largement sur son travail, en sont venus à accepter cette thérapie comme la meilleure pour leurs patients. Et il a trompé tous ces patients.»

Lien vers le billet

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

.