Guérir la cleptomanie

Guérir la cleptomanie

(Agence Science-Presse) – Pour un cleptomane compulsif, prendre dans sa main l’objet convoité produit dans le cerveau un effet similaire à une dose de cocaïne.

Certains psychiatres prescrivent pour cette raison de la naltrexone, un médicament connu pour combattre les problèmes de dépendance aux drogues, mais son efficacité face à cette «clientèle» n’avait jamais été testée.

Pour la première fois, les résultats d’une étude —à petite échelle: seulement 25 cleptomanes— viennent d’être publiés, et vont dans le sens du médicament: les deux tiers de ceux qui avaient reçu le médicament, et non le placebo, étaient en «rémission» après huit semaines (source: Biological Psychiatry).

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Fraude scientifique majeure révélée au grand jour

Dossier Santé

Fraude scientifique majeure révélée au grand jour

(Agence Science-Presse) – Dans ce que d’aucuns décrivent comme la plus importante fraude de l’histoire récente de la recherche médicale, un anesthésiste de renom se voit accusé d’avoir carrément inventé des données d’études cliniques sur lesquelles s’appuyaient au moins 21 recherches depuis 1996.

Un fraudeur au service de Pfizer

Il s’agit, dans la majorité des cas, d’études soutenant l’efficacité d’utiliser, après la chirurgie, une variété de médicaments — dont des anti-douleurs comme le Celebrex — plutôt que l’anesthésiant habituel. Ces études, au fil du temps, ont été abondamment citées dans la littérature de l’anesthésiologie, d’où l’importance de la fraude. D’autres articles du même auteur — il était prolifique — sont également en train d’être examinés.

Le détail qui tue: dans tous les médias, on accuse l’auteur, le Dr Scott S. Reuben, d’avoir fabriqué ces données pour renforcer l’usage de médicaments de Pfizer, le géant pharmaceutique.

C’est au terme d’une enquête interne que le Centre médical Baystate, au Massachussetts, a envoyé en janvier une lettre aux revues scientifiques concernées, leur recommandant de retirer les 21 articles de leurs archives respectives. Le Dr Reuben, qui était responsable là-bas du service antidouleur, serait à présent en «congé prolongé».

Qui est le vrai coupable?

L’affaire met en lumière le côté noir du processus de validation de l’information scientifique. C’est un processus qui se base sur une présomption d’honnêteté: le scientifique publie, dans l’une ou l’autre des dizaines de milliers de revues, en sachant que des collègues aussi férus que lui (ou plus encore), repasseront tôt ou tard sur ses pas et analyseront ses résultats à la loupe. La malhonnêteté n’est donc pas dans l’intérêt de quiconque.

Est-ce une «simple» affaire de malhonnêté, ou bien est-ce la pression croissante à publier — élément fondamental de la chasse aux subventions — qui expliquerait cette histoire? Bien malin qui pourrait le dire, écrit un blogueur dans une longue analyse de ce dérapage. Mais ce n’est pas un hasard si ces dernières années, les autorités médicales, et certaines revues, ont resserré les règles de publication des résultats des essais cliniques. Ce resserrement est manifestement arrivé trop tard pour bloquer Reuben, qui avait commencé à se bâtir une solide réputation il y a une douzaine d’années.

Leçon de prudence

Reste à voir si la plus grande vigilance bloquera de futurs Reuben. Dans les mots d’un chirurgien-blogueur: «Le plus grave, c’est qu’il a gaspillé une énorme quantité de ressources et laissé derrière lui un énorme désordre que ses collègues devront nettoyer. Il faudra des années pour refaire les études qu’il a faites, ou pour permettre à d’autres chercheurs de déterminer si même le concept d’analgésie multimodale [qu’il a mis au point] est un concept valable. Il a trompé tous les anesthésiologistes qui, en s’appuyant largement sur son travail, en sont venus à accepter cette thérapie comme la meilleure pour leurs patients. Et il a trompé tous ces patients.»

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Jeune et dépression

Jeune et dépression

Jacynthe Morissette   Dossier Santé mentale

Novembre, il fait froid dehors. Le soleil semble ne plus jamais me réchauffer. J’ai de la difficulté à me diriger dans le monde, comme si la vie avait perdu tout son magnétisme. J’ai 14 ans, l’école, je la fuis. Les gens, je les fuis. Je ne suis plus moi-même… Depuis déja quelques semaines, je ne dors presque plus. Ma tête va trop vite. Je n’ai pas faim, la bouffe est si fade. Je n’ai envie de rien, ni de pleurer, ni de sourire.

Évidemment, mes proches sont bouleversés, qu’est-ce qu’il m’arrive bon Dieu? Il semble n’y avoir rien pour me sortir de ma torpeur. Ni la drogue, ni aucun autre soulagement ne taisent la douleur interne qui grandit à chaque minute, seconde, qui passent.

Les autres, ceux qui ne comprennent pas toujours, ont tendance à juger. Je ne suis plus ni une étudiante ordinaire, ni une amie ou une fille normale, ni même humaine, je suis… perdue.

santé mentale psychiatrie L’hôpital: la psychiatrie

Ce que je ne savais pas, c’est que ce mal porte un nom. Je suis allée a l’hôpital accompagnée de mes proches et on m’a hospitalisée, oui, en psychiatrie, car peu importe l’étage où ça se trouve, c’est nommé: PSYCHIATRIE.

Vous seriez surpris du nombre croissant de jeunes qui s’y trouvent: la dépression, bien que très répandue, n’est pas la seule maladie mentale existante. Il y en a vraiment beaucoup. Malheureusement, elles sont encore taboues: que ce soit la maniaco-dépression, la schizophrénie, ou encore les troubles de personnalité (pas seulement les troubles de personnalités multiples qu’on voit dans les films) et j’en passe…

J’ai passé plus de deux mois surveillée de près, au cours desquels on m’a réappris à apprécier la vie. On m’a appris que c’est humain de souffrir, mais divin de se relever. J’ai commencé à prendre des antidépresseurs, il y a de cela six ans.

J’ai aussi opté pour une thérapie, question de sortir mes vidanges internes une fois pour toutes. Bien sûr, ce cheminement ne s’est pas fait en un jour, mais, comme disait ma thérapeute: ma détermination d’aujourd’hui est ma libération de demain.

J’écris tout cela, car je sais combien il est difficile d’accepter que l’on est malade, ou juste pas bien. De dire oui à la vie.

Regard des autres: les préjugés

Quand j’ai finalement obtenu mon congé de l’hôpital, je devais affronter une nouvelle épreuve: les autres, les regards de tous ceux, à l’école, au travail, qui m’ont vue dépérir des semaines durant. Je ne leur devais pas d’explications claires quant à mon état mais il était néanmoins dur de subir la pression de la curiosité mal placée.

Malgré tout, j’ai réussi, par de nombreux efforts, à passer mon année. J’ai compris aussi la leçon la plus importante en écoutant les gens. Toute notre vie, il y aura des personnes pour nous apposer des étiquettes, mais il ne tient qu’à nous d’être honnêtes envers nous-mêmes et de nous affranchir, d’aller au-delà de ces noms, sobriquets et stupidités. Moi, je n’ai qu’une vie à vivre alors je parle et, tant que je suis respectueuse, je peux tout dire.

Ma motivation, c’est la vie, la compréhension de l’autre, de l’humain, donc inévitablement, la communication. C’est pour cela qu’aujourd’hui, je vous envoie ce texte pour que d’autres, qui se sentent limités par leur état, ne le soient plus. Il n’y a pas de recette miracle au malaise intérieur. Il n’y a que de l’apprentissage sur soi, l’instauration d’une écoute interne entre qui je suis, qui je pense être et ce que j’aimerais être. Quant aux limites, il n’y en a qu’une seule, c’est nous-mêmes.

On m’a un jour dit une phrase qui m’a fait beaucoup réfléchir, «ta vie a l’air palpitante!» Et elle l’est, mais, «pourquoi la tienne ne l’est pas?»

Un peu de magie contre la dépression

On a tous des rêves, on a tous des souffrances, on a tous du sang dans nos veines. Parfois, il faut imprégner notre quotidien d’une dose de magie. Ce petit plus qui rend une journée ordinaire remplie d’émotions extraordinaires. Pas besoin d’argent, ni de gadgets hi-tech. Un peu d’imagination suffit. Qu’est-ce qui me ferait plaisir? Avoir plus de temps pour lire? Retourner à l’école? Apprendre l’allemand? Moi je dis: rien n’est impossible à celui qui veut vraiment.

J’ai commencé ainsi à me réaliser davantage. J’ai suivi de nombreux cours et formations, pris plus de temps pour mes loisirs et pour concrétiser mes rêves. Depuis, j’ai grandi et vieilli. J’ai aujourd’hui vingt ans. J’ai toujours un traitement et l’aurai probablement jusqu’à la fin de mes jours. Maintenant, je sais ce que je vaux et ce que je peux accomplir…

Le sourire aux lèvres après des années d’enfer, elle s’apaisa enfin, cette douleur. C’est alors que la torpeur se dissipa. Je compris ce que je devais faire: écrire et parler de mon histoire.

Que tout ceux qui se sentent mal comprennent que les traitements vont au-delà du physique, il faut aussi apprendre a être bien avec soi-même.

Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

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La dépression des jeunes

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Bioéthique mondiale: un concept universel en théorie, à deux vitesses dans la pratique

Bioéthique mondiale: un concept universel en théorie, à deux vitesses dans la pratique

 

Benoît Lacroix

(Agence Science-Presse) – En 2005, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) adoptait la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme. Afin entre autres d’encadrer les politiques internationales pour le respect de la dignité et de la vie humaine.

Le Nord et le Sud, on le sait, ne sont pas égaux. C’est le cas en matière de revenus, d’éducation, de santé… et d’éthique scientifique. Du 20 au 22 octobre derniers, Québec accueillait les 3es rencontres internationales francophones de bioéthique. Et la question du fossé Nord-Sud y était à l’ordre du jour.

«La dignité humaine est un concept universel, déclare Salwa Hamrouni, docteure en droit public de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, en Tunisie. Elle est d’ailleurs défendue tant par les grandes religions que par les grands philosophes. Et c’est la volonté de la faire respecter qui est le point de départ de la bioéthique.»

Différentes réalités, différentes façons de concevoir la dignité

Toutefois, la bioéthique prend une couleur et un éclat différents selon qu’elle se conçoit au Nord ou au Sud. C’est que chaque société a ses particularismes, qu’ils soient culturels, sociaux ou économiques. «Les pays du Nord dépensent 2500 euros par an par personne pour la santé, comparativement à 2,5 euros pour les pays en développement», souligne Mme Hamrouni. Or, la bioéthique doit aller au-delà de ces particularismes si l’on veut l’appliquer à l’échelle planétaire.

«La bioéthique est l’affaire de tous, défend-elle, mais ce qui rapproche les individus, c’est la notion universalisante d’humanité et c’est vers cette dernière que la bioéthique doit aujourd’hui se tourner. Malheureusement, la bioéthique semble aujourd’hui accorder plus d’attention à l’individu qu’à l’humanité.» C’est, selon la chercheuse, ce qui freine le plus la mise en application des principes universels de bioéthique.

Mais peut-on respecter les principes universels de bioéthique dans les pays en développement, alors que pour plusieurs, la survie est à peine assurée?

Nouzha Guessous Idrissi est professeure et biologiste médicale à Casablanca, au Maroc, en plus d’être consultante auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en bioéthique et en droits humains. Elle constate que l’application des principes fondamentaux de la déclaration de l’UNESCO se heurte à plusieurs difficultés. C’est le cas du principe de consentement qui dit que «toute intervention médicale de caractère préventif, diagnostique ou thérapeutique ne doit être mise en œuvre qu’avec le consentement préalable, libre et éclairé de la personne concernée, fondé sur des informations suffisantes». La chercheuse note que le consentement est «un des points culminants de la tension entre universalisme et spécificités culturelles.» Et elle rappelle que la réalité du Sud est bien différente de la nôtre. Dans certains pays du Sud, par exemple, les médecins n’ont pas toujours accès à de la formation en matière d’éthique. Il y a également les problèmes liés à des taux élevés d’analphabétisme parmi les populations du Sud et à ceux de la langue d’usage; les professionnels de la santé ne parlant pas toujours la même langue que leurs patients! Impossible dans ces cas d’obtenir un consentement éclairé…

Pré-requis politiques et responsabilité sociale

Mais au-delà de la réalité socioculturelle des pays en développement, il y a celle non moins importante de la politique. En effet, Mme Idrissi remarque que l’application des principes universels nécessite la présence de la démocratie, de l’état de droit et de la justice sociale.

Catherine Olivier, doctorante en sciences biomédicales à l’Université de Montréal, en appelle de la responsabilité sociale des individus, des gouvernements, mais aussi des entreprises, face à la persistance «incompréhensible et inacceptable» des inégalités qui ont cours à l’échelle internationale.

Elle prend exemple sur le fait qu’environ 90 % des médicaments produits aujourd’hui profitent à seulement 10 % de la population mondiale, soit celle des pays riches. Que l’on développe presque autant de nouveaux médicaments pour traiter la dysfonction érectile que pour traiter les infections qui sévissent au Sud. Que l’espérance de vie dans les pays développés est plus élevée de près de 50 ans que celle qui prévaut dans les pays les plus pauvres. Et que, dans ce contexte, la pharmacogénomique ose nous promettre une médecine personnalisée, en développant des médicaments sur mesure, selon les caractéristiques particulières du génome individuel. C’est pourquoi, selon Catherine Olivier, il est «nécessaire d’imposer une responsabilité sociale aux compagnies pharmaceutiques».

Peu de prises en compte des réalités du Sud

Marius Kêdoté, actuellement doctorant en santé publique à l’Université de Montréal, est d’ailleurs venu livrer le témoignage de ce qui est vécu dans son pays d’origine, le Bénin. «Avant les années 1960, la recherche médicale était pour ainsi dire absente du pays. Entre 1960 et 1990, on a commencé à faire des recherches à risques élevés et très mal encadrées, qui ont engendré divers scandales. Depuis 1990, l’encadrement existe, mais il est réalisé par les pays du Nord et s’appuie sur des normes peu adaptées à la réalité socioculturelle du Bénin.» C’est devant cette réalité qu’il réclame, avec sa collègue Danielle Laudy, chercheuse en chirurgie à l’Université de Montréal, un partenariat Nord-Sud dans toute évaluation éthique des projets réalisés dans les pays en développement.

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Le ministre de la Santé Yves Bolduc est fier de la haute consommation de médicaments au Québec!

Le ministre de la Santé Yves Bolduc est fier de la haute consommation de médicaments au Québec!

Raymond Viger                     Dossier Santé

921107_73525875 Le Devoir nous apprends que le ministre de la Santé Yves Bolduc, devant les données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) se réjouit que le Québec soit l’une des provinces qui consomme le plus de médicaments.

Pas sûr que ce rapport puisse être une occasion de se pêter les bretelles et de crier victoire? Faudrait que l’on puisse interpréter les chiffres et avoir plus d’informations.

Le ministre de la Santé Yves Bolduc en conclue que si nous consommons beaucoup de médicaments, on aura une société plus en santé avec moins de coûts à long terme.

Et si on consommait plus de médicaments parce que nous étions plus malades? Si les médicaments que nous prenions n’étaient que des béquilles et ne guérissaient pas la maladie. Si nous étions un peuple déprimé et suicidaire nécessitant constamment des anti-dépresseurs et des somnifères?

Si l’on doit se nourrir de pilules de toutes sortes pour « endurer » le mal parce que nous sommes incapable de trouver un médecin de famille pour nous soigner, pas sûr que ce soit une bonne nouvelle.

Soit que le ministre de la Santé Yves Bolduc a d’autres donnés à présenter pour justifier son point et qu’il a « oublié » de nous les sortir. Soit qu’Yves Bolduc ne les interprète pas de la même façon que moi.

Merci M. le ministre de la Santé Yves Bolduc de nous fournir des chiffres complets et de mieux nous les expliquer. Article original du Devoir sur la consommation de médicaments.

VOS COMMENTAIRES SUR LA CONSOMMATION DE MÉDICAMENTS ET LE MINISTRE DE LA SANTÉ YVES BOLDUC.

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Dénonciation d’une rumeur de lien entre vaccination et autisme

Dénonciation d’une rumeur de lien entre vaccination et autisme

(Agence Science-Presse) – Une des plus dangereuses dérives des dernières années aura été cette peur d’un lien entre la vaccination et l’autisme. Sans s’appuyer sur la moindre donnée, la rumeur a été utilisée par de nombreux « faux prophètes », comme les appelle l’auteur américain Paul A. Offit. Son livre, construit comme un roman —selon un commentaire enthousiaste publié dans Nature— « est riche en héros et méchants »; parmi ces derniers, des journalistes en mal de publicité et des avocats en mal de clients, sans compter « des charlatans et des incompétents » (Autism’s False Prophets: Bad Science, Risky Medicine, and the Search for a Cure, Columbia University Press).

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Boostez mon cerveau

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(Agence Science-Presse) – La société devrait autoriser l’usage de drogues destinées à améliorer les performances du cerveau, en autant que leur efficacité ait été démontrée. Cette recommandation commune de sept neurologues, psychiatres et éthiciens, publiée le mois dernier dans Nature, survient au moment où un sondage révèle que jusqu’à 25% des étudiants universitaires américains achètent sur le marché noir des produits comme le Ritalin, non pas pour traiter leur hyperactivité, mais pour stimuler leur mémoire et leur concentration. Les sept auteurs ajoutent qu’il vaut mieux pousser les recherches sur l’efficacité et les effets secondaires de ces médicaments, plutôt que d’en condamner un usage qui ne semble pas près de s’arrêter.

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