T’es-tu vu quand t’as bu?

T’es-tu vu quand t’as bu?

Lisa Melia     Dossier Alcool et drogue

Le 9 mars dernier, les députés français ont adopté un projet de loi visant à interdire la consommation d’alcool pour les mineurs. L’interdiction pour les moins de 16 ans existait déjà – et n’était déjà pas respectée. Cependant, entre 16 et 18 ans, la vente d’alcools “non forts” était autorisée. Pour ma part, je ne me sens pas vraiment concernée par ce projet de loi: je ne bois pas, par goût plus que par conviction d’ailleurs.

Projet de loi pertinent?

En France, certains considèrent ce projet comme inutile: 18 ans ou pas, un jeune qui veut boire boira. Surtout que l’interdit représente un certain attrait pour pas mal d’ado. De plus, les jeunes sont lassés d’être considérés comme des irresponsables qui boivent et fument pour suivre le “troupeau” des copains. Marre d’être tous mis dans le même panier. D’autres, en revanche, s’affolent des chiffres de comas éthyliques. A même pas 15 ans, le nombre d’adolescents qui a déjà été saouls est élevé – et effrayant. A seulement 11 ans, 59% des français ont déjà bu de l’alcool. A 13 ans, 16% ont déjà été ivres. Le chiffre grimpe à 41% pour les jeunes de 15 ans. C’est pourquoi d’aucuns pensent qu’il faut absolument encadrer la vente et la consommation d’alcool pour éviter les drames.

Les jeunes, l’alcool et le Québec

Tout ça pour en arriver à la façon dont ça fonctionne au Québec. Lors de ma première visite, en vacance avec mes parents, j’avais 17 ans. Je n’étais donc pas majeure, ni en France, et encore moins au Canada. Comme cela arrivait très souvent en France, mes parents m’ont demandé d’aller leur acheter deux bouteilles de bière pour la soirée; accompagnée de ma petite sœur. Naturellement, l’alcool était pour eux.

Je me souviendrai longtemps des yeux écarquillés du vendeur qui a refusé catégoriquement de me vendre la moindre goutte d’alcool. D’autant plus que lorsqu’il m’avait demandé mon âge, j’avais bien sûr dit la vérité. Mon accent français m’a sauvé, mais l’épisode est maintenant inscrit dans l’histoire familiale et continue de nous faire rire. Et pourtant, la France prend le même chemin puisque la vente d’alcool à toute personne qui n’est pas majeure est maintenant interdite en France aussi. Mais la différence principale est que les commerçants québécois appliquent la loi, eux!

Les jeunes et l’alcool: préconiser l’interdiction ou l’autonomie?

Et pourtant, je me demande vraiment si l’interdiction est la bonne solution. Les jeunes trouvent toujours le moyen de se procurer l’alcool qu’ils veulent. En falsifiant les cartes d’identité, ou tout simplement en demandant à une personne majeure.

Mais même si les chiffres français de la consommation des adolescents font peur, je trouve que laisser aux jeunes une certaine autonomie est important. La plupart d’entres eux font peut-être un ou deux excès, mais cela leur permet aussi de connaître leurs limites, et de les respecter par la suite. Grâce à ça, ils savent boire.

Une amie m’a raconté une anecdote. Alors qu’elle avait 17 ans, sa classe a fait un échange scolaire avec un lycée américain. Quand lesdits américains sont venus en France, ils ont été ravis par la facilité de se procurer de l’alcool. A tel point que plusieurs d’entre eux ont beaucoup trop bu et qu’une jeune fille s’est retrouvé à l’hôpital dans le coma. Selon mon amie, l’explication est simple: ils ne savaient pas boire et ne connaissaient pas leurs limites.

C’est toujours un débat difficile. Faut-il protéger les jeunes d’eux-même, tout en sachant que de toutes façons ils trouveront toujours le moyens de contourner l’interdiction, ou faut-il leurs faire confiance, en sachant que le verre de trop peut avoir des conséquences dramatiques voire irréparables?

Vos commentaires sur le projet de loi français sur l’interdiction d’accès à l’alcool aux jeunes

Autres textes sur Alcool et drogue.

À Anne-Marie, ma mère alcoolique.

Drogué à 12 ans.

Témoignage d’un jeune consommateur.

Les écoles, la drogue et le sexe.

Qu’est-ce qu’un alcoolique?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Sommet de la Francophonie : Québec, Canada et l’ingérence politique de Nicolas Sarkozy

Sommet de la Francophonie : Québec, Canada et l’ingérence politique de Nicolas Sarkozy

Dossier Président Nicolas Sarkozy, Francophonie

Lors du Sommet de la Francophonie, Nicolas Sarkozy en a profité pour nous faire une petite allocution qui m’a fortement dérangé.

Tout en faisant de l’ingérence politique dans le devenir du Canada et du Québec, il nous parle de la France comme étant un pays généreux et rassembleur… Merci pour la leçon de moralité du Président Sarkozy!

M. Sarkozy pourrait-il nous expliquer pourquoi dans ce pays généreux, lorsque les parents voient un policier arrêter un jeune, ils arrêtent pour être témoin et éviter que le jeune ne se fasse bardasser inutilement? M. Sarkozy pourrait-il nous expliquer pourquoi dans ce pays rassembleur l’intervention croule sous la bureaucratie et que les aidants naturels ne peuvent intervenir sans avoir 36 000 brevets de toutes sortes? Dans ce si beau pays qu’est la France, M. Sarkozy peut-il m’expliquer comment se fait-il que lorsqu’un rédacteur en chef d’un magazine ose parler contre lui ou questionner ses relations amoureuses il se retrouve à la rue? Est-ce un signe de bonne démocratie que le président Sarkozy puisse contrôler les médias et tente de les museler?

M. Sarkozy, je crois en la démocratie et la justice. Je pense sincèrement que les Québécois et les Canadiens sont capables, démocratiquement de régler le sort de notre pays, sans que le colonialisme français vienne y faire son ingérence.

Commentaires sur le PRÉSIDENT NICOLAS SARKOZY

Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Ça chauffe en France !

Ça chauffe en France ! Dossier Président Nicolas Sarkozy
Raymond Viger
juin 2007

Depuis ses tout débuts, le Café-Graffiti reçoit des intervenants d’Europe. Ceux-ci apprécient notre façon de travailler et veulent en savoir plus sur notre organisation. En avril dernier, j’ai effectué une tournée de 15 jours en France pour enseigner notre méthode de travail aux futurs travailleurs sociaux et rencontrer des intervenants de plusieurs milieux. Visiter les organismes français a aussi été une façon pour moi de mieux comprendre les différences et similitudes de nos méthodes d’intervention.

Les jeunes — surtout ceux qui sont marginalisés — voyagent de plus en plus. Au Café-Graffiti, nous recevons plusieurs jeunes Français et les nôtres quittent régulièrement Montréal pour se rendre là-bas. Internet rend possible une communication intense entre eux. Nos jeunes sont dorénavant solidaires envers ceux de la «cité», ces habitations souvent délabrées et mal entretenues dans lesquelles la société française entasse les personnes à faibles revenus et les immigrants.

La violence urbaine qui secoue la France, où nombre de voitures brûlent chaque soir, pourraient aussi devenir notre réalité. Les jeunes de tous les pays ont déjà commencé à voyager et à se parler. Notre rôle d’intervenant nous oblige à le faire aussi.

Liberté, égalité, fraternité ?

En France, la répression envers les jeunes marginalisés est érigée en système. J’ai eu l’impression de me trouver dans un pays africain sous une dictature. Des jeunes me soulignent qu’ils sont régulièrement l’objet d’abus de pouvoir exercés par des policiers.

Ceux-ci, sans aucune raison, se permettent d’interpeller des jeunes. Cela veut dire de se retrouver les mains au mur, les jambes écartées tels de véritables criminels. Fouilles, claques en arrière de la tête, et discours provocateurs de policiers qui tentent de faire monter la pression.
Provenant de jeunes marginaux, on pourrait penser que ces témoignages ne sont pas crédibles. On pourrait se dire qu’ils l’ont cherché, qu’ils ont sûrement dû faire quelque chose de répréhensible. Des intervenants me confirment pourtant que le scénario est réel et constant. Deux d’entre eux se sont même fait battre par la police et emprisonner. Vous me direz qu’eux aussi ont dû le chercher. Après tout, un intervenant auprès des jeunes, un adulte qui prend la défense de jeunes marginaux, c’est sûrement un fouteur de trouble!

Observer pour protéger

Des parents me racontent que lorsqu’ils voient un jeune se faire interpeller, ils s’arrêtent toujours pour observer la scène. Pourquoi? Parce que les policiers français sont moins brusques avec les jeunes devant un témoin. Pour que les parents en soient rendu là, il y a sûrement matière à réflexion. Il existe une tension énorme entre les jeunes marginalisés et les institutions policières. Ces jeunes se retrouvent d’ailleurs en très grande partie dans les cités.

En France, un policier ne va pas dans une cité pour le simple plaisir. Ce sont des équipes spécialisées de CRS qui y vont. En Amérique du Nord, on les appelle les S.W.A.T. Il ne s’agit pas de policiers communautaires chargés de rétablir la communication avec les jeunes. Les cités sont isolées du reste du quartier. Un seul autobus s’y rend. Quand vous êtes dans cet autobus, tout le monde sait que vous êtes un jeune de la cité.

Les intervenants français rêvent de la liberté que nous avons au Québec. Plusieurs veulent venir y travailler ou encore effectuer des stages. À la suite de mon séjour en France, je suis demeuré songeur. Mes implications me rappelaient à Montréal, mais je me voyais déjà travailler avec les jeunes des cités. Les aider à prendre leur place, à reconstruire une nouvelle société.

Ce souhait risque d’être d’autant plus difficile à réaliser après l’élection de Nicolas Sarkozy, un conservateur davantage porté sur la répression.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Pourquoi la France a brûlé?

Pourquoi la France a brûlé?

Raymond Viger                      Dossier Président Nicolas Sarkozy

Des jeunes me soulignent qu’ils sont régulièrement sujet d’abus de pouvoir exercé par les policiers. Ceux-ci, sans aucune raison, se permettent d’enquêter des jeunes. Cela veut dire de se retrouver les mains au mur, les jambes écartés tels de véritables criminels. Fouillés, des claques en arrière de la tête, un discours provocateur des policiers qui tentent de faire monter la pression.

Des jeunes battus, commentaires peut-être pas crédible. On peut se dire qu’ils l’ont cherché, qu’ils ont sûrement dû faire quelque chose de répréhensible. Des intervenants d’organisme communautaire (association), me confirment que le scénario est véridique et constant. Deux de ces intervenants se sont fait battre par la police et emprisonnés. Eux aussi ont dû le chercher. Après tout un intervenant jeunesse, un adulte qui prend la défense de jeunes marginaux, c’est sûrement un fouteur de trouble, un socialiste, communiste ou autre.

Le premier se retrouve dans le local de son organisme avec des jeunes. Il assiste, impuissant à la vérification par la police de deux jeunes. Ceux-ci se retrouvent les mains dans la fenêtre du local. Les policiers les poussent constamment. L’intervenant a peur que la fenêtre se brise sous le choc de ces jeunes qui se font pousser par les policiers. Il sort et avise les policiers que la fenêtre n’est pas solide et qu’elle risque de se briser et de blesser quelqu’un. Il se fait engueuler et provoquer par les policiers. Il ne répond pas. Pas question d’embarquer dans le jeu de ceux-ci. Ils repartent pendant que l’intervenant retourne à son groupe de jeunes.

Trente minutes plus tard, une vingtaine de policiers entrent en trombe dans le local. Un des policiers présent au moment de la fouille des jeunes montre du doigt l’intervenant en disant : «C’est lui». Les policiers lui demandent de s’identifier. Il se lève en mentionnant qu’il doit aller chercher ses papiers dans le vestiaire. Au même moment, les policiers lui sautent dessus et le plaquent au sol, la matraque sur la gorge comme s’il était pour se sauver ou sortir une arme. Il a de la difficulté à respirer. Il commence à devenir bleu et va bientôt tomber dans les pommes. Une des administratrices de l’organisme, une grand-mère de 75 ans me dit qu’elle a dû intervenir pour que les policiers diminuent la pression sur l’intervenant. Elle avait peur qu’il l’étouffe. L’intervenant se retrouvera en prison et se fera tabasser quelque peu.

Un autre intervenant s’est aussi fait arrêter et tabasser par la police. Vous me direz que lui, il l’avait cherché. Il existe une expression en France pour désigner les policiers : «Les Sarko-cops ». Sarko comme dans Sarkozy et cops pour policier. Sarkozy a été le responsable des pouvoirs policiers. Celui qui demande à devenir président de la République française! Les jeunes qui se font tabasser ont créé cette expression. Pas très poli, mais bon, ce sont des jeunes. Qu’un intervenant endosse l’expression et l’utilise, c’est criminel et cela mérite bien d’être battu par les policiers et de passer 24 heures en prison. Au moment de le relâcher, il lui ouvre la première porte de la prison. Pris dans le sas, ils l’ont fait attendre 3 heures avant de lui ouvrir la deuxième porte lui permettant de sortir. « Excuse-nous, on t’avais oublié. » Un autre de répondre : « On ne t’avait pas vu! » Quelle ironie!

Des parents me racontent que lorsqu’ils voient un jeune se faire enquêter, même s’ils ne connaissent pas le jeune, ils arrêtent et observent la scène. Parce que les policiers français sont moins brusques avec les jeunes quand il y a un témoin qui les observent. Pour que les parents en soient rendu là, il y a sûrement matière à réflexion.

On peut comprendre qu’il existe une tension énorme entre les jeunes marginalisés et les institutions policières. Ces jeunes marginalisés se retrouvent en très grande partie dans les cités, ces habitations souvent délabrées et mal entretenues dans lesquelles la société française entassent les gens à faible revenu et les immigrants.

En France, un policier ne va pas dans une cité pour le plaisir d’y aller. Ce sont les équipes spécialisées, les CRS qui y vont, ce que nous appelons en Amérique de Nord les S.W.A.T.. Ce ne sont pas des policiers communautaires chargés de rétablir la communication avec les jeunes.

Un jour des policiers poursuivent deux gamins. 10 et 12 ans. Ceux-ci sont effrayés et ne veulent pas être pris par la police. Ils se sauvent. La première cachette qu’ils trouvent est un local ou ils n’auraient pas dû entrer. Des équipements sous haute-tension s’y trouvent. Les deux gamins meurent électrocutés.

C’est la consternation et le deuil pour les jeunes de la cité. Ils s’attendent à ce que Sarkozy se prononcent, fassent quelque chose. Sarcozy va visiter une cité. Il dit à une citoyenne qu’il va nettoyer la place de la racaille qui s’y trouve. Les jeunes attendent la suite, que Sarkozy se rétracte, fasse des excuses.

Après 2 jours, toujours rien. Une première automobile flambe. Toujours rien de la part de Sarkozy. Le feu se propage.

Qui est responsable de cette flambée de violence en France? Un gouvernement qui n’écoute pas ou des jeunes qui veulent être entendus?

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/01/sarkozy-des-graffitis-et-vandalisme-a-montreal/

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Sarkozy, des graffitis et vandalisme à Montréal

Sarkozy, des graffitis et vandalisme à Montréal         Dossier Président Nicolas Sarkozy, Graffiti

Le Journal de Montréal nous apprenait ce matin que le local montréalais de Nicolas Sarkozy a été vandalisé. Des graffitis plein la vitrine, des affiches collées un peu partout avec des mentions telles que:  » Sarkozy, sacre ton camp d’ici  » ou encore « Lutte sans frontière contre le facisme « . Selon Mme Khadija Doukali, la directrice de campagne de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), cela serait la deuxième fois que les partisans de Sarcozy sont victimes de vandalisme depuis le début de la campagne présidentielle.

Malik Dussaud, secrétaire de la section du Parti socialiste de Montréal se dissocie du vandalisme et trouve regrettable les événements.

Personnellement, je ne suis pas surpris de la tournure des événements. Je suis revenus de France le 23 avril dernier. À mon retour, des jeunes que j’accompagne à Montréal me font part de l’arrogance des gens qui travaillent pour Nicolas Sarkozy à Montréal. Par hasard, ils étaient près de l’ambassade de France et des gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy tentaient d’empêcher des gens de passer des tracts qui dénoncaient les agissements de Nicolas Sarkozy et de ne pas voter pour lui. La police a dû intervenir et mentionner aux gens de Nicolas Sarkozy, qu’au Québec, les gens ont le droit de faire cabale contre un candidat politique et qu’elle ne pouvait pas empêcher les gens de s’exprimer.

Les gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy étaient furieux et arrogants. Les jeunes de Montréal ont été surpris de leurs agissements et de leur façon de faire, comme s’ils étaient les seuls maîtres à bord, que la démocratie leur appartenait et qu’ils pouvaient contrôler les faits et gestes de tout le monde.

D’une part, l’équipe de Nicolas Sarkozy n’a pas été appréciée. Ni dans cet altercation près de l’ambassade, ni pour ses agissements dans les événements incendiaires dans les cités. D’autre part, depuis la venue d’Internet, les jeunes marginalisés sont en contact ensemble à travers le monde. Ils voyagent plus aussi. Quand les jeunes se sentent persécutés et opprimés en France, ce sont tous les jeunes à travers le monde qui se questionnent et qui sont prêts à riposter.

La France est un pays beaucoup plus rigide que le Québec. Sarcozy, tel que vous le verrez dans mon blogue de demain, n’y a pas été de main morte avec les jeunes et les cités. Je suis contre toute forme de violence. Mais nous devons nous questionner à savoir si Sarkozy est en train de récolter ce qu’il a semé? La violence attire la violence.

Après avoir séjourné 15 jours en France, après avoir rencontré des intervenants, des jeunes et avoir visité les cités, je fais des prières pour que Nicolas Sarkozy ne soit pas élu président de la république.

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/02/pourquoi-la-france-a-brule/

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Ma dernière chronique de France

Ma dernière chronique de France Dossier Président Nicolas Sarkozy

Conférence en France no 35

Je me retrouve à l’aéroport Charles de Gaulle. Ma deuxième expérience d’écriture avec un ordinateur portatif en public. La première fois j’avais une certaine gêne. J’avais l’impression que tout le monde comptait le nombre de mots minutes que je faisais. Maintenant c’est encore pire. Pendant la dernière quinzaine, j’ai écrit avec un clavier français. Les lettres étaient toutes mélangées. Je dois maintenant me réhabituer à un clavier américain.

Qu’est-ce que je retiens de ce voyage en France? C’est sûr que je ne peux oublier les petites rues et les petites autos de la France. À ma première expérience de conduite, Christine me mentionnait que c’était comme les autos tamponneuses dans les parcs d’attraction! Les virages en tête d’épingle! Toutes les intersections et les choix qu’un conducteur a à tous les coins de rue!

Les organismes communautaires (associations) et leur dépendances aux subventions, tout le travail qui est institutionnalisé. Un brevet pour çi… Un brevet pour ça… Un code du travail qui ne favorise pas les essais, les initiatives… Tout devient coulé dans le ciment dès le départ.

Le rêve français de venir travailler au Québec. Le Québec, terre de liberté et des initiatives. Les jeunes des cités, marginalisés et qui demandent à être entendu et respecté par l’autorité. Des témoignagnes de jeunes qui, sans autres raisons que d’être contrôlés se retrouvent menottes aux mains et battus! Des parents qui me confirment que lorsqu’ils voient un jeune se faire contrôler attendent pour être témoin et éviter les abus policiers. Deux intervenants qui se sont faits eux-même battre sans raison par des policiers. Une répression et des abus policiers qui ont augmenté durant les cinq dernières années où Sarkozy a été responsable de la police en France. Celui-là même qui se retrouve en tête devant Ségolène Royal au premier tour pour la présidence!

Petite anecdote sur la démocratie et la liberté de presse en France. On me raconte que la femme de Sarkozy a été photographié avec un autre homme. La photo est publiée dans le Paris Match. Peu de temps après, le rédacteur en chef du Paris-Match, malgré son ancienneté, se voit contraint de démissionner. Malgré les éditoriaux des journalistes, cela n’a pas empêché Sarkozy de menacer les journalistes au début des présidentielles. Et que dire d’un magazine culturelle qui se retrouve en cour avec une action de 250 000 euros (375 000$) pour incitation au vandalisme parce qu’il a présenté des photos de graffitis!

Il y a beaucoup de travail à faire en France. Bertrand Swchartz avait réussi à mettre sur pied un bon système d’intervention dans les années 1980. Une intervention globale qui traite l’être humain comme un citoyen qui a des besoins. Le système a eu finalement raison de lui. Les subventions exigeant des chiffres, de réinsérer des jeunes comme si on parlait d’animaux qui vont à l’abattoir.

J’ai adoré mon voyage en France. Tout cela me stimule à y retourner et à rencontrer d’autres intervenants qui travaillent pour soutenir la jeunesse française. Vous me demandez pourquoi un intervenant de Montréal est si solidaire de la jeunesse française? Parce qu’avec la mondialisation, la planète n’a plus de frontières. Les jeunes voyagent par Internet. Des jeunes de France viennent au Québec et les jeunes du Québec vont en France. Quand ça brûle en France, ça réchauffe les jeunes de Montréal. Quand la France a de la difficulté avec son immigration et que certains deviennent des sans-papiers, des gens à Hérouxville ont peur et réagissent.

Les régions du Québec, les centres urbains du Québec, les villes à travers le monde font parti de notre jardin. Cultivons ensemble de belles fleurs, apprenons-nous à nous connaître et à travailler ensemble.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.