Grand Prix de Montréal: Prostitution et exploitation sexuelle

Tourisme et évènements internationaux

Exploitation sexuelle ou prostitution?

Raymond Viger Dossier Prostitution

grand prix formule 1 montréal prostitution escorteLe retour du Grand Prix de la F1 à Montréal suscite de grands débats concernant la prostitution et l’exploitation sexuelle de la femme.

Deux clans qui ne s’écoutent pas s’entredéchirent pour un peu de visibilité et de temps d’antenne pour vendre leur salade et leurs positions sur le corps de la femme.

Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-MTL)

La Clac-Mtl nous rappelle les propos de Bernie Ecclestone, le patron de la Formule 1, en 2005 qui déclarait que les femmes « devraient être vêtues de blanc, comme tous les autres appareils électroménagers »

Grand prix formule 1 F1 montréal prostitution escorteCet organisme qui dénonce le Grand Prix de la F1 souligne que les trois paliers de gouvernement (Ottawa, Québec, Montréal) vont payer 20 millions $ par année jusqu’en 2024 … Les supposées retombées économiques se sont avérées deux fois moins importantes que claironnées depuis des années par nos politiciens.

Positions sociales, deux clans, deux positions extrêmes

Chacun des clans a sa liste de besoins à régler. Deux listes très différentes et qui ne pourront possiblement jamais se respecter un l’autre.

Est-ce qu’on peut aborder des problèmes sociaux en étant des extrémistes avec des positions campées et immuables? Pas convaincu.

Parce que les deux factions ont raison et les deux ont aussi torts. L’être humain est complexe et une solution unique ne pourra jamais être satisfaisante pour l’ensemble d’une société. Le consensus social est une utopie.

Acheter-du-sexe prostitution escorte traite des femmes exploitation sexuelleD’un côté nous retrouvons les groupes de femmes avec le slogan: Acheter du sexe n’est pas du sport, au Canada c’est criminel.  Pour n’en nommer que quelques groupes membres:

stella contre exploitation sexuelle prohibition travailleuses du sexeDe l’autre côté nous retrouvons Stella avec le slogan Contre l’exploitation et contre la prohibition.

Gros débat de sourds. On se lance toutes sortes de noms: exploitation de la femme, insécurité des prostituées, traite des femmes, trafic de mineurs, gang de rue, proxénétisme, forcer une femme à se prostituer, maltraiter les femmes…

Et ce débat revient à chaque année pour le Grands Prix de la F1. Serait-ce parce que la prostitution luxueuse y est plus évidente et visible? Serait-ce parce que les différents commanditaires engagent des tonnes et des tonnes de jeunes femmes en tenu hyper-sexy pour vendre leurs produits.

Il y a plusieurs problèmes sociaux qui nécessitent des réponses et des actions différentes. Tenter de tout régler en même temps est utopique et insensé.

Quels sont les problèmes soulevés?

  • Le respect du corps de la femme
  • La prostitution forcée
  • La traite des femmes
  • Le trafic de mineures et d’enfants
  • Les gangs de rue
  • Proxénétisme

Le dialogue de sourds débute quand on met toutes ces problématiques dans la même phrase ou que l’on répond à l’une de ces problématiques par une position dans une autre catégorie.

Débutons par des actions pour régler quelque chose et nous pourrons en arriver à régler les plus gros.

Au Québec, nous avons signé la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. L’industrie de la mode était visée pour l’utilisation de mannequins anorexiques.

Pourquoi ne pas aller dans la même direction pour les évènements comme le Grand Prix de la F1, salon de l’auto, galas de boxe, de lutte et autres.

La Charte québécoise pour le respect du corps de la femme

  • Parce que le corps d’une femme ne sert pas à vendre un char, un produit ou un évènement.
  • Les emplois de mannequins sexy pour représenter ces produits sont-ils une façon respectueuse de traiter le corps de la femme?
  • Exiger que la fille soit jeune, belle, sexy et s’habille super sexy est-il une ségrégation dans les emplois offerts?
  • Ce genre d’offre devient-elle une éducation faussée concernant l’utilisation du corps de la femme?

Et si vous trouvez qu’il y a beaucoup de points de suspension suite à mes énumérations, vous avez raisons. Parce que je ne prétends pas avoir fait un tour complet de la question. J’ai juste déchiré ma chemise pendant 5 minutes en me levant un certain dimanche matin du Grand Prix de la F1.

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Quelques reportages de Radio-Canada sur l’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix de F1 à Montréal:

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Radio-Canada déçoit Marie-Ève Lamont

Documentaire sur la prostitution: l’imposture

Radio-Canada questionné

Nous avons présenté aujourd’hui une entrevue d’Ève Lamont concernant son documentaire sur la prostitution, L’imposture. Le documentaire a été présenté lundi et mardi sur le réseau Radio-Canada.

Raymond Viger Dossier Prostitution

imposture ève lamont documentaire prostitution radio-canadaÈve Lamont qui a réalisé le documentaire est frustrée de la présentation que Radio-Canada a faite de son documentaire. Voici son commentaire sur sa page Facebook:

Pour les personnes qui ont vu l’imposture à RDI hier et ce soir, sachez que je suis très déçue et navrée pour la télédiffusion. La fin a été coupée, alors qu’elle est très importante, sans compter la coupure dans l’intro du film. Cela a été fait sans que personne me demande mon avis ou m’avertisse!!! Je ne peux que recommander le visionnement intégral du film en se procurant le DVD par l’ONF mais en évitant de le visionner en ligne sur leur site car là on diffuse la version 52 min. (pour les écoles).

Page Facebook d’Ève Lamont.

Entrevue d’Ève Lamont: La prostitution mise à nue

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Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

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Documentaire sur le prostitution: L’Imposture

Dossier prostitution

L’imposture, documentaire sur la prostitution

«L’imposture», un documentaire réalisé par la cinéaste engagée Ève Lamont.

Annabelle Bouanchaud Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-lc3a9galisation-prostitutionDès mon entrée en salle, j’ai été agréablement surprise par l’hétérogénéité du public: femmes, hommes, jeunes et personnes âgées étaient présents. Ève Lamont commence par expliquer, avec émotion, le contexte du documentaire pour lequel elle a rencontré plusieurs femmes, d’âges et de cultures différentes, à travers tout le Québec. Elle souligne que chacune d’entres elles «avaient beaucoup de courage. Généralement les femmes ayant fait de la prostitution ont des difficultés à en parler».

J’ai été saisie par l’émotion de ces femmes, par leur sincérité troublante et leur courage. Ces femmes démontrent avec authenticité les difficultés, la pauvreté et la solitude auxquelles elles doivent faire face, même après être sorties de la prostitution. Une grande finesse se dégage de chaque scène. L’envers de la prostitution est brutalement mis à nue.

Survivre

Ces femmes luttent quotidiennement pour survivre alors que, paradoxalement, l’industrie du sexe se fait beaucoup d’argent avec leurs services sexuels. Elles subissent des dégradations morales et physiques importantes: «la première fois, j’ai tué quelque chose de mon âme, quelque chose de profond», témoigne une ancienne prostituée. La prostitution est un véritable fléau social.

L’étincelle s’est éteinte dans la plupart des cœurs de ces femmes. Le milieu les tue à petit feu: «À chaque jour que tu fais ça, l’ambition d’être quelqu’un, d’avoir un avenir… s’éteint». Le milieu de la prostitution a un véritable impact sur leur identité: «ce n’est pas un travail, c’est un mode de survie qui nous tue au lieu de nous aider».

Elles doivent apprendre à se faire une carapace, à se dissocier de leur corps au risque d’en perdre la sensibilité du toucher. Une femme expliquait que «dans le monde du sexe, il n’y a pas de limites, plus les hommes donnent de l’argent, plus il faut leur en donner». C’est un cercle vicieux dont il est difficile de se défaire. La consommation de drogue et d’alcool n’arrangent rien et solidifie ce cercle destructeur.

Si la prostitution est le travail le plus vieux du monde, est-ce une raison de le légitimer? Devons-nous accepter qu’un tel travail ait cet impact sur des personnes vulnérables?

En fait, la prostitution n’est un travail que parce ce que des clients l’exigent. Ceux-ci sont rarement pointés du doigt ou incriminés, contrairement aux femmes que l’on accable si facilement.

La prostitution un choix?

La prostitution «ce n’est pas un choix» mais plutôt un manque de choix. Lorsqu’une femme se retrouve en situation de grande précarité, avec ou sans enfants, la notion de survie (nourriture, logement, soin…) la mène à gagner l’argent facilement. Ce manque de choix la conduit vers l’industrie du sexe.

Un grand nombre d’entre elles ont été victimes d’abus sexuel. Est-ce acceptable que ces femmes vulnérables n’aient pas d’autres solutions? La société doit réorganiser ses politiques sociales et s’équiper de programmes pour aider de façon efficace et pragmatique ces femmes aux prises avec de grandes difficultés.

Après le visionnement, un débat s’organise avec le public. La réalisatrice y participe ainsi que quatre panélistes: Julie Miville-Deschênes, présidente du Conseil du statut de la femme du Québec, Maria Mourani, députée d’Ahuntsic et porte parole du Bloc Québécois en matière de justice, de sécurité publique, d’environnement, de transport et de condition féminine, Stéphanie Charron de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et Justine, une survivante de la prostitution.

Décriminaliser la prostitution

Le documentaire permet de mieux comprendre l’importance de la décision du 26 mars 2012 de la Cour d’Appel de l’Ontario. Selon la revue Prostitution et Société, la décision «reconnaît que la prostitution est toujours dangereuse en soi mais opte pour la décriminalisation des maisons de débauche. Elle maintient en revanche l’interdiction de la sollicitation dans la rue. En clair, les bordels sont légitimés. D’autant plus que le racolage dans la rue reste interdit. La prostitution devra donc être cantonnée derrière des murs».

Les panélistes en viennent à se poser la question suivante: est-ce vraiment plus sécuritaire? Légaliser les maisons closes viendrait à «rendre invisible la violence faite aux femmes et décriminaliser le comportement des clients» expliquent-elles.

Justine démontre par son courage et sa détermination, qu’il est possible de sortir de cet enfer. Sa vie a pris un tout autre chemin lors de la naissance de son enfant: «tu vois tout différemment, la musique, la télévision… Tu te bats».

Chaque femme devrait avoir la possibilité de retrouver le contrôle sur sa vie et la force de s’aimer pour ne plus se détruire. Stéphanie Charron souligne à plusieurs reprises le courage et la force de ces femmes.

Projet de loi

Sur le plan politique, Maria Mourani a présenté son projet de loi visant à lutter contre la traite et le proxénétisme en imposant des peines plus sévères. On peut régler le problème en profondeur en s’attaquant directement aux consommateurs du sexe, même hors des frontières canadiennes (législation extraterritoriale) afin d’aider les immigrantes forcées de se prostituer.

Il est important de rappeler qu’il y a un vide politique manifeste sur ce sujet. Il n’existe pas réellement de politique sociale pour lutter contre la prostitution, permettant à ces femmes vulnérables d’être aidées et soutenues dans leur combat. Une thérapie pour lutter contre la drogue et retrouver une vie sexuelle normale, des groupes d’entraide avec des pairs… devraient leur être proposés afin de leur permettre de se réinsérer socialement et professionnellement. Pour expliquer ce manque de moyens, il faut voir le laisser-faire de l’industrie du sexe et la banalisation de la violence sexuelle sous toutes ses formes.

La prostitution est une véritable problématique sociale au Canada. Il est important de rappeler la difficulté à laquelle doivent faire face les prostituées lorsqu’une action en justice est lancée. Devant la difficulté à trouver des preuves et parce qu’elles ont peur de la violence de leurs proxénètes et de l’inefficacité de la justice, elles préfèrent se taire.

Il est grand temps de prendre conscience de l’ampleur de ce phénomène sociétal.

À en juger par les réactions du public, l’œuvre d’Ève Lamont s’avère être un «coup de poing» social empreint d’émotion et de sincérité à l’état brut, grâce aux témoignages de ces femmes courageuses!

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Prostituées, syndicalistes et retraitées de 70 ans.

Louise et Martine Fokkens les plus vieilles prostituées

Non à la légalisation de la prostitution

Pour avoir vécu de la prostitution pendant 50 ans, les soeurs jumelles Fokkens d’Amsterdam qui ont connu l’avant et l’après légalisation de la prostitution sont formelles: non à la légalisation de la prostitution.

Raymond Viger  Dossiers  Prostitution, Journal de Montréal

jumelles fokkens soeurs prostitution amsterdam légalisationSamedi dernier, Lise Ravary dans le Journal de Montréal souligne la retraite des soeurs jumelles Fokkens.  Avec leurs 70 ans, Louise et Martine Fokkens étaient les plus vieilles prostituées d’Amsterdam!

Syndicat de prostituées

Ces deux prostituées d’expérience avaient fondé le premier syndicat de prostituées. Elles ont été prostituées avant et après la légalisation de la prostitution à Amsterdam. Leur position est claire: la légalisation n’a rien apporté de bon.

Le crime organisé a pris la majeure partie de la place ainsi légalisé. Malgré la légalisation de la prostitution, plus de 90% des prostituées sont forcées de le faire. La clandestinité n’a pas disparu pour autant puisque seulement 5% des prostituées s’enregistrent auprès de l’État. Passé 21 ans, les prostituées sont tout simplement jeté à la rue.

Jumelles Fokkens VS Jean-Claude Lord

La position des jumelles Fokkens est intéressante à entendre et détonne avec le dernier documentaire de Jean-Claude Lord sur la prostitution: Les Criminelles.

Les jumelles Fokkens avaient fait un documentaire en 2011 sur leur vie. Ils ont publié un livre en Hollandais en 2011, en Anglais en 2012 et sera disponible en avril prochain en français.

Pour les références, je vous laisse le lien vers le texte de Helena Kaznowska dans The Telegraph, dans le Daily Mail. Je vous laisse le lien vers l’article de Lise Ravary en soulignant que le Journal de Montréal en n’autorise plus la lecture gratuite sans abonnement.

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Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

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Légalisation de la prostitution vu par Jean-Claude Lord

Documentaire Les criminelles

Prostitution: légalisation, décriminalisation ou la prison?

Un documentaire réalisé par Jean-Claude Lord vient de prendre l’affiche au Cinéma Beaubien: Les Criminelles. Le travail du sexe entre adultes consentants est criminel. Incarne-t-il le MAL qu’il faut abolir? Ou est-il un travail bénéfique pour la société? Jean-Claude Lord lance le débat.

Raymond Viger  DossierProstitution, Cinéma

Je ne reprendrais pas aujourd’hui l’ensemble du débat touchant la légalisation de la prostitution. Le but de ce billet est une critique du documentaire que Jean-Claude Lord a préparé sur le sujet.

Une très belle qualité d’images, un son excellent démontrant que même si personne n’a voulu financer le documentaire, Jean-Claude Lord l’a réalisé en le finançant personnellement n’a pas lésiné sur la qualité qu’il a voulu nous offrir.

Je ne cacherais pas que j’avais les jambes en compottes bien avant la fin du documentaire. Deux heures pour ce documentaire: trop long et trop de répétitions. À plusieurs reprises je pensais que le documentaire terminait mais ça repartait de plus belle. Mais sur ce point, il ne faut pas se fier à moi. Cela fait 20 ans que non seulement j’écris sur le sujet mais que je rencontre autant des prostituées, leurs clients, que leurs intervenants… Ce qui peut être une répétition pour moi peut être tout à fait acceptable pour un public moins initié.

À la fin, le long plaidoyer de la prostitutée transexuelle était le clou final d’un trop long documentaire. Sa présentation était intéressante, touchante et est venue me rejoindre à plusieurs endroits. Mais après deux heures, il aurait été intéressant de peut-être couper ailleurs pour mieux l’apprécier ou encore de l’avancer plus au début.

Nudisme et prostitution

Trop de sujets se sont entrechoqués sans que leur pertinence n’en soit faite. On présente à plusieurs occasions le nudisme et on demande pourquoi la nudité est perçu comme immorale. Quel est le rapport entre les images présentées d’une famille qui fait du nudisme dans un endroit prévu pour cela et la prostitution?

Le début du documentaire présente longuement les danses nues, qui sont légalisées, soit dit en passant. Des danses nues qui se font sur scène devant un large public. Ensuite on parle de la prostitution, qui est illégal et qui se fait entre deux adultes consentants derrière une porte close. Deux mondes similaires mais pas pareil. Difficile de suivre le raisonnement compte tenu des différences de ces milieux. Tant qu’à inclure ces deux mondes, pourquoi ne pas avoir parlé des films pornos pour nous mélanger encore un peu plus.

La véritable identité de Karine

Ma plus grande déception se situe au final. Pendant que j’ai l’impression d’être à peut près le seul à avoir encore la force d’écouter le documentaire, le générique souligne que Karine, contrairement à tous les autres témoignages est une comédienne et que son rôle est constitué de témoignages de plusieurs prostituées. À la fin dans le générique, combien de personnes se sont rendu compte de cette réalité?

Quand on présente le témoignage d’une personne qui veut conserver son anonymat, dans l’écrit, dès les premières phrases du texte, on le mentionne pour éviter la confusion avec les lecteurs. À la télévision, quand on fait une reconstitution, c’est aussi inscrit des la présentation des premières images. Suis-je une des rares personnes à savoir que Karine est tout simplement un comédienne qui représente plusieurs prostituées?

Le vrai débat sur la prostitution

Dans un tel documentaires, le vrai débat aurait dû être plus circonscrit. Doit-on légaliser la prostitution? Quelles sont les alternatives telle que la décriminalisation? Dans ces deux questions, il y a suffisamment de matières pour en discuter longtemps. La preuve, cela fait 20 ans qu’on en discute et rien n’a encore avancé.

Un documentaire centré très fortement sur l’organisme Stella. Les profits du film iront même à financer l’organisme.

Cinéma Beaubien: 2396 Rue Beaubien Est  Montreal, QC H2G 1N2. (514) 721-6060

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Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

L’histoire de l’escorte Britanny

1ere partie: Une escorte se raconte 2e partie Agence d’escorte à domicile 3e partie Agence d’escorte et prostitution à domicile 4e partie: Viols et agressions sexuelles d’une prostituée

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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La prostitution et les bars de danseuses nues par Stéphane Rousseau

Devant Isabelle Racicot et Maxime Martin

Légalisation du pot et de la prostitution

Raymond Viger  Dossiers Prostitution, Télévision, humoriste

Stéphane Rousseau humoriste humour spectacle showVendredi dernier, Stéphane Rousseau est l’un des invités de l’émission, Ça fini bien la semaine, animé par Isabelle Racicot et Maxime Martin.

On y apprend que Stéphane Rousseau a débuté ses spectacles d’humour dans les bars de danseuses nues à 13 ans.

Stéphane Rousseau glisse rapidement une phrase l0urde de conséquences:

Je suis en faveur de la légalisation du pot et de la prostitution.

L’impact de la légalisation de la prostitution

Je suis attristé quand des vedettes lancent de telles phrases sans autre débat, sans que leurs idées ne soient confrontées.

En tant qu’interventant social, comme la majorité des intervenants terrains, je suis en faveur de la légalisation d’une drogue comme le pot. En se basant sur les avantages sociaux de légaliser le pot, il est facile d’extrapoler et d’arriver à la conclusion qu’il faille aussi légaliser la prostitution.

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-légalisation-prostitutionC’est ce que j’ai pensé dans mes premières années d’intervention. Jusqu’à ce que je réalise que lorsque nous légalisons une drogue, nous mettons un produit sur une tablette. Nous évitons de criminaliser un être humain qui a établi une relation de consommation avec ce produit. La légalisation du pot vise la réduction des méfaits et de soutenir ceux qui auraient une relation difficile et souffrante avec le produit. Nous voulons en arriver à pouvoir soutenir le consommateur.

En légalisant la prostitution, le produit qu’on mettrait sur tablette est un être humain. Peut-on considérer un être humain comme un produit? C’est pourquoi la réflexion sur la légalisation de la prostitution doit être plus longue et plus profonde qu’une simple extrapolation de la légalisation du pot.

Stéphane Rousseau et la prostitution

Le vécu professionnel de Stéphane Rousseau dans les bars de danseuses nues est tout à son honneur. Même si ce ne sont pas toutes les danseuses nues qui se prostituent et que les danses à 10$ ont grandement diminuées l’écart avec la prostitution, le vécu professionnel de Stéphane Rousseau dans les bars de danseuses nues lui aurait permis d’avoir une sensibilité envers les prostituées. En lançant l’idée de légaliser la prostitution, j’ai eu l’impression que Stéphane Rousseau voulait les aider.

Sauf que, sans le savoir, il ne fait que le contraire. Et sa notoriété publique lui permet de détruire des années de travail de sensibilisation et d’information. Parce qu’un Stéphane Rousseau qui passe dans une émission comme Ça fini bien la semaine, a beaucoup plus de poids que celle d’un intervenant dans la rue.

J’ai envoyé un message à Stéphane Rousseau pour que nous puissions discuter ensemble de la légalisation de la prostitution. J’espère pouvoir le sensibiliser aux effets pervers de la légalisation de la prostitution.

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Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Traffic humain

Prostitution, trafic d’organes et travail forcé

Le cas de la Moldavie

La Moldavie fait peu les manchettes. Quand c’est le cas, le thème de la traite humaine revient souvent: des cas de prostitution, mais aussi de trafic d’organes et de travail forcé. Sortir du pays à tout prix? C’est le risque encouru par bien des jeunes femmes moldaves, parfois au péril de leur vie. Mais qu’est-ce qui les pousse au bord du gouffre? Notre journaliste a enquêté.

Marie-Josée Richard. Dossier Prostitution

Une piste d’atterrissage d’asphalte sur fond de gazon, le tout entouré de collines verdoyantes, c’est ce qui frappe lorsque l’on atterrit à Chisinau, la capitale. Puis au centre-ville, le gris du béton domine, lui donnant un air morne et triste. Un autre contraste nous attend une fois sur Stefan cel Mare, le boulevard principal: des kiosques à journaux et de boissons jouxtent des boutiques Tommy Hilfinger, Adidas et bientôt un Apple Store. Sur la route, de vieux véhicules de l’ère soviétique, comme des Lada ou des trolleybus, côtoient des voitures de luxe.

Pour le voyageur averti, c’est le signe que les activités illicites prospèrent. «Avec un revenu moyen de 250$ à 300$ par mois, avoir une voiture tout court est déjà du luxe», m’explique Andrea, un Moldave résidant désormais à Montréal. «Je peux toucher jusqu’à 500$ par mois, me confie un chauffeur de taxi de Chisinau… à condition de travailler 6 à 7 jours par semaine.» Nouvellement papa, il a du mal à payer les couches de son bambin. Avec un taux de chômage endémique, il est conscient qu’il a de la chance d’avoir au moins un travail.

Dans un tel contexte, pas étonnant que la majorité des Moldaves rêve de travailler à l’étranger de façon temporaire ou immigrer: le quart de la population active travaille en dehors de ses frontières, le tiers quittant dans l’illégalité pour l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la France, la Grèce ou la Russie. Comme des milliers d’autres Moldaves, Valéa a voulu tenter sa chance.

La lune promise

En 2009, elle n’a que 20 ans lorsqu’une amie lui parle d’une offre de travail comme serveuse et danseuse dans un bar de Chypre, dans la section turque. Où elle habite, un village de 2000 âmes, situé dans l’État de Criuleni, à une trentaine de kilomètres à l’est de Chisinau, le travail se fait rare. Un homme venu d’une région voisine recrute: il promet 2000€ à 2500€ par mois (environ 3000$-3500$ canadiens), soit bien plus que le salaire moyen annuel. Quelques rencontres plus tard, séance de photos et formulaires complétés pour l’obtention du visa, on lui donne rendez-vous à l’aéroport. Ses billets d’avion, elle les remboursera à son employeur en travaillant.

Quand arrive le jour J, les douaniers interceptent la jeune brunette. «Comme je ne pouvais dire avec précision où je m’en allais et qui je devais rencontrer, on a trouvé ça suspect», dit-elle en jouant nerveusement avec l’une de ses boucles d’oreilles. L’avion a décollé sans elle. Selon toute vraisemblance, elle allait se jeter tout droit dans la gueule du loup: Valéa aurait été obligée de se prostituer. Or, la Turquie figure au premier rang des destinations les plus fréquentes pour le trafic humain en provenance de la Moldavie, avec près du tiers des victimes. Ceci aurait dû lui mettre la puce à l’oreille… Même si Valéa avait déjà été mise en garde contre les méthodes de recrutement des trafiqueurs, elle ne s’en était pas préoccupée outre mesure. «Je pensais que ça ne pouvait arriver qu’aux autres», se confie-t-elle naïvement. Et avant de partir, elle avait rencontré des jeunes femmes de son village employées par cet établissement… mais elles lui avaient caché la vraie nature de leur travail.

Chose certaine, le cas de Valéa n’est pas exceptionnel. Comme la majorité des jeunes femmes tombant dans le panneau en Moldavie, elle s’est fait rouler par une connaissance, en qui un proche avait confiance. Elle tombe pile dans le profil type des victimes: elle est une femme de moins de 25 ans, sans emploi, résidente d’une zone rurale. Ce qui diffère de plusieurs autres destins: son histoire finit bien.

Si Valéa l’a échappé belle, c’est grâce à un contrôle douanier plus serré, mesure mise de l’avant il y a trois ans. Mais toutes les jeunes femmes n’ont pas cette chance. Valéa raconte que certaines de ses voisines, parties quelques mois plus tôt pour Chypre, en sont revenues invalides, peu après l’épisode de l’aéroport. «Handicapées, après avoir été sauvagement battues», m’explique mon traducteur, un ex-policier devenu homme d’affaires.

Mieux vaut prévenir…

«La situation est beaucoup plus contrôlée qu’il y a dix ans, notam-ment à cause de la prévention», affirme Irina Todorova, coordonnatrice prévention et protection de l’Organisation internationale de la migration (OIM) de Chisinau, un organisme intergouvernemental ayant pour mission de faire la promotion d’une saine migration. Ceci se traduit principalement par des ateliers d’informations, qui ont lieu à Chisinau et dans les différentes régions du pays.

Mais l’OIM ne peut agir seul. L’unité policière antitraite de Moldavie et différents OSBL au pays font partie de leurs proches collaborateurs. Une chose est certaine: pas de doublons! «On tient à ce que nos rôles soient complémentaires», insiste la coordonnatrice.

Quand les rêves s’écroulent

Alors qu’elles pensaient s’enrichir, ces jeunes femmes (prises dans les griffes d’un proxénète) en finissent par devenir l’esclave sexuelle d’une dizaine de clients par jour, battues et/ou violées à répétitions, séquestrées, parfois sous-alimentées et droguées… Certaines tourmentées par la honte d’avoir été trahies par leur petit ami, qui les aura vendues à leur insu lors d’un voyage qui se voulait romantique.

Vendre une jeune Moldave? Plusieurs sont tentés par l’’appât du gain: elle peut valoir 400$ au pays. Et sur le marché noir en Italie, la transaction peut grimper à environ 3500€, soit près de 5000$ canadiens, des chiffres avancés par le chercheur Siddirth Kara dans son livre Sex trafficking – Inside the business of modern slavery(2009)… une véritable mine d’or pour un Casanova sans scrupule.

Et le recrutement se déroule aussi sous le nez des autorités. Le Makler, un quotidien russophone distribué partout au pays, publie tous les jours des annonces d’agences promettant des emplois ou des opportunités d’études à l’étranger. «Mais plusieurs sont des pièges, commente Viorela Rusu, cofondatrice de la mission de La Strada – Chisinau, un centre d’aide pour les victimes et leurs proches. On doit se méfier de celles qui prétendent que l’on peut partir en moins de dix jours, ou celles qui promettent de verser une importante somme d’argent pour un travail ne demandant pas de qualifications particulières.»

L’organisme publie chaque jour sur Internet une liste des agences jugées sécuritaires, ayant fait l’objet d’une brève enquête.

Illusion du moindre mal

«Depuis deux ans et demi à trois ans, le défi est d’arriver à identifier les victimes», raconte Irina Todorova, cette femme aux longs cheveux noirs. Les trafiqueurs ont assoupli leurs méthodes, poursuit-elle. En donnant plus de liberté aux jeunes filles et en leur allouant des petites sommes d’argent, 100 à 200 $ par mois à envoyer à leur famille, ceci leur renvoie une fausse image de bien-être…»

«Ça n’est pas si mal, disent certaines, au moins ici, j’ai de quoi manger, déplore la coordonnatrice, dans un anglais bien maîtrisé. Le résultat est navrant: des jeunes femmes victimes d’abus sexuels, de prostitution ou encore de travail forcé en viennent à ne plus demander d’aide.

«La plupart des jeunes femmes se faisant enrôler dans les réseaux de traite étant aussi victimes de violence familiale, elles sont généralement plus tolérantes face aux mauvais traitements», explique Victoria Dochitcu, psychologue et responsable de la Hot Line à la Strada, une ligne d’urgence à la disposition de la population. «Certaines jeunes femmes en viennent même à défendre leur pimp … ou retournent sous sa gouverne quand on leur en donne l’occasion.» Ceci donne du fil à retordre aux différents intervenants, qui voient que les trafiqueurs sont passés maîtres dans l’art de la manipulation.

La Moldavie

Une nation à peine plus grande que la Belgique, la Moldavie est coincée entre la Roumanie et l’Ukraine. Mais elle est surtout connue pour être la nation la plus pauvre d’Europe; près de 65 % de ses 3,8 millions d’habitants vivent sous le seuil de la pauvreté.

Classé au 117e rang sur 182 de l’indice de développement humain, tout juste avant le Vietnam et après la Guinée équatoriale, le pays a un PIB équivalent à celui du Soudan.

En devenant indépendante de l’URSS en 1991, la République de Moldavie fait face à une importante crise économique: sa monnaie, le leu moldave, plonge. La marche est haute pour qui passe d’une idéologie communiste à une idéologie capitaliste. Vingt ans plus tard, le pays peine toujours à remonter la pente. La majorité de ses revenus est siphonnée par le remboursement de ses dettes, laissant une maigre pitance aux employés de l’État… et ouvrant la voie à des abus de toutes sortes.

Ce reportage a été réalisé à l’été 2011 dans le cadre de la bourse Nord-Sud de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), grâce aux fonds de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

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