Soeur Marie-Paul Ross à Denis Lévesque contre les curés pédophiles

Pédophilie chez les prêtres

Soeur Marie-Paul Ross se prononce

À la veille du Conclave 2013 pour élire un nouveau Pape, Soeur Marie-Paul Ross lance un gros caillou dans une marre déjà trouble.

Raymond Viger  Dossier Religion et spiritualité

Marie-Paul Ross soeur religieuse sexologueMarie-Paul Ross est sexologue et religieuse. Comment ne pas considérer comme étant pertinent le commentaire qu’elle a lancé à l’émission de Denis Lévesque lundi le 11 mars dernier:

Jamais je ne laisserais un jeune seul avec un prêtre ou un curé.

À la veille du Conclave pour élire un nouveau Pape, la confiance règne dans la confrérie! Le commentaire est tout de même surprenant et peut porter à confusion. Je pourrais interpréter le commentaire de Soeur Marie-Paul Ross comme quoi elle nous suggère de ne jamais laisser un enfant seul avec un religieux. Pour moi, cela inclus aussi les religieuses. Donc, Soeur Marie-Paul Ross nous dit de ne pas laisser sous sa responsabilité un de nos jeunes!

Soeur Marie-Paul Ross compare ensuite les curés aux soldats. Ouf! J’ai beaucoup de difficultés avec cette comparaison. Un soldat qui va au front pour quelques mois et un curé qui fait voeux de chasteté pour toute sa vie… Pas pareil pantoutte pour moi là! La généralisation semble faire parti de l’univers de Soeur Marie-Paul Ross.

Après avoir lu les commentaires de Soeur Mariette Milot avant hier sur le sexisme de l’Église Catholique, maintenant le vote de non-confiance de Soeur Marie-Paul Ross vient en rajouter sur la gestion et l’administration de cette Église.

Photo Marie-Paul Ross de sa page Facebook

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Autres textes sur Religion et spiritualité

Après la pluie… Le beau temps

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Une religieuse contre le sexisme dans l’Église

Le sexisme de l’Église dénoncé

Une femme prêtre

Il y a de ces gens qui se battent pour que les choses changent. Sœur Mariette Milot est de ceux-là. Sa cause? Nul autre que le sexisme dont fait preuve l’Église catholique

Sébastien Lacroix Dossier Religion et spiritualité

soeur-mariette-milot-pretre-femme-eglise-catholiqueDepuis son tout jeune âge, elle caresse le désir de devenir prêtre. «Ça fait plus de 65 ans que j’ai reçu cet appel. Vers 8 ou 9 ans, je commençais déjà à me poser des questions. Je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait que les gars qui pouvaient servir la messe. Plus tard, je ne voyais pas pourquoi mon frère avait pu devenir prêtre, mais pas moi.»

Maintenant âgée de 77 ans, elle a plus ou moins perdu espoir devant le conservatisme du pape Benoît XVI et du cardinal Ouellet. «Je ne sais pas s’il me reste assez de temps à vivre pour pouvoir être ordonnée, ni même si je vais voir ça de mon vivant.»

L’avenir de l’Église

Sœur Milot mène plusieurs combats à petite échelle. Elle donne une conférence dans le cadre d’un forum sur l’avenir de l’Église dont les propositions seront remises à l’évêque de son diocèse.

Elle appuie ses dires sur ce qu’elle a observé lors de ses nombreuses missions au Brésil, où elle a côtoyé les «sans terres», des gens parmi les plus pauvres au monde. «Là-bas, les femmes font tout dans l’Église. Elles ne sont pas ordonnées, mais c’est tout comme. J’y ai vu des femmes, souvent analphabètes, animer leur communauté de base avec ingéniosité. Elles partageaient le ministère avec leurs confrères masculins, sur un même pied d’égalité.»

Mariette Milot, ne veut pas être ordonnée par défaut. «Comme le disait récemment un journaliste qui m’interviewait: «Patience ma sœur, il n’y aura bientôt plus de prêtres hommes, vous aurez votre tour.» Une gifle ne m’aurait pas fait plus mal…

À défaut d’hommes, on ira vous chercher, les filles. Aussi bien dire: Vous pourrez vous accommoder des petits restes aux petits chiens!

D’immenses changements doivent s’opérer dans l’ensemble des structures de l’Église. Il faut en arriver à laisser à chaque membre – femme et homme – la juste place pour y jouer son rôle, pour y exercer sa mission selon ses appels.

Comment pouvons-nous, encore aujourd’hui, concevoir que des femmes, possédant les critères d’admission au même titre que les hommes, ne puissent avoir accès aux ministères ordonnés du simple fait qu’elles sont femmes? Il est même interdit d’en parler.

La lutte pour l’ordination des femmes

Chaque mois, nous sommes une dizaine de religieuses qui se réunissent. Nous discutons des moyens à prendre pour faire valoir l’appel que nous avons reçu.

Nous essayons aussi de voir ce que nous pourrions faire de différent. J’aimerais aller chercher les exclus de notre société, les petits, les pauvres, les opprimés. Nous serions surpris de rencontrer, dans la marge, des leaders, des gens capables de penser, d’agir, qui sont bien ancrés dans la réalité du quotidien.

Sœur Milot a été interrogée dans le livre Appelés aux ministères ordonnés, qui présente quinze femmes ayant reçu l’appel du sacerdoce. L’ouvrage, écrit par Pauline Jacob, est le résultat d’une recherche de doctorat. « Il apporte un éclairage solide sur cette dure réalité.»

Elle a même fait l’objet du documentaire «Je vous salue Mariette», produit par le centre d’artistes Vidéo Femmes. Celui-ci traite de sa vie, de ses nombreuses implications et de sa souffrance de ne pas avoir été ordonnée. Il jette aussi un regard critique sur l’Église que plusieurs voudraient voir davantage communautaire et démocratique.

Une grande partie de mon temps a été consacrée au film ces deux dernières années. Pour une trentaine de minutes, il y a eu environ 10 à 12 heures d’enregistrement. Ça représente plusieurs journées de tournage réparties dans le temps.

Ça en a valu la peine. Il y a eu des projections à l’ONF, au Ciné-Campus et à la salle Anaïs-Rousseau. Il y en a d’autres à venir. Chaque fois, c’est suivi par des échanges avec le public. Il y a environ 1000 personnes qui l’ont vu. Ç’a ouvert des discussions animées.

La traite humaine: Femmes déchirées

Sœur Mariette Milot se préoccupe également du sort réservé aux femmes victimes de la traite humaine. «Je ne crois pas que l’on pourra arrêter cela un jour. C’est un phénomène qui est répandu partout dans le monde. C’est un commerce très lucratif. Il rapporterait douze milliards de dollars chaque année. Nous pouvons freiner ce phénomène que plusieurs appellent de l’esclavage moderne. Nous devons dénoncer ce que font les trafiquants et sensibiliser les gens pour qu’ils soient vigilants.»

À l’initiative de sœur Milot, le Comité de Traite Humaine Interne et Internationale (CATHII) a produit une vidéo de sensibilisation. Celle-ci présente la pièce Femmes déchirées qui parle de l’enfer vécu par les femmes trafiquées et de la manière dont elles se font piéger.

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La mort des campagnes

La ruralité a-t-elle encore un avenir?

Les régions en arrachent

De nouvelles réalités de plus en plus pénibles touchent drastiquement les régions rurales et les campagnes.

Raymond Viger Dossiers Région, Économie, Famille, Communautaire

Plusieurs médias ont récemment couvert les difficultés appréhendés pour les régions vis-à-vis le Plan Nord du gouvernement Libéral. Les développements rapides attirent drogue et prostitution. Les autorités locales vont-elles avoir le temps et les budgets pour se préparer à de nouvelles réalités qui viendront rapidement les envahir?

Une grande quantité d’emplois disponibles rapidement au même endroit implique que certaines localités vont perdre leurs mains d’oeuvres. Moins de services seront disponibles dans ces villages avoisinant qui subiront l’arrivée de nouveaux méga-centre.

Une discussion avec des intervenants en région soulignent qu’il n’y a pas que le Plan Nord qui vient affecter les villages. Actuellement, plusieurs événements viennent mettre en péril la survie même de ces villages.

Fermeture des églises

Le noyau social de ces communautés a été longtemps les églises. Chaque village avait jadis son église. L’abandon des fidèles de celles-ci a forcé la fermeture de plusieurs.

Fermeture des Caisses Desjardins

Au début du 20e Siècle Alphonse Desjardins avait implanté des caisses dans plusieurs villages du Québec. C’est ainsi que les Caisses Desjardins offraient un service rural délaissé par les Banques. Ce qui a fait la marque de commerce des Caisses Desjardins est en train de disparaître. Question de rentabilité les Caisses Desjardins ont débuté la fermeture de plusieurs de leurs caisses au profit d’une centralisation dans les grands centres.

Plusieurs citoyens ont manifesté contre les fermetures des caisses Desjardins sans succès.

Fermeture des comptoirs de Postes Canada

Encore pour des raisons de rentabilité et de rationnalisation, Postes Canada a à son tour emboîté le pas avec des fermetures dans plusieurs villages.

Fermeture de CLSC

Maintenant c’est le tour des CLSC de fusionner et déplacer ses services vers les grands centres. Pour ne donner qu’un exemple, quand le point de service du CLSC Châteauguay à Sainte-Martine a fermé ses portes en 2012 et obligé les citoyens à se rendre à un autre point de service situé à 27 minutes en automobiles, la population vieillissante de Sainte-Martine en a subi un contre-coups important.

Et les CLSC des grands centres qui doivent couvrir plus d’habitants reçoivent-ils plus de budget pour répondre aux besoins des populations? Quand on doit couvrir plus de service en santé, on coupe dans les services sociaux. C’est donc dire moins de prévention.

Impact de ses fermetures

Les églises, les caisses Desjardins, les bureaux de Postes et les CLSC étaient des endroits de socialisation pour les gens du village. Plusieurs y allaient à pied. En profitaient pour rencontrer les voisins et discuter de tout et de rien. C’était une occasion de faire son épicerie ou d’utiliser d’autres services locaux. Si maintenant vous devez vous déplacer dans les grands centres et que vous commencez à y faire votre épicerie et autres services, les marchands des villages avoisinants n’auront plus qu’à fermer leurs portes.

Dans les grands centres, vous devenez anonymes dans la foule. Fini les grandes discussions sur le perron de l’église.

Et sans automobile, impossible d’aller dans les grands centres. Certaines personnes âgées deviennent ainsi isolées d’un milieu de socialisation et dépendante pour avoir accès à leurs services.

La rentabilité financière de ces fermetures compensera-t-elle les conséquences sur la qualité de vie des citoyens?

Si ça continue comme cela, à part du bar de danseuses nues ou d’une taverne, que va-t-il rester dans nos villages?

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Autres textes sur les Régions

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Gaspésie: tourisme ou développement économique

 Tourisme en Gaspésie

Chicane entre tourisme et développement économique

Au cours de la dernière année, l’industrie touristique a été au cœur d’un litige déchirant la péninsule gaspésienne. Des élus et des citoyens soutiennent que ce pan important de leur économie a été transféré aux mains de la région voisine, le Bas-Saint-Laurent, et se mobilisent pour en reprendre les rênes. Certains y voient même une menace à l’autonomie de la Gaspésie.

Gabrièle Briggs   Dossier Gaspésie, Économie

gaspesie-peninsule-gaspesienne-gaspe Assis sur une plage de galets, le visage éclaboussé par l’eau salée, les yeux rivés sur le Rocher Percé; voilà l’un des nombreux paysages à couper le souffle qu’offre la Gaspésie au touriste qui s’y aventure. Nommée troisième plus belle destination au monde par la National Geographic Society, cette région est plus que jamais l’emblème touristique du Québec à l’étranger.

Jouissant d’une renommée mondiale, la Gaspésie doit une part importante de son développement économique au tourisme. Corde sensible des habitants de cette région, l’industrie déchaîne les passions, si bien que le conflit qui entoure le déménagement du siège social de l’Association touristique régionale (ATR) au Bas-Saint-Laurent s’est retrouvé devant les tribunaux.

Affrontement Gaspésie VS Bas-Saint-Laurent

La raison de ces affrontements? Au Québec, le découpage des régions touristiques diffère sensiblement du découpage administratif. Par exemple, le territoire touristique des Cantons-de-l’Est, qui comprend l’Estrie, couvre également l’est de la Montérégie. De son côté, la Gaspésie touristique comprend une partie du Bas-Saint-Laurent. Elle se termine à Sainte-Flavie, là où les routes du nord et du sud forment une boucle, dessinant le fameux tour de la Gaspésie qu’ont emprunté les jeunes bohèmes en quête d’aventures depuis des générations.

tourisme-gaspesie-peninsule-gaspesienne-touriste-gaspe La Gaspésie est toutefois la seule région pour laquelle le siège social de l’Association touristique régionale (ATR) se situe à l’extérieur de son territoire administratif. Situés à Sainte-Flavie, au Bas-Saint-Laurent, depuis 1984, les bureaux de l’ATR viennent tout juste d’être déménagés à Mont-Joli, également située dans la région administrative voisine de la Gaspésie. Ce déménagement a provoqué toute une controverse.

Dès le début du projet, des Gaspésiens ont réclamé le rapatriement du siège social et de la dizaine d’emplois qu’il représente dans la Gaspésie dite administrative. L’historien Jules Bélanger, l’un des premiers défenseurs du rapatriement du siège social, résume l’enjeu : «Avec les difficultés économiques qu’on lui connaît, la Gaspésie n’a pas le moyen de se priver du moindre siège social qui la concerne.»

Ce commentaire est paru dans une lettre envoyée aux médias locaux en juin 2008, après que l’historien ait entendu pour la première fois parler des projets de l’ATR. Son intervention a rapidement trouvé écho auprès de la population. Des citoyens, des élus municipaux et quelques entrepreneurs membres de l’ATR ont réclamé le retour du siège social dans la région.

Identité gaspésienne

Pour les opposants au déménagement, il en va de l’indépendance de la Gaspésie, qui a longtemps été administrée par le Bas-Saint-Laurent. «Un siège social, c’est là où les gens décident comment le tourisme va se développer en Gaspésie. Il faut qu’il soit sur les lieux», soutient Jules Bélanger.

«Est-ce qu’une gang qui vient de l’extérieur de la Gaspésie administrative peut débarquer et venir nous dire quoi faire? Il faut que ça s’arrête», dénonce aussi le président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Bertrand Berger. Cet organisme regroupe des élus municipaux et les préfets de région.

Mais pour nombre d’habitants de la péninsule, la question du tourisme est indissociable de la notion d’identité. Comme le bleuet représente les gens du Lac-Saint-Jean ou le Château Frontenac, les citoyens de Québec, le territoire gaspésien permet à la région de la distinguer du reste de la province. «Les Gaspésiens ont une histoire différente: c’est un peuple de la mer. Nous avons un sentiment d’appartenance et nous voulons prendre en main notre développement», explique Jules Bélanger.

Les opposants au déménagement de l’ATR vers Mont-Joli ironisent souvent sur l’attitude des habitants de l’est du Bas-Saint-Laurent. Ils leur reprochent de proclamer leur appartenance à la Gaspésie pour attirer les touristes, mais de s’affirmer comme Bas-Laurentiens lorsqu’il est question d’investissement économique. L’historien résume bien ce qui dérange nombre de ses compatriotes: «Les gens de Sainte-Flavie et de Mont-Joli ne se considèrent pas comme des Gaspésiens.»

Mais tous les habitants de la péninsule ne pensent pas ainsi. «J’ai une vision d’ensemble de la région touristique», soutient le maire de la municipalité gaspésienne de Mont-Saint-Pierre, Jean-Sébastien Cloutier. Le tour de la Gaspésie fait partie de notre région. Je le vois comme une force et non comme une faiblesse.» Quant à elle, la directrice par intérim de l’ATR, Joëlle Ross, s’oppose farouchement à cette frontière identitaire. «Les gens qui travaillent à l’ATR sont autant Gaspésiens que ceux qui travaillent sur le territoire», soutient-elle.

Les touristes de la Gaspésie d’abord

Lorsqu’elle a commencé à parler du déménagement de son siège social vers Mont-Joli, l’administration de l’ATR était loin de se douter de l’émoi que cela créerait. Pour cette association, le déménagement de ses bureaux était avant tout une question stratégique. Depuis que l’autoroute 20 est complétée à Mont-Joli, les gens en provenance du centre et de l’ouest de la province ne passent plus automatiquement devant le bureau d’accueil de Sainte-Flavie. L’été dernier, une diminution d’environ 30 % de l’achalandage a été observée, selon Joëlle Ross. «Il n’y a pas moins de touristes qui arrivent sur le territoire. Mais ils sont moins bien accueillis parce que l’ATR n’est pas situé au bon endroit.»

Devant l’opposition générale, l’administration de l’ATR demeure catégorique: son devoir est d’assurer le meilleur service possible à l’endroit des visiteurs et c’est pour eux qu’elle déménage à Mont-Joli. «Notre job à nous, c’est de recruter des touristes qui sont à l’extérieur de la Gaspésie. Et ça, on le fait très bien!», soutient Mme Ross.

Toutefois, au sein même de l’association, dont la plupart des membres se trouvent en Gaspésie administrative, les opinions divergent. Certains entrepreneurs, appuyés par la CRÉ, critiquent la manière peu démocratique dont l’ATR les aurait consultés. Le vote tenu en assemblée générale extraordinaire le 13 février 2009 et qui a penché en faveur du déménagement, a mis le feu aux poudres.

Pour les opposants, il s’agissait d’un coup monté puisque selon eux, certains membres en faveur du déménagement avaient en leur possession des procurations qui leur permettaient de voter au nom de personnes absentes. Les détracteurs estiment que sans ces procurations, l’issue du vote aurait été différente.

De l’avis du responsable des communications de la CRÉ, Benoît Pilon, l’ATR n’essaie pas de savoir ce que les membres veulent vraiment. «Elle est dans un effort de mobilisation pour garder leur bureau et sa dizaine d’emplois au Bas-Saint-Laurent», soutient cet avocat, qui est aussi propriétaire du Gîte Bleu sur Mer, membre de l’ATR.

La situation s’est envenimée à un point tel que l’affaire a été portée devant les tribunaux. Le 8 juillet 2009, le Gîte Bleu sur Mer, la Conférence régionale des élus et la Municipalité d’Escuminac, dont le maire est Bertrand Berger, ont demandé à la Cour supérieure d’émettre une injonction permanente pour faire invalider le vote. La cour doit maintenant trancher pour savoir si les résolutions ont été émises en toute légalité.

L’ATR Gaspésie va de l’avant

Malgré la demande d’injonction permanente, l’ATR a décidé d’aller de l’avant avec le déménagement. Le bâtiment a été transporté à sa nouvelle adresse en janvier, sur un terrain que la Municipalité de Mont-Joli a accordé pour la somme symbolique de 1 $.

De son côté, la CRÉ n’a pas attendu la décision de la Cour pour déployer sa gestion régionale du tourisme. Le 20 novembre, elle a annoncé vouloir se doter d’une politique-cadre de développement touristique. Elle souhaite ainsi que les décisions politiques concernant le tourisme soient prises en Gaspésie, tout en laissant à l’ATR son mandat de promotion. «On ne laissera pas le développement touristique dans les mains d’une autre région. L’industrie touristique, c’est probablement 25 à 30 % de nos activités économiques. C’est fondamental», soutient Bertrand Berger.

En Gaspésie, plusieurs veulent toutefois tourner la page sur cette phase houleuse de l’industrie. La peur de bien des élus et entrepreneurs : effrayer les touristes. «Il faut que cesse le conflit. On a une belle industrie et on doit travailler ensemble», conclut le maire de Mont-Saint-Pierre, Jean-Sébastien Cloutier.

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Les cégeps de Gaspé et de St-Hyacinthe en économie sociale

VOS COMMENTAIRES SUR Tourisme en Gaspésie et son développement économique

 

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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Bénévole de l’année: Louise Gagné

Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)

Bénévole de l’année: Louise Gagné

Raymond Viger    Dossier Médias, Presse communautaire, Bénévolat

louise_gagne_benevole_de_l_annee_media-communautaire Ce week-end, l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) a tenu son congrès annuel au Cheribourg d’Orford. Les 87 médias membres de l’AMECQ) se réunissaient pour planifier leur plan d’action pour les années à venir et assister à des formations pour continuer à faire un journalisme toujours de plus en plus représentatif de leur communauté et de leur lectorat.

Reflet de Société, un magazine provincial d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, membre de l’AMECQ était présent. Reflet de Société a maintenant plus de 491 000 lecteurs à travers le Québec. Les abonnements à Reflet de Société permettent non seulement de publier des textes de qualité, mais les surplus permettent de soutenir l’intervention de l’organisme auprès des jeunes marginalisés et de leur offrir un milieu de vie.

Bénévolat et médias écrits communautaires

À l’occasion de son congrès annuel, l’AMECQ met à l’honneur un bénévole qui s’est démarqué par son implication dans un média communautaire. Cette année, c’est Louise Gagné, native de Magog qui a remporté le titre de bénévole de l’année. Mme Gagné s’implique dans Reflet de Société depuis 1994, à titre de conseillère, administratrice, présidente de l’organisme et membre du comité de lecture de Reflet de Société.

Le bénévolat est le moteur et l’énergie qui permet de soutenir les communautés.

Félicitations et merci à Mme Louise Gagné pour son implication pour le soutien de la démocratie et de la liberté de presse au Québec.

Autres textes sur le Bénévolat

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

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Des artistes du Québec en Bourgogne

Graffiteur et break-dancers du Québec en Bourgogne

Par Gabriel Alexandre Gosselin Dossier Forum Jeunesse France-Québec 2010, Graffiti

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Sur son blogue, Raymond Viger en parle depuis quelques mois: 9 artistes québécois issus de la culture hip-hop iront en France au Forum de la Jeunesse de Tonnerre 2010. La chose est maintenant bien réelle et notre équipe journalistique est sur place pour vous informer et commenter ce forum. Joseph Elfassi, de l’UQAM, Estelle Gombaud, de l’Université de Bordeaux 3, ainsi que moi, Gabriel Alexandre Gosselin, journaliste pour Reflet de Société, sommes prêts à couvrir les événements, autant sur ce blogue que sur le blogue officiel du Forum de la Jeunesse de Tonnerre 2010.

Portrait de Tonnerre

Mais à quoi ça rime ce fameux forum? Je vous dresse un portrait :

La municipalité de Tonnerre compte environ 6 000 habitants. La source de revenue principale relève de la viticulture, ce qui signifie que les terres ne sont bonnes à à peu près rien d’autre. Des infrastructures assez importantes et très suffisantes pour les Tonnerrois sont érigées dans la petite ville donnant accès à toute sorte d’activités sportives, à une bibliothèque, à des concerts ou des expositions.

La difficulté aujourd’hui pour les Tonnerrois réside dans le fait que la municipalité est bien équipée, mais que ça coûte certes un peu cher pour le bassin de population concerné. Le manque de possibilités d’emploi en est la principale cause: les citoyens désertent et de ceux qui restent, une part de plus en plus grande dépend de l’aide sociale. Du coup, ces infrastructures ne sont pas suffisamment utilisées et manquent d’entretien. Par exemple, un hospice construit vers le 13e siècle est inutilisé presqu’à longueur d’année sauf pour la foire annuelle.

Récemment, une réalité propre à la région de l’Yonne, territoire de Bourgogne dans lequel se situe la ville de Tonnerre, s’est révélée: les citoyens marchent tête basse, les jeunes manquent de motivation et d’espoir en un avenir possible dans leur localité d’origine. Encore une fois, un obstacle se dresse devant ces jeunes: le train est le seul moyen de quitter la ville pour aller travailler ailleurs. Les heures de départ limitées n’encouragent personne à l’utiliser quotidiennement.

C’est pourquoi Christine Burtin Lauthe, directrice-générale du Centre social de Tonnerre et le maire de Tonnerre, André Fourcade, en sont arrivés à cette solution: créer un forum de la jeunesse pour porter et faire entendre leurs voix, susciter l’engouement dans la région, donner l’énergie et l’inspiration nécessaires pour remettre cette jeunesse sur les rails de l’initiative et de la réussite!

Le rôle des artistes québécois

C’est dans cette optique que Christine Burtin Lauthe a fait venir ces 9 artistes du Café-Graffiti, pour lequel elle a œuvré pendant 4 années à Montréal, de 2002 à 2006. Ainsi, le graffiteur Fluke et les 8 break-dancers Johnny Skywalker, Asian, Bgirl Cheeco, Goldylocks, Prototype, Monstapop, Dingo et Bgirl bounce seront à Tonnerre pour deux semaines d’activités intenses. La première se consacre aux ateliers donnés aux jeunes Tonnerrois; la deuxième semaine veut concrétiser la première avec les performances des artistes québécois et des jeunes qu’ils auront formés. Également au menu, des soirées de débat sur la jeunesse, des prestations d’artistes locaux et bien d’autres.

Pour suivre le Forum de la jeunesse de Tonnerre 2010 et les artistes du Café-Graffiti à travers cette aventure, Estelle, Joseph et moi vous invitons à lire ou regarder nos prochaines apparitions sur le blogue de Raymond Viger, section Forum jeunesse 2010 ou sur le blogue du Centre social de Tonnerre.

Vos commentaires sur le graffer et les break-dancers québécois en Bourgogne

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

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Projet graffiti pour Oakley

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Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

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Des Indiens dans ma ville à Val d’Or

Des Indiens dans ma ville à Val d’Or

Ariane Aubin    Dossier autochtone

ville indiens autochtones premieres nations autochtone On y trouve les Mohìgan – les loups –, puis les Kigos – les poissons –, les Amik – les castors… Tous des animaux emblématiques des Premières nations, qui prêtent leurs noms aux salles de jeu colorées du Centre de la petite enfance (CPE) Abinodjic-Miguam, à Val-d’Or. Dans ce bâtiment attenant au Centre d’amitié autochtone (CAAVD), 130 enfants de toutes origines – plus de 40 sont cris ou anishnabek («le vrai peuple», terme par lequel se désignent les Algonquins) – fabriquent des capteurs de rêve, chantonnent des comptines en anishnabe et surtout, apprennent à apprécier et respecter la culture de leurs camarades.

En deux décennies, la population autochtone à Val-d’Or a plus que doublé. Les membres des communautés de Lac-Simon, de Pikogan ou de la Baie-James qui «descendaient en ville» de temps à autre pour faire le plein de victuailles sont de plus en plus nombreux à s’y installer pour de bon. Dans cette ville de 32 000 habitants très homogène, l’arrivée de ces voisins aux familles nombreuses est souvent perçue comme une menace. Blancs et Autochtones ont beau fréquenter les mêmes lieux, les mêmes écoles, ils se mêlent encore peu les uns aux autres, ce qui contribue à nourrir les préjugés de chacun.

Centre d’amitié autochtone de Val d’Or

Née d’un père québécois et d’une mère algonquine, la directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or (CAAVD), Édith Cloutier, sait à quel point la méconnaissance de l’autre peut faire des ravages. Cette femme énergique, qui dirige le CAAVD depuis 20 ans déjà, multiplie les projets d’intégration culturelle: la marche contre le racisme Gabriel-Commanda (un héros anishnabe, trappeur sans peur et sans reproche), les portes ouvertes au centre, l’université nomade sur les questions autochtones et surtout, le CPE Abinodjic-Miguam, sont toutes des initiatives qu’elle a appuyées, portées et défendues.

C’est d’ailleurs à sa demande que la chercheuse Suzanne Dugré, du réseau d’études des Premières nations DIALOG affilié à l’Université du Québec en Abitibi Témiscamingue (UQAT), a initié en 2006 la première étude universitaire extensive sur le sujet des relations entre amérindiens et non-Autochtones à Val-d’Or. Rendus publics en juin dernier, les résultats de cette recherche et les recommandations qui en découlent devraient faire de Val-d’Or une référence en matière d’intégration urbaine des Autochtones… si l’on en tire les leçons adéquates.

capteur de rêves autochtones indiens autochtone indien Combien y a-t-il d’Autochtones à Val-d’Or?

En apparence toute simple, la question posée par les chercheurs de l’UQAT a généré des réponses révélatrices. «Les Blancs interrogés croyaient qu’il y avait 4000 Autochtones en ville, et même plus, explique Suzanne Dugré. Comme les  chiffres officiels variaient énormément d’une source à l’autre, nous sommes allés véri-fier par nous-mêmes et n’en avons recensé que 1100.»

Quatre fois moins, donc. Mais comme la population autochtone est jeune et en pleine croissance démographique, cette proportion est appelée à augmenter dans les prochaines années. Pour le meilleur et pour le pire, explique Édith Cloutier. «Le fait que les jeunes sortent davantage des communautés a accéléré l’évolution des relations entre Autochtones et Valdoriens. Il y a 20 ans, on parlait de deux mondes parallèles où les uns n’étaient pas obligés de parler aux autres. Maintenant, les contacts sont inévitables même s’ils sont parfois conflictuels.»

Ce sont surtout des événements ponctuels, comme l’ouverture de la Piaule ou les protestations récentes de certaines communautés face au projet de mine à ciel ouvert Osisko à Malartic, qui raniment les tensions, croit Édith Cloutier. «Ce sont des relations en montagnes russes, très influencées par la conjoncture. L’image des Autochtones qui se plaignent le ventre plein est encore très tenace.»

Mais comme l’enquête de l’UQAT l’a confirmé, l’ambiance ne changera pas à Val-d’Or à moins que les institutions politiques et les forces de l’ordre ne s’impliquent. Et le chemin à parcourir est assez long.

Bienvenue en quatre langues

Après les kilomètres d’épinettes cordées du parc de La Vérendrye, les visiteurs qui arrivent sur la 3e avenue à Val-d’Or sont accueillis par des oriflammes leur souhaitant la bienvenue en quatre langues: français, anglais, algonquin et cri. Mais le «Mino Pijak» (bienvenue, en algonquin) n’a été ajouté que tout récemment au-dessus du «Wachiya» cri.

Pour certains partisans de l’échange interculturel, cette omission était la preuve que le maire Fernand Trahan, en poste depuis neuf ans, n’accorde pas la même importance aux Anishnabek qu’aux Cris. «Le maire est un homme d’affaires, explique l’ancien député péquiste d’Abitibi-Est, Alexis Wawanolath. Il est très en contact avec les Cris et les Inuits, a fait de nombreux voyages dans le Nord. Mais les Anishnabek, eux, se sentent laissés pour compte.»

Autochtones inexistants

L’équipe du réseau DIALOG a confirmé cette impression en dépouillant les procès-verbaux municipaux des cinq dernières années. Aucune référence aux organismes autochtones n’y est faite, à l’exception d’une subvention de quelques dizaines de dollars accordée pour une fête de quartier. La conseillère municipale Céline Brindamour, très impliquée au sein de DIALOG et d’autres tables de discussion entre Autochtones et non-Autochtones, précise toutefois que la Ville est consciente du problème et a pris le parti de l’ouverture. Mais les projets de logements sociaux que réclament Édith Cloutier et Suzanne Dugré se font toujours attendre.

L’administration municipale n’a pas été la seule institution pointée du doigt par le rapport de l’UQAT. Si les efforts d’intégration de la minorité autochtone dans les domaines de la santé et de l’éducation ont été reconnus, les services sociaux et les forces de l’ordre ont été encouragés, eux, à modifier leur approche. Ces conseils n’ont pas toujours été bien reçus par les principaux intéressés.

«Quand nous avons expliqué aux travailleurs sociaux que les Autochtones les voyaient comme ces Blancs qui viennent leur arracher leurs enfants, ils nous ont accusé de ne pas avoir compris leur façon de travailler», explique Suzanne Dugré. La chercheuse et travailleuse sociale de formation a rencontré à plusieurs reprises ces intervenants afin d’élaborer avec eux une nouvelle approche qui soit mieux perçue.

Autochtones sans eau courante et sans électricité

val d'or autochtone capteur de rêve indien urbanisation Certaines communautés peu nanties comme celle de Kitcisakik, située dans la réserve faunique de La Vérendrye, n’ont ni eau courante, ni électricité. Les familles qui y vivent ont donc beaucoup de difficulté à convaincre les travailleurs sociaux qu’elles sont aptes à élever leurs enfants dans ces conditions. Résultat, les jeunes autochtones restent en famille d’accueil six fois plus longtemps, en moyenne, que les jeunes blancs. Et dans 90% des cas, ceux qui les accueillent sont non-Autochtones et francophones.

Une acculturation forcée que tentent désormais d’éviter les services sociaux en trouvant des solutions moins radicales: placement chez un proche ou alors meilleur accompagnement des parents pour qu’ils soutiennent leurs enfants pendant leurs études. Au CAAVD, par exemple, les programmes d’aide aux devoirs se multiplient et des cours de langues algonquines sont prodigués aux jeunes autochtones urbains, afin qu’ils apprennent tout en préservant leur culture. Les magnifiques locaux du centre sont d’ailleurs décorés de sculptures, lithographies, peintures et autres œuvres amérindiennes.

À l’école de la tolérance

Le nouveau mot d’ordre: éduquer pour mieux comprendre. Cette approche, dont la pierre angulaire est le respect de la culture d’autrui, pourrait changer du tout au tout les relations conflictuelles qu’entretiennent les Autochtones avec les autorités locales.

On reprochait aux policiers de ne pas respecter la culture des communautés avec lesquelles ils transigeaient ? Qu’à cela ne tienne, certains agents de la Sûreté du Québec ont commencé – sur une base volontaire mais encouragée – à suivre les cours d’un nouveau microprogramme en études autochtones offert par l’UQAT.  Au menu, des cours d’histoire, de langue et de culture anishnabe, ainsi que des rencontres avec des aînés qui transmettent leur savoir aux étudiants. Une formation qui s’ajoute au cours sur l’histoire des cultures autochtones, donné par l’anthropologue Serge Bouchard depuis plus de 25 ans aux policiers de la S.Q.

Le lieutenant Jean-Pierre Pelletier, ainsi que l’un de ses collègues, a fait partie de la première cohorte formée par l’UQAT et est ravi de son expérience. «Le cours de langue algonquine, en particulier, me permet de mieux communiquer  avec ceux qui parlent moins bien français. Ils trouvent ça assez drôle de voir des Blancs suivre cette formation, d’autant plus qu’il est parfois difficile pour eux d’intéresser leurs propres enfants à leur culture!»

L’urbanisation autochtone

Dire que la recherche menée par l’UQAT a transfiguré Val-d’Or serait pourtant exagéré. Ses résultats n’auront pas appris grand-chose à ceux qui, comme Édith Cloutier, avaient anticipé depuis longtemps le phénomène de l’urbanisation autochtone. Elle aura toutefois permis aux partisans du multiculturalisme d’ajouter à leurs arguments, basés sur l’expérience, des faits obtenus de façon méthodique et impartiale. Et surtout, de forcer les institutions valdoriennes – et les communautés autochtones – à faire leur examen de conscience et amorcer un pas vers l’autre.

Reste qu’au CPE Abinodjic-Miguam, de tout petits pas semblent pouvoir mener très loin. Les premiers enfants qui y ont grandi sont rendus à la petite école et les enseignants n’en croient pas leurs yeux. Blancs et Autochtones jouent ensemble sans discrimination… et échangent même quelques mots d’algonquin et de cri. «Les enfants sont très ouverts, très curieux, explique la directrice du CPE, France-Claude Goyette. Ce sont les plutôt les parents, peu importe leur origine, qu’il faut éduquer, car ce sont leurs comportements et leurs croyances que les enfants reproduisent.»

Une observation en accord parfait avec ces mots empruntés à la sagesse de leurs ancêtres: «Dis-moi, et j’oublierai. Montre-moi, et je me souviendrai peut-être. Implique-moi, et je comprendrai.»

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Photos Ariane Aubin et François De Lagrave

Montage Juan Carlos Sanchez

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