Centre Bell: Stars on Ice – Étoiles sur glace

Centre Bell: Stars on Ice – Étoiles sur glace

Raymond Viger    Dossier Arts et spectacles

Me voici maintenant au Centre Bell pour assister au spectacle Stars on Ice. Un spectacle où les fans des Joannie Rochette, Jamie Salé, David Pelletier, Kurt Browning, Cynthia Phaneuf… étaient prêts à tout leur pardonner.

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Avec 3 chutes et 3 quasi-chutes, les applaudissements se faisaient de plus en plus forts et plus réconfortants après chaque chute! Les 2 premières chutes se sont faites dans le même coin. J’étais convaincu que la glace avait un problème. Mais lorsque la 3e chute est arrivé dans le coin opposé, je ne pouvais plus mettre les incidents sur le dos de la patinoire.

Retard sur retard

Un spectacle qui a débuté 20 minutes en retard, une entracte qui a durée plus de 10 miinutes de plus que prévu n’ont pas aidé à me mettre dans les meilleures dispositions pour le spectacle Stars on Ice. Parce que pour moi, professionnalisme débute par l’assiduité. Et souffler dans le micro à plusieurs reprises pour s’assurer qu’il est ouvert est aussi un manque de professionnalisme.

Les patineurs étaient sensationnels. Mais entre chaque numéro, il y avait un temps mort dont je n’ai pas pu m’habituer. Après chaque numéro, il y avait les salutations des patineurs. Cela cassait la magie du spectacle, de sa chorégraphie. Étais-je prêt à voir Joannie Rochette dans un numéro de danseuse à gogo? Pas sûr. Peut-être trop vite après les Jeux Olympiques.

Un spectacle en anglais

stars-on-ice-centre-bell-etoiles-sur-glace Un spectacle majoritairement anglophone et qui aurait pu avoir certains enregistrements réalisés en français. Même les publicités étaient en anglais!!!

La foule s’est réchauffée pour une ovation monstre avec l’arrivée du couple Jamie Salé – David Pelletier.

Et pour finir le spectacle, même si les prestations en solo ou en couple étaient superbes, en ce qui concerne les présentations de groupe, un manque de synchronisme régnait régulièrement entre les couples.

Quand on est un fan et qu’on a suivi les performances olympiques des Joannie Rochette, Jamie Salé, David Pelletier et les autres, le spectacle mérite d’être vu pour se rapprocher de ses idoles. Sinon…

Vos commentaires sur Stars on Ice au Centre Bell Étoiles sur glace

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Haïti, Georges Laraque et le Canadiens de Montréal

Haïti, Georges Laraque et le Canadiens de Montréal

Raymond Viger   Dossier Sport, Haïti

georges laraque photo photographie canadiens de montréal Bob Gainey et la direction du Canadiens de Montréal viennent d’annoncer le congédiement de l’ailier droit Georges Laraque. Après cette annonce, j’entends Georges Laraque faire une publicité à la radio pour nous sensibiliser à soutenir les victimes d’Haïti en envoyant des dons à Vision Montréal. Aux nouvelles sportives, on avait vu Georges Laraque compter un but et le dédier aux victimes des séismes survenus en Haïti.

Avec tout ce qui se passe dans les médias traitant des séismes qui se sont produit en Haiti, était-ce vraiment le bon timing pour congédier Georges Laraque? Georges Laraque n’était-il par un fier représentant d’Haiti? Sur son blogue et son site Internet, on y voit le chandail du Canadien affiché aux côtés du drapeau d’Haiti. Georges Laraque n’aurait-il pas pu être le porte-parole du Canadiens dans la cause d’Haïti?

drapeau haiti flag haitien haitienne Je ne suis pas un fan de hockey. La dernière partie de hockey que j’ai regardée a été la série Canada-Russie en 1972. J’ai tout de même joué au hockey. L’esprit d’équipe fait parti de la recette de base pour avoir une chance de remporter une partie.

La présence de Georges Laraque et les malheureux événements qui se déroulent à Haiti pouvaient-ils représenter une occasion de solidarité pour le Canadiens? Sinon, son absence va-t-elle mettre à dos une partie des fans du Canadiens? Quel en sera l’impact dans les prochains mois pour le club Canadiens?

Une grande entreprise cherche le rendement et la performance. Le côté humain fait pourtant aussi parti du rendement d’une équipe.

VOS COMMENTAIRES SUR GEORGES LARAQUE, CANADIENS DE MONTRÉAL, HAITI.

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Les Canadiens bougent de moins en moins

Les Canadiens bougent de moins en moins

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Alors que les campagnes de promotion de l’activité physique se succèdent, les Canadiens seraient moins actifs… étude à l’appui! Sans surprise, les femmes et les personnes âgées s’alignent dans les derniers rangs des coureurs et autres sportifs, mais aussi les personnes à faibles revenus.

«Il y a une grande disparité entre les groupes socio-économiques. La promotion de l’activité physique devrait mieux cibler les moins nantis. Mais comment les approcher?», s’interroge Tracie A. Barnett du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Elle met principalement l’accent sur l’importance du revenu et de l’éducation: moins ils sont élevés et plus le participant a de chance de figurer dans le peloton de queue.

Une majorité inactive

Cette récente étude, dont les résultats ont été publiés dans une récente édition de l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, rapporte que le groupe le plus important s’avère justement être celui des moins actifs avec 56% de la population. Même si 25% des Canadiens se disent plus actifs qu’avant, la majorité ne pratique pas le sport nécessaire à une bonne santé physique.

Une situation très semblable à celle de nos voisins américains dont 60% de la population n’est pas assez active. Établie à partir des données de l’Enquête Condition physique Canada de 1981, de celle sur le mieux-être au Canada de 1988 (enquête Campbell) et de la Physical Activity Longitudinal Study de 2002-2004, cette étude permet d’évaluer le taux d’activité (fréquence, durée et intensité) de près de 900 adultes sur deux décennies.

Si marcher 30 minutes par jour permet de rester en santé, l’Agence de la santé publique du Canada fait aussi la promotion des escaliers, qui consommeraient deux fois plus de calories que la marche. «Toute la population devrait être ciblée, car les études le montrent: nous sommes de plus en plus sédentaires, occupés et dépendants de l’automobile», soutient Tracie A. Barnett.

La chercheuse de l’équipe PRODIGY — Prevention of cardiovascular Risk factors, Obesity and Diabetes: Investigating Genes to society in Youth – pointe aussi certaines barrières moins connues à une activité physique régulière: la sécurité des quartiers moins favorisés, le manque d’éclairage et d’espaces verts et la diminution d’activités spontanées.

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Risquer sa reussite

Risquer sa réussite

Gabriel Alexandre Gosselin DOSSIER Taz Skatepark

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

En 2000, Stéphane Julien, pro du roller-blade à 17 ans, s’apprête à s’envoler pour la Chine où il sera rémunéré à titre de performeur. Le Tazmahal lui avait permis de perfectionner ses techniques et le Café Graffiti avait amassé des fonds pour son départ. Depuis, Stéphane est retourné en Chine, a cofondé une entreprise qu’il partage avec ses meilleurs amis et a voyagé aux quatre coins du monde.

image Si Stéphane est aujourd’hui père d’un garçon de 6 mois et gère son portefeuille en fonction de l’avenir de sa petite famille, il n’en a pas toujours été ainsi. Lors de son premier voyage d’une durée de 6 mois en Chine, et dans les années suivant son retour, «la débauche était de mise», admet-il.

À son retour d’Asie, Stéphane figure comme cascadeur dans Roller-ball, un film hollywoodien tourné à Montréal. Avec la bonne cagnotte que ce contrat lui octroie, Stéphane se paie la vraie vie de party. «Pendant quelques mois, je me tenais avec ma petite gang hiphop. J’avais de l’argent, on cruisait, on sortait. C’était la belle vie. Mais je me suis vite rendu compte que l’argent n’est pas éternel.»

C’est en procédant à ce que Stéphane appelle un reality check qu’il a décidé de se «touner de bord». «J’avais juste envie de faire le party. Ce n’était pas nécessairement mauvais pour moi, j’avais vraiment du fun là-dedans. Mais je me tenais avec des gens qui n’étaient pas là pour les bonnes raisons, je négligeais mon patin aussi», avoue-t-il avec lucidité.

La Chine de Stéphane

Stéphane s’envole alors pour un nouveau voyage en Chine: «le premier mois a vraiment été difficile. Ça faisait trop longtemps que je n’avais pas patiné. Ça m’a pris au moins un mois pour reprendre mes habiletés!» Au cours de sa première visite dans ce pays, Stéphane a pratiqué son anglais pour la première fois de sa vie. Cette fois, c’est la profonde découverte de la Chine et de sa langue, le mandarin, qui attend le jeune désillusionné. Il y restera 3 ans!

Dans ce deuxième périple en terre asiatique, le jeune homme travaille ses façons de dépenser. Ce n’est cependant pas uniquement pour changer ses mauvaises habitudes qu’il a entamé ce voyage. Il veut également comprendre ses impulsions: «Moi, j’ai grandi dans Hochelaga. Je n’enlève aucun crédit aux gens de là-bas, je suis très attaché à ce quartier, mais je me souviens qu’avec mes amis, on devenait facilement agressif. C’était ça ma réalité.»

L’aventure et les rencontres permettront à Stéphane de se faire une nouvelle idée de tout ce qu’il apprécie dans la vie. Grâce à sa deuxième figuration importante comme cascadeur dans un film tourné en Chine avec Jackie Chan en tête d’affiche, Stéphane Julien revient au Québec l’esprit déterminé. «Ce tournage a vraiment confirmé mes aspirations de cascadeur.»

Fun professionnel

De retour à Montréal en 2004, Stéphane ne perd pas de temps pour tout mettre en oeuvre afin de réaliser son rêve. Un rêve qu’il n’est pas seul à partager. Avec 3 de ses amis adeptes du sport extrême, il crée l’entreprise de cascadeurs Fast Motion.

Pourtant, Stéphane mentionne que le travail de cascadeur est très individuel et demande beaucoup de sacrifices  personnels. «Parce qu’on était 4 gars qui se connaissaient très bien et qu’on voulait tous faire le même métier, on s’est rassemblé sous une même bannière. Quatre énergies qui poussent dans le même sens, ça peut juste valoir mieux qu’une seule!»

Aujourd’hui, Fast Motion fait du cinéma, de la télé, des performances live, des publicités, des conférences dans les écoles et de la production vidéo. À 28 ans, Stéphane Julien peut se vanter d’avoir voyagé dans l’Ouest canadien, en Russie, en Argentine, en Afrique et en Asie. Tout ça pour le compte de l’entreprise qu’il a créée avec ses quatre meilleurs chums.

«On a gagné une certaine notoriété avec les années. On peut considérer que notre réputation est bien bâtie», explique Stéphane. «C’est là et nous on s’amuse tant que ça dure. Pis c’est de ça dont je suis le plus fier: j’ai réussi dans la vie en m’appliquant dans un job basé sur le plaisir!»

Reflet de Société, Vol 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 16

VOS COMMENTAIRES SUR STEPHANE JULIEN ROLLER BLADE CASCADEUR PROFESSIONNEL.

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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Dossier Taz Pas juste un skatepark

Dossier Taz

Pas juste un skatepark

Gabriel-Alexandre Gosselin      DOSSIER Taz Skatepark

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Plus qu’un formidable terrain de jeu pour les adeptes de sports extrêmes, Le TAZ est aussi un organisme à but non lucratif (OBNL) créé en 1996 dont la mission citoyenne se poursuit encore aujourd’hui. Un skatepark peut-il être socialement responsable et engagé?

image Marianne Villandré-Côté faisait de la gymnastique jusqu’à son adolescence. Fatiguée de la compétition, mais toujours avide de sensations fortes, elle se convertit au roller-blade grâce au TAZ. Lors de sa fermeture en 2001, elle y donnait des cours. Elle vient de compléter une technique en éducation spécialisée et s’implique «à 100%», comme elle aime le dire, dans la réouverture du centre. Marianne occupe désormais le poste d’intervenante.

«Nous nous retrouvons avec un nouveau TAZ entre les mains et surtout, nous sommes 8 ans plus tard. Tout est à revoir du côté de l’intervention », explique-t-elle d’entrée de jeu.

Un seul aspect de l’ancien Tazmahal s’est, selon elle, transmis vers sa réplique actuelle située dans le Complexe environnemental de Saint-Michel. «On vise toujours la cohabitation entre les différentes pratiques, ainsi que la cohabitation entre l’esprit jeune du sport extrême et les familles qui viennent dans notre édifice.» Marianne mentionne la différence entre Le TAZ et d’autres skateparks qui donnent des plages horaires fixes selon chaque pratique sportive (skateboard, patins, BMX). Cette façon de faire a ses avantages, comme par exemple d’éviter les confrontations entre athlètes de sports différents, «une guerre qui a toujours existé. Mais c’est justement le genre de défi qu’on recherche au TAZ. On veut créer une communauté plus large, favoriser le respect.»

Ainsi, dans le skatepark, environ six surveillants, techniciens et intervenants sont à l’affût en tout temps. La plupart d’entre eux patrouillent en patins ou en skateboard, une façon de se fondre dans le décor. Leur travail consiste à assurer la sécurité (port d’équipements de protection, circulation) et de gérer les conflits qui peuvent survenir sur les plateformes: les skateboarders et les patineurs qui trouvent que les BMX prennent trop de place et vice versa, les débutants qui ne savent pas circuler dans le skatepark, les plus expérimentés qui prennent trop d’espace et circulent dangereusement se croyant tout permis, des jeunes qui se frustrent parce qu’ils peinent à réussir un truc. «Notre but est de ramener le calme, sans prétendre que l’incident n’a jamais eu lieu. On veut générer la bonne humeur et l’ouverture d’esprit de la part de tout le monde.»

Approcher l’autre

À ce travail général s’ajoute une intervention plus personnalisée. Marianne Vilandré-Côté dit porter une grande attention à cet aspect de son travail. «Je me sens portée vers ceux considérés comme des ‘‘cas à problèmes’’. Dans mes expériences antérieures comme intervenante, j’ai tellement appris d’eux.» Elle souligne le défi de créer un lien de confiance avec certains de ces jeunes. «Ces cas-là ne se règlent pas en claquant des doigts. Ça implique un travail à long terme. Ce que je préconise, c’est de leur donner des objectifs pour les faire revenir. Un jeune peut manquer de motivation à l’école, mais être vraiment branché dans un skatepark. Si venir ici le valorise, tant mieux!»

image À ce chapitre, Marianne se donne un premier mandat: la rédaction d’un guide d’intervention efficace pour tout le personnel du TAZ. «Sur place, on est deux qui ont la formation comme intervenant, mais toute l’équipe est consciente des réalités du milieu, des situations qui peuvent arriver. J’aimerais les aider à aborder chaque individu avec une approche adaptée.»

Une méthode qui roule

Les méthodes d’intervention ne sont pas établies de façon systématique au TAZ. Elles ne l’ont jamais vraiment été  d’ailleurs. Le personnel du centre cherche plutôt à utiliser la force du milieu du sport extrême et l’intérêt qu’il suscite  chez les utilisateurs pour intervenir.

«À l’époque, ma drogue, c’était Le TAZ! L’endroit a vraiment changé ma vie. Il m’a permis de m’épanouir dans le bon sens du terme. Ça aurait été tellement facile de déraper avec les tendances que j’avais», se souvient l’ancienne rebelle devenue intervenante. Même son de cloche chez Stéphane Julien, utilisateur de longue date du TAZ et aujourd’hui patineur professionnel: «Le temps que je passais ici quand j’étais jeune, c’est du temps que je passais à ne pas faire de conneries. Ou du moins, des conneries qui auraient pu me coûter cher!» Ces deux personnes sont la preuve vivante que l’intervention, ce n’est pas tout. Seule la force d’un milieu bien exploitée peut faire la différence.

Reflet de Société, Vol. 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 14-15

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Dossier Taz Le sport extreme reprend sa place

Dossier Taz

Le sport extrême reprend sa place

Gabriel Alexandre Gosselin DOSSIER Taz Skatepark.

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

En mars 2001, le Tazmahal, situé au centre-ville de Montréal, doit fermer ses portes pour faire place à la construction de la Bibliothèque nationale du Québec. La mairie promet au centre sportif – reconnu pour son skatepark, son roulodôme et son approche collée à la réalité des jeunes – de tout faire en son pouvoir pour relocaliser l’endroit le plus vite possible.

image Le 28 mars dernier, soit huit ans plus tard, le cofondateur et directeur général du Tazmahal, Michel Comeau, a pu lâcher un soupir de soulagement. Enfin, Le TAZ reprenait vie, physiquement et au service des jeunes! Désormais situé dans le Complexe environnemental de Saint-Michel, le nouveau TAZ, rebaptisé ainsi «parce que les jeunes le surnommaient comme ça avant», a, à première vue, des allures de manufacture. Une fois à l’intérieur, on se rend vite compte qu’il n’en est rien.

Unique et multidisciplinaire

Trois mots viennent aux lèvres de Michel Comeau lorsqu’on lui demande de réagir à ces huit années d’attente: «Tout est relatif!» Le délai, selon lui, valait la peine pour remettre sur la carte «une des sept merveilles du monde du skate. Nos installations sont écoeurantes et Le TAZ va être unique sur la planète.»

Le fait, le nouveau TAZ a de quoi charmer les adeptes de sports extrêmes. Un immense skatepark, pensé et divisé selon la pratique sportive (skateboard, BMX ou roller-blade) et le niveau de l’athlète (débutant, intermédiaire ou professionnel) se présente d’abord comme tête d’affiche du centre. «On a avec nous Dany Vézina, le meilleur concepteur de skateparks au Québec. Si Le TAZ était et sera une réussite, c’est qu’on est à l’écoute des milieux», note Michel Comeau.

Stéphane Julien, ancien utilisateur du TAZ, où il a également enseigné le roller-blade, ajoute: «Je note des problèmes dans les skateparks extérieurs à Montréal. Quand je les observe, je remarque qu’ils ne sont pas faits pour le développement de l’athlète. On dirait que la Ville engage des sous-contractants qui ne connaissent rien en la matière. La mairie n’est pas à l’écoute du milieu, et ça, c’est décevant.» Pour la conception du skatepark du TAZ, Michel Comeau a tenu à consulter les gens concernés avant de se mettre à l’oeuvre. «Ça a été une soirée de discussion vraiment fructueuse», explique Stéphane. «Quand j’ai vu le nouveau TAZ, j’ai tout de suite constaté sa pertinence. On voit qu’il est lié directement à l’industrie et tout le monde dans la ville reprend le buzz actuellement! » ajoute-t-il, en référence à l’ambiance qui régnait à Montréal à l’époque de l’ancien Tazmahal.

image Plus de possibilités

Connexe au skatepark intérieur, le fameux roulodôme est de retour. Le patinage libre aura donc toujours sa place au TAZ. Seulement, la grande salle est conçue pour beaucoup plus. On souhaite mettre à profit les dimensions du roulodôme pour importer le roller-basket et le roller-soccer, des sports encore inconnus au Canada. «On a ce qu’il faut pour organiser des tournois internationaux,et on serait les premiers à le faire au pays», souligne le directeur général, qui ne cache pas ses ambitions pour l’immense local. Le TAZ s’est équipé d’un matériel de son et lumière qui lui permettra de recevoir spectacles, conférences et congrès en tout genre dans son roulodôme.

Ayant comme cour arrière la carrière Miron, ancien dépotoir de la métropole destiné à devenir le deuxième parc en importance de Montréal, Le TAZ compte bien tirer avantage de sa situation géographique. Des pistes pour vélos de montagne, un Skate & Bike Plaza, ainsi que des parois d’escalade naturelles seront éventuellement aménagées. Encore une fois, Michel Comeau voit grand. «Des compétitions  internationales sont également à envisager pour certaines de ces disciplines.»

Les différentes instances gouvernementales ont accepté d’investir dans la construction du TAZ. À partir de son ouverture, le complexe sportif doit toutefois assurer lui-même sa survie économique. En réalité, les entrées d’utilisateurs n’y suffiront pas. Les installations, pouvant désormais accueillir des compétitions d’importance ainsi que des spectacles d’envergure, devraient permettre au TAZ de s’attirer des commanditaires et de faire déplacer de gros noms du sport extrême dans son enceinte.

image Emplacement controversé

Plusieurs s’entendent pour dire, employés comme utilisateurs, que s’il est un point négatif au nouveau TAZ, c’est son emplacement. Stéphane Julien se souvient qu’au Tazmahal du centre-ville, quelques-uns de ses amis provenaient de la rive sud de Montréal. Ceux-ci pouvaient débarquer directement dans le Tazmahal à partir de la station de métro Berri-UQAM. Aujourd’hui situé dans le Complexe environnemental de Saint-Michel, accessible seulement par autobus, les déplacements des athlètes et des amateurs pour se rendre au TAZ se compliquent. Des conseillers municipaux se sont opposés à cet emplacement et les médias l’ont critiqué.

Pour Stéphane Julien, il ne s’agit que d’un détail. «En construisant la Bibliothèque nationale où il a décidé de la construire, le gouvernement a tué le coeur du milieu du sport extrême à Montréal. Il est d’abord responsable de cette  situation», lance-t-il, en précisant toutefois ne pas être un expert en la matière. «Mais quand je vois tout le travail effectué par Michel Comeau et son équipe depuis des années pour reconstruire Le TAZ à Montréal, j’ai confiance qu’ils vont s’arranger pour que les gens aient envie de venir chez eux.»

Michel Comeau précise qu’il travaille déjà auprès de la Ville et de la Société de transport de Montréal. Le directeur  général du TAZ espère convaincre les dirigeants municipaux de l’importance d’un système d’autobus plus efficace dans Saint-Michel, le quartier de la métropole où le temple du sport extrême a repris vie.

www.TAZ.ca

Encadré

Des mesures écologiques non négligeables

Tout comme l’a fait l’école de cirque La TOHU lors de sa construction dans l’enceinte du Complexe environnemental de Saint-Michel, le TAZ a tenté de réduire son empreinte écologique au cours des différentes étapes de construction de son nouveau centre. «La première chose qu’on a faite en arrivant sur les lieux, c’est de déplacer tous les arbres qui seraient dans le chemin. On a créé une sorte de pépinière en vue de les replanter par la suite», explique Michel Comeau.

Ce dernier reste tout de même modeste par rapport aux efforts fournis à ce chapitre: «On a fait tout ce qui était possible, mais avec les moyens qu’on avait. Ce n’est pas si compliqué. Il faut juste se donner le temps.» Par exemple, au lieu de déplacer par gros camions les immenses morceaux de roche trouvés sous terre, ils ont fait venir une concasseuse. Du coup, ils ont évité des déplacements inutiles et ont récupéré ce qui aurait pu être voué à la poubelle sur un autre chantier.

Reflet de Société, Vol 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 12-13

VOS COMMENTAIRES SUR DOSSIER TAZ SKATEPARK: LE SPORT EXTREME REPRENDS SA PLACE

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Am Getting Paid skate amateur au Taz

Am Getting Paid, skate amateur au Taz

Dossier Taz Skatepark.

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Dans son numéro de juin, Reflet de Société avait accordé plusieurs articles à l’évènement que représente la réouverture du Taz, temple des sports de rue, après plusieurs années à chercher un nouvel emplacement.

Du 24 au 26 juillet, Am Getting Paid, une compétition de skate amateur, se tiendra en ses murs, présentée par Zoo York et Underworld. C’est l’une des compétitions amateurs les plus prestigieuses, et elle accueille ainsi des skateurs du monde entier. Le Taz sera l’hôte de ce concours, qui fête cette année son cinquième anniversaire et inaugure un nouveau format, le « jam ». Le gagnant remportera la coquette somme de 10.000 $.

A cette occasion, une conférence de presse se tiendra le jeudi 23 juillet à 16h, au cours de laquelle les organisateurs donneront tous les détails de l’évènement.

Où? 8931, avenue Papineau, au nord de l’autoroute métropolitaine, coin Émile-Journault
Quand? Le jeudi 24 juillet à 16h
www.letaz.com

VOS COMMENTAIRE SUR LA COMPETITION DE SKATE AU TAZ

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