Intimidation, Internet, école et famille

Cyber-intimidation

L’encadrement parental

Si jusqu’à récemment, l’intimidation ne franchissait pas les portes de la maison, Internet a fait voler en éclats cette barrière.

Éléonore Genolhac dossiers Intimidation,

Cyberintimidation-internet-maison-contrôle-parentalAujourd’hui, les enfants victimes d’intimidation le sont en permanence. Nous avons tous en mémoire les cas dramatiques d’adolescents mettant fin à leurs jours, car victimes de cyberintimidation.

Mais parce que l’école ne peut pas être la seule à lutter contre ce fléau, les parents doivent apprendre à accompagner leur enfant à l’heure du tout numérique.

Génération connectée

Martine est la maman d’un garçon de 6 ans, Arthur, une adorable tête blonde, mais qui comme de nombreux autres enfants de son âge, une fois l’école terminée, se rue sur l’ordinateur familial.

Arthur fait partie de cette génération née avec un ordinateur au bout des doigts, un pur natif numérique selon le terme du sociologue Mark Prensky. Preuve en est, du haut de ses 3 pommes, l’enfant sait se servir de sa console de jeu vidéo, de l’ordinateur et du vieil iPhone de sa mère.

Écran comme gardienne

L’Association canadienne des pédiatres préconise pourtant de ne pas laisser un enfant jouer plus de 30 min par jour devant un écran avant ses 7 ans. Beaucoup de parents aimeraient respecter cette recommandation, mais tout le monde court après le temps. L’écran a cette fabuleuse fonctionnalité d’occuper l’enfant et de le tenir tranquille.

Il est important de trouver un juste milieu entre l’écran et le temps en famille. La solution n’est pas dans l’interdiction, mais dans l’éducation qu’il faut en faire, affirme Thierry Plante, spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Medias.

Modèle parental

Au moment de l’enfance, jusqu’aux alentours de 11/12 ans, les parents sont perçus comme des modèles. Le comportement qu’ils ont est celui adopté par l’enfant et leur usage d’Internet va l’influencer. Si très tôt l’enfant comprend qu’il y a des règles à respecter, qu’il ne peut pas tout dire sous prétexte que l’écran le protège, il y a fort à parier que plus âgé, il fera plus attention à ses propos.

Thierry Plante confirme qu’il existe «une corrélation positive entre le fait d’avoir des règles sur Internet et le comportement des jeunes quand ils surfent.» Car, les nouvelles technologies empêchent les signes de communication non verbale (gestes, expressions faciales…) qui représentent 70% du message, et en conséquence diminuent l’empathie. Il est plus facile d’être méchant derrière son écran.

Confiance

Il serait illusoire de penser pouvoir maîtriser l’utilisation des nouvelles technologies. À cet âge, l’ordinateur familial a cédé sa place au téléphone intelligent ou à la tablette, sur lesquels l’adolescent peut se connecter quand il le veut. Il est primordial d’installer un lien de confiance avec l’adolescent et de l’entourer, même s’il veut voler de ses propres ailes.

Il existe une multitude de réseaux sociaux, Facebook et Twitter étant les plus connus, et les parents peuvent vite se sentir dépassés. Mais s’il n’est pas nécessaire de les connaître dans le détail, il faut néanmoins que les parents cherchent à s’y intéresser, déclare Gaston Rioux, président de la Fédération des parents du Québec. Les parents ne doivent pas chercher à poser de jugement, mais s’efforcer à comprendre ce qui occupe leurs enfants.

Réseau à risque

Il existe des réseaux sociaux qui effraient plus que d’autres. Notamment Ask.fm. Basé en Lettonie, Ask.fm est un réseau social où chaque utilisateur reçoit des questions d’autres utilisateurs, qui peuvent être anonymes. Ce site a été largement critiqué en raison du cyberharcèlement qu’il peut provoquer. Le Premier ministre anglais David Cameron a lui-même appelé au boycott de ce site, responsable selon lui du suicide de 4 adolescents au Royaume-Uni en 2013.

Pour Thierry Plante, la solution n’est toujours pas dans l’interdiction, même s’il reconnait la dangerosité d’un tel réseau. Là encore, il insiste sur la nécessité d’avoir des discussions régulières avec son jeune, sur ce qu’il fait et où il va sur Internet.

Surveillance

Pour le spécialiste en éducation, il vaut mieux discuter et non interdire. S’il ne condamne pas l’utilisation de logiciels de contrôle parental, il invite à beaucoup de prudence à leur égard. «Si la surveillance est opérée à l’insu du jeune, cela risque d’avoir de lourdes répercussions et de briser le lien de confiance qu’il a envers ses parents», dit-il.

À cette forme d’espionnage, une solution pragmatique basée sur la confiance peut être privilégié. Thierry Plante préconise la création d’une tirelire à mots de passe: l’adolescent donne l’ensemble de ses mots de passe à ses parents, qui ne les utiliseraient qu’en cas d’urgence, si l’adolescent exprime un malaise face à une situation.

Un parent ne pourra jamais s’assurer de tous les agissements de son enfant. C’est pourquoi, et plus que jamais, l’enfant doit avoir confiance pour qu’il sache qu’il n’est pas seul, et qu’il peut librement en parler avec ses parents. Avant que les choses ne se gâtent.

Logiciels de contrôle parental

Il en existe 2 catégories : ceux de filtrage et ceux de surveillance.

Dans le premier cas, il s’agit de programmes qui interdisent l’accès à différents contenus définis par les parents (pornographie, violence…). Un tel dispositif est disponible dans les nouveaux systèmes d’exploitation (Windows Vista, Mac OS X …)

Dans le deuxième cas, il s’agit de logiciels espionnant l’utilisation d’Internet par l’enfant. Ces programmes agissent comme des mouchards.

Certains vont aller loin en enregistrant les saisies sur le clavier, les mots de passe, et prendre des captures d’écran… le tout envoyé régulièrement sur une adresse courriel. Les concepteurs arguant que c’est le devoir des parents de protéger leurs enfants.

S’il est recommandé l’installation de filtres parentaux pour garantir une connexion sûre au jeune public, il est déconseillé d’avoir recours à la seconde catégorie qui est de l’espionnage et mettrait en danger la relation parents-enfants.

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Suicide: Intimidation sur l’Internet

La France VS le Québec

La gendarmerie française très efficace

Je fais de l’intervention de crise auprès de personnes suicidaires sur l’Internet. En 2008, 2 Françaises se rencontrent sur un site et font un pacte de suicide. La gendarmerie fait enquête et ferme le site sur lequel elles se sont rencontrées.

Raymond Viger Dossier Taxage et intimidation

Une de ces femmes étaient venu commenter sur mon blogue. Cet évènement avait fait la une des médias français qui annonçaient que le pacte de suicide avait eu lieu sur mon blogue.

L’enquête de la gendarmerie a démontré que le pacte de suicide avait eu lieu sur un autre site. Celui-ci a été fermé. La gendarmerie m’a confirmé que je n’étais plus sous enquête et que je pouvais continuer mon travail d’intervention.

Au Québec, personne ne s’est jamais inquiété ou questionné de mon intervention auprès de personnes suicidaires sur l’Internet. Pour intervenir rapidement auprès de personnes qui venaient de faire une tentative de suicide, j’ai et des contacts avec plusieurs corps policiers à travers le monde, dont Interpol.

L’intimidation des jeunes dans les écoles

Pendant ce temps, au Québec, les jeunes font de l’intimidation et des agressions sur l’Internet envers d’autres jeunes. Rien ne bouge, tout semble difficile d’être une autorité cohérente pour les jeunes.

Le témoignage que nous a livré hier Nathalie sur l’immobilisme d’une direction d’école et de la DPJ concernant l’intimidation de sa fille à son école confirme qu’au Québec, on ne prend pas l’intimidation au sérieux. Au Québec, on ne se donne pas les moyens pour agir rapidement et efficacement pour contrer l’intimidation.

En avril dernier, le jeune Maxime Collard avait organisé une marche contre l’intimidation. La ministre de l’Éducation de l’époque, Line Beauchesne, avait participé à cette marche. Maxime Collard avait fait plusieurs médias, dont Tout le monde en parle avec Guy A. Lepage ainsi que l’émission de Christiane Charette. C’est plaisant de votre une ministre participer à une marche de sensibilisation contre l’intimidation. Mais qu’est-ce qui a été fait depuis pour aider des jeunes comme Marjorie Raymond à trouver des solutions autres que le suicide face à l’intimidation?

Le laxisme du Québec

En France on peut fermer un site Internet qui encourage des gens à se suicider. Tous les corps policiers sont capables de retracer les agresseurs qui se cachent derrière un clavier pour lancer leurs menaces.

Partout… sauf au Québec.

Souvenons-nous de notre laxisme vis-à-vis les groupes de motards qui sont devenus par la suite de puissant groupes criminalisés. Ou encore notre temps de réaction devant les gangs de rue…

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Le Ministère de l’Éducation et le Conseil supérieur de l’éducation

Un rapport tous les 2 ans

Le Ministère de l’Éducation est-il bien informé sur les besoins de nos jeunes?

Pour connaître les besoins des jeunes et préparer ses réformes, le ministère de l’Éducation mandate le Conseil supérieur de l’éducation de préparer un rapport aux 2 ans.

Raymond Viger Dossiers Éducation, Taxage et intimidation, Décrochage

Pour faire son rapport, le conseil supérieur de l’éducation veut consulter les différents partenaires impliqués dans la scolarisation des jeunes.

En tant qu’organisme communautaire, avec une semaine de pré-avis, je reçois un texte de présentation de 14 pages accompagné d’un questionnaire à développement de 6 pages. Le document de présentation nous propose de leur faire parvenir un mémoire sur nos positions et nos propositions en matière d’Éducation pour éviter le décrochage.

Comme si je n’avais que cela à faire d’attendre de telles demandes du ministère de l’Éducation. Surtout qu’on est un organisme communautaire non subventionné. Un organisme communautaire qui se demande sans cesse comment on va faire pour payer le loyer.

Spécialistes de l’éducation VS généralistes des jeunes

Les “spécialistes” du conseil supérieur de l’éducation, qui ne pensent qu’éducation, se donnent 2 ans pour faire leur rapport mais demandent à des généralistes du communautaire de déposer un mémoire en 1 semaine!

Parce que dans le communautaire nous devons opter pour une approche hollistique, c’est-à-dire que nous sommes concernés par l’éducation du jeune, sa consommation d’alcool et de drogue, des gangs de rue, le suicide, sa sexualité, les MTS, le Sida, l’intimidation…

Consultation… adéquate?

De plus, pour obtenir de meilleures réponses, il faut avoir le temps de prendre un certain recul dans la préparation des réponses. Ce qui ne pourra malheureusement pas être le cas.

Le conseil supérieur de l’éducation pourra marquer dans son rapport que le communautaire a été consulté. Madame la ministre de l’Éducation pourra se pêter les bretelles à dire que les différents partenaires l’ont été. Mais l’ont-t-ils été adéquatement? J’en doute.

Scolarisation des jeunes VS intimidation à l’école

Je remarque que dans la scolarisation que le ministère de l’Éducation veut offrir aux jeunes, on ne parle pas de l’intimidation que les jeunes vivent à l’école. Que dire du témoignage de Nathalie, une mère de famille, qui se fait dire par la DPJ de ne pas envoyer sa fille à l’école pour éviter l’intimidation? Pendant ce temps, les intimidateurs continuent de fréquenter l’école. La direction de l’école ne fait rien. La DPJ ne fait rien.

Il est vrai que si un jeune comme Maxime Collard fait une marche contre l’intimidation à l’école, nous verrons la Ministre de l’Éducation marcher à ses côtés et dire non à l’intimidation. Mais concrètement, que faisons-nous?

Si des jeunes se sont suicidés à cause de l’intimidation qu’ils vivent, il y en a combien qui décrochent de l’école toujours à cause de l’intimidation? Combien de jeunes se retrouvent à l’école terrifiés et dans de mauvaises conditions pour être scolarisés adéquatement?

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Comment intervenir auprès des jeunes

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Améliorer les ressources contre l’intimidation?

Arrêtons d’engager des psychologues!

Le travail terrain contre l’intimidation

Les spécialistes ne cessent de nous dire qu’il faille engager plus de psychologues dans les écoles pour contrer l’intimidation. Et si nous ne visions pas les bons objectifs?

Raymond Viger Dossiers Éducation, Taxage et intimidation, Décrochage

Les spécialistes veulent des spécialistes. Pour contrer l’intimidation, il faut des travailleurs terrains. Des gens capables de mobiliser une communauté contre un fléau social comme l’intimidation.

Un travailleur de milieu capable de réunir autour de la même table la direction d’école, l’enseignant, les parents autant de la victime que du bourreau, la police, le CLSC, la DPJ ou toute autre ressource nécessaire à l’intervention qu’il doit accomplir.

Le travailleur de milieu a un profil d’organisateur communautaire. Et ça, avec ou sans diplôme. Parce qu’un diplôme ne donne aucune expérience terrain.

J’ai connu un psychologue responsable d’un gros organisme communautaire qui mentionnait en conférence:

Je croyais que l’on pouvait tout faire et tout guérir avec un diplôme de psychologue. C’est quand j’ai commencé à m’ouvrir à d’autres techniques d’intervention et que j’ai utilisé celles qui étaient pertinentes à l’intervention en cours que j’ai commencé à être bon. Les dix premières années de mon travail comme psychologue j’ai été dangereux.

Un psychiatre a aussi déjà dit:

95% des interventions qui doivent être faites peuvent l’être directement par les personnes concernées sur le terrain. Ce n’est que dans 5% des cas que des spécialistes devraient intervenir.

Ce ne sont pas les connaissance de l’intervenant qui comptent pour faire un bon travail. C’est sa capacité de mobilisation, de facilitateur pour que le milieu trouve ses propres solutions.

Parce qu’il n’existe pas une solution miracle au taxage. Chaque cas est différent. Chaque milieu de vie est différent. Et les solutions pour atteindre nos objectifs sont tout aussi variées.

Il ne s’agit pas de saupoudrer quelques millions à droite et à gauche pour contrer l’intimidation. Il s’agit d’engager le bon personnel au bon endroit, d’être capable de lui faire confiance et de l’appuyer dans ses interventions.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Quoi faire contre l’intimidation et le taxage?

Ça prend tout un village pour élever un enfant

À quoi sert la prévention quand il faut intervenir?

Une marche contre l’intimidation, un policier socio-communautaire qui nous fait une conférence contre l’intimidation… et quoi d’autre?

Raymond Viger Dossiers Éducation, Taxage et intimidation, Décrochage

Qu’un jeune, pour briser le cercle vicieux de l’intimidation, décide d’organiser une marche, c’est excellent pour ce jeune. Que la ministre de l’Éducation y soit pour montrer son soutien au jeune, je veux bien. Mais il ne faut pas que ce soit la seule action sur l’agenda du ministre de l’Éducation.

Qu’un policier socio-communautaire fasse une conférence sur l’intimidation ou qu’un organisme nous présente une pièce de théâtre sur l’intimidation, grosse perte de temps. Les jeunes savent déjà trop ce qu’est l’intimidation. Ce qu’ils ne savent pas et que le policier socio-communautaire ou la pièce de théâtre ne pourra pas leur dire c’est qui va les aider vis-à-vis l’intimidation? Qui va s’impliquer? Qui va se mouiller pour eux? Une conférence ou une pièce de théâtre sur l’intimidation c’est une façon de soulager nos consciences et de pouvoir écrire dans nos rapports que nous avons fait quelque chose.

L’intimidation, une responsabilité sociale

Parce que l’intimidation ça concerne tout le monde. Le directeur d’école, les parents, l’enseignant, le conducteur d’autobus scolaire, le propriétaire du dépanneur du coin, le travailleur de rue… L’intimidateur doit comprendre qu’il est surveillé et que personne n’accepte son comportement. Où qu’il soit.

La communauté doit connaître les noms et les visages des intimidateurs de leur quartier. Les victimes doivent non seulement être protégées, mais aussi se sentir protégées.

Le message qui est lancé quand on laisse un intimidateur faire sa loi, c’est que c’est payant d’être un intimidateur. Cela motive d’autres jeunes à faire de même. Si le message que nous lançons est plus ferme, les autres jeunes se tiendront tranquilles. Parce qu’ils auront compris qu’on ne gagne pas à être un intimidateur.

Vis-à-vis l’intimidation, nous n’avons pas besoin de faire de la prévention. Il nous faut intervenir et agir. Notre action permettra de faire une prévention qui aura un sens dans la communauté.

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Jeunes à l’école vs intimidation et agressions

Une mère témoigne sur l’intimidation de sa fille

Jeune, intimidation et agressions

Suite à mon billet sur l’intimidation et les agressions des jeunes à l’école, Nathalie, une mère de famille nous livre ce témoignage touchant.

Nathalie Dossier Taxage et intimidation

En tant que parent, le sujet de l’intimidation me fait revivre beaucoup d’émotions. Ma fille a, elle aussi, vécu l’intimidation. Une de plus parmi tant d’autres. C’est triste car les jeunes gardent le silence. Par peur des représailles, ils ne s’ouvrent pas.

Le changement de comportement de ma fille m’a fait douter que quelque chose n’allait pas. En la questionnant, elle a fini par me raconter ce qu’elle vivait tous les jours à l’école. J’en avais des frissons! Je me disais que c’était impossible tout ce qu’elle a vécu.

Pour le diner, je lui donnais des sous. Elle mangeait dans les toilettes. Ne pas être au courant au moment où elle le vivait m’a mise en colère. C’était douloureux d’apprendre tout ce qu’elle a subit en silence.

Un dimanche soir, je l’ai vu angoissé dans son lit. J’ai parlé avec elle pour découvrir que l’angoisse qu’elle vivait provenait du fait que le lendemain elle devait aller à l’école le lendemain et qu’elle savait ce qu’il l’attendait. Je lui ai dit que c’est assez et que ça doit finir! Demain, tu restes à la maison. Je m’occupe du reste.

Le lendemain matin, je téléphone à la direction de l’école et leur dit  que je garde ma fille à la maison car elle y est plus en sécurité qu’à l’école. La directrice répond:

Mais voyons madame, vous n’avez pas le droit de garder votre fille à la maison. Si vous faites cela je vais devoir faire une plainte à la DPJ.

Je lui ai dit que si elle n’avait rien d’autre à proposer, qu’elle la fasse sa plainte à la DPJ. Au bout d’une semaine, je reçois l’appel de la DPJ. Après leur avoir expliqué tout ce que ma fille subissait, il ne savait plus quoi me dire. Il m’a dit:

Écoutez madame , laissez nous une semaine de réflexion à savoir ce que nous allons décidé pour votre fille et on vous revient avec NOTRE décision.

La semaine suivante, la DPJ me rappelle pour me dire que, finalement, le mieux sera de garder ma fille à la maison mais que, malheureusement, elle ne sera pas scolarisée.

Peut-on accepter que ce soit nos jeunes qui écopent et non pas les intimidateurs? Le système est malade. Il n’y a pas de justice. Pendant que les parents se battent pour encourager leurs enfants à aller à l’école, à leur dire qu’ils sont de bonnes personnes… voilà ce que la DPJ nous offre comme solution! L’estime de soi et leur confiance en mangent un coup.

Pour les parents qui on perdus leurs enfants par suicide, ça me bouleverse terriblement. Je peux comprendre leur mal et leur frustration. Il faut AGIR ET VITE. Il faut que les gens CHANGENT et comprennent que l’intimidation peut DÉTRUIRE un être humain.

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Agressions, cyberintimidation, intimidation et taxage

Comment survivre à l’école aujourd’hui

Comment réagir au taxage et à l’intimidation

Le triste et malheureux suicide de Marjorie Raymond, de l’école Gabriel-Le Courtois à Ste-Anne-des-Monts ouvre, encore une fois, un débat sur un sujet sensible. Intimidation à l’école, intimidation sur l’Internet, taxage, agressions, suicide des jeunes…

Raymond Viger Dossier Taxage et intimidation

Depuis plusieurs mois, nous recevons de nombreuses demandes à Reflet de Société pour des reportages sur l’intimidation.

Nous avons affecté notre journaliste Dominic Desmarais pour couvrir le sujet, de faire le tout de la question. Le dossier devrait pouvoir être publié dans le numéro de février prochain.

Un reportage qui n’est pas une fin en soi, mais le début d’une réflexion à compléter.

Si vous avez vécu de l’intimidation, de la cyberintimidation ou une agression quelconque, à l’école ou dans tout autre lieu, vous pouvez nous laissez un commentaire, un témoignage qui nous permettra d’alimenter ce débat que nous allons amorcer.

Si vous avez une opinion ou un commentaire sur l’intimidation qui est vécu dans les écoles ou encore sur l’Internet, n’hésitez pas à nous la partager.

Merci pour votre participation et votre implication.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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