Vietnam: Refuge pour les victimes de l’agent orange

Village de l’amitié

Un refuge pour les victimes de la dioxine

Situé à Van Canh, à 11 km d’Hanoï, le Village de l’Amitié est probablement l’un des plus beaux symboles de coopération internationale. Pourtant, on ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en le visitant. Milieu de vie de 120 enfants et vétérans souffrant de problèmes de santé sévères reliés à l’agent orange, le Village est la preuve tangible que les Vietnamiens vivent encore avec les fantômes de la guerre.

Isabelle Larose Dossier Média, Stage au Vietnam

Entre les salles de classe et la clinique déambulent de jeunes vietnamiens à la tête ou aux yeux surdimensionnés. D’autres, à l’allure physique normale, éprouvent des problèmes psychologiques. Certains se déplacent en chaise roulante, d’autres ne peuvent se mouvoir seuls.

Pourtant, ces enfants sont considérés comme chanceux. Premièrement parce que parmi les 300 000 jeunes vietnamiens malades, plusieurs n’auront jamais accès à de l’aide, faute de ressources disponibles. Deuxièmement,  le Village de l’Amitié de Van Canh est probablement le plus gros et le mieux adapté des 63 centres dédiés aux victimes de l’agent orange. Avec ses dix maisons servant à loger les victimes et le personnel, son centre médical, sa cafétéria et ses nombreuses salles de classe, le Village de l’Amitié est un milieu de vie où plus de 60 employés et bénévoles mettent la main à la pâte. «Chaque province du Viêt-Nam a un centre pour accueillir les victimes de l’agent orange. Souvent, ces centres sont petits et les victimes ne peuvent pas y coucher ni recevoir des traitements», explique le directeur du Village de l’Amitié, Dang Vu Dung.

Réconcilier les anciens combattants

agent-orange-dioxine-vietnam Le Village de l’Amitié de Van Canh est le résultat d’un projet de réconciliation entre les anciens combattants, alliés ou ennemis d’hier. Le projet a été mis sur pied en 1988 par George Mizo, un vétéran de l’armée américaine. Des anciens combattants de plusieurs pays se sont joints au projet en finançant la création d’un village qui viendrait en aide aux Vietnamiens qui vivent encore avec les conséquences de la guerre. En organisant des campagnes de financement partout à travers le monde, ils permettent aujourd’hui le bon fonctionnement du Village sans que les familles n’aient à débourser un sou.

Habituellement pensionnaires du Village durant deux ou trois ans, les victimes apprennent un métier qui leur assurera une autonomie financière. Cet apprentissage peut également être salvateur pour la famille des victimes qui comptent souvent plus d’un membre souffrant de problèmes de santé causés par la dioxine. «J’ai déjà visité une famille qui comptait dix enfants malades de l’agent orange. À chaque nouvelle grossesse, le père espérait la naissance d’un enfant en santé qui pourrait travailler et faire vivre sa famille. Cela n’est jamais arrivé. C’est donc la mère qui avait le poids de la famille sur les épaules et qui devait assurer sa survie», raconte le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan.

Éducation adaptée

Dans la classe d’informatique, les élèves apprennent à utiliser différents logiciels. Dans la pièce suivante, une dizaine de jeunes Vietnamiens reproduisent des photos en brodant minutieusement sur un tissu. Quelques mètres plus loin, des jeunes filles fabriquent des fleurs avec du tissus. Leurs petits doigts créent avec une dextérité épatante des objets qui seront vendus pour financer le Village. Au terme de leur séjour, les adolescents reçoivent une atttestation qui  certifie leur capacité à travailler.

En plus des classes de formation professionnelle, les jeunes reçoivent une éducation scolaire adaptée à leur capacité. Ceux qui détiennent de plus grande capacités intellectuelles quittent le Village durant la journée pour se rendre à l’école locale traditionnelle. «Actuellement, nous avons dix enfants qui vont à l’école primaire et trois à l’école secondaire de Van Canh. Il y a deux ans, nous avons eu un pensionnaire qui fréquentait l’université», raconte l’interprète et la secrétaire du Village, Nguyen Ngoc Ha.

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VOS COMMENTAIRES SUR Victimes de l’agent orange (dioxine) au Vietnam

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Vietnam: Les victimes de l’agent orange

Les victimes au Vietnam

L’agent orange: un poison indélibile

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier.

Isabelle Larose      Dossier Média, Stage au Vietnam

agent-orange-dioxine-vietnam Toan n’était même pas né quand le cauchemar a commencé. Ses parents ne l’étaient probablement pas non plus. Il faut remonter en 1961 pour arriver à l’origine du problème.

Le 11 mai, le président américain John F. Kennedy lance l’opération Ranch Hand pour appuyer les efforts de l’armée du sud du Viêt-Nam et contrer la poussée des Viêt-Cong soutenus par le nord du Viêt-Nam communiste. L’opération consiste à répandre, par la voie des airs, des herbicides afin de détruire la luxuriante végétation aux abords des bases militaires américaines et des pistes de ravitaillement. En plus d’augmenter la visibilité et de permettre un meilleur contrôle de l’ennemi, l’utilisation des défoliants dévaste les récoltes et force les paysans à se regrouper dans les zones contrôlées par les Américains pour survivre.

Jusqu’en 1971, on estime que 80 millions de litres de défoliants ont été déversés sur 3,3 millions d’hectares de terre et de forêts. Plus de 3000 villages ont été contaminés par l’épandage aérien. Avec plus de 40 millions de litres largués, l’agent orange a été le défoliant le plus utilisé durant l’opération Ranch Hand, malgré sa dangerosité.  «L’agent orange contient de la dioxine, la substance la plus toxique qui n’ait jamais été créée par l’humain», explique le vice-président de l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange (VAVA), Nguyen Trong Nhan. Selon une étude de l’Université Columbia publiée en 2003, la dissolution de 80 grammes de dioxine dans un réseau d’eau potable pourrait éliminer une ville de huit millions d’habitants. Or, plus de 400 kilos de dioxine pure ont été versés au Viêt-Nam durant la guerre.

Un mal en héritage

Selon la VAVA, 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement en contact avec l’agent orange, sans parler des dizaines de milliers de soldats de plusieurs nationalités qui prenaient part aux combats. Ce qui était sensé être un herbicide inoffensif est rapidement devenu un poison indélébile.

Les épandages ne sont même pas terminés que déjà, les soldats  américains et alliés ainsi que la population locale souffrent de maux étranges, de maladie de peau, de cancers, de diabète, de cécité ou encore de troubles cardio-vasculaires, neurologiques et psychiatriques pour ne nommer que ceux-là.

Les Vietnamiennes accouchent de bébés mort-nés ou monstrueusement malformés. Il faut avoir vu quelques-uns de ces fœtus conservés dans le formol pour constater l’horreur engendrée par la dioxine. Pénis au milieu du front, tronc à deux têtes, masse de chair sans membres apparents: les difformités sont aberrantes. C’est alors qu’on s’aperçoit que la dioxine est un mal qui se transmet.

En août 1970, le sénateur Nelson anticipe la situation en déclarant au Congrès américain: «Il n’est pas impossible que notre pays ait déclenché une bombe à retardement qui retentira sur les populations avec des incidences qui ne pourront être évaluées que dans un futur lointain.»

Aujourd’hui, c’est la troisième génération de personnes affectées par l’agent orange qui voit le jour. De composition chimique très stable, la dioxine est restée dans l’environnement vietnamien. En plus de 30 ans, elle s’est immiscée dans les sols, les sédiments ainsi que dans les graisses animales, contaminant ainsi la chaîne alimentaire.

La substance toxique s’attaque aux systèmes nerveux, reproducteur et immunitaire. Un bébé épargné durant la grossesse peut également être contaminé par le lait maternel, car la dioxine accumulée dans les tissus adipeux de la mère y est évacuée. «Même après la fin de la guerre, après presque 40 ans, de nouvelles victimes voient le jour. Au moment où l’on se parle, aucun scientifique ne peut dire quand la dioxine cessera de faire des victimes», soutient Nguyen Trong Nhan.

Déni, secret et justice

Le gouvernement des États-Unis avait pourtant assuré que les défoliants ne constituaient pas un danger pour les humains. Déjà utilisé à des fins agricoles avant la guerre du Viêt-Nam, l’agent orange était toutefois jusqu’à 30 fois moins concentré lorsqu’il était déversé dans les champs américains que lors de son utilisation militaire. Le gouvernement des États-Unis niera vigoureusement, pendant de nombreuses années, que des produits chimiques utilisés dans la guerre aient pu avoir des effets nocifs sur la santé humaine en affirmant que les herbicides avaient seulement un effet à court terme sur la nature et ne provoqueraient aucune maladie. Ils n’avaient rien à craindre, car la Constitution du pays interdit formellement de poursuivre le gouvernement pour des actes commis au cours des opérations militaires.

À la fin des années 70, plus de 70 000 vétérans américains atteints par l’agent orange se tournent donc vers les compagnies qui approvisionnent l’armée américaine  en produit chimiques, Monsanto et Dow Chemicals, entre autres, et entament des poursuites judiciaires contre elles.

Le 7 mai 1984, la cour fédérale de Brooklin annonçe un règlement à l’amiable par lequel les sociétés chimiques accepte de payer 180 millions de dollars pour créer un fonds de compensation pour les anciens combattants. En 1996, sur 68 000 demandes d’aide, environ 40 000 vétérans se sont vu octroyer des subventions de 256$ à 12 800$.

Gentils les fabricants de défoliants? Pas du tout: des documents prouvent que les firmes chimiques savaient que leurs produits avaient des conséquences néfastes sur la santé. En 1965, Dow Chemicals avait en main une étude interne qui démontrait que des lapins exposés à la dioxine avaient développé des lésions sévères au foie. Les compagnies n’ont pourtant pas averti les autorités et se sont tues. Avec l’opération Ranch Hand, ils empochaient le plus gros contrat de leur histoire…

Les grands oubliés

Et les victimes vietnamiennes? De grands oubliés. «Longtemps, le Viêt-Nam a voulu utiliser la voie diplomatique pour recevoir de l’aide des États-Unis. Nous avons attendu plusieurs années et jamais nous avons obtenu de réponses», soutient le vice-président de la VAVA. Également président de la Croix-Rouge vietnamienne durant 16 ans, Nguyen Trong Nhan a rencontré Bill Clinton en 2000 au sujet des victimes de l’agent orange: «Je voulais le rencontrer pour discuter des problèmes humanitaires au Viêt-Nam. J’ai été en sa présence durant 10 ou 15 minutes. Comme mon anglais n’est pas très bon, je n’ai dit que quelques phrases. Il était d’accord pour une coopération humanitaire avec le Viêt-Nam. Quelques mois après cette rencontre, il a quitté son poste. Il a maintenant mis sur pied une fondation qui lutte contre le sida. Rien pour les victimes de l’agent orange».

Malgré l’aide des organismes non-gouvernementaux, l’aide ne suffit pas à la demande. Depuis les dix dernières années, la Croix-Rouge vietnamienne a amassé l’équivalent de 21 millions de dollars américains. Cela représente à peine une aide de trois dollars par victime.

En 2004, la VAVA s’est finalement tournée vers la justice en présentant un recours collectif contre onze fabricants d’herbicide. En 2005, la plainte est rejetée, car le juge conclut que l’agent orange n’est pas un poison au regard du droit international. La cause est portée en appel, mais en février 2008, les victimes de l’agent orange sont de nouveau déboutées. Seule option encore possible: la cour Suprême. Malgré les échecs judiciaires, Nguyen Trong Nhan garde espoir: «Nous devons être optimistes et continuer notre bataille.» L’homme mise beaucoup sur l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche pour changer les choses. Déjà, le nouveau président a ajouté trois millions aux trois déjà promis pour nettoyer les hot spots vietnamiens, des zones hautement contaminées par l’agent orange, souvent aux abords des anciennes bases militaires américaines où le défoliant était stocké.

L’opinion internationale constitue également une arme considérable. «Faire connaître la réalité des victimes de l’agent orange à la population mondiale et recevoir leur support  peut influencer les décisions», croit Nguyen Trong Nhan. Ce dernier fait entre autres référence au Tribunal international d’opinion qui s’est déroulé à Paris en mai dernier. Devant public, des victimes et des experts ont défilé devant des juges des quatre coins du globe. Au terme des auditions, le Tribunal a reconnu que l’usage de la dioxine était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Plusieurs recommandations ont été émises, mais celles-ci ne trouveront jamais écho tant et aussi longtemps que les États-Unis nieront leurs responsabilités.

Pendant ce temps, loin de se soucier des avocats, des tribunaux et de la politique, Toan bouge difficilement son corps tordu par la dioxine. Un corps hanté par une guerre qu’il n’a jamais connu.

Photo équipe en DIRECTion du Vietnam

Affalé sur un gros ballon thérapeutique, Toan reçoit l’aide d’une physiothérapeute du Village de l’Amitié. Ses jambes tordus et ses bras atrophiés l’empêchent de se mouvoir comme le ferait n’importe quel adolescent de 14 ans. En fait, il est incapable de se tenir debout.  Affaibli physiquement, mais aussi mentalement, Toan est une victime de la guerre du Viêt-Nam, et ce, même si les combats ont pris fin depuis près de 35 ans. Comme trois autres millions de Vietnamiens, il souffre des conséquences de l’agent orange, un puissant herbicide déversé sur le Viêt-Nam par l’armée américaine entre 1961 et 1971. Comme trois autres millions de Vietnamiens, Toan est un innocent qui souffre des erreurs du passé.

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Vietnam: stage en journalisme international

L’évolution du journalisme par le voyage

Stage en journalisme international au Vietnam

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier. Mais d’abord, notre journaliste et pupitreur impliqué dans les deux éditions de ce projet, donne son point de vue sur l’importance d’une telle initiative.

Gabriel Alexandre Gosselin     Dossier Média, Stage au Vietnam

stage-journalisme-international-vietnam Après le premier projet de stage journalistique à l’international de Reflet de Société, qui s’était tenu en 2008 au Costa Rica et pour lequel j’ai joué le rôle d’accompagnateur, j’avais tenu les propos suivants: «les voyages forment non seulement la jeunesse, ils forment également les journalistes que nous sommes et ceux que nous deviendrons.» Aujourd’hui, après avoir vu un deuxième groupe réussir l’exploit, je continue de croire fermement en cette idée.

Après le projet au Costa Rica, j’ai pu incontestablement percevoir une évolution dans ma pratique du journalisme et dans l’image que je m’en fais. Marie-Sophie Trudeau, qui a pris part au projet en 2008 comme stagiaire et qui a hérité de mon rôle pour l’édition au Vietnam en 2009, pourrait certainement témoigner dans le même sens.

Il est vrai que le voyage représente d’abord et avant tout une expérience personnelle d’ouverture sur le monde qui peut s‘avérer incroyable et marquante. Le faire dans un contexte de journalisme professionnel permet de voir autrement des régions du monde du point de vue de l’habitant, du citoyen engagé, de la famille qui en «arrache», de l’étranger venu apporter son aide, des marginalisés, des immigrants, etc. Visiter un pays en tant que journaliste, c’est se débarrasser des conceptions occidentales qu’on peut se faire et qui sont trop souvent et trop facilement véhiculées par nos grands médias.

Moderniser la pratique du journalisme

D’où l’importance de poursuivre ce projet année après année. De cette façon, de plus en plus de jeunes journalistes ouvriront les horizons de leur profession et ainsi ouvriront ceux de leurs lecteurs.

Déjà, en tenant ce magazine entre vos mains, vous faites un geste qui encourage une telle initiative. Vous pouvez également le faire en continuant de vous informer sur les prochains groupes à partir en stage, à vous tenir au courant des développements concernant le projet. Mais surtout, vous avez intérêt à aiguiser votre regard critique envers les informations qui vous sont proposées.

Exigez des différents diffuseurs une couverture réelle des sujets. Ne vous contentez jamais d’une couverture dérivée par la perspective d’un média, qui le fait fort probablement au nom de ses propres intérêts! C’est l’intérêt du citoyen qui est aujourd’hui menacé par le travail de quelques journalistes paresseux et/ou soumis au bon vouloir de leur éditeur.

Si un projet comme celui créé par Reflet de Société ouvre les yeux de quelques professionnels de l’information, et bien tant mieux! Si un projet comme celui-ci peut permettre à un jeune journaliste de constater que son métier ne lui permettra pas seulement de gagner sa vie mais de changer celle de plusieurs autres, allons de l’avant!

Je vous le répète et le pense sincèrement, je crois fermement en l‘apport social de ce projet de stage journalistique à l‘international. Et je compte bien continuer à l’épauler, bien qu’il ne soit pas toujours évident d’en prouver la crédibilité dans un monde où l’information se base sur le même modèle économique qu’un McDonald de banlieue!

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Participants au stage international au Vietnam

Participants au stage international au Viêt-Nam

DOSSIER STAGE INTERNATIONAL AU VIÊT-NAM Stage en journalisme.

De retour depuis quelques jours, les participants au projet de journalisme international au Viêt-Nam commencent à rédiger leur articles, des souvenirs pleins la tête. L’occasion de vous présentez la vidéo qu’ils ont réalisés avant leur départ:

En DIRECTion du Viêt-Nam: présentation des participants

VOS COMMENTAIRES SUR LES PARTICIPANTS AU STAGE INTERNATIONAL AU VIETNAM

 

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Billet n 3 de Marie Sophie en direct du Vietnam

Billet n°3 de Marie-Sophie en direct du Vietnam

Bonjour à tous!

Ça grouille au Viêt-nam et notre équipe est productive je vous l’assure!

Notre dernière journée dans l’ancienne capitale na pas passée inaperçue puisque nous avons réalisé nombreuses entrevues!

mercredi 20 mai

Notre journée a débuté avec la visite de la manufacture de sacoche de la compagnie Concubine.  Sue-Ann Pham, une vietnamienne d’origine mais aujourd’hui montréalaise, conçoit depuis quelques années des sacs à mains qu’elle produit au Viêt-nam, mais qu’elle vend aux Québécoises. Cette visite fut forte intéressante puisqu’elle nous a permis de discuter avec les travailleurs de la manufacture, mais aussi d’en apprendre davantage sur leViêt-nam par la designer qui en avait long à dire sur son pays!

Par la suite, nous avons suivi Sue-Ann Pham dans un orphelinat a l’extérieur de la ville. Pour l’occasion, nous avions fait une méga épicerie, question de donner des vivres à l’orphelinat lors de notre arrivée la-bas. Notre passage a été fort en émotions. Ce sont plus de 200 enfants qui sont sans parents!  Nous avons pris le temps de cajoler les petits bébés et de jouer avec les plus grands, nous étions quand même sept filles et notre cœur de futur mère avait de l’amour a donner. Nous avons distribué des bonbons et récoltés des sourires. Ce fut un moment magique, mais troublant, parce que malheureusement, cet orphelinat est loin d’être le seul dans les alentours d’Ho Chi Ming Ville et duViêt-nam au grand complet.

Après 30 minutes de taxis et un bref tour de motocyclette, Valérie C. et moi sommes allées rencontrer les membres de l’organisation de la Maison Chance. Cet organisme ancré auViêt-nam donne des formations professionnelles aux personnes handicapées dans l’intention de les intégrer sur le marche du travail. De plus, le centre envol, faisant partie de l’organisme, permet aux jeunes orphelins ou des enfants issus de familles pauvres, de complèter leurs cinq années obligatoires d’études. Quel beau moment, surtout que Tim Aline, la directrice et fondatrice de l’organisation originaire de Suisse, œuvre depuis 17 ans au pays dans l’intention de faire un monde meilleur!

jeudi 21 mai

Et oui! Nous l’avons eu notre première journée sur le bord de la mer!  Bien que nous soyons arrives au petites heures du matin dans la ville de Mui ne, notre réveil à la mer de Chine était magique! Piscine, mer, plage, une journée ou nous nous sommes grandement reposés! Toutefois, vers la fin de la journée, notre groupe est parti en jeep 4X4 visiter les dunes de sables blanches qui couvrent une bonne partie du paysage de la région!  Je me serais cru perdue en plein milieu du désert! Ha oui, sans oublier que nous avons eu la chance de glisser en cray carpet sur les dunes de sables! INCROYABLE!

Vendredi 22 mai

Nous sommes maintenant dans le berceau du colonialisme français, Dalat! Cette ville située dans les montagnes nous amène un vent de fraicheur que nous croyons impossible dans ce pays de la chaleur extrême. Des membres du groupe sont aller visiter un couvent ou l’on retrouve encore aujourd’hui des sœurs qui parlent le français. Pour ma part, avec Isabelle L. Jessica et Mélanie, je suis allée à la rencontre d’un poète vietnamien baragouinant le français qui nous a parlé du temps où il était journaliste tout en nous écrivant quelques vers en sirotant un thé aux cerises de sa propre invention!

Demain nous partons en motocyclette sillonner les rues de la vieille ville avec un charmant guide et ensuite nous partons en direction de Na trang!

A suivre…

Marie-Sophie

Billet n°1

Billet n°2

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Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
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Le Quotidien, le blogue et Cyberpresse Stage de journalisme international au Vietnam

Le Quotidien, le blogue et Cyberpresse

Stage de journalisme international au Vietnam

Les nouvelles continent de nous parvenir du Vietnam. Suite aux 2 premiers courriels de Marie-Sophie Trudeau, maintenant Valérie Carrier a mis en ligne un billet sur le blogue des stagiaires.

Valérie nous annonce qu’elle vient de publier un texte pour le Quotidien (Saguenay). Le texte a aussi été mis en ligne sur Cyberpresse.

Prenez le temps de lire toutes ces notes de voyage et ne vous gênez pas pour laisser des commentaires à ces journalistes qui ont besoin de vos encouragements.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Départ des participants du projet Vietnam

Départ des participants du projet Vietnam

Lisa Melia DOSSIER VIETNAM

Hier était le jour du grand départ! A 7h di matin, les sept étudiants du Cégep de Jonquière et leur accompagnatrice se sont envolés pour le Vietnam pour une durée d’un mois. Dans le cadre du projet «en DIRECTion du Vietnam», ils ont préparés leur voyage pendant plus d’un an, de la recherche de fonds financiers à celles de contacts sur place. Une fois de retour, ils réaliseront entièrement un numéro spécial de Reflet de Société pour relater leur expérience.

Stages internationaux

Il s’agit de la deuxième édition d’un projet parrainé par Reflet de Société. L’an passé, six participants, deux accompagnateurs et quatre étudiants, étaient partis au Costa Rica pendant un mois. Ils avaient réalisé plus de 50 entrevues, visités près d’une quinzaine de ville, avaient vus des écoles et des bidonvilles pour finaliser, de retour au Québec, un magazine complet. Cette année, Valérie Carrier, Isabelle Larose, Martin Thiboutot, Valérie Lessard, Isabelle Saint-Jean, Mélanie Bergeron et Jessika Tremblay seront encadré par Marie-Sophie Trudeau et un interprète sur place. Ils ont cependant 24h de voyage, entre les correspondances et les heures de vol, avant de débarquer dans le sud vietnamien, à Ho Chi Minh Ville. Ils remonteront ensuite vers le nord et la capitale, Hanoï.

Conférence de presse

Hier, Gabriel Alexandre Gosselin, qui a participé au projet de l’année passée au Costa Rica à titre d’accompagnateur, et Raymond Viger ont donné une conférence de presse au Collège Rosemont pour promouvoir l’évènement. Une vidéo de l’équipe de cette année sera mise en ligne la semaine prochaine!

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

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