La lutte pour l’égalité des sexes n’est pas finie

«La Domination masculine», de Patrick Jean

La lutte pour l’égalité des sexes n’est pas finie

Lisa Melia

Le 25 novembre est la Journée internationale contre les violences conjugales. Le film de Patric Jean, «La Domination masculine», a donc choisi son jour pour sortir sur les écrans français. En une heure et quarante-cinq minutes, le cinéaste décortique les rouages de la domination masculine, inculquée dès la petite enfance, jusqu’à ses conséquences les plus terribles: la violence conjugale d’une part, et l’histoire de Marc Lépine, qui a abattu quatorze femmes à l’école Polytechnique le 6 décembre 1989, d’autre part.

Répartition des rôles

La distribution des rôles sexuels se fait dès l’enfance. La caméra de Patric Jean se promène dans un magasin de jouet et l’employé de l’enseigne lui sert de guide. D’un côté, explique-t-il, les déguisements de princesses et les reproductions d’objets ménagers, «pour imiter maman et ce qu’elle fait toute la journée». De l’autre côté, des déguisements et des jouets pour garçons qui évoquent l’aventure et stimule l’imagination.

Dans les livres pour enfants, les mêmes schémas se répètent : les garçons sont représentés à l’extérieur, dynamiques, et les filles à l’intérieur, souvent à la fenêtre. «La fenêtre, c’est la culture du rêve, explique une sociologue. La fille n’a pas d’ambition et se doit d’être spectatrice, c’est une princesse qui attend une protection masculine.»

Tout est ainsi fait pour construire un homme fort et protecteur, tandis que la femme est perçue comme gentille, douce et soumise. Lors d’une séance de speed-dating, une participante explique que le rôle de la femme est de valoriser l’homme, de préférence à son insu. Devant la caméra, elles expliquent toutes chercher des hommes ambitieux et capables, et quand on leur demande ce qu’elles ont à offrir, elles proposent leurs corps et leurs talents de cuisinière. De nombreuses femmes consentent ainsi à minimiser leurs capacités pour ne pas dépasser leur compagnon.

De la domination à la violence

Le cinéaste aborde ensuite la question de la violence conjugale, intimement liée à celle de la domination. La société dans laquelle nous vivons est, selon lui, « le terreau dans lequel se plantent les histoires individuelles». Une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les trois jours. «Est-ce une succession de cas malheureux ?» demande-t-il.

Aux urgences, des femmes de tout âge et de toutes origines acceptent de témoigner de ce qu’elles vivent. 85% des victimes de violences conjugales sont des femmes, rappelle un policier montréalais. Denis a été l’un de ces hommes violents et lutte encore aujourd’hui contre son agressivité. Il affirme que de plus en plus d’hommes prennent conscience de leur violence et cherchent à changer. Mais cela prend énormément de temps. Il se rappelle que sa propre prise de conscience l’a profondément ébranlé, comme «un coup de poing de le ventre», mais qu’il était loin «d’en avoir fini» et lutte encore aujourd’hui.

Les contre-féministes

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine tira sur des étudiantes de Polytechniques et en tua quatorze, «par haine des femmes et des féministes», résume Patric Jean. Cet événement, assure un homme appartenant à un mouvement contre-féministe, a été le point de départ d’une contestation de la société «matriarcale québécoise qui castre les hommes». De nombreux «masculinistes» condamnent ainsi «la femme québécoise [qui] prend le rôle du mâle. Elle a tout obtenu et il ne reste plus rien pour l’homme». «Le féminisme est un crime contre l’humanité», achève l’un d’eux.

Les féministes tentent de lutter contre ces «masculinistes», mais le combat principal, pour elles, c’est de faire tomber «l’illusion que l’égalité est acquise», particulièrement présente chez les jeunes. «C’est une révolution inachevée», affirme une militante. Un homme impliqué dans le mouvement féministe explique que l’égalité signifie une acquisition de droit pour les femmes, mais un renoncement pour les hommes. Ce qui explique qu’ils mettent au point «des stratégies pour conserver [leur] privilèges».

Dans le quotidien 20 Minutes, Patric Jean résume la situation en ces termes: «On est passé de 0 à 10% de femmes à des postes de responsabilités. Au rythme actuel, il faudrait trois cents ans pour que le parlement français soit mixte. Côté tâches ménagères, les hommes y consentent une minute trente de plus tous les deux ans… Depuis trente ans, les femmes ont des droits équivalents aux hommes. Mais les mentalités doivent encore changer.»

Quelques liens

Le site du film La domination masculine
Le blogue du cinéaste Patrick Jean

Des ressources

– AU QUÉBEC

Aimer sans violence : Site québécois de sensibilisation auprès des 11-17 ans qui vise à promouvoir l’égalité fille – garçon

Plusieurs ressources recommandées par l’Institut national de la santé publique

– EN FRANCE

Violence conjugale

3919 (prix d’un appel local) Que vous soyez victime ou témoin de violences conjugales, appelez ce numéro. Vous serez conseillé et informé sur les démarches à suivre.

Viol femmes, information(collectif féministe contre le viol) : 0 800 05 95 95

VOS COMMENTAIRES SUR LE FILM DE PATRICK JEAN

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Livre de poésie Espoir d’ une vie ecrit par Funbusy

Livre de poésie Espoir d’une vie, écrit par Funbusy

funbus2La violence, les abus et la drogue ont trop longtemps fait partie du quotidien de Chantal Lee (Funbusy). Cette femme courageuse a réussi depuis à surmonter ses démons, mais affronte désormais l’épreuve de sa vie: une maladie mortelle qui transforme son quotidien en calvaire.

Malgré la douleur, Chantal fait preuve d’un optimisme et d’un amour de la vie sans borne. C’est pourquoi son premier recueil de poésie s’intitule Espoir d’une vie.

Vous êtes invités à vous joindre à l’auteure à l’occasion du lancement de ce premier livre, le 18 juillet 2009 de 17h à 19h au Café Graffiti, situé au 4237 rue Sainte-Catherine Est.

Des performances musicales accompagneront le dévoilement de l’œuvre et la fête se poursuivra à 20h30 au bar Saint-Sulpice.

Ceux et celles qui auront manqué le lancement pourront se procurer le livre par la poste à l’adresse suivante : 4237 Ste-Catherine Est, Montréal, (QC), H1V 1X4
Téléphone: (514) 259-6900
Télécopieur: (514) 256-9444

                                      Ou par Internet sur le site des Éditions TNT

Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Témoignage: d’intervenante sociale à dépressive

Dominic Desmarais      DOSSIERS REFLET DE SOCIÉTÉ ET Santé mentale Sophie est intervenante. Elle a travaillé auprès de femmes victimes de violence conjugale et avec des familles désorganisées. Malgré son expérience, la vie lui a fait traverser des épreuves qu’elle n’a pu supporter. Elle-même victime de violence conjugale, abandonnée et ignorée par ses deux adolescentes, Sophie a fait une dépression qui l’a menée jusqu’à l’asile psychiatrique pour la protéger de ses idées suicidaires.

Souriante et énergique, Sophie ne ressemble pas à une victime de dépression. Curieuse de tout, elle aborde chaque jeune du Café Graffiti qu’elle croise. Intéressée par leurs peintures, elle leur pose un tas de questions et leur suggère un tas d’idées. Elle ressemble à un enfant dans un magasin de jouets qui s’émerveille à chaque découverte. En arrêt de travail depuis deux ans, Sophie bouillonne d’idées, comme si le chemin de la guérison apparaissait enfin après une longue traversée du désert.

Intervenante d’un organisme à l’autre

Un simple rappel à l’ordre pour entamer l’entrevue suffit à la reconnecter. Voilà Sophie concentrée, qui s’applique à se raconter. «Ma dépression a commencé quand j’ai changé d’emploi. Je suis passée d’une maison d’hébergement pour femmes à un organisme communautaire pour parents d’enfants en difficulté.»

Engagée pour ses capacités d’intervention «de plancher» (qui l’amène à recevoir des gens au bureau plutôt qu’à se déplacer vers eux), Sophie doit dorénavant travailler dans les maisons des familles qu’elle aide. Elle est la seule, où elle travaille, qui intervient à l’externe. Ses dossiers la mettent en contact avec des psychologues, des psychiatres et avec la Direction de la protection de la jeunesse. Les cas dont elle s’occupe sont trop lourds. Elle demande un support psychologique. «Je voulais quelqu’un avec qui parler de mes dossiers difficiles. Je ne pouvais pas en parler avec ma boss, elle n’avait aucune notion d’intervention. Les autres intervenantes non plus, parce qu’elles ne travaillaient pas sur les mêmes problématiques.»

p.14-15,_soupirs_d'amour.jpg Dégradation du milieu de travail

Sur les lieux de travail, Sophie est affectée par l’ambiance négative que les autres employés de l’organisme lui font ressentir. «J’ai perdu confiance en moi, petit à petit. Il y avait beaucoup de dénigrement envers ma personne. Ça ne me tentait pas de manger avec eux. Ils regardaient toujours mon lunch, ils faisaient des allusions à ma maigreur. C’était fatiguant! raconte-t-elle, comme si elle revivait ces moments. Je travaille pour aider les jeunes et les familles avec comme valeur de respecter les différences, et je me sentais jugée dans mon milieu de travail. Là, plus que partout ailleurs!»

«Je me battais pour aider les familles et leur trouver des ressources. C’était épuisant. Je sentais que je devais justifier toutes mes interventions. Tu fais un travail épuisant, puis tu le recommences le lendemain, sans appui. “Me faites-vous confiance?” me demandais-je. Je ne me sentais pas soutenue. Les compétitions entre intervenantes, les coups bas, c’était malsain. Toujours de la jalousie et des remises en question de mes interventions, alors que mes collègues ne connaissent rien de la réalité des familles dont je m’occupais.»

Diagnostique: la dépression

«En 2005, c’est devenu insoutenable. Je ne fonctionnais plus. Je n’avais plus confiance en mes interventions. Je me disais que c’était peut-être parce que je n’étais pas bonne. C’est inconscient. Je me disais que je «chialais» peut-être pour rien. Je me demandais: “si je fais ça, que vont-ils dire? Vont-ils me le remettre sous le nez?” Je m’en suis voulue d’avoir pensé comme ça. Chaque fois que je faisais une intervention, je n’en avais plus le goût parce que je savais que je devrais me battre. Je travaillais dans le beurre.»

Excédée, Sophie quitte son emploi. Elle est diagnostiquée dépressive. Le mauvais sort s’acharne sur sa vie: elle perd son père qui se suicide et son ex-conjoint lui enlève ses deux filles. Sophie doit en plus se battre avec ses assureurs qui, soudainement, lui trouvent des antécédents familiaux de dépression et de suicide.

Une histoire avec un homme violent

Dépressive, isolée et se sentant abandonnée, elle entame une relation amoureuse qui tourne au vinaigre. L’homme qu’elle fréquente se révèle agressif. Lorsqu’elle veut mettre un terme à cette brève histoire d’amour, il la menace de mort.

Sophie touche le fond. L’idée d’en finir avec sa vie prend forme. Sa psychothérapeute l’envoie en psychiatrie pour qu’elle se repose en sécurité, mais l’homme la retrace. Paniquée, elle porte plainte à la police. «Je l’ai fait parce qu’il m’a appelée une trentaine de fois à l’hôpital. Quand j’ai vu que je n’étais pas en sécurité, même en psychiatrie, là, j’ai porté plainte.»

Porter plainte auprès de la police

Sophie sort troublée de cette expérience. «Je me sentais seule au monde. Pire, je me suis sentie jugée, critiquée et ridiculisée par la police. Fallait que je sois à bout. Là, j’avais vraiment peur.» Bien que dépressive, son côté intervenant refait surface. Elle explique aux policiers à quel point leur façon de ne pas la prendre au sérieux lui fait mal. Elle tente de les sensibiliser.

«J’avais peur de porter plainte. J’avais peur qu’il me menace encore davantage. Aussi, étrangement, j’avais pitié de lui. Il avait quand même quelque chose de sain. Ce n’était pas un monstre. J’étais tellement en quête d’amour. C’est le seul que je pouvais appeler à deux heures du matin, et il venait. Avec lui, je me sentais aimée. Ça ne me tentait pas d’être celle qui allait détruire la vie de quelqu’un. Je me sentais tellement «pas bonne». Je ne voulais pas qu’il soit triste parce que quelqu’un le rejetait. Je ne voulais pas être la méchante, qu’à cause de moi, il ne puisse pas réaliser ses projets. Pourtant, j’ai toute l’expérience nécessaire pour affronter ce genre de situation!»

Sophie, autrefois intervenante auprès de femmes violentées, est tombée dans le piège parce qu’elle n’avait plus confiance en elle. «Certains vont dire “quoi, elle est intervenante depuis plus de dix ans, comment ça elle n’a plus d’estime d’elle-même?” Si l’estime se construit, elle se détruit également.»

Séparée de ses enfants

En plus de sa dépression, Sophie vit une profonde tristesse causée par sa séparation d’avec ses deux filles. «La rupture a commencé dans un centre d’achats… Leur père m’a demandé qu’on s’y rencontrent, lui et moi. Quand je suis arrivée, il était avec mes filles. C’était déjà décidé. J’étais devant le fait accompli.»

Sophie devient plus émotive. La douleur de sa séparation est encore vive. C’est un sujet sensible qui est difficile à aborder avec elle. «Il n’arrêtait pas de m’abaisser. Il dit à mes deux filles que je ne suis pas une bonne mère. Ces paroles ont un impact sur mes enfants et sur moi. Je ne dirai jamais que ce n’est pas un bon père. Ça n’a rien à voir. Mais sa colère, lui, il la transmet en parlant de moi à mes filles. C’est de la violence psychologique. Moi, j’ai voulu penser aux enfants. Mais en pensant à elles, je passe pour la méchante», explique Sophie, qui a laissé ses deux filles habiter avec leur père sans se battre. Elle préfère prendre sur elle plutôt que de faire vivre l’enfer à ses enfants. En espérant que ses filles comprennent, un jour, son sacrifice.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 14-15

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le Suicide:

Suicide d’un ami

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Suicide de notre enfant

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Intervenir sans faire une dépression

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Le suicide dans les prisons françaises

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Ensemble pour vaincre le suicide

Quand le Casino mène au pont Jacques-Cartier

Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire

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Séropositif : la double condamnation

Séropositif : la double condamnation

Robin Drevet       Dossiers MTS-SidaSexualité et Homosexualité

L’épidémie de VIH est une réalité rarement ancrée dans le concret. Pourtant, les personnes séropositives méritent d’être entendues, surtout depuis les dernières décisions prises à leur encontre par les instances judiciaires et gouvernementales.

L’histoire de Diane, séropositive

 

sida L’exemple le plus frappant est le cas de Diane. Cette femme a rencontré un homme avec qui elle a eu une relation sexuelle protégée. Elle ne lui a pas mentionné sa séropositivité. Ils décident ensuite de rester ensemble. Diane lui annonce alors immédiatement son statut sérologique.

Après 4 ans d’union, elle porte plainte pour violence conjugale. La justice blanchit son conjoint, décision justifiée par le fait qu’elle a d’abord caché son infection à son partenaire. Son conjoint est excusé pour son comportement violent.

Les mésaventures de Diane ne s’arrêtent pas là. Le juge décide de la condamner à un an de détention pour avoir exposé son conjoint à un danger.

Pas de justice pour les séropositifs au Québec

Cette décision ne fait qu’entériner les fortes discriminations existantes envers les personnes séropositives, que ce soit l’interdiction de circuler aux États-Unis, ou les difficultés de trouver un emploi.«L’administration québécoise est la première à refuser d’embaucher une personne car elle est séropositive, alors qu’elle devrait montrer l’exemple d’intégration et d’égalité des chances», s’exclame M. René Légaré, coordinateur en communication à la Coordination des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA)

La discrimination à l’emploi envers les personnes séropositives peut survenir dès l’embauche par l’utilisation de questionnaires dont certaines questions, illégales, portent sur la santé du demandeur. Parfois, ces renseignements personnels sont ébruités, ce qui pousse les porteurs du VIH vers la porte. Les gens ont peur de travailler avec un séropositif.

Campagne de peur contre le Sida

Les campagnes du gouvernement ou des organismes communautaires, comme COCQ-SIDA, sont souvent basées sur l’aspect dangereux et mortel du virus. «Ma position par rapport à l’épidémie, c’est que ca fait peur. Les publicités mettent l’accent sur la peur, justement», dit un jeune homosexuel de 22 ans.

Justifié par la dangerosité du VIH qui a des conséquences mortelles, ces publicités masquent une autre réalité: «on ne meurt plus du sida aujourd’hui, bien qu’on ne puisse pas en guérir. Les traitements antirétroviraux permettent d’avoir une espérance de vie d’environ 40 ans après la découverte de la maladie», explique M. René Légaré.

Discrimination: sidéens ou homosexuels?

Ces campagnes d’épouvante sont accompagnées de nombreuses mesures discriminatoires associant les séropositifs et les homosexuels et renforcent, du même coup, les préjugés et la peur que suscitent ces deux populations distinctes.

HémaQuébec, organisme collectant les dons du sang, interdit formellement aux hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes de donner leur sang. «Cependant, toute personne ayant eu une relation sexuelle avec une prostituée n’a qu’une période d’exclusion de 12 mois.  Nous travaillons donc à réduire la période d’exclusion à 12 mois également pour les hommes gais», répond M. Légaré. Comme si la sexualité et l’infidélité étaient moins répandues chez les couples hétérosexuels.

Dans la même veine, le gouvernement conservateur de M. Harper a fait interdire les dons d’organes par les homosexuels. Cette décision a été justifiée par le fait que le sida s’étend à tous les organes et que les homosexuels sont plus exposés que les autres au virus. Est-ce à dire que seul un homosexuel peut contracter le virus du Sida?

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.24

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Hommes violents et batteurs de femmes au scanner

Hommes violents et batteurs de femmes au scanner

(Agence Science-Presse) – Des chercheurs américains et chinois sont probablement devenus les premiers à examiner, au moyen de l’imagerie par résonance magnétique, le cerveau des hommes qui battent leur épouse.

Les premiers « cobayes » de cette expérience qui aura sûrement des suites étaient 10 Chinois « recommandés » par la police ou les services sociaux. L’expérience révèle un cerveau qui réagit plus « violemment » aux stimulis émotifs. Même à de simples mots chargés d’une signification émotive comme « tuer », la partie de leur cerveau chargée des émotions réagissait plus vivement —par rapport à 13 hommes du même âge servant de base de comparaison— tandis que la partie du cerveau chargée de l’apprentissage restait tout aussi neutre que celle des autres hommes.

Les batteurs de femmes auraient donc « un déficit de ressources régulatrices préfrontales » résument ces chercheurs dans leur jargon (source: Molecular Psychiatry, juillet)

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

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Élections fédérales: Stephen Harper, Michael Ignatieff, Gilles Duceppe ou Jack Layton?

Élections fédérales: Stephen Harper, Michael Ignatieff, Gilles Duceppe ou Jack Layton?

Dossiers Politique, Stephen Harper

(Agence Science-Presse) – Harper, Dion, Duceppe, Layton? Vous êtes indécis? En réalité, vous savez pour qui vous allez voter… avant même que vous ne le sachiez vous-même!

Selon le psychologue de l’Université Western Ontario Bertram Gawronski et deux collègues italiens, les électeurs ont déjà, inconsciemment, pris des décisions, qu’un sondage habile pourrait révéler.

C’est l’exercice auquel ces chercheurs se sont livrés en Italie, et dont les résultats sont parus récemment dans la revue Science. La vitesse à laquelle les « cobayes » répondent à des questions liées à un enjeu local, serait révélatrice de la décision qu’ils ont déjà pris, et par conséquent du choix qu’ils risquent de faire, si des élections sont proches.

Il est trop tard pour adapter ce type de test aux sondages qui seront menés tout au long de la campagne électorale, mais la prochaine fois, qui sait, peut-être que même les indécis n’auront plus de secrets!

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Résultats élections fédérales 2011

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Donnez-moi de l’oxygène

Donnez-moi de l’oxygèneClaire Gaillard, Volume 15 no 6, août 2007.Ce qui devait être l’un des plus beaux jours de l’existence de Rémi (nom fictif) a été le premier d’un long chemin de croix. Après la naissance de sa fille, sa conjointe, victime d’une dépression post-partum, se laisse complètement aller, s’en prend à lui et ne s’occupe pas du bébé. Elle devient incontrôlable et imprévisible. Le quotidien de Rémi bascule et la famille dont il avait toujours rêvé vit au rythme de la violence.

L’homme de 32 ans est alors soudeur et monteur de structure. « Je gagnais bien ma vie. Je m’enlignais pour acheter une maison avec ma femme et on voulait fonder une famille. » Le couple a mûri sa décision pendant 5 ans avant de faire un enfant. La mère refuse cependant de prendre le nouveau-né dans ses bras et de s’en occuper. Le personnel médical finit par signaler son cas à la DPJ pour négligence d’enfant. « Il a fallu que je leur garantisse que j’allais être très présent pour m’occuper de ma fille, rapporte Rémi. À partir de là, ç’a été la descente aux enfers. »

Sa copine refuse toute aide. Son comportement entraîne la séparation du couple en 2005. « Elle n’arrêtait pas de sauter sa coche, elle négligeait la petite, mais ne voulait pas vraiment que je m’en occupe. Elle la disputait tout le temps. Elle pitchait des affaires partout à travers la pièce. Il fallait que j’envoie la petite chez ma mère ou qu’on aille se réfugier dans les toilettes », confie Rémi.

« Une enfant, c’est un travail à temps plein. Ç’a beaucoup perturbé mon travail, j’étais trop absent et j’ai fini par perdre ma job. Toutes celles que je retrouvais, je les perdais. Je suis tombé sur le bien-être social. » Sa conjointe ne travaillant pas, leur situation financière se détériore rapidement, tout comme l’ambiance à la maison.

La famille connaît une courte période d’accalmie lorsque la mère est diagnostiquée dépressive et qu’on lui prescrit un traitement. « Elle a fini par mélanger alcool et médicaments. Finalement, les choses sont devenues pires. Elle ne s’occupait jamais de la petite. Elle était toujours saoule ou gelée. »

Entre temps, le couple avait dû accueillir un colocataire avec qui la conjointe de Rémi a entamé une relation. « Les deux ont commencé à m’écœurer, à rire de moi sans arrêt, à me provoquer en me demandant sans arrêt « t’es jaloux, hein ? ». C’était de la violence psychologique, mais ça fait mal pareil, remarque Rémi. Ils voulaient que j’explose, que je m’énerve. J’ai tout fait pour ne pas craquer… Alors, je pleurais dans ma chambre. »

En plus du harcèlement moral, Rémi a reçu des coups, il a eu plusieurs doigts cassés et a subi des crises nerveuses, hurlements et autres objets qui volaient dans sa direction. « Un jour, elle a voulu me lancer une bouteille de liqueur dans la face, raconte-t-il, mais c’est ma fille qui l’a reçu. Ça lui a ouvert le front. »

Peu après Noël, « elle a voulu m’assommer avec une bouteille de champagne vide devant la petite, raconte Rémi. Je l’ai maîtrisée sur le lit et menacée de porter plainte ». Quelques jours plus tard, sa conjointe part vivre dans la famille de son nouvel amoureux. « Elle est partie avec l’argent du loyer et son nouveau chum m’appelait tout le temps pour me menacer. J’ai gardé les messages et j’ai appelé la police. Mais ma copine a tout retourné contre moi et a porté plainte pour violence conjugale. C’est ce dont j’avais toujours eu peur, poursuit-il. J’aurais dû tout dénoncer avant, mais les lois ne sont pas faites pour les hommes. C’était sa parole contre la mienne. Pourquoi appeler si on sait qu’on fera rire de soi? » Rémi obtient finalement la garde de sa fille, traumatisée par les événements. Encore plus pauvre qu’avant, il perd cependant son logement et mettra trois mois à récupérer les allocations familiales adressées au nom de sa femme.

Rémi et sa fille seront hébergés, dans des conditions sommaires, chez plusieurs membres de la famille. Il s’adresse à un CLSC pour trouver de l’aide. On le redirige vers la Maison Oxygène, rare ressource pour les hommes avec enfants en difficulté. « Aujourd’hui, je regagne ma tranquillité. Ma fille va commencer l’école en septembre, ce qui me permettra de recommencer à travailler. J’ai bien hâte. Mais, toute cette histoire, c’est quand même 9 ans d’efforts scrappés. J’y ai perdu tous mes rêves. »

Oh maman blues !Les femmes sont fréquemment atteintes d’instabilité émotionnelle durant les premiers jours qui suivent une naissance. Cet état passager, communément appelé baby-blues, est provoqué par un changement hormonal brutal. La dépression post-partum, ou dépression postnatale, fait également suite à l’accouchement, mais s’avère beaucoup plus profonde et durable. Il s’agit pourtant d’un phénomène encore assez méconnu. Selon l’Association canadienne de santé mentale, « les femmes qui en sont atteintes éprouvent les symptômes suivants: découragement, tendance à pleurer constamment, sentiment de ne pas être à la hauteur, culpabilité, anxiété, irritabilité et fatigue. Les symptômes physiques comprennent des maux de tête, de l’engourdissement, des douleurs thoraciques et de l’hyperventilation. Une femme souffrant d’une dépression post-partum peut éprouver des sentiments d’ambivalence, de négativité ou de désintérêt envers son enfant. »Maison Oxygène: www.cafaho.org/heberge.htm ou 514-523-9283

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