Départ d’Amédé Landry et arrivé d’Alexandre Blackburn

Départ d’Amédé Landry et arrivé d’Alexandre Blackburn

Le service à la clientèle du magazine Reflet de Société vient de changer de voix. Depuis 2 ans, Amédé Landry a été notre voix auprès de nos lecteurs. Provenant de l’Abitibi, Amédé est arrivé à Montréal à l’âge de 16 ans et demi. Il a débuté un travail chez nous, lui permettant de connaître la grande ville et de vivre des expériences importantes dans sa vie. Après 2 annnées, fort de cette expérience, il a décidé de retourner dans son Abitibi natale.

Pour le remplacer, Alexandre Blackburn vient de faire son arrivée. Ne vous inquiétez pas pour ceux qui étaient habitués au sourire et à la bonne humeur d’Amédé, Alexandre a le même sourire et la même joie de vivre.

Amuse-toi bien Amédé en Abitibi, tu vas nous manquer. Bienvenu Alexandre et bonne continuité chez nous.

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Amos WA; réalité souterraine

Amos WA; réalité souterraine

Volume 15 no3, février 2007

Dans son numéro d’août/septembre 2005, Reflet de Société présentait une jeune vidéaste, Sonia Langlois, qui venait d’accoucher de son premier documentaire, AmosWA. Réalité souterraine.

Le film, qui touche la consommation de drogues de jeunes d’Abitibi, a suscité maintes réactions. Reflet de Société publiait dans le numéro d’octobre/novembre 2005 la perception de Dany Faucher, travailleur de rue à Amos, entourant le documentaire. Bien que le jugeant utile, M. Faucher considère AmosWA peu nuancé. Il met en garde ceux qui visionneront le documentaire: les jeunes ne consomment pas tous de la même manière que les vedettes du film. Il faut faire attention à la généralisation. AmosWA, bien utilisé, peut être un outil de départ afin de discuter consommation avec ses enfants, ses élèves.

Sonia vient d’apprendre que son documentaire est maintenant disponible partout au Canada. L’Office National du Film a décidé d’en être le distributeur. Pour ceux qui veulent avoir une petite idée de la consommation de certains jeunes en région, il est possible de commander un exemplaire à l’ONF au 1-800-267-7710 ou au www.onf.ca.

Autres textes sur Alcool et drogue 

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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Les voleurs d’enfance

Les voleurs d’enfance
Écrit par Éric Martel

Alors que le documentaire de  Paul Arcand fait un malheur, en travail de rue, j’ai eu l’occasion d’accompagner des parents et des enfants aux prises avec le système. C’est toujours ardu et difficile pour tout le monde. Mon propos ne sera pas d’analyser la DPJ et ses failles. Je voudrais vous partager mes réflexions à ce sujet.

Honnêtement, je n’ai pas vu le film. Douze années à temps plein dans la rue, ça magane son homme. Avec l’âge, je suis plus sensible. Juste le fait d’y penser me rappelle des noms, des visages, des souffrances, des réussites et des échecs dans ce système.

DPJ: un symptôme

Après m’être indigné, j’ai réfléchi. Je me suis dit que, dans le fond, ce qui se passe à la protection de la jeunesse n’est qu’un symptôme de quelque chose de plus grave. De quelque chose qui aura beaucoup d’impact, pas seulement sur les enfants, mais sur toute la société. Et pour longtemps. Le désengagement des adultes. L’abandon des enfants par le monde adulte. Pas seulement le gouvernement. Bien qu’il n’en manque pas une, notre gouvernement. Coupures dans l’éducation, dans les soins de santé, etc. Je vous laisse le soin de bien planter ce «damné gouvernement». Mais le gouvernement ne reflète en général que les priorités dictées par la population. Eh oui! Suis naïf. Je pense encore que le gouvernement n’est qu’un reflet de ce que nous sommes. Ouch! L’éducation, ce n’est pas seulement ce qui se passe à l’école. La famille a sa part à faire et les adultes autour aussi.

Il y a quelques années, je participais à un projet de prévention du taxage avec deux policiers à Longueuil. Chacun d’eux exposait les lois en vigueur ou donnait des informations sur les gangs de rue. Mon rôle était de parler du phénomène de gang dans un contexte de développement psychosocial normal de l’individu.

Un soir, un homme dans la quarantaine s’insurgeait contre la lenteur des policiers, et en donnait pour preuve la fois où trois jeunes de 10 ou 11 ans en avaient frappé un de 8 ou 9 ans. Il avait appelé la police qui est arrivée après le départ des jeunes. Là, le système en mangeait toute une. Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas sorti de chez lui afin de mettre un terme à ça. Après quelques secondes, il m’a répondu que ce n’était pas de ses affaires.

Il y a quelque temps, j’étais en Abitibi pour un colloque ayant comme thème la drogue. Il y avait plein d’intervenants de tout acabit, qui s’adressaient aux élèves de 4ème à la 6ème année, ou encore aux parents. Lors de ma rencontre avec ceux-ci, on blâmait la police de ne pas empê-cher les vendeurs de drogues qui offraient le soir leurs produits aux enfants à la patinoire extérieure de l’école. À la question «Que pouvez-vous faire», on répondait: des pétitions, des rencontres au conseil de ville. Je leur ai alors suggéré de faire des tours de garde. Il y avait plus de 40 pa-rents dans la salle. Si chacun d’eux prenait une soirée pendant laquelle il se présentait à la patinoire et supervisait la soirée avec les enfants, les vendeurs de drogues seraient moins enclins à se présenter. En plus, à une soirée aux 40 jours, ça ne fait que trois ou quatre soirées par hiver. Ça ne coûte pas cher, c’est efficace, ça donne l’occasion de se rapprocher des enfants dans un contexte de détente et j’en passe. On a discuté fort mais, à ma connaissance, ils n’ont pas appliqué ma suggestion.

Il y a plus de 11 ans, je travaillais à pied. Dans une arcade, j’avais rencontré deux gars de 15 et 17 ans. Ce qui me frappait chez eux, c’était la quantité d’argent liquide en leur possession. Ils payaient la traite à leurs amis. Puis, la cocaïne est apparue, ensuite les escortes, et finalement le travailleur de rue. Après une longue période de rencontres avec les deux frères, ils m’ont dit que leurs parents, homme et femme d’affaires, devaient s’absenter du foyer de longues périodes. Les parents leur donnaient de cinq à huit cents dollars afin de subvenir à leurs  besoins. Ils s’ennuyaient de leurs parents et ne savaient pas comment l’exprimer. Après quelques communications écrites avec les parents, ç’a changé un peu. Je ne les ai plus jamais revus.

Voilà trois exemples de désengagement. À chaque occasion, les adultes ont préféré les solutions qui ne les impliquaient pas, même si leurs propres enfants étaient en danger. Chaque fois, des actions concrètes, assez faciles, auraient pu être entreprises afin de porter attention à nos enfants. Pourtant, rien ne s’est produit. À chaque occasion, des adultes ont abandonné des enfants. Qui leur a volé leur enfance?

Le syndrome du linge sale

Le problème avec les parents, c’est qu’ils traitent souvent les enfants comme du linge sale. Quand le linge ne sent plus bon, on appelle la buanderie. On vient chercher le linge, on le lave, on le sèche, on le plie et on le remet à son propriétaire ,qui s’empresse de le retourner dans le tiroir des commodes de sa chambre. La buanderie, c’est la DPJ. Trop de parents abandonnent pour des raisons parfois imbéciles. «Mon enfant a 17 ans et veut rentrer à 23 heures le samedi. Je ne suis plus capable, venez le chercher». «Ma fille de 15 ans a eu une relation sexuelle avec un noir. Elle est au poste de police. Allez la chercher». Ne riez pas. Ce sont des si-tuations pour lesquelles j’ai dû intervenir. On veut des enfants, mais il faudrait qu’entre 10 et 21 ans, ils n’existent pas. Il faudrait qu’ils soient invisibles, qu’ils ne dérangent personne, qu’ils soient des citoyens actifs et responsables. Qu’ils deviennent des adultes que nous ne sommes pas.

Quel prix sommes-nous prêts à payer pour avoir des enfants? Ils prendront soin de nous comme nous avons pris soin d’eux. Nous maudirons alors les fois où nous avons négligé les enfants au profit d’un puéril plaisir ou d’une supposée obligation incontournable. Comme le sont pour nous les enfants aujourd’hui, nous deviendrons, plus tard, des poids avec lesquels il faudra composer. Des obligations secondaires pour nos enfants qui auront alors les leurs. Ils ne pourront pas prendre le temps de comprendre ce que nous vivons et nous laisseront à de bonnes personnes dans les centres d’accueil pour personnes âgées. Ils se donneront bonne conscience en payant les frais et en nous maudissant intérieurement. Les enfants apprennent de ce qu’ils voient, pas de ce qu’on leur dit de faire. Deux bonnes questions à se poser: qu’est-ce que je fais pour les enfants? Qui sont les vrais voleurs d’enfance?

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Exode ou migration: l’Abitibi ramène ses enfants au bercail

Exode ou migration: l’Abitibi ramène ses enfants au bercail
Écrit par Dominic Desmarais, Vol14-2

Les régions du Québec se vident. L’exode des jeunes accélère le processus. En Abitibi-Témiscamingue, on commence à renverser la vapeur. Regard sur une problématique qui préoccupe non seulement les régions, mais la province également. 

Valérie Larochelle est agente de migration pour Place aux Jeunes, un organisme dont la mission est de freiner l’exode des jeunes au profit des autres régions. L’exode, Valérie connaît. Elle a quitté son Abitibi pour étudier. Ste-Thérèse, puis Québec. Comme certains de ses concitoyens, elle pensait ne plus revenir après ses études en littérature française et québécoise.

«Mon plan initial, c’était de rester à Québec. Mais j’ai participé à une activité de Place aux Jeunes. Ils m’ont présenté la région d’un autre œil. Ils m’ont intégrée dans un réseau de contacts. J’ai redécouvert le côté chaleureux!»

Isabelle Luneau occupe les mêmes fonctions que Valérie, pour La Vallée-de-l’Or. Elle est partie étudier à l’UQAM, en communications. Elle ne s’est pas fait prier pour revenir s’établir à la maison. Trois ans, juste le temps de compléter ses études, elle revient, diplôme en main. Tel qu’elle l’avait prévu. «Quand j’ai quitté ma région, j’ai pu comparer. L’espace que j’avais, je ne m’en rendais pas compte.»

Comme Valérie et Isabelle, plusieurs jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue partent pour étudier. Le manque de programmes collégiaux et universitaires ne leur donne guère le choix. Selon l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue, la recherche d’un emploi et le désir de vivre sa vie de façon autonome sont deux autres raisons expliquant cette désertion.

L’exode commence peu à peu à s’estomper. Un sondage, préparé par l’Observatoire, avance des chiffres qui remettent les pendules à l’heure.  Depuis quelques années, on assiste à un retour aux sources: les jeunes quittent mais re-viennent à leurs premièrs amours.

Des 39% des jeunes de 20 à 34 ans partis pour 6 mois et plus, 63% sont revenus en Abitibi-Témiscamingue.

«C’est la première année que ça se maintient, dans la Vallée-de-l’Or. Mais pour l’Abitibi-Témiscamingue, le solde migratoire est négatif de 900 personnes», affirme Mme Luneau. «Souvent, les jeunes sont intéressés à revenir. Mais s’il n’y a pas d’emploi…»

Malgré cette embellie, le départ d’une partie des jeunes porte un dur coup à
l’économie de la région. Jean Séguin, directeur général du Centre local de développement (CLD) d’Abitibi-Ouest, parle d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. «On a beaucoup d’entreprises pour la foresterie, les mines. Mais on manque de main-d’œuvre pour les techniques, les ingénieurs. Les possibilités d’emploi sont importantes, pourtant.»

Parmi les autres domaines offrant de bonnes possibilités, M. Séguin pointe le professionnel, tels les médecins et vétérinaires, de même que le domaine technique pour la transformation des métaux, l’usinage, la soudure.

«Des emplois, il y en a. Mais ils se spécialisent, avec la mondialisation. Des emplois où on n’a pas besoin de scolarité disparaissent. Des plieurs de planches, ça n’existe plus», explique le directeur général.

Des régions moribondes, sans perspective d’emploi? Pas vraiment, en Abitibi. Mais elle risque de le devenir, si elle ne parvient pas à combler ses besoins. Le danger? Une baisse de la croissance économique et de la qualité de vie de la population. •

1981 – 1986: Au Québec, pour chaque tranche de 100 personnes qui quittent le marché du travail, 247 jeunes étaient prêts à prendre la relève.
2001: Le nombre de jeunes prêts à remplacer chute à 166.
2011 – 2016: On prévoit que 98 jeunes, au Québec, pourront combler le départ de chaque tranche de 100 personnes.
2031: Lorsque les derniers baby-boomers atteindront 65 ans, 71 jeunes pourront remplacer 100 personnes qui quittent le marché de l’emploi.
Abitibi: Le ratio serait déjà négatif. On estime qu’en 2020, soit dans 15 ans, moins de 70 jeunes pourront combler le départ de 100 travailleurs.

Source : L’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue

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L’Abitibi investit sur ses jeunes

L’abitibi investit sur ses jeunes

L’Abitibi-Ouest retrousse ses manches. Pour garder ses jeunes et rapatrier les exilés, les principaux acteurs de la région ont fait front commun. Regard sur les actions mises de l’avant.

Par Dominic Desmarais

Il y a moins de 2 ans, les 21 municipalités de l’Abitibi-Ouest vivaient de  sérieux problèmes de migration. Incapable de retenir ses jeunes partis étudier à l’extérieur, elles voyaient des plus âgés rejoindre leurs enfants et petits-enfants dans les grandes villes.

Fort de ce constat accablant, 8 organismes de la région décident de prendre le taureau par les cornes. Pour comprendre la problématique et cibler des solutions adaptées au milieu, ils commandent une étude.

«Une soixantaine d’organismes se sont réunis pour débattre d’idées», explique Josée Couillard, chargée de projet au comité d’accueil pour les nouveaux arrivants professionnels et entrepreneurs (CANAPE). La jeune femme, qui auparavant s’était établie à Montréal pendant 12 ans, a obtenu le mandat de réaliser l’étude. «On cherchait des petites choses pour modifier notre milieu, pour travailler ensemble.»

Solutions emploi

L’une des idées fut de réunir les responsables des ressources humaines des plus importants employeurs. «C’est grâce à l’éveil des entreprises ouvertes au retour des jeunes. Elles se sont aperçues que leur masse critique se limitait au niveau territorial parce qu’elles manquaient de vision nationale», avance Jean Séguin, directeur général du Centre local de développement (CLD). «Ils sont au courant des besoins de la région. Ils peuvent créer des projets aidant les jeunes», renchérit Mme Couillard.

Une des solutions adoptée fut l’offre de stage pour initier les jeunes à des emplois qui pourraient les intéresser. Tant les élèves du secondaire de la région que les étudiants exilés pour fins d’études collégiales et universitaires sont invités à découvrir le marché de l’emploi en Abitibi-Ouest. «Il y a eu une prise de conscience des gens d’affaires que si tu ne te développes pas, tu vas t’effondrer. Il ne faut pas juste se maintenir, il faut croître. Pour ça, il faut s’ouvrir aux connaissances et aux techniques supérieures», estime le directeur général du CLD.

Les jeunes familles sont également ciblées. Pour les retenir, le comité CANAPE a sensibilisé les municipalités à se doter d’une politique familiale, inexistante il y a deux ans. «Il faut adapter notre milieu aux jeunes familles, augmenter les activités les concernant», déclare la chargée de projet. En juin dernier, la municipalité de La Sarre adoptait sa politique familiale. Une première dans la région. La MRC, quant à elle, nommait un conseiller à la jeunesse.

Autre cible de choix, les nouveaux arrivants. Créé par la chambre de commerce, le Bureau d’accueil recevra et orientera les nouveaux tant sur les services nécessaires à l’arrivée que les activités. «Le Bureau facilite les rencontres avec les gens que les nouveaux ont besoin de voir. C’est un contact humain, pas juste de la paperasserie. Le Bureau est là pour répondre à leurs questions», mentionne Mme Couillard. Une façon d’humaniser un premier contact parfois difficile pour qui ne connaît personne. Le Bureau devrait être opérationnel cet hiver. C’est également à cet endroit que les nouveaux arrivants recevraient un panier d’accueil composé de produits et offres de tous genres.

Au mois de septembre, le comité CANAPÉ offre un cocktail aux nouveaux travailleurs. «On accueille leur arrivée. On les présente aux acteurs politiques et communautaires de même qu’aux employeurs», dit Mme Couillard.

Autre idée simple à réaliser, rendre plus vivant le site Internet

CANAPÉ et Place aux Jeunes, un organisme également voué à contrer l’exode des jeunes, y travaillent de concert pour que les jeunes puissent obtenir des nouvelles de la région. «On a mis toute l’information à la même place. S’ils pensent au mythe d’une économie sans emploi, le site démontre le contraire. Des emplois, il y en a. On les affichent sur le site.» Jean Séguin abonde. «La tendance est plus positive que par le passé. Les jeunes ne partent plus avec l’idée que rien ne les attend après les études. Ils sont informés des possibilités d’emplois.»

À l’aide de ces projets, et grâce à la mobilisation des acteurs du milieu, un vent d’optimisme souffle sur l’Abitibi-Ouest. Le mandat de Josée Couillard, censé durer un an, a été prolongé. «Je vais consolider le projet, pour que le milieu s’approprie ces idées. Ç’a mieux réussit que ce à quoi on s’attendait», affirme-t-elle d’un ton joyeux. «Le plus positif, c’est de voir des gens qui ne saisissaient pas le problème et qui aujourd’hui le défendent très bien. Les gens sont fiers. N’est-ce pas un beau message que de dire aux jeunes qu’on les veut?» Difficile de répondre par la négative…

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Le carnet de voyage de Dominic Desmarais. Présentation de Raymond Viger

Le carnet de voyage de Dominic Desmarais. 24-04-2006

Présentation de Raymond Viger 

Dominic est arrivé à Reflet de Société au printemps 2005. Il s’est vite démarqué et a réussi à prendre sa place dans une équipe de travail originale et spéciale. Notre journalisme est différent. C’est pourquoi il n’est pas toujours facile de trouver sa place chez nous. Plusieurs ont essayé, la majorité sont morts au combat.

Dominic a de grands projets. Celui de faire du journalisme de guerre. Pour sa continuité avec nous, nous lui offrons des affectations qui vont pouvoir lui faire vivre des expériences qui répondent à ses attentes. Pour vous partager le tout, nous avons changé son blogue en carnet de voyage.

Milieu avril il a couvert l’Estrie. Du 21 avril au 1er mai, il est sur la route pour couvrir la Gaspésie. Du 8 au 12 mai il sera présent au Saguenay. Du 11 juin au 17 juillet, il sera à Sierra Leone en Afrique pour un reportage sur la réinsertion des enfants soldats en faisant un parrallèle sur notre réinsertion des jeunes ayant fréquenté des gangs de rue. En août, ça sera l’Abitibi. En septembre le Cambodge et en octobre le Vietnam pour un reportage sur la traite des femmes et des enfants. Pour le printemps 2007, nous préparons un voyage en Amérique du Sud.

Toute une année en perspective. Pour demeurer un média différent, nous avons décidé d’utiliser ce blog pour présenter les communications entre le journaliste, Dominic et son rédacteur, Raymond Viger. Vous pourrez suivre l’évolution des reportages, les anecdotes, les photos et les difficultés de tous ces voyages. Dans le carnet de voyage, autant Dominic que moi, nous prendrons la parole tour à tour.

Bon voyage à tous à travers des Aventures de Dominic à travers le monde, le nouveau Tintin de Reflet de Société.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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