La prison et conflits religieux

Accommodements raisonnables

Liberté religieuse en milieu carcéral

Je dois le reconnaître: avant de travailler à Reflet de Société, je ne m’étais jamais posé de Je dois le reconnaître: avant de travailler à Reflet de Société, je ne m’étais jamais posée de questions sur le milieu carcéral. La vie ne m’avait pas mis en contact avec ce monde et je ne l’avais pas cherché. En discutant avec nos chroniqueurs, j’ai découvert qu’en tant que citoyenne j’étais bien ignorante sur ce sujet. Pour pallier ces manques, je me suis mise en quête de réponses. Celle d’aujourd’hui: à quoi ressemble la liberté religieuse en prison?

Delphine Caubet dossiers Religion et spiritualitéCriminalité.

milieu carcéral accommodements raisonnables

C’est la chronique de Jean-Pierre Bellemare en 2013 qui m’a mis la puce à l’oreille, il y parlait des accommodements raisonnables en milieu carcéral. Mais très honnêtement, j’avais du mal à saisir en quoi une assiette casher ou halal pouvait générer des tensions. Après tout, saupoudrer des aliments d’une prière n’a jamais rien enlevé ou ajouté au goût.

Contrôle de qualité

Pour tenter de comprendre «ces frictions quotidiennes» dont il fait référence, je suis allée à la rencontre de Jean-Pierre. Et ses explications m’ont laissée pantoise.

«Ces régimes alimentaires entraînent un genre de contrôle de qualité», m’explique-t-il. Les détenus cuisinent eux-mêmes les repas et le cœur n’est pas toujours à l’ouvrage. Pour les diètes suivies et validées par un chef religieux, il y a une vérification des aliments et de leur qualité. Alors de suite, une différence peut se faire sentir.

Autre point que je n’avais pas envisagé: la propagation des maladies. Pour chaque diète, il y a des ustensiles de cuisine différents, avec des aliments dans des frigos différents… «Alors si une cuillère est mal lavée et qu’elle est réutilisée dans un chaudron, ça peut être toute la prison qui attrape la gastro. Sauf ceux avec une diète spéciale puisque leur repas est préparé séparément.»

Jean-Pierre n’est pas avare d’exemples de tensions résultant des accommodements raisonnables en prison. Il parle du marchandage des tapis de prière des musulmans ou du tabac réservé aux autochtones pour leurs cérémonies. Autant de matériel propice aux tractations diverses.

Mais pour en apprendre davantage sur la religion en milieu carcéral, je suis allée voir l’un des hommes en 1ère ligne: l’aumônier.

Lentement mais sûrement

Si la pratique de la religion peut entraîner des tensions, elle n’en reste pas moins utile et nécessaire pour bien des détenus.

Tim officie en milieu carcéral depuis plusieurs années et comme il le dit: «Travailler dans un pénitencier est un défi personnel. Les concepts d’amour et de pardon y sont plus vrais. Il y a un cœur sous cette peau de macho.» À quoi il ajoute sur le ton de la plaisanterie que ce n’est pas sa «gang» habituelle. Je veux bien croire.
Durant ses visites, la religion n’est pas toujours impliquée. «Les détenus se font presser par les gardiens… par tout le monde… Moi je ne suis pas psy, j’attends l’autre. Ils doivent respirer. Cela peut être prendre une marche ou autre chose.» Lui a l’avantage de pouvoir se déplacer à sa guise dans le pénitencier, et va à la rencontre de ses ouailles là où elles se trouvent.

Mais Tim, les détenus viennent-ils vraiment parler versets et chapitres bibliques avec vous? «Mon rôle est surtout d’écouter. Des détenus peuvent être frustrés; ils sont de bons gars et pourtant ils sont toujours là. Je vois le désespoir et la frustration; je suis là pour faire diminuer la pression.»

Soupape de sécurité

Après ces entrevues, force est de constater que la religion en milieu carcéral n’implique pas nécessairement la religion. Mais son utilité n’en est pas moins importante. Les chefs spirituels même s’ils ne sont pas toujours bien accueillis (à part les bouddhistes, précise Jean-Pierre, qui sont encore les seuls à avoir bonne presse) ont un rôle important: diminuer la pression.

Pour Jean-Pierre (libéré depuis 2 ans), la religion et la spiritualité en général ont une place importante dans sa vie. Et si vous aviez vu comme moi les retrouvailles entre l’aumônier et l’homme libre, vous auriez aussi envie de dire au Premier ministre Harper que finalement ces hommes et ces femmes font la différence.

En tout cas, Jean-Pierre tient à ce que ce soit son aumônier qui célèbre son mariage l’été prochain.

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Lisa Melia……DOSSIERS PolitiqueCulture ET Accommodements raisonnablesCoran

C’est l’un des points de tension des débats actuels sur la religion : les signes religieux. Lorsque l’on parle de “signes religieux”, toutefois, il s’agit le plus souvent du voile islamique qui cristallise toutes les tensions autour de la religion musulmane, de la laïcité et des droits des femmes.

La FFQ s’oppose à l’interdiction

Le 9 mai dernier, lors d’une assemblée générale spéciale à Québec, la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) a pris la décision de soutenir la non-interdiction du port du voile, ou de tout autre signe religieux, au sein des administrations publiques.

«Pas d’obligation, pas d’interdiction», résume Michèle Asselin, présidente de la FFQ, qui affirme qu’il faut continuer de se battre contre les violences faites aux femmes au nom de la religion, sans pour autant entraver la liberté de celles qui portent le hijab par choix.

Djemila Benhabib accuse la FFQ

Une position qui révolte Djemila Benhabib, auteur de Ma vie à contre-Coran. «Tant que l’on asservira des femmes parce qu’elles ne portent pas le voile islamique, ce sera pour moi un symbole d’oppression», assène-t-elle. En réaction au résultat de l’assemblée, Djemila Benhabib a rédigé un texte dans lequel elle «accuse la FFQ de trahir le combat des femmes.»

Elle rappelle que de nombreuses femmes dans le monde ont été assassinées pour refuser de porter ce qu’elle appelle un «linceul de la mort», citant Katia Bengama, lycéenne de 17 ans tuée en Algérie en 1994, et Aqsa Parvez, 16 ans, tuée par son père en décembre 2007 à Toronto.

Voile et discrimination

Pour la FFQ, interdire le foulard dans les institutions publiques serait une discrimination de plus envers des femmes qui en sont déjà victimes et participerait donc à un repli identitaire qui les isoleraient encore davantage et «favoriserait le maintient de traditions d’origine souvent défavorables aux femmes.» La FFQ invoque également le «modèle québécois de laïcité», qui est celui d’une laïcité «ouverte» et «construite autour du devoir de tolérance.» Dans cette optique, l’Etat doit faire preuve de neutralité dans ses actes et non pas s’attacher à «l’apparence des personnes qui le composent.»

Voile et laïcité

Djemila Benhabib s’oppose également à cette définition de la laïcité. «Donner un adjectif comme “ouverte” ou “fermée” à la laïcité consiste à la vider de son sens.» Pour elle, le cadre est primordial: tant que l’on est dans une société laïque et égalitaire, le débat peut avoir lieu. «Remettre en cause cette laïcité, c’est laisser la porte ouverte aux extrémismes.»

Le 13 mai, c’est au tour du Mouvement Laïque Québécois (MLQ) de s’exprimer et de signifier sa désapprobation à la décision de la FFQ, qu’il accuse notamment de ne pas clarifier le débat et de se satisfaire de la situation actuelle de flou législatif en la matière. Il fustige le «concept fumeux de “laïcité ouverte”» en soulignant que la laïcité n’a encore aucun statut officiel au Québec et que la référence au modèle québécois est hasardeuse.

Immigrés et religions

Le MLQ dénonce également un préjugé tenace qui consiste à lier la problématique de la laïcité à celle de l’immigration. La commission Bouchard-Taylor aurait ainsi entériné la croyance selon laquelle les immigrés, en particulier ceux en provenance des pays arabo-musulmans, seraient plus religieux que les Québécois, et donc que les accommodements raisonnables et le port de signes religieux répondent à une demande de cette partie de la population.

Une étude la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse prouve pourtant que la ferveur religieuse des musulmans immigrés est sensiblement la même que celle des Québécois. Pour le MLQ, en voulant aider les femmes immigrantes, la FFQ «ne fait qu’entretenir la confusion générale au sujet du principe de laïcité, elle conforte dans la population les préjugés les plus tenaces envers les immigrants et elle aggrave ainsi les discriminations qui en découlent dans l’ensemble de la société.»

Réponse de la FFQ à Djemila Benhabib

La Fédération des femmes du Québec a souhaité par ailleurs répondre à Djemila Benhabib, en précisant qu’elle s’oppose fermement à toute obligation de porter le voile mais respecte le choix libre de le porter que font des femmes musulmanes. «Il est hors de question de jouer le jeu de l’intégrisme en nourrissant le rejet de l’autre», dit Michèle Asselin, qui assure ne pas renoncer au principe d’égalité des sexes par la décision du 9 mai.

Le débat sur la laïcité relancé à l’Assemblé nationale

Le 13 mai, le débat a secoué l’Assemblée nationale après que Sylvie Roy, chef par intérim de l’Action démocratique du Québec, ait interpellé la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, qui ne s’est pas publiquement opposée à la décision de la FFQ. Ainsi, bien que le débat sur le port de signes religieux dans les institutions publiques ait été relancé, le gouvernement et la ministre n’ont pas pris position, se contentant de rappeler que la Charte québécoise des droits et libertés de la personne incluait désormais l’égalité entre hommes et femmes.

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Dépassé, le féminisme?

Dépassé le féminisme
Chronique À la découverte des magazines d’ici – La Gazette des femmes
Annie Mathieu, Volume 16, no. 3, Février-mars 2008

Informer sur toutes les questions de l’heure avec des jumelles faisant la mise au point sur l’égalité des sexes, tel est le mandat de la Gazette des femmes. Le magazine, né en 1979, continue de relever les nombreuses inégalités qui persistent entre hommes et femmes, au Québec et ailleurs dans le monde.

Avis à tous ceux qui croient qu’en 2008 le féminisme est dépassé. Si la Gazette des femmes publie cinq numéros par année depuis près de trente ans, c’est bien parce-qu’il subsiste encore aujourd’hui des inégalités qui justifient qu’on leur consacre tout un magazine.

La Gazette, une revue destinée à la féministe enragée ou à la vieille frustrée? Pas du tout, «On s’adresse à toutes les femmes et tous les hommes du Québec», de répondre sa rédactrice en chef, Hélène Sarrasin. «Il est certain que nous sommes résolument féministes, ajoute-t-elle, puisque nous faisons la promotion de l’égalité entre les sexes.»

Féminisme
Loin d’être mal à l’aise avec ce terme pour parler de son magazine, Mme Sarrasin croit qu’au contraire, il faut être fier de l’employer. Être féministe veut tout simplement dire, selon elle, que l’on veille au respect des droits d’un groupe dans la population. Un objectif dont personne ne peut contester le bien-fondé.

«Il suffit de consulter les statistiques pour voir que le féminisme n’est pas dépassé, notamment en ce qui concerne les femmes et la pauvreté, illustre celle qui est à la barre du magazine depuis l’été 2007. Comment se fait-il que les femmes monoparentales soient celles qui disposent d’un revenu parmi les plus faibles de la société? La démarche féministe est nécessaire!» plaide, convaincue, Mme Sarrasin.

Le CSF
Le Conseil du statut de la femme (CSF), l’organisme qui publie la Gazette des femmes, est né en 1973 sous la pression de la Fédération des femmes du Québec, un organisme qui œuvre à améliorer la condition féminine. Le mandat du CSF: conseiller le gouvernement, effectuer des recherches et informer la population.

Ce dernier volet a été confié, entre autres, à une publication d’abord périodique et gratuite. La Gazette des femmes, à sa naissance, relevait plus du bulletin d’information où l’on discutait des décisions du gouvernement touchant à la condition féminine et des activités du CSF. Elle deviendra par la suite un magazine sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et qui tire à 20 000 exemplaires.

Débats sur des sujets controversés, dossiers d’envergure, reportages à l’international et interviews avec des femmes et des hommes d’opinion se côtoient désormais dans la quarantaine de pages d’une publication audacieuse et lauréate de nombreux prix journalistiques. Le magazine sert aussi régulièrement d’outil de référence pour les professeurs et des recherches sur différents sujets liés à la condition féminine.

La Gazette récompensée
Prix de journalisme dans la catégorie Reportage aux Grands prix de rédaction 2005 des Magazines du Québec, Prix de journalisme 2004 en presse écrite d’Amnistie internationale, section canadienne francophone, et mention honorable au concours de la Fondation nationale des prix du magazine canadien en 2003, ne sont que quelques-uns des honneurs –plus d’une vingtaine en vingt-neuf ans– remportés par les journalistes de la Gazette des femmes.

Profondeur extrême
Plus récemment, Hélène Sarrasin estime que le magazine d’octobre-novembre 2007 mérite une palme spéciale si l’on parle des bons coups de la Gazette. Dédié aux accommodements raisonnables, ce numéro a mis en lumière le point de vue du CSF sur ce dossier chaud et, ô combien! discuté dans les médias.

La Gazette des jeunes, un numéro spécial destiné à un lectorat de jeunes et d’adultes, est aussi une réussite, selon Mme Sarrasin. Elle confie avoir reçu beaucoup de commentaires positifs, notamment sur le dossier concernant la réussite éducative. «Il n’y a pas de limite d’espace comme dans d’autres magazines, explique la rédactrice en chef. C’est pourquoi l’on peut se permettre d’approfondir les sujets à l’extrême!»

Défis
L’un des plus grands défis de la Gazette des femmes est de réussir à élargir son public, actuellement composé majoritairement de femmes actives ayant au moins un diplôme d’études collégiales ou universitaire et âgées, en moyenne, de 52 ans. «Elles passent le magazine à leur mari et à leurs enfants» précise-t-elle. Toujours est-il que le lectorat, n’est pas suffisamment diversifié, selon Mme Sarrasin.

Depuis 10 ans, la Gazette a beaucoup changé, explique-t-elle. «C’est écrit de manière plus punchée et dynamique et il y a un côté un peu plus humain dans la manière d’aborder les sujets.» Ce changement amorcé, Hélène Sarrasin souhaite l’accentuer, lui faire prendre un nouveau virage. «On veut élargir le débat, équilibrer le contenu pour que tous s’y retrouvent» conclut-elle, enthousiaste et prête à relever le défi.

Hélène Sarrasin
D’abord journaliste à Radio-Canada, puis à la Vie en Rose, Hélène Sarrasin a par la suite travaillé dans le secteur des communications pour différents ministères au gouvernement du Québec.

Retournée à ses premières amours en acceptant le poste de rédactrice en chef de la Gazette des femmes, elle estime qu’un magazine «est le plus beau médium» puisqu’il combine à la fois l’écrit et l’image.

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Une histoire de communication…et de hambuger

Une histoire de communication…et de hambuger

Cette fin de semaine, comme je vous l’annonçais la semaine dernière, je me suis incrusté au Château Frontenac pour le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). L’événement prenait place toute la fin de semaine. Je n’y étais que le samedi.

Comme prévu, sur l’heure du dîner, je suis allé casser la croûte avec quatre des huit participantes au projet Costa Rica. Au menu, les impressions sur le projet jusqu’à maintenant, les priorités, et pour moi, un hamburger bacon fromage!

L’impression qui semble ressurgir de notre entretien n’a rien d’un rêve : tous les commentaires partagés à cette table ronde m’ont fait mention d’incertitude par rapport à ce qui va se passer, de manque de communication, d’une insatisfaction générale. Heureusement, rien pour me perturber, car c’était aussi mon point de vue jusqu’à maintenant.

Toutes ces étudiantes en journalisme sont au Saguenay. Dominic est en Afghanistan. Je suis à Montréal. Et on doit faire avancer le projet du mieux qu’on peut. Il faut comprendre que mon but, en convoquant ces demoiselles à un dîner de discussion, était justement de créer la communication manquante jusqu’à maintenant, de commencer à mieux se connaître et d’établir des priorités, afin que tout le monde sache par où on s’en va. Aujourd’hui, je pars plus en confiance.

On va maintenant se donner des nouvelles au minimum une fois par semaine, directement, sans passer par aucun intermédiaire. Il nous faut du concret.

Pour les priorités, on doit préparer notre première formation de pré-départ qui aura lieu la fin de semaine du 8 décembre, donner des idées de sujets pour le stage au Costa Rica et pratiquer notre espagnol.

Finalement, je peux vous affirmer que mon hamburger bacon fromage était excellent.
Gabriel.

N.B. Lors du congrès de la FPJQ, j’ai assisté avec Raymond Viger à un échange ma foi fort intéressant entre journalistes et personnalités publiques sur le travail des journalistes par rapport aux dits «accommodements raisonnables». Un retour nécessaire à mon avis sur tout ce qui s’est passé. Somme toute, la plupart des gens semblaient s’être rendu compte qu’il y avait eu des erreurs majeures de commises, et des dérapages abusifs. Espérons, et je vous invite à observer la chose dans les médias, que le sujet sera traité désormais avec plus de professionnalisme et d’intégrité (et non d’intégrisme).

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Accommodements raisonnables anti-pollution

Accommodements raisonnables anti-pollution
André Fauteux – Agence Science-Presse, Accommodements raisonnables

Tim McGurrin est un patron en or. «Dès qu’il m’a embauchée, il a fait remplacer le tapis de mon bureau par de la céramique et il s’est assuré que mes collègues comprennent que je requière un environnement sans parfum», explique Barbara Leimsner. Rédactrice de discours au siège social de Postes Canada, à Ottawa, Mme Leimsner est atteinte d’hypersensibilité environnementale depuis dix ans, à la suite d’une surexposition à des produits chimiques lors de rénovations effectuées simultanément à la maison et au bureau.

L’hypersensibilité est un «groupe d’états pathologiques chroniques complexe et souvent mal compris» qui vient d’être reconnu par une politique adoptée par la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP). «Les personnes hypersensibles ont des réactions indésirables à des agents environnementaux courants dans le cadre bâti, ce qui comprend les champs électromagnétiques et les produits chimiques qui se trouvent dans les matériaux de construction, le mobilier, les produits de nettoyage et de reprographie, les parfums et les pesticides», explique un rapport sur l’aspect juridique des hypersensibilités publié par la Commission.

Madame Leimsner éprouve notamment une fatigue extrême, des maux de tête, des bourdonnements dans les oreilles et autres problèmes neurologiques lorsqu’elle est exposée à certains polluants.

La goutte qui fait déborder le vase
En 2003, 12,6 % des Américains disaient être hypersensibles et 1,8 % avoir perdu leur emploi à cause de cette condition. Les résultats de ce sondage sont parus dans Environmental Health Perspectives, une prestigieuse revue médicale publiée par le ministère fédéral américain de la santé.

Au Canada, peu d’employeurs savent qu’ils ont l’obligation légale d’accommoder les hypersensibles. «Cet état pathologique constitue une déficience et ceux qui en souffrent ont le droit d’être protégés en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, qui interdit toute forme de discrimination fondée sur une déficience», affirme la Commission canadienne des droits de la personne. «Comme pour les autres types de déficience, les personnes hypersensibles à l’environnement ont droit à des mesures d’adaptation en vertu de la loi.»

Certains médecins croient encore que l’hypersensibilité est d’origine psychosomatique. «Il n’y a pas de preuve objective que c’est le cas, bien que cela fasse l’affaire de certains employeurs et assureurs», explique le Dr Lynn Marshall, codirectrice du comité de santé environnementale du collège ontarien des médecins de famille. Il est significatif que la Commission des droits de la personne reconnaisse que la prépondérance de la preuve est telle que cette condition doit être reconnue par une politique nationale.

Des changements bénéfiques
Le médecin de Mme Leimsner, le Dr Ross Mickelson, avait recommandé qu’elle bénéficie d’un bureau fermé doté d’un purificateur d’air et situé loin de sources de pollution tels les photocopieurs. Le personnel d’entretien de son immeuble utilise désormais une foule de produits sans odeur, allant du nettoyant à plancher au savon à main, en passant par la peinture et le tapis. «Désormais, je peux me concentrer sur mon travail et non ma santé», dit Mme Leimsner.

Son patron, le directeur des communications de la Société canadienne des postes, souligne que les mentalités ont évolué. «Tout le monde reconnaît la valeur d’avoir des employés protégés contre la pollution. J’ai moi-même une petite fille allergique et plusieurs de nos employés ont des allergies graves. Ça n’a pas été facile d’accommoder Barbara, mais si ce n’était pas impossible. Il était important qu’elle se sente partie de notre équipe.»

Encadré

L’hypersensibilité n’est pas une allergie comme telle. Si l’auteur français Marcel Proust se plaignait déjà d’intolérances aux parfums au début du siècle dernier, la maladie ne fut décrite que dans les années 1940 par l’allergologue Theron G. Randolph. Le père de ce qui deviendrait l’Académie américaine de médecine environnementale constatait que certains de ses patients ne répondaient pas aux traitements classiques. À force de les questionner, il découvrit que leurs intolérances avaient été déclenchées par une ou des surexpositions à des produits chimiques. Et que leur corps surchargé ne pouvait se désintoxiquer à moins de cesser toute exposition aux polluants.

Pour en savoir plus

Politique de la CCDP: www.chrc-ccdp.ca/legislation_policies/policies-fr.asp

Matériaux de construction pour les logements des personnes hypersensibles: www.schl.ca
Association pour la santé environnementale, les hypersensibilités et les allergies du Québec: www.aeha-quebec.ca

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Le traitement journalistique des accommodements raisonnables

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Raymond Viger   Dossier Accommodements raisonnables
Lors du Congrès de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ) de novembre dernier, j’ai assisté à un atelier sur le traitement journalistique des accommodements raisonnables. Sur le pannel, nous retrouvions Mme Carole Beaulieu de L’actualité et M. Vincent Marissal de La Presse. Mme Beaulieu a clairement dénoncé le manque de rigueur journalistique concernant les accommodements raisonnables.

M. Marissal, tant qu’à lui, considère que les médias ont déconné depuis 1 an sur les accommodements raisonnables. Au lieu de traiter l’information que La Presse avait reçu par courriel, s’ils avaient tout simplement pesé sur « delete », cela aurait réglé le problème.

Lors de cet atelier, il a été dit que l’histoire de la cabane à sucre n’était pas sérieuse, que la directive du service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’était pas vrai, que les journalistes ont pris un Imam comme porte-parole mais qu’il n’était pas représentatif de sa communauté, que des animateurs ont donné la paroles à des gens qui n’étaient pas pertinents, que le sondage n’aurait pas dû être fait auprès d’une population piqué à vif, qu’un sondage on peut lui faire dire ce que l’on veut, que les titres et les chapeaux déformaient les textes…

Tant qu’à Rachid Rafa, président du Carrefour Culturel Sésame de Québec et présent sur ce pannel, il a mentionné que les journalistes ont alimenté le débat inutilement pour créer le dérapage.

En guise de conclusion, la question qui a été lancé: « Est-ce que les journalistes savent comment couvrir ce qui touche à la religion? »

De plus, une rencontre entre Kathya Gagnon de La Presse avec Mme Beaulieu allait dans le sens qu’il y a eu dérapage et que, pour citer Mme Gagnon qui a parti le bal avec son article: « Quand le ciment est pris, qu’est-ce qu’on peut faire? »

Je remercie et félicite encore une fois Mme Carole Beaulieu pour sa prise de position lors de cet atelier et pour sa capacité à mettre de l’ordre dans les réflexions journalistiques.

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Karina Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Karina Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Raymond Viger   Dossier Accommodements raisonnables, Tout le monde en parle.

Le 18 novembre, Karina Goma, documentariste, est invité par Guy A. Lepage à l’émission Tout le monde en parle. Elle y mentionne que les cours prénataux qui ont été offert à diverses communautés culturelles ou les hommes ne pouvaient être présents est une formule inventée pour un groupe spécifique.

L’action posée par le CLSC pour rejoindre un groupe de citoyens a été mal interprété par les médias, que toute l’histoire a été monté en épingle et que certains en ont fait du capital politique. Si les gens avaient été sur le terrain au lieu de demeurer dans leur tour d’ivoire, ç’a aurait été très différent. On n’aurait pas parlé de scandale des accommodements raisonnables.

Posons-nous la question sur comment on en est arrivé là. Le tout débute avec les vitres givrées du YMCA. Les journalistes crient au scandale et nous mettent en une le fait que le YMCA se plie aux exigences des juifs pour cacher le corps de ces dames qui s’entraînent.

Pourtant, si on se fie aux dires de Super Cath qui fait un commentaire sur le blogue de François Rodrigue: “Et, honnêtement, toute l’histoire des accomodements raisonnables, c’est une tempête dans un verre d’eau créée par les médias! L’histoire des vitre teintées du YMCA… J’ai su d’une de leurs clientes que la clientèle demandait depuis longtemps à faire teinter les vitres pour une question d’intimité, mais le YMCA n’avait pas les fonds nécessaires pour le faire. Alors lorsque la communauté juive a proposé de le faire – à ses frais! – c’est évident qu’ils allaient accepter. C’est juste drôle que cette partie de l’histoire n’est pas été rapportée dans les nouvelles.”

L’histoire du YMCA serait donc une entente de bon principe entre 2 organisations qui s’entraident. Un exemple de bon voisinage. Rien à voir avec un scandale sur les accommodements raisonnables.

Ces deux histoires en une des médias devient une cible pour Mario Dumont qui saute sur l’actualité comme un chien enragé devant un os et qui n’a pas mangé depuis belle lurette. On le place en une lui aussi.

Avec tout ce qui est lu en une par les médias, on fait peur aux gens d’Hérouxville. Aux armes citoyens, protégeons notre communauté. Par peur, sur la défensive, ils écrivent un texte qui se retrouve lui aussi à faire la une. Ils y parlent des immigrants, sans trop connaître ce que c’est. Juste au cas ou une communauté de l’autre bout du monde, en regardant un globe-terrestre s’exclame: “Nous voulons quitter notre pays, nous voulons nous établir à Hérouxville”.

Pour alimenter le débat, un journaliste demande au directeur général des élections: “Si une femme voilée voulait voter, pourrait-elle le faire?” Le DGE, au lieu de répondre qu’il se posera la question quand on sera vis-à-vis cette réalité, prend les devants et nous sort la connerie de dire qu’on peut voter voilé. Cela fait encore la une. Des citoyens mécontents décident de jouer le jeu des médias et vont voter voilés. Une autre nouvelle qui fait la une.

Pour prendre position, si le DGE avait demandé l’avis aux intéressés, il se serait fait répondre que, dans leur pays, les gens doivent s’identifier pour voter!!!

Dans toutes ces histoires, il n’y a pas de conflits entre immigrants et le Québec. Ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau de journalistes en manque de sensationnalisme pour vendre du papier.

Tout cela nous amène à créer une commission qui va nous coûter la peau des fesses, ou des gens vont s’en servir pour canaliser leur violence verbale. Certains diront que ça sera une forme de thérapie sociale pour que le méchant sorte. Désolé, une thérapie se fait à huis clos. On peut bitcher qui on veut en thérapie, parce que seul le thérapeute va savoir ce que vous avez dit. On ne fait pas de thérapie en public et encore moins sans thérapeute!!!

Dans cette histoire, c’est un bel exemple de mauvais journalisme. Un journalisme qui crée la nouvelle plutôt que de couvrir les nouvelles.

J’étais pour dire que ce genre d’histoire me fait honte d’être journaliste. C’est vrai que je fais du journalisme. Mais je ne me considère pas comme un journaliste. Pour moi, question de sauver mon intégrité, cela fait une grande différence.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables

Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables

Raymond Viger   Dossier Accommodements raisonnables

Certains ont dit que la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables aura eu au moins l’avantage d’être une forme de thérapie collective pour que les gens s’expriment et sortent tout haut ce qui les brûlent par l’intérieur.

J’ai beaucoup de difficultés avec un tel commentaire. D’une part, une thérapie implique qu’il y a un thérapeute qui fait la modération, qui recadre les émotions que l’on garoche. D’autre part, une thérapie se fait en privé derrière la porte fermé d’un bureau de thérapeute.

Si pour me faire du bien et me vider le coeur j’ai besoin d’une thérapie pour égratigner mon voisin, après ça sera à son tour d’avoir besoin d’une commission pour se soulager de ses blessures.

Les communications publiques se doivent d’être respectueuses. Par définition, une communication est d’établir une relation avec quelqu’un. Pas de l’assassiner sur la place publique.

Pour les thérapies collectives, on a déjà assez des grandes gueules comme Champagne, Filion et compagnie. Pas nécessaire d’en rajouter plus.

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Les accommodements raisonnables

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Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables

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Le YMCA, les vitres teintées et les accommodements raisonnables

Le YMCA, les vitres teintées et les accommodements raisonnables

Raymond Viger   Dossier Accommodements raisonnables
Sur le blog de François Rodrigue, le commentaire de SuperCath peut faire réfléchir:

« Et, honnêtement, toute l’histoire des accomodements raisonnables, c’est une tempête dans un verre d’eau créée par les médias! Un exemple : l’histoire des vitre teintées du YMCA… J’ai sû d’une de leurs clientes que la clientèle demandait depuis longtemps à faire teinter les vitres pour une question d’intimité, mais le YMCA n’avait pas les fonds nécessaires pour le faire. Alors lorsque la communauté juive a proposé de le faire – à ses frais! – c’est évident qu’ils allaient accepter. C’est juste drôle que cette partie de l’histoire n’est pas été rapportée dans les nouvelles, n’est-ce pas? »

S’il est vrai, ce commentaire questionne royalement la façon que les médias ont rapporté la nouvelle et l’interprétation qu’ils en ont fait.

Autres textes sur les accommodements raisonnables.

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Témoignage sur l’implication bénévole

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-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
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-Une source de contact et d’échange.
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