Politique jeunesse et ses recommandations

Bureau de consultation jeunesse

Deux consultations jeunesse

Les jeunes sont-ils devenus une priorité pour tous?

Normand Charest Dossier Valeurs de Société, Jeunes, Politique

Le projet des jeunes de la BCJ, élaboré depuis deux ans, comportait une tournée des régions, suivie d’un Sommet à Montréal et de recommandations à soumettre au gouvernement québécois. Or, au printemps dernier, la première ministre Pauline Marois confiait la direction d’une vaste consultation jeunesse au jeune député Léo Bureau-Blouin, une consultation commencée par une tournée des régions.

Les jeunes de la BCJ se sont sentis trahis par cette décision, d’autant plus qu’ils se sont vu refuser leur demande de subvention de 110 000 $ pour le Sommet des jeunes : « On nous l’a refusé sous prétexte de dédoublement, alors qu’on nous a plus ou moins volé l’idée de la tournée des régions. De plus, leur tournée ne touche pas toutes les classes sociales, contrairement à la nôtre », nous disait Ursy Ledrich, un jeune représentant du BCJ en entrevue, au début du Sommet des jeunes à Montréal, le lundi 12 août 2013, un sommet qui dura toute une semaine.

Être inclusif

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), qui soutient le Sommet des jeunes au sein du comité consultatif, a d’ailleurs dénoncé ce refus, alors que le « Sommet est une autre preuve que tous les jeunes du Québec veulent participer à l’élaboration d’un projet de société qui soit inclusif » (Annie Gauvin, communiqué du 10 avril 2013).

Malgré tout, les jeunes ont travaillé intensément, jeudi et vendredi, en divers groupes de réflexion qui s’étaient penchés sur les thèmes suivants : emploi et chômage, logement, intimidation, racisme, éducation, politique, drogues, relations jeunes et policiers, homophobie, et ils présentaient leurs recommandations en plénière, vendredi après-midi.

Toutes ces recommandations seront regroupées en un document de synthèse, et un mémoire sera présenté en ce sens lors de la consultation sur la Politique jeunesse annoncée pour l’automne 2013 par le gouvernement québécois, nous dit M. Gilles Tardif, coordonnateur du BCJ. [Nous apprenons par la suite que la Commission parlementaire annoncée pour l’automne a été remise à janvier ou février 2014.]

Nous suivrons ce dossier de près pour voir son évolution, car il ne s’agit pas de minimiser la volonté d’implication positive de cette jeunesse, souvent issue de milieux difficiles, et qu’on pointe du doigt lorsqu’il y a des désordres sociaux. Au contraire, il nous faut encourager son action constructive et non violente, en nous débarrassant nous-mêmes, en premier lieu, de nos idées préconçues.

_____________________________

La Journée internationale de la jeunesse

La Journée internationale de la jeunesse a été instaurée en 1999 par les Nations unies et elle est célébrée dans le monde entier le 12 août. Le Programme d’action mondial pour la jeunesse de l’ONU touche dix domaines prioritaires :

  • L’éducation
  • L’emploi
  • La famine et la pauvreté
  • La santé
  • L’environnement
  • L’usage abusif des drogues et autres stupéfiants
  • La délinquance juvénile
  • Les loisirs sains
  • Les filles et jeunes femmes
  • La participation des jeunes dans la société et dans la prise de décision.

Le Bureau de consultation jeunesse

Le Sommet des jeunes d’août 2013 a été organisé par le Bureau de consultation jeunesse. Le BCJ est un organisme d’action communautaire autonome qui agit auprès des jeunes de 14 à 25 ans depuis 1970 («par et pour les jeunes»). Appuyé par Centraide du Grand-Montréal, il compte plusieurs points de services sur l’ensemble du territoire du Montréal métropolitain (Montréal, Laval et Longueuil). Le BCJ s’intéresse à la marginalité et aux conditions sociales des jeunes. Le BCJ fonctionne sur un mode de gestion collective en établissant un véritable partenariat avec ses membres, soit les jeunes. Son mandat principal est d’appuyer les jeunes dans leur cheminement vers une plus grande autonomie, et dans la recherche de solutions pour l’amélioration de leurs conditions de vie. (D’après le site Web du BCJ.)

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Autres textes sur Politique et Médias

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Lion d’Or et la poésie autochtone

Des femmes de la toundra en récital

Le 23 septembre dernier, on offrait au Lion d’Or un récital de poésie féminine autochtone, dont les deux participantes les mieux connues étaient Joséphine Bacon et Rita Mestokosho.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers AutochtoneCulture

réflexions sociales débats société L’événement est présenté dans le cadre du 19e Festival international de la littérature. La salle ouvre une heure avant le spectacle, ce qui nous donne le temps de bien apprécier ce vieux cabaret accueillant, avec ses rideaux de scène de velours rouge et ses petites tables. Un décor d’une autre époque. Mais aucun fantôme dans cette salle, que des ombres douces comme dans les contes de Noël. Au milieu d’un quartier aux maisons de briques rouges.

Dans l’assistance, on aperçoit le député d’origine crie Romeo Saganash, souriant et discret. Beaucoup de visages sympathiques. C’est le nom de Joséphine Bacon qui m’a attiré dans l’annonce de cet événement, puisque je connais déjà son œuvre. Son authenticité, sa présence, sa belle voix, son accent unique autant en français qu’en innu m’avaient déjà séduit dans une vidéo au Musée McCord. Cette impression sympathique sera confirmée, ce soir.

Poésie féminine

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Joséphine Bacon autochtone indien premières nations

Quatre femmes poètes entrent en scène. Joséphine Bacon, la première, tient la place de l’aînée dans ce groupe. Elle est si petite que parfois son lutrin la cache. Toute en retenue, jamais affectée. Ses textes parlent d’eux-mêmes. Sa présence et ses yeux s’expriment sans qu’elle ait besoin d’en faire plus. Et c’est dans cette discrétion qu’elle est à son mieux.

À ses côtés, Rita Mestokosho apporte beaucoup de force et de cohésion au groupe. Je la découvre ce soir. Elle est pourtant la première femme innue à avoir publié un recueil au Québec. Elle nous offre, également, un chant innu assez envoûtant.

Une agréable surprise : la chanteuse Kathia Rock qui s’accompagne au tambour à main. Sa voix chaleureuse et puissante est impeccable. Elle complète les deux premières poètes. Jusque là, tout est parfait. Sauf pour l’accompagnement à la guitare électrique de Jean-Frédéric Messier qui devrait être plus discret. Accompagner sans dominer, et sans forcer les lectrices à parler plus fort. La guitare acoustique aurait été préférable, à mon avis.

Moins c’est mieux

Rita Mestokosho indiens autochtone premières nations

Rita Mestokosho indiens autochtone premières nations

Quatre femmes innues sur scène, en incluant la plus jeune, Natasha Kanapé Fontaine. Malheureusement, son interprétation exagérée ne rend pas justice à ses textes, selon moi.

Je mets aussi à part Laure Morali, Française et Bretonne, dont la présence et l’œuvre (comportant des parties en langue bretonne) ne me semblent pas à leur place dans ce contexte innu.

En résumé, le français et l’innu de Joséphine Bacon et de Rita Mestokosho faisaient tout le charme de cette soirée, avec le chant de Kathia Rock. Et j’aurais préféré un mélange plus simple. Sans rien d’exotique ou de mélodramatique pour gâcher le bon goût de toundra des textes et des voix.

___________

Joséphine Bacon : Ses textes sont mis en musique et interprétés par de nombreux artistes, dont Chloé Sainte-Marie, Kathia Rock et le groupe Mentana. Extrait de son premier recueil, Bâtons à messages : « Quand une parole est offerte,/elle ne meure jamais.//Ceux qui viendront/l’entendront. » À paraître en octobre 2013 : Un thé dans la toundra.

Rita Mestokosho : Son premier recueil vient d’être réédité en Suède avec une préface de J.M.G. Le Clézio. « À la saison froide et silencieuse/les aurores boréales s’allument/comme par enchantement/une lumière qui vient d’ailleurs//je caresse du regard/la beauté du monde… »

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L’histoire du Québec et les noirs

Une histoire du Québec méconnue

Pendant longtemps, nos livres d’histoires n’en n’ont pas parlé mais c’est un fait avéré que les Noirs ont été présents chez nous depuis le début de la colonie.

Normand Charest Dossier Racisme

Un Noir, Mathieu Da Costa, accompagnait déjà Samuel de Champlain en 1606-1607, avant la fondation de la ville de Québec. Il agissait comme interprète, parce qu’il connaissait la langue des Micmacs, avec lesquels Champlain faisait la traite des fourrures.

Esclaves et domestiques

Le premier cas d’esclavage documenté en Nouvelle-France est celui d’un jeune noir ayant «appartenu» à des Anglais et «acheté» par Guillaume Couillard. En 1709, une ordonnance légalise l’esclavage. Les deux tiers des esclaves sont des Amérindiens, tandis que les Noirs forment l’autre tiers (soit 1400 sur une période d’un siècle) travaillant surtout comme domestiques.

On connaît maintenant le cas tragique de la jeune domestique Marie-Joseph-Angélique, pendue près de la Pointe-à-Callière, après avoir prétendument allumé un feu qui brûla la moitié de Montréal. Elle aurait réagi ainsi après que sa maîtresse l’ait empêché de marier celui qu’elle aimait.

L’esclavage continue sous le régime anglais. On annonce même la vente d’esclaves dans la Gazette de Québec. La première marche contre l’esclavage a lieu à Montréal en 1793, mais son abolition officielle ne se fait qu’en 1833. Les Noirs libérés se mêlent alors à la population, se mariant à des Amérindiens ou des Français.

Il existe maintenant une rue Mathieu-Da-Costa à Québec et une autre à Montréal, dans le quartier Pointe-aux-Trembles. On a aussi inauguré, en février 2012, une place Marie-Josèphe-Angélique à côté du métro Champ-de-Mars, à proximité du Vieux-Montréal.

Chemin de fer et jazz

La révolution industrielle amène de grands changements à Montréal. Le canal Lachine est creusé en 1825, le rail apparaît autour de 1850, le pont Victoria en 1860, tandis que les usines se multiplient, attirant beaucoup de travailleurs.

Le chemin de fer est le principal employeur des Noirs qui s’installent à proximité des gares, dans Saint-Henri et la future Petite-Bourgogne. Ils travaillent d’abord à sa construction pour ensuite devenir «porteurs», une appellation qui inclue les postes de service à l’intérieur des trains. L’habitude de réserver ces postes à des Noirs vient des compagnies américaines. Cette tradition sera encore bien vivante chez nous jusqu’à la fin des années 1950.

Mais les Noirs de Montréal se font surtout connaître par la musique. Dès l’ouverture du Rockhead’s Paradise en 1928, le jazz de Montréal attire des amateurs de partout, bien avant l’actuel Festival de jazz. Les célèbres Oscar Peterson et Oliver Jones sont tous deux des «petits gars de Saint-Henri».

Vie militaire

On remarque la participation de la communauté noire à la vie militaire au Canada dès la guerre de 1812 contre les États-Unis, durant laquelle la Company of Coloured Men combat dans la région des Grands Lacs. Durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), on voit même un Canada’s Black Battalion basé en France.

Ils sont aussi nombreux à vouloir s’engager pour la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), à cause de la crise économique et du chômage, mais la discrimination est encore très présente. À certains endroits, on affiche même: «Negroes need not apply», ce qui change tout de même à partir de 1941, autant au Canada qu’aux États-Unis.

Jusqu’au début des années 1950, les Noirs ne peuvent être servis dans certains établissements de Montréal. D’un autre côté, les Canadiens français sont aussi mal accueillis dans certains restaurants et commerces de l’ouest montréalais où ils sont obligés de parler anglais, et cela, jusqu’à la fin des années 1960.

Immigration noire

De 1900 à 1930, la communauté noire de Montréal est formée en grande partie d’Américains travaillant pour le chemin de fer et de domestiques antillaises, les vieilles familles noires canadiennes ne représentant pas plus de 10% de leur communauté.

Pendant longtemps, le gouvernement canadien décourage l’immigration noire. Jusqu’à l’instauration d’une politique non discriminatoire en 1967, qui favorise une entrée massive d’Antillais à Montréal. En 1967, il s’y trouve aussi 3000 étudiants Noirs provenant du tiers-monde.

De 1963 à 1972 arrivent 3539 professionnels haïtiens, des «exilés politiques volontaires», qui travaillent pour la plupart comme professeurs, médecins, infirmières, etc. Une proportion moins importante est due à l’immigration d’Américains voulant échapper aux préjugés du sud ou au service militaire.

Une deuxième vague d’immigration haïtienne, à partir de 1968, place ce groupe culturel au premier rang de la communauté noire de Montréal.

Contrairement à la première, cette deuxième vague est surtout composée de travailleurs peu ou pas spécialisés.

Les Antillais forment la moitié de la communauté noire anglophone. Tandis qu’une immigration africaine, moins importante, s’est ajoutée, autant anglophone que francophone, dont les représentants sont en général très instruits ou riches.

Depuis longtemps, les communautés noires ne sont plus limitées à leurs anciens quartiers. Elles se sont déplacées dans tous les quartiers de Montréal, mais aussi sur la Rive-Sud et sur la Rive-Nord.

Éloge de l’autre, TAHAR BEN JELLOUN

«Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exil

C’est toi

C’est moi

Regarde-le bien, ce n’est qu’un homme

Qu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes

L’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux

Aucun arbre arraché

Ne donne l’ombre qu’il faut

Ni le fruit qu’on attend

La solitude n’est pas un métier

Ni un déjeuner sur l’herbe

Une coquetterie de bohémiens

Demander l’asile est une offense

Une blessure avalée avec l’espoir qu’un jour

On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas.»

(Que la blessure se ferme, poèmes, Gallimard, 2012)

Biographie

Français d’origine marocaine, Tahar Ben Jelloun est surtout connu comme romancier. Mais il a aussi publié de nombreux essais, ainsi que de la poésie. Il faut aussi souligner deux de ses petits livres destinés à la jeunesse, dont le thème convient bien à notre dossier. Ce sont

Le racisme expliqué à ma fille (1998 et 2009) et L’islam expliqué aux enfants (2002 et 2012). Deux excellentes publications.

Un Noir à Québec au 18e siècle

Le plus grand roman québécois du 19e siècle, Les Anciens Canadiens (1863), par Philippe Aubert de Gaspé père, était jadis au programme de nos écoles secondaires. Ce n’est peut-être pas très frappant, mais on peut tomber par hasard sur une note vers la fin du livre où il est question d’un Noir vivant à Québec au 18e siècle: «À mon arrivée à Québec, vers l’âge de 9 ans [en 1795], pour aller à l’école, on semblait regretter un bon bourreau nommé Bob; c’était un nègre dont tout le monde semblait faire des éloges. Cet Éthiopien aurait dû inspirer l’horreur qu’on éprouve pour les gens de son métier; mais tout au contraire, Bob entrait dans les maisons comme les autres citoyens, jouissait d’un caractère d’honnêteté à toute épreuve, faisait les commissions, et tout le monde l’aimait. Il y avait, autant que je puis me souvenir, quelque chose de bien touchant dans l’histoire de Bob: il était victime de la fatalité, qui l’avait fait exécuteur des hautes œuvres à son corps défendant. Il versait des larmes quand il s’acquittait de sa cruelle besogne.»

La présence des Noirs dans la société québécoise d’hier et d’aujourd’hui, Gouvernement du Québec, 1995. Dorothy W. Williams, Les Noirs à Montréal (Blacks in Montreal: 1628-1986), VLB Éditeur, 1998.

 Références, voir aussi:

Denyse Beaugrand-Champagne, Le procès de Marie-Josèphe Angélique, Libre Expression, 2004, 295 p.

Paul Fehmiu Brown, Marie-Josèphe-Angélique, 21 juin 1734, Saint-Léonard, Éditions 5 continents, 1998, 122 p.

Les Mains noires, réalisation Tetchena Bellange, scénario Bianca Bellange et Tetchena Bellange, documentaire, 52 minutes, 2010.

Angélique, réalisation Michael Jarvis, scénario Peter Farbridge, court-métrage (en anglais), 22 minutes, 1999.

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Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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Wapikoni mobile et les courts métrages

Jeunes cinéastes des Premières Nations

L’art autochtone à l’honneur

Le Wapikoni mobile est un studio ambulant de création audiovisuelle et musicale consacré aux jeunes des Premières Nations.

Raymond Viger  Dossiers Autochtone, Artistes,

manon barbeau wapikoni mobile autochtone premieres nationsDepuis 2004, plus de 2500 participants du Wapikoni mobile ont collaboré à la réalisation de 600 courts métrages traduits en plusieurs langues et lauréats de 67 prix dans de prestigieux festivals nationaux et internationaux

Pour le Lancement 2013, le Wapikoni est fier de présenter les derniers films des jeunes cinéastes des Premières Nations. Cette sélection de courts métrages rassemblent des œuvres de qualité remarquable et mettent en valeur une culture contemporaine riche mais trop souvent méconnue.

Lors de cette soirée, le Wapikoni présentera une dizaine de courts métrages parmi lesquels les dernières œuvres de Réal Junior Leblanc et de Délia Gunn, tous deux récipiendaires du Prix coup de cœur et mention spéciale de Télé Québec 2013. Suite à son passage dans la prestigieuse École des Gobelins à Paris, le talentueux réalisateur mi’gmaq, Raymond Caplin, nous fera découvrir son deuxième film d’animation, Traditional Healing, et moment fort de cette projection, un court métrage retraçant la première participation du Wapikoni mobile à l’ONU!

Dans l’esprit des préparatifs de son 10ième anniversaire en 2014, le Wapikoni dévoilera son tout nouveau site Web. La soirée sera animée par Nicolas Bergeron et Melissa Mollen Dupuis, cofondatrice du mouvement Idle No More, qui vous inviteront à commenter en direct vos coups de cœur.

Les représentants des médias sont conviés à rencontrer les réalisateurs et réalisatrices de talent venus de loin pour célébrer avec le public montréalais!

Lancement 2013 du Wapikoni

Projection des meilleurs courts métrages, échanges avec les cinéastes des Premières Nations et remise du Prix du public Canal D

Mardi 15 octobre 2013 à 18 h 00 au Cœur des sciences de l’UQAM
Agora Hydro-Québec – 175, av. du Président-Kennedy (à l’angle de Jeanne-Mance)

info@wapikoni.ca (514) 276- 9274 http://www.wapikoni.tv

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Autres textes sur le Wapikoni

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L’union de Mélissa et de Lazy Legz

Luca Patuelli et Mélissa Emblin

Samedi, le 12 octobre 2013

Mélissa Emblin et Luca Patuelli traversent aujourd’hui une nouvelle étape. Entre deux voyages à travers le monde, Lazy Legz avait réservé cette date pour son mariage avec Mélissa.

Lazy Legz Luca Patuelli breakdance no excuses no limits pas d'excuses pas de limitesRaymond Viger Dossiers Lazy LegzHip-hopbreakdance

Tout l’équipe du Café Graffiti envoie ses voeux de plus grand bonheur à Lazy Legz et à Mélissa.

Nous vous souhaitons une belle continuité dans vos vies personnelles.

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Textes sur Lazy Legz

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ROCAJQ: nouvelle politique jeunesse

Regroupement des organismes communautaires jeunesse du Québec

Le OFF Colloque des jeunes

Le Colloque du ROCAJQ sur l’action communautaire jeunesse se tiendra du 15 au 17 octobre prochains. En parallèle de cet événement aura lieu le OFF Colloque par et pour les jeunes, un événement réservé aux jeunes de 12 à 35 ans.

Raymond Viger  Dossier Communautaire

Le ROCAJQ t’invite à venir partager tes idées au OFF Colloque. Des jeunes organisateurs organisatrices du Sommet des jeunes 2013 seront présents, en plus de plein de jeunes venus de partout au Québec.

✮✮✮ Cet événement citoyen par et pour les jeunes permettra une réflexion collective sur les enjeux et préoccupations qui vous touchent et qui devraient selon vous faire partie de la prochaine Politique jeunesse du Québec, de même que sur les actions et mobilisations à venir en ce sens.

✮✮✮ Vient dire ce que tu penses qui devrait se trouver dans la prochaine Politique jeunesse du Québec, une Politique qui devrait donner la priorité à la voix des jeunes.

✮✮✮ OFF COLLOQUE par et pour les JEUNES ✮✮✮

➳ Mercredi 16 octobre, 10h00 à 17h00
➳ Cité du multimédia de Montréal, 20, rue queen, bureau 301, Montréal H3C1T4
➳ (locaux de CyberCap).

Viens partager tes opinions et entendre celles des autres jeunes qui, comme toi, ont des choses à dire, mènent des projets, sont impliqué.e.s dans leur communauté et veulent que la société québécoise fasse une plus grande place aux jeunes et les respecte davantage.

GRATUIT – Inscris-toi en ligne à l’événement rocajq.org/colloque. Le dîner et des collations seront servis sur place.
Si tu as un problème avec le formulaire d’inscription, appelle-nous au 514-388-7942.

✮✮✮ Si tu en as besoin, le ROCAJQ fournit des papiers d’absence pour l’école, le travail, etc. .

On vous attend! C’est le temps de passer à l’action.

Marie-Danielle Larocque, Barbara Legault et Sylvie Norris du Rocajq.

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Autres textes sur Communautaire

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
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Maintenant disponible en anglais: LOVE in 3D

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Le mois de l’histoire des Noirs vu par Johnny Walker Bien-Aimé

Le mois de l’histoire des Noirs

Rencontre avec Johnny Walker Bien-Aimé

Johnny Walker Bien-Aimé travaille au Café Graffiti depuis 1997. D’abord professeur de danse hip-hop, il a par la suite suivi plusieurs formations qui lui ont permis de devenir l’intervenant fort apprécié que connaissent bien les habitués du café.

Normand Charest Dossier Racisme

haiti toiles exposition vernissage mois des noirsLors d’une première conversation, Johnny nous a fait part de ses réserves sur une certaine façon de parler du racisme ou du Mois de l’histoire des Noirs, ici à Montréal. C’est de manière fort sympathique et chaleureuse qu’il poursuit maintenant sa réflexion avec nous:

«Est-ce bien utile de commémorer tous les côtés sombres du passé, de fêter les massacres? Ne devrions-nous pas tout oublier pour aller de l’avant?… Bien sûr, il faut connaître toutes ces choses, pour ne pas qu’elles se répètent. Mais, en même temps, on ne doit pas vivre que sur des souvenirs négatifs.»

«Je respecte tous ceux qui se sont battus pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs, dans le passé. Aujourd’hui, la situation n’est plus la même pour notre génération, et cela crée un certain malaise», dit-il.

«On se pose la question suivante: s’il y a un Mois des Noirs chez nous, ne devrions-nous pas aussi fêter l’histoire des autres ethnies? Il n’y a pas de Mois de l’histoire des Chinois ou des Juifs, par exemple.»

En effet, n’y a-t-il pas une contradiction entre ces commémorations ethniques et le fait de vouloir être reconnus comme citoyens à part entière, dans notre société? On a souvent reproché aux nationalistes québécois d’utiliser un «nous» qui ne représentait que les «pures laines» d’origine française. On objectait, avec raison, qu’il ne pouvait y avoir deux classes de citoyens, quelle que soit notre origine.

C’est pourquoi Johnny refuse de demander des subventions réservées aux minorités visibles (pour des écoles de danse). Il préfère agir dans un cadre plus large, non restrictif, qui inclut tous les citoyens du pays.

D’un pays à l’autre

La réflexion sur la pertinence de cet événement nous amène à réaliser que la situation n’est pas la même partout.

Selon sa propre expérience, Johnny a pu constater que la ségrégation n’est pas la même aux États-Unis, en France ou au Québec. Et que, par le fait même, le Mois de l’histoire des Noirs  devrais prendre un sens différent à chacun de ces endroits.

En Floride, par exemple, les Noirs, les Hispaniques et les Blancs forment des communautés bien séparées. Et les couples mixtes ne sont pas bien vus. Des Noirs ne peuvent pas se promener librement dans des communautés protégées de retraités Blancs même si ce sont des Noirs et des Hispaniques qui travaillent dans les résidences et que plusieurs des retraités soient des Québécois.

Ségrégation

haiti toiles exposition vernissage mois noirEn France, les banlieues des grandes villes sont presque exclusivement africaines et maghrébines. Dans le 10e arrondissement de Paris, un beau quartier, il se rappelle avoir été considéré comme un voyou, seulement parce qu’il était jeune et Noir.

Mais, surprise, la dame qui l’avait traité de voyou, à Paris, était maghrébine. «C’est terrible de se nuire ainsi entre nous, Maghrébins et Africains», lui avait-il répondu, «avant même que les Blancs n’interviennent. Le fait d’imposer une image de voyou aux jeunes Noirs ne va pas les aider. Au contraire, c’est ce genre d’attitude qui les pousse au gangstérisme, parce qu’ils ne voient pas d’autres issues: toutes les portes leur étant fermées d’avance.»

La ségrégation semble plus forte en France qu’ici. Le fait qu’elle commence déjà parmi les minorités est encore plus triste. Même les Noirs des plus hautes classes sociales peuvent bloquer ceux des cités. «Les Blancs n’ont même pas besoin d’intervenir», nous dit Johnny, à demi sérieusement.

Modèles d’hommes Noirs positifs

Nous avons touché la question de la pertinence et des différences entre les pays. Mais il nous reste à reconnaître que la question identitaire est importante pour chacun de nous. Et que cela apporte un côté positif à cette célébration.

L’enfant noir, dans un pays de Blancs, est confronté à des modèles auxquels il ne ressemble pas. Il doit pouvoir en trouver qui conviennent à sa quête d’identité et à son estime de soi. Car chacun, quel qu’il soit, doit s’épanouir selon sa propre beauté et ses origines.

Les enfants ont besoin de modèles positifs auxquels ils puissent ressembler. Si on leur en offre dans leur communauté, on les éloignera ainsi des gangs de rue vers lesquels ils pourraient avoir la tentation de se réfugier.

Les modèles de Noirs ne doivent pas se limiter aux rappeurs, aux 50 cents, aux sportifs, aux danseurs, aux musiciens, nous dit Johnny. Nous devons tous réaliser (et les jeunes avec nous) que les Noirs peuvent être présents à tous les échelons de la société (comme c’est déjà souvent le cas), et non pas seulement dans les sports et les spectacles.

Il y a là beaucoup d’éducation à faire, puisque les documents sur la contribution des Noirs à l’histoire commune ne sont pas très nombreux. Dans certains marchés haïtiens de Montréal, on trouve des affiches qui vont dans ce sens. Ces documents devraient être connus de tous.

Sait-on qu’il y a eu des philosophes africains durant l’Antiquité? Connaît-on les inventeurs noirs, les hommes de science, les artistes, les très nombreux écrivains et poètes noirs?

«Le footballeur français Lilian Thuram a écrit un livre formidable sur le sujet, qui porte le titre de Mes étoiles noires. Je le recommande à tous.

Ce genre d’informations fournirait un merveilleux tremplin pour éduquer les enfants des diverses ethnies, et pour les éloigner de la fausse solution du gangstérisme», nous dit Johnny avec beaucoup de conviction.

Un Noir chez les Amérindiens au 16e siècle

On trouve aussi ce passage dans un récent livre de Serge Bouchard, C’était au temps des mammouths laineux (2012), à propos d’un Noir chez les Amérindiens au début du 16e siècle:

haiti toiles exposition vernissage mois noirs«L’aventure espagnole en Amérique, c’est aussi Esteban, un Noir mahométan, originaire du Soudan, mais esclave en Égypte, capturé par les chrétiens espagnols en Méditerranée avant de rejoindre l’armada pour les Amériques, au service aveugle des conquistadores Narvaez et Coronado, explorateurs débridés, malheureux, Esteban qui survécut pendant une décennie dans des territoires inconnus, pieds nus entre Tallahassee et Santa Fe, passant pour un grand dieu noir aux yeux des Amérindiens, jusqu’à ce que ceux-ci, las de s’interroger, l’égorgent dans un pueblo zuñi, pour avoir séduit des vierges et offensé un chef.»

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