Extasy, cocaine et cannabis sur Internet: les jeunes trompes

Extasy, cocaine et cannabis sur Internet: les jeunes trompés

François Richard Dossiers Alcool et drogue, Politique et Toxicomanie

La Stratégie nationale antidrogue du gouvernement canadien serait devenue inefficace depuis l’arrivée au pouvoir des Conservateurs à Ottawa. Stephen Harper s’est prononcé contre la réduction des méfaits comme approche centrale de la lutte aux toxicomanies. Les bienfaits de cette approche sont pourtant reconnus par l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que par la majorité des intervenants et des chercheurs du milieu. Les Conservateurs sont plutôt portés vers une approche de dénonciation sans distinction de toute consommation de drogue.

Outil de prévention inefficace

Le dernier exemple en date est le site xperimentations.ca. Cet outil de prévention destiné aux adolescents présente un avatar appelé Max, que l’utilisateur est amené à droguer. Sur fond sinistre avec musique dissonante, l’internaute voit Max dépérir rapidement après avoir consommé de la cocaïne ou du cannabis. Le discours du narrateur est sans nuance: la drogue est horrible, immédiatement et en tout temps.

Leprésident du GRIP dénonce

Le président du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP) et professeur adjoint à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal, Jean-Sébastien Fallu, publie une lettre ouverte dénonçant le site xperimentations.ca et la Stratégie antidrogue conservatrice. Le texte, présenté au bas de ce billet, est signé par plus d’une centaine d’intervenants et de chercheurs du milieu. Son auteur s’est entretenu avec Reflet de Société.

Pour les élections, pas pour la science

Selon Jean-Sébastien Fallu, xperimentations.ca ‘ne respecte pas les principes de base en prévention. La consommation de drogue y est dépeinte comme toujours négative. Les jeunes ne croient pas à ce message.’ L’inadéquation entre les connaissances scientifiques et ce genre d’initiatives s’expliquerait par la politique, selon Jean-Sébastien Fallu. ‘Le gouvernement conservateur nie la science pour faire plaisir à son électorat. Les gens veulent un message de type ‘la drogue c’est mal’. Il y a du vrai là-dedans, mais ça ne fonctionne pas. Ça répond à une motivation électorale.’

Philippe Couillard est d’accord

Le professeur dit avoir constaté un changement d’approche radical lors du passage du pouvoir des Libéraux aux Conservateurs. Le meilleur exemple en est selon lui la mise au rancart du document ‘ Drogues: Savoir plus, risquer moins’, ouvrage préfacé par l’ancien ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard. ‘C’est un bon document de prévention. Il dit toutefois des choses contraires à la philosophie conservatrice, soit que la drogue a toujours fait partie de la société. Maintenant, ces livres dorment dans un entrepôt, 1 millions de fonds publics gaspillés. Nous n’avons eu aucune explication de Santé Canada.’

Auto-censure pour de l’argent

Le président du GRIP craint que l’approche conservatrice influence négativement la recherche scientifique sur les drogues et l’intervention au cours des prochaines années. ‘Faut-il partager leur philosophie et leur approche pour être financé? Je ne peux pas le dire avec certitude, mais il semble que oui. Les responsables d’un dossier feront souvent de l’auto-censure. Ils voilent de l’information en sachant ce qui est attendu d’eux ‘en haut ».

Nous publions la lettre ouverte ici.

Santé Canada et le CCLAT jettent nos taxes par les fenêtres!

 

Après avoir mis au rancart 500 000 exemplaires du livre « Drogues : Savoir Plus, Risquer moins » achetés par le gouvernement au coût d’environ 1 million de dollars, pour des raisons idéologiques, et après avoir conçu et diffusé des publicités inefficaces ou même nuisibles au sujet des drogues, toujours par idéologie, voilà que Santé Canada récidive avec, cette fois-ci, la servitude et la complicité désolantes du Centre canadien de lutte à l’alcoolisme et à la toxicomanie (CCLAT). Tel qu’appréhendé, la fameuse campagne de prévention sur Internet réalisée par le CCLAT et qui est en partie financée par la Stratégie canadienne antidrogue, a récemment été mise en ligne sur le site xperimentations.ca et est contraire aux meilleures pratiques de prévention reconnues comme étant efficaces auprès des adolescents.

Drogue et enfants de 10 ans

Nous savons que la recherche scientifique est en constante évolution et n’est jamais définitive, mais s’il y a une connaissance qui est très solidement documentée par des décennies de recherche en prévention des toxicomanies auprès des adolescents, c’est bien que les approches centrées uniquement sur les risques, les exagérant, tentant de faire peur à l’aide de messages sensationnalistes, déconnectés de la réalité et manquant de crédibilité sont au mieux inefficaces et souvent nuisibles. De plus, présenter des informations sur les substances à de très jeunes adolescents est généralement contre indiqué, particulièrement pour des substances auxquelles ces jeunes ne sont pas encore exposés, parce que cela peut piquer leur curiosité et les pousser à expérimenter des drogues. Pourtant, le site s’adresse à des jeunes de 10 ans et plus et présente une information plus que tendancieuse.

Fonds publics gaspillés

Le projet du CCLAT constitue donc sans équivoque un énorme gaspillage de fonds publics. Quelle étude-pilote d’évaluation le CCLAT a-t-il d’ailleurs réalisée avant de diffuser une telle campagne de prévention web à l’ensemble du Canada ? Quels sont les références reconnues en recherche qui peuvent valider et justifier une telle approche de prévention et un tel message ? En ces temps de récession économique et d’accessibilité restreinte de soins de santé, ces sommes pourraient incontestablement être mieux investies ! Reste à voir ce que fera le CCLAT du reste des 10M$ sur 5 ans qu’il a reçus de Santé Canada. Un réalignement est clairement nécessaire !

La liste complète des signataires est disponible ici.

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Autres textes sur Alcool et drogue.

Autres textes sur Toxicomanie

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Télé et hypersexualisation

Télé et hypersexualisation

Isabelle Burgun        Dossier Hypersexualisation
et Sexualité

(Agence Science-Presse) – L’hypersexualisation passe-t-elle d’abord par la télé? La sexologue Anik Ferron pense que certaines émissions, comme Occupation double ou Loft Story, contribuent à l’encourager chez les jeunes.

Sexe et télé-réalité

«Ces émissions nous montrent une image de la sexualité qui ne colle pas à la réalité. C’est à celui qui dépassera les limites des autres. Une surenchère pernicieuse!», sanctionne même la sexologue de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Ces émissions, particulièrement chez les jeunes adultes, ouvrent la porte à l’intimité des autres, encourageant le voyeurisme et l’exhibitionnisme. Ce divertissement contribue à banaliser l’hypersexualité chez les jeunes. «Ce que je trouve triste, c’est que les adolescents y croient. Ils sont convaincus que c’est comme cela que ça se passe. Mais là, il y a surtout perte de sens véritable à la sexualité et l’intimité entre deux personnes», tranche Anik Ferron.

Education sexuelle

Cette situation alarme la sexologue particulièrement au moment même où l’on retire des écoles les cours d’éducation à la sexualité. En effet, en 2010, les cours de formation personnelle et sociale ne figureront plus au programme. La sexualité sera plutôt abordée, en tant terme de compétence transversale, dans les classes de mathématiques, français, etc. «Les enseignants ont déjà assez à faire avec leur matière. Sans compter que beaucoup ne seront pas à l’aise de parler de sexualité en classe», relève la chercheuse.

Une autre chose dérange la sexologue: le manque de diversité des candidats. À Occupation double, il n’y a pas de personnes handicapées, rondes ou bègues. «Quel message lance-t-on à nos jeunes? Il n’y a que l’apparence qui compte!», s’écrie Anik Ferron.

Et les jeunes perdent de vue que l’objectif s’avère surtout un prix matériel. Pour ce gain et pour ne pas être éliminés de l’émission, certains seront prêts à tout… même à tout montrer!

Cette fausse réalité, basée sur la performance et l’apparence, devient alors anxiogène pour bien des jeunes. «Cette anxiété de performance est très présente chez les jeunes de 20 ans», relève la sexologue. Ce sont majoritairement eux qui consultent pour cela, bien plus que les adultes.

autres textes sur l’hypersexualisation

Une télé qui déforme la réalité par la sexologue Anik Ferron :

http://www.entete.uqtr.ca/description.php?no_fiche=7638

Une télé qui fait réagir par la sexologue Anik Ferron :

http://entete.uqtr.ca/description.php?no_fiche=7703

Exit les cours d’éducation sexuelle au secondaire par Maryse Gagnon, LCN (reportage):

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2005/10/20051010-175226.html

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Suicide des jeunes

Suicide des jeunes

Dominic Desmarais    DOSSIERS SuicideSanté mentale ET REFLET DE SOCIETE

Le nombre de suicides a légèrement diminué au Québec l’an dernier. Derrière cette bonne nouvelle se cache toutefois la réalité des 1 091 personnes qui sont passées à l’acte, de ceux qui ont tenté de s’enlever la vie et de ceux qui y pensent. Adolescents, adultes et personnes âgées, ce mal de l’âme n’a pas d’âge. Pour le contrer, les approches sont différentes. Reflet de Société s’est penché sur une façon de prévenir le suicide chez les jeunes.

Au Canada et au sein des pays industrialisés, le Québec fait figure d’enfant récalcitrant dans la lutte contre le suicide. Ce problème de société ne fait pas souvent l’objet de débats. On en parle peu. Trop peu, au goût de Claude Poirier, pas le célèbre chroniqueur judiciaire, mais le président et fondateur de Réseau Ado, un organisme qui s’implique dans la prévention du suicide en visitant des écoles secondaires de la province. «Il y a deux écoles de pensée, précise M. Poirier: ne pas en parler pour ne pas donner des idées à ceux qui seraient tentés de mettre fin à leurs jours, ou en parler pour que ceux qui vivent avec des idées suicidaires puissent s’exprimer. Je suis de la deuxième école, mais au niveau des professionnels et des institutions, le suicide est un sujet tabou.»

ado7 Claude Poirier travaille depuis 50 ans pour l’entreprise familiale de salons funéraires Magnus Poirier. Il rencontre constamment des gens touchés par le suicide. «Qui ne connaît quelqu’un ayant vécu une dépression ou fait une tentative de suicide?» demande-t-il avec sérieux. Depuis 1997, M. Poirier et le Mouvement Richelieu s’investissent dans la prévention du suicide chez les jeunes. Dans un élan passionné, il parle des tendances suicidaires chez les adolescents. «Pourquoi ont-ils ces idées? Pourquoi n’en parlent-ils pas? Des recherches menées par un psychologue et un psychiatre auprès de jeunes ont démontré qu’ils étaient plus à l’aise de s’en ouvrir à des gens de leur âge.»

De là est né Réseau Ado. Des jeunes adultes, étudiants en travail social, en psychologie ou en animation culturelle, s’intègrent, le temps d’un cours, dans la vie d’élèves de troisième secondaire pour les faire parler du stress qu’ils vivent. Ils sont deux animateurs pour une quinzaine d’élèves. Pas de professeur, de psychologue ou de directeur. Que des jeunes qui discutent entre eux.

Santé mentale

L’approche des animateurs est axée sur la bonne santé mentale. Le but est d’encourager les élèves à discuter.

Sous forme de jeu, les animateurs de Réseau Ado créent avec les jeunes une définition de la santé mentale. «On demande aux élèves ce qui fait que, certains jours, notre santé mentale ne va pas bien. Le stress sort très souvent. On les aide à le verbaliser et à prendre des moyens pour le régler ou le diminuer. Le stress est abordé par rapport à la définition qu’ils en font, par des sujets qui viennent d’eux. On n’abordera pas le suicide nous-mêmes, il n’y pas de priorité sur cette question. Si l’un d’entre eux en parle trop ouvertement, il sera rencontré après, en post-groupe, pour qu’il ne monopolise pas toute l’attention», explique Patrick Chaput, le coordonateur de l’équipe.

Stress à cause de la famille

Les problèmes familiaux sont régulièrement mentionnés comme principale source de stress. Ce sont les différends entre les parents qui affectent le plus les jeunes. Pour Claude Poirier, les plus à risque sont les jeunes inscrits dans les programmes internationaux. «Ils se mettent de la pression pour leurs notes scolaires. Ils en reçoivent de leurs parents et de leurs professeurs, qui veulent les voir réussir. Certains, en raison de leur réussite scolaire, sont au-dessus de tout soupçon. On les laisse circuler librement dans l’école. Alors, les pushers passent par eux pour entrer la drogue en douce dans l’école. S’ensuit l’intimidation et la menace de dénonciation. Là, ils sont pris avec un gros problème qu’ils n’osent confier à personne.»

C’est là l’objectif de Réseau Ado: découvrir les jeunes aux prises avec des problèmes et les diriger vers les ressources d’aide offertes par la polyvalente. Les élèves se confient plus facilement aux animateurs, des jeunes à leur image. «C’est cool parce que je ne cadre pas dans un rôle de professionnel. Je peux parler aux jeunes comme un jeune. Pour nous, les animateurs, c’est libérateur. Et le jeune le sent, dit Rachel, 20 ans, qui aspire à devenir médecin. Moi, le secondaire 3, c’est pas loin. Je me souviens comment j’étais. Ça me replonge dans mes souvenirs. Même moi, en secondaire 3, je ne savais pas qu’il y avait des ressources pour m’aider. Je n’ai jamais pensé y aller.»

Repérer les jeunes à risque: prévenir le suicide

La rencontre permet aux animateurs de présenter l’intervenant de l’école et de faire le pont entre l’élève et les ressources pouvant l’aider. Les élèves brisent leurs préjugés envers les psychologues. Au grand plaisir de l’équipe de Réseau Ado, ce que les jeunes retiennent le plus de leur visite, c’est comment aider un ami qui aurait des problèmes. Les animateurs font ainsi des petits en multipliant le nombre de jeunes pouvant établir un pont entre élèves et ressources.

Si l’animation de Réseau Ado permet de parler de certains problèmes, c’est le questionnaire rempli pendant la rencontre qui cible les cas plus lourds. Une des questions s’articule ainsi: «t’es-tu déjà senti mal au point de vouloir mourir?» Si un jeune répond par l’affirmative, il est systématiquement rencontré après la discussion de groupe. Les animateurs demandent à l’étudiant à quel moment il a ressenti l’envie de mourir et s’il a des idées concrètes pour mettre son projet à exécution.

«Le jeune va être référé s’il démontre une certaine planification. S’il n’a pas un niveau de dangerosité élevé, on va seulement faire le suivi avec l’intervenant de l’école pour le mettre au courant. On ne cherche pas les solutions ou les raisons, mais plutôt cibler la problématique, pour ensuite référer l’élève. En deux à cinq minutes, le problème peut facilement être cerné. Ce n’est pas une intervention. On veut éviter de faire répéter le jeune deux fois», dit le coordonateur de l’organisme, qui précise que tous les animateurs ont reçu de Suicide Action Montréal une formation avancée, créée sur mesure pour leurs rencontres post-groupe afin de détecter les signes, le vocabulaire et le niveau de dangerosité des jeunes, afin de mieux prévenir le suicide.

Travail avec les psychologues

L’équipe de Réseau Ado n’offre pas de services pouvant remplacer ceux d’un psychologue. Les animateurs sont formés pour détecter les cas problématiques et les référer. Pour éviter d’être aux prises avec des problèmes qui dépassent les capacités de ses jeunes employés, l’organisme s’assure de créer un filet de sécurité pour chaque établissement visité. Le filet de sécurité, ce sont toutes les ressources qui s’appuient entre elles pour intervenir.

Le premier maillon, c’est l’intervenant de l’école. «S’il est absent, on ne rencontre pas de groupe, car il doit toujours y avoir quelqu’un – travailleur social, psychologue ou autre professionnel de la santé», explique Patrick Chaput. Ce filet permet de mieux mobiliser la communauté. «L’accord du directeur de l’école et du conseil d’établissement, quand c’est possible, est recherché. On veut que le programme soit accepté et compris de la même façon par tout le monde», poursuit-il. Le CLSC, et parfois même la police, sont intégrés à la démarche.

Le problème du suicide chez les jeunes demande une mobilisation générale de la communauté, un filet de sécurité élargi. Redonner le goût de vivre à ces adolescents pourrait peut-être servir à conscientiser les adultes de tous âges à leur bonne santé mentale.

Reflet de Société, Vol. 17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 30-31

Le site de Réseau Ado

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Entretien avec Jean-Simon Brisebois

Entretien avec Jean-Simon Brisebois

François Richard

Le jeune auteur Jean-Simon Brisebois en a vu de toutes les couleurs. Enfance en centre d’accueil, adolescence marquée par l’alcool et la violence, chômage, criminalité… À la veille de publier son quatrième livre, Je me raconte, le natif du quartier Hochelaga-Maisonneuve a rencontré Reflet de Société afin de partager son parcours hors de l’ordinaire.

À l’âge de vingt-neuf ans, Jean-Simon Brisebois souhaite faire un retour sur l’histoire de sa vie. Le livre qu’il s’apprête à publier, Je me raconte, ne serait pas, selon lui, une autobiographie. «Je suis mal à l’aise avec ce terme. Je suis trop jeune pour ça. Il s’agit plutôt d’un récit personnel de tout le chemin que j’ai parcouru, de mon enfance jusqu’à aujourd’hui.»

L’idée de se raconter de cette façon lui est venue lors de ses trois participations au Salon du livre de Montréal, suite à la publication d’une trilogie de poèmes, entre les années 2006 et 2008. «Les gens qui visitaient mon kiosque me posaient beaucoup de questions sur mon vécu, sur qui j’étais. Mes poèmes sont abstraits et ne permettent pas de véritablement me connaître.»

p.24-25, S'en sortir un paragraphe à la fois1 Centre d’accueil, alcool et violence

L’histoire de Jean-Simon Brisebois est effectivement difficile à raconter. Né dans une famille proche des milieux criminels de l’est de Montréal, Jean-Simon est placé en centre d’accueil dès l’âge de cinq ans. Il y restera de façon intermittente jusqu’à la fin de son adolescence.

Sa jeunesse est marquée par l’échec scolaire, la violence du milieu dans lequel il vit et l’abus d’alcool et de drogues auxquels il a recours pour s’éloigner momentanément des nombreux problèmes qui l’accablent. Malgré les difficultés qu’il a surmontées, Jean-Simon ne prétend pas avoir découvert de recette miracle pour vaincre la détresse. «Je ne veux pas donner de leçons de vie à qui que ce soit avec ce livre. Je l’écris avant tout pour moi et pour les lecteurs qui m’en ont fait la demande.»

L’écriture comme thérapie

Ces lecteurs ont fait la connaissance de Jean-Simon grâce à sa trilogie de poèmes, résultat d’un travail qui s’est échelonné sur plus d’une dizaine d’années. Une décennie au cours de laquelle la vie de l’auteur a pris plusieurs virages inattendus. À l’âge de 17 ans, les nombreuses difficultés de Jean-Simon le font craquer. Il est victime d’une sévère dépression et est hospitalisé en psychiatrie.

L’expérience sera déterminante pour lui. «J’ai commencé à écrire à l’hôpital, simplement pour passer le temps. C’est ensuite devenu une habitude.» De retour chez lui, il fait lire quelques-uns de ses poèmes à ses amis qui l’encouragent tous à les publier. L’idée qui semble farfelue au départ germe dans l’esprit de Jean-Simon. Neuf ans plus tard, le rêve deviendra réalité.

Entre-temps, Jean-Simon occupe toutes sortes d’emplois. Il tente de mener une vie saine et d’échapper aux nombreux problèmes qui ont marqué sa jeunesse. Entre les petits boulots dans les usines ou les organismes communautaires, le poète en herbe accumule les expériences de vie.

Réalisation des recueils de poèmes

Les éditions TNT lui donneront finalement sa chance. Les textes écrits par Jean-Simon entre 1997 et 2008 se transforment en trois recueils: Renaissance, L’âme de l’ange et Entité. Les œuvres traitent, par le biais de textes brefs et rythmés, de l’enfance, de la spiritualité et de la vie dans la rue, dans un style que Jean-Simon qualifie de «poésie urbaine». L’écriture a pour lui une importante fonction libératrice. «J’extériorise ainsi ma peine. Ça me permet de crier qui je suis.» L’auteur utilise son travail littéraire afin de répondre à certaines questions. «Mes parents ne se sont pas beaucoup occupés de moi. Je dois donc m’expliquer beaucoup de choses tout seul.»

Le travail artistique et l’implication sociale ont joué un rôle déterminant dans le cheminement de Jean-Simon Brisebois. En plus d’avoir réalisé un court-métrage sur sa vie, il a co-scénarisé, en 2001, une pièce de théâtre en collaboration avec la Fondation des Auberges du Cœur, un organisme qui lui est venue en aide lors d’une période sombre de sa vie. En décembre 2008, des extraits de ses recueils de poésie ont été lus sur scène par le comédien Stéphane Côté lors d’un autre spectacle organisé au bénéfice de l’organisme qui offre des services d’hébergement aux jeunes marginalisés. Sa participation à ce dernier spectacle lui a permis de remporter, à la suite d’un concours, la bourse Simple Plan, d’une valeur de 1 000$. Le poète partage aussi son talent en donnant des ateliers d’écriture à Spectre de Rue, un centre de jour pour les toxicomanes du centre-ville de Montréal.

Son prochain projet? Un nouveau recueil de poésie sur le thème de l’amour. Encore une fois, il souhaite que l’expérience soit thérapeutique. «J’ai toujours eu de la difficulté avec l’amour. Je sais écrire aux filles, mais je ne sais pas leur parler.» Jean-Simon promet à ses lecteurs que le ton de sa dernière œuvre tranchera avec celui de ses livres précédents. Sa vie a bien changé et il veut maintenant s’attaquer à des textes au contenu plus positif. «Ça ne sera pas un livre noir. Je veux laisser couler mon côté romantique.»

Reflet de Société, Vol.17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 24-25

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Apprendre à être heureux

Apprendre à être heureux

Je pense qu’il n’est pas toujours vrai de dire que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Je me suis entraînée à être heureuse, j’ai choisi d’être heureuse comme un athlète choisi un sport olympique et décide de s’entraîner chaque jour en vue d’atteindre son objectif.

Ma mère a été marquée par l’époque où il fallait faire son devoir, faire des sacrifices et où le plaisir était suspect. C’est la conception de la vie que j’avais également à l’adolescence.

Mon conjoint, un professeur de catéchèse, avait une conception toute différente de la vie. Pour lui, nous sommes sur la terre pour être heureux, pour participer à la création. Nous sommes sur la terre pour nous dépasser, oui, mais cela ne doit pas nous rendre malheureux. Au contraire, cela doit nous combler, nous devons en tirer une satisfaction. Nous n’avons pas à être masochiste, nous n’avons pas à cultiver le malheur.

Je pensais qu’il fallait gagner son ciel, que je ne pouvais pas réellement être heureuse sur la terre, que cela viendrait plus tard. Pour moi, la vie n’avait pas réellement de valeur. Je la trouvais trop difficile.

À partir du moment où j’ai choisi le bonheur, ma vie a été transformée.

J’ai choisi d’avoir des enfants malgré la crainte que j’avais qu’ils aient à souffrir comme j’ai souffert dans mon adolescence. J’ai choisi d’accepter le handicap de mon plus vieux. J’ai choisi d’accepter l’homosexualité de mon plus jeune. Aujourd’hui je les vois heureux et épanouis.

J’ai compris et accepté que la vie n’est pas comme dans les contes de fées: «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants». Tous les jours, dans les grandes difficultés comme dans les petites, je refais constamment ce choix. Parce que je fais ce choix, les solutions que je cherche à mes problèmes ne sont plus les mêmes.

Durant la maladie de mon mari atteint du cancer, j’ai, encore là, décidé d’être heureuse. De quelle façon? En étant présente, souriante, attentionnée, aidante, prévenante. Lorsque mon conjoint est décédé à 58 ans, il était serein, heureux de la vie qu’il a vécue, même s’il aurait bien aimé pouvoir en profiter encore quelques années.

Il avait la foi en la vie éternelle qui nous est promise dans la religion catholique, même s’il n’en avait pas la certitude. Il voulait occuper sa vie de retraité à rendre grâce, dire merci pour le bonheur que cette vie lui a apporté.

Je choisis de croire qu’il a été exaucé au-delà de ses espérances, comme moi j’ai été et suis heureuse au-delà de toutes mes espérances.

Voilà ce que je vous souhaite à vous aussi.

P.S. J’ai été obligée d’écrire ce texte avec ma main gauche, lettre par lettre, car je me suis fracturé l’épaule droite. Je choisi de mordre dans la vie et aujourd’hui, vous écrire m’apporte de la joie et de la satisfaction.

Apprendre à être heureux

Apprendre à être heureux

Je pense qu’il n’est pas toujours vrai de dire que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Je me suis entraînée à être heureuse, j’ai choisi d’être heureuse comme un athlète choisi un sport olympique et décide de s’entraîner chaque jour en vue d’atteindre son objectif.

Ma mère a été marquée par l’époque où il fallait faire son devoir, faire des sacrifices et où le plaisir était suspect. C’est la conception de la vie que j’avais également à l’adolescence.

Mon conjoint, un professeur de catéchèse, avait une conception toute différente de la vie. Pour lui, nous sommes sur la terre pour être heureux, pour participer à la création. Nous sommes sur la terre pour nous dépasser, oui, mais cela ne doit pas nous rendre malheureux. Au contraire, cela doit nous combler, nous devons en tirer une satisfaction. Nous n’avons pas à être masochiste, nous n’avons pas à cultiver le malheur.

Je pensais qu’il fallait gagner son ciel, que je ne pouvais pas réellement être heureuse sur la terre, que cela viendrait plus tard. Pour moi, la vie n’avait pas réellement de valeur. Je la trouvais trop difficile.

À partir du moment où j’ai choisi le bonheur, ma vie a été transformée.

J’ai choisi d’avoir des enfants malgré la crainte que j’avais qu’ils aient à souffrir comme j’ai souffert dans mon adolescence. J’ai choisi d’accepter le handicap de mon plus vieux. J’ai choisi d’accepter l’homosexualité de mon plus jeune. Aujourd’hui je les vois heureux et épanouis.

J’ai compris et accepté que la vie n’est pas comme dans les contes de fées: «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants». Tous les jours, dans les grandes difficultés comme dans les petites, je refais constamment ce choix. Parce que je fais ce choix, les solutions que je cherche à mes problèmes ne sont plus les mêmes.

Durant la maladie de mon mari atteint du cancer, j’ai, encore là, décidé d’être heureuse. De quelle façon? En étant présente, sou-riante, attentionnée, aidante, prévenante. Lorsque mon conjoint est décédé à 58 ans, il était serein, heureux de la vie qu’il a vécue, même s’il aurait bien aimé pouvoir en profiter encore quelques années.

Il avait la foi en la vie éternelle qui nous est promise dans la religion catholique, même s’il n’en avait pas la certitude. Il voulait occuper sa vie de retraité à rendre grâce, dire merci pour le bonheur que cette vie lui a apporté.

Je choisis de croire qu’il a été exaucé au-delà de ses espérances, comme moi j’ai été et suis heureuse au-delà de toutes mes espérances.

Voilà ce que je vous souhaite à vous aussi.

P.S. J’ai été obligée d’écrire ce texte avec ma main gauche, lettre par lettre, car je me suis fracturé l’épaule droite. Je choisi de mordre dans la vie et aujourd’hui, vous écrire m’apporte de la joie et de la satisfaction.

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Le crime parfait: Comment tuer un enfant

Le crime parfait : Comment tuer un enfant

Par Alain Martel

Intrigué? J’ai une recette. LA recette. Tuer sans jamais être pris. Pas de problèmes de conscience. Plus encore, il y en a un paquet qui applaudiront. Vous deviendrez le héros de la classe parentale dépassée. Un héros, je vous dis.

Ça prend un peu de temps par exemple. Quelques années. Quelques règles, quelques interdictions sanctionnées par quelques bonnes punitions bien placées. Le tour est joué. En fait, je m’énerve à cause de l’éternel débat du costume obligatoire à l’école. Remède miracle qui règle tous les problèmes. Mais quel est l’impact sur les enfants, les ados, et sur les parents? Ce n’est pas scientifique, mais c’est mon opinion.

L’enfance. À ma connaissance, c’est une période où on enseigne le respect. Le respect de soi et des autres. Le respect des différences. Le partage. Des valeurs sociales importantes. Le respect des règles. On commence à leur donner des moyens pour résoudre leurs conflits.

Pourtant, on les cimentent dans des cadres immuables de similitudes. Alors, ils commencent leur vie en pensant que chacun est semblable aux autres et que c’est comme ça que ça doit être. Si je ne suis pas comme lui, je ne suis pas bon. Belle estime de soi. Mais dites-moi, est-ce comme ça dans la vie? Peut-on dire que nous jouons parfaitement notre rôle de guide pour ces enfants? Les préparons-nous vraiment à vivre dans notre société?

À l’adolescence, c’est un temps où on veut se positionner dans la hiérarchie sociale autour de soi. C’est un temps où on ne s’aime pas beaucoup, que l’estime de soi est basse. On s’évalue en se comparant avec ceux qui nous entourent. On veut vivre des expériences nouvelles. C’est le temps où on confronte les valeurs familiales. C’est la difficulté de communication. Incapacité chronique de nommer les sentiments et les émotions parce que les mots nous manquent. Alors, on agit. C’est aussi la découverte de l’amour et des relations interpersonnelles. On fait ça comment, d’après vous? On regarde les autres et on se compare.

Il est important d’être différent. Quel service leur rend-t-on alors en les confinant dans le corset étouffant de la conformité et le «pareillisme»? On tue leur créativité, leur besoin de découvrir la vie et de la vivre intensément. Si on les habitue à suivre les règles sans les questionner, quelle sorte de dirigeants seront-ils? Et égoïstement, qui prendra soin de moi quand je serai trop vieux pour prendre soin de moi tout seul? Peut-on montrer le partage dans un régime totalitaire? Quel sera l’impact réel des décisions que nous prenons aujourd’hui SUR LA VIE FUTURE DE NOS ENFANTS?

Un exemple qu’être hors norme peut apporter des bienfaits. Les inventeurs de l’insuline étaient mal perçus parce qu’ils utilisaient le porc pour la fabriquer. Ils ont osé défier les autorités en place. C’est ce qui a sauvé la vie de ma filleule et de ma coloc qui sont diabétiques.

Merci de me lire… merci de me publier.

Autres textes sur la famille:

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/05/reponse-a-alain-martel-le-crime-parfait/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/les-voleurs-denfance/

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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