Cacao la nourriture des dieux

Cacao: la nourriture des dieux

(Agence Science-Presse) – Saviez-vous que le nom latin de l’arbre à cacao, Theobroma cacao, signifie «nourriture des dieux»? Ses grains, à l’état pur, n’ont pourtant rien de savoureux, mais les anciens Amérindiens avaient appris comment les préparer. C’est l’histoire que retracent Meredith Dreiss et Sharon Greenhill dans le livre Chocolate: Pathway to the Gods (tiré d’un documentaire de 2005 du même nom). Les archéologues estiment que, en Amérique centrale, la plus ancienne utilisation du chocolat remonte à 3500 ans.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,

Un stalagmite pour expliquer des situations historiques

Un stalagmite pour expliquer des situations historiques

(Agence Science-Presse) – Dans une de ces rares convergences entre l’étude de l’Histoire et celle des climats, une étude menée en Chine a permis d’établir un parallèle entre la chute de la dynastie Tang, dans les années 900, et le déclin des Mayas, en Amérique centrale. Il s’agit d’un refroidissement survenu à cette époque dont, pour la première fois, on peut trouver des traces sur trois continents. Les plus récentes données, parues dans Science, proviennent de l’analyse d’un stalagmite de plus d’un mètre de long —ces pierres qui, à la vitesse où elles croissent, contiennent en elles des signatures chimiques de l’évolution des températures.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,

La Carpio: bidonville du Costa Rica et entreprise sociale

La Carpio: bidonville du Costa Rica et entreprise sociale

Hola todos!

Il ne nous reste plus qu´une semaine au stage de journalisme international. Le dernier droit a déjà pris son envol. Le voyage prend aussi une autre allure.

Pour les bienfaits de la couverture de nos sujets, nous sommes maintenant divisés en deux groupes. Jade, Marie-Sophie et Myriam, 3 des stagiaires, ainsi que Geneviève, l´accompagnatrice, sont sur la côte Ouest. Là-bas, elles continuent leurs recherches sur le tourisme au Costa Rica, l´éducation ainsi que la santé.

De notre côté, Monica (la quatrième stagiaire), et moi sommes retournés vers San José. Monica souhaitait y établir des contacts dans le milieu indigène. Ce qui a porté fruit: nous sommes présentement à Buenos Aires, au pied même de la majorité des réserves de la région. Nous avons déjà discuté ce matin avec deux de leurs représentants. Nous partons cet après-midi et demain vers deux réserves qui ont chacune leurs particularités.

Une entreprise dans un bidonville

Notre passage à San José m´a également permis de retourner visiter La Carpio, bidonville de San José où ne vivent que des immigrants du Nicaragua. En fait, les seuls gens considérés comme Costaricains dans ce quartier sont les enfants nés au Costa Rica de parents Nicaraguéens. Ces enfants vivent quand même dans la même misère que la génération précédente, celle de leurs parents.

Sauf que l´organisme avec lequel je me suis rendu dans La Carpio travaille très fort à changer ces choses. Gail Nystrom, directrice de la Humanitarian Foundation of Costa Rica (HFCR), travaille avec acharnement pour changer les conditions de vie de ces immigrants discriminés et également pour modifier leur mentalité. Ce qui n´est pas toujours évident.

J´ai pu assister aux coulisses d´une réunion d´une petite entreprise de fabrication de sacs. L´entreprise en est à ses débuts, et n´est constituée que d´une poignée de femmes qui s´occupent de tout, de la gérance à la fabrication. Lors de la rencontre à laquelle j´ai assisté, disons que les femmes en avaient beaucoup sur le coeur. Et qu´elles ne se sont pas gênés pour tout cracher, malgré la présence sur place d´un journaliste canadien (de sexe masculin par-dessus le marché). Ce qu´elles ont quand même tenu à noter entre deux altercations… Disons que l´apprenti-journaliste que je suis a pris son trou tout au long de la discussion qui a duré deux heures, essayant de comprendre les grandes lignes du litige.

Ce que Gail m´a expliqué par la suite m´a éclairé. Ces femmes ne savent pas ce que c´est que de faire de l´argent. Maintenant qu´elles ont vu ce que c´était, elles sont un peu stressées et désorientées par rapport à ce nouveau concept. Les femmes de l´entreprise comptent beaucoup sur Gail à ce chapitre. Mais Gail en a plein les bras à longueur de journée avec son organisme qui agit un peu partout dans la Carpio et n´a pas toujours le temps de s´occuper adéquatement du projet. Elle a donc un peu perdu le contrôle par son manque de présence. Elle m´a même confié qu´il faudrait peut-être qu´elle exclut une des femmes, puisque c´était elle qui foutait la zizanie.

Somme toute, ces femmes ont un beau défi entre les mains. Et de ce que j´ai vu, elles sont capable de le relever. Comme toute entreprise, il y a des hauts et des bas sur la route vers la rentabilité. C´est ce qu´elles devront apprendre à gérer, autant professionnellement que personnellement.

Sur ce, je vous dis à bientôt.
Hasta luego,
Gabriel.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,

Turrialba, Costa Rica, journalisme international

Turrialba, Costa Rica, journalisme international

(Agence Science-Presse) Aujourd’hui, nous quittons la capitale de San Jose pour nous diriger vers les trésors du Costa Rica: sa nature verte et grandiose. Depuis longtemps, on nous dit que ce ne sont pas les villes qui caractérisent le Costa Rica, mais bien ses lieux éloignes, ses jungles qu´on ne retrouve nul part ailleurs, ses volcans dont on entend tant parler.

Grâce à cette nature, les Ticos ont pu se construire une économie forte autour de l’éco-tourisme et peuvent aujourd’hui bénéficier de la visite de nombreux étrangers venus voir ce cote exceptionnel du Costa Rica chaque année.

Une nouvelle aventure

A San Jose, notre groupe a pu récolter beaucoup d´informations. Nous avons aussi pu constate l´écart qui peut exister entre les riches et les pauvres. Nous avons compris aussi que San Jose est de loin plus américanisée que les capitales des autres pays environnants. Les blancs ici ont l´argent.

Hier, j´ai visité La Carpio, bidonville de San Jose dont on ne pourrait douter l´existence à partir du centre de la ville. Ici, ceux qui n´ont rien, ce sont les immigrants du Nicaragua et du Guatemala venus chercher une meilleure vie. Le Costa Rica, c´est l´espèce d´El Dorado de l´Amérique centrale.

Nous nous dirigeons donc ce matin vers Turrialba, une petite ville de 30 000 habitants, perdues dans le creux des montagnes au pied d´un volcan. Là-bas, deux familles nous accueilleront pendant notre séjour dans ce petit coin de pays, et beaucoup de rencontres avec des gens du milieu politique, du monde de l´enseignement, du tourisme, de la religion sont à l´horaire. J´ai bien hâte de voir ce que nous révélera cette fois une autre ville du Costa Rica, cette fois bien ancrée dans la nature.

 bientôt,
Gabriel.

P.S. Hier soir, il n´a pas arrête de pleuvoir. C´est le premier matin où nous avons des averses. Mais ce n´est pas si grave car nous passerons l´avant-midi en autobus!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,

Les différences indigènes au Costa Rica

Les différences indigènes au Costa Rica

On nous avait dit, lors de notre visite dans la réserve de Grano de Oro, de ne pas se faire d´idée générale sur les indigènes au Costa Rica. On nous avait dit que chaque territoire, si ce n´est chaque village, a sa propre culture. Nous en avons maintenant la preuve.

Grâce à d´excellents contacts, nous revenons de deux journées où nous avons pu infiltrer Terrabà et Salitre, deux territoires autochtones du sud du pays. Ce que nous avons vu là-bas ne ressemblait en rien à Grano de Oro.

Ce qui m´a d´abord surpris chez les gens que nous avons rencontrés, c´est leur façon de… se nourrir. Oubliez le supermarché, oubliez le robinet! La terre des montagnes et l´eau des rivières permettent aux indigènes de ces deux territoires de s´autosuffirent en termes d´alimentation. Et quand un d´entre eux en arrache, les autres autour viennent à l´appui. Ainsi, j´ai pu manger du cochon mort depuis une seule journée, des fruits à la tonne, du riz et du café cultivés à même l´arrière-cours. Pour ces indigènes, c´est comme ça à longueur d´année.

Ce qui fait d´eux des peuples très accueillants, et très organisés aussi. La démocratie est maître dans ces régions du pays, une démocratie à laquelle plusieurs tiennent à participer. Jeudi matin, nous avons assister à une rencontre communautaire à Terrabà. Le sujet du jour: le projet hydroélectrique que veut implanter le gouvernement sur leurs terres. Tous les points de vue ont été entendus et tous ont pu poser leurs questions. Une commission a également vu le jour, créée de quelques villageois représentant les différentes parties du territoire de Terrabà, afin que la population puisse rester à jour sur la question du projet hydroélectrique. Un vote aura lieu d´ici un an pour approuver ou non le projet. Et ce qui m´a le plus étonné, c´est que pour un territoire de 1500 habitants éparpillés dans 10 000 hectares de montagnes et de forêts, une soixantaine de villageois se sont présentés à la rencontre, jeunes comme moins jeunes. Pas sûr que le même scénario se répèterait au Québec…

Par contre, à l´opposé de Grano de Oro, le dialecte originel se perd dans ces deux territoires. Tous ne parlent pratiquement qu´espagnol, sauf les (très) anciens et quelques têtes dures (ou coeurs tendres). A Terrabà, une école existe depuis peu pour permettre aux plus jeunes de poursuivre la tradition… mais très peu y vont, l´école espagnole prenant déjà toute la place dans leur vie.

——————————–

En ce qui a trait à notre projet à nous, nous nous réunissons aujourd’hui à San José pour les 3 dernières journées. Un petit rush, puis retour au pays. Je vous reviens donc une fois sur le territoire québécois. D´ici là, je récolte les informations manquantes et profite de mes derniers instants au Costa Rica.

Hasta luego!

Gabriel.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,

Partir pour mieux revenir

Partir pour mieux revenir
écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-2, Décembre 2006

Isolée au beau milieu du golfe du Saint-Laurent, la jeunesse madelinienne s’ouvre au monde. Des stages en coopération humanitaire permettent aux jeunes Madelinots d’apprendre à se connaître et d’apprécier leur communauté.

Emmanuelle et Anne ne savaient pas dans quelle aventure elles plongeaient. À 18 ans, leur vie passée presqu’exclusivement sur une île perdue au milieu du golfe à des heures de traversier de la terre ferme, elles ont goûté à une expérience inoubliable. Un dépaysement total, travailler au sein d’une coopérative du Costa Rica, en Amérique centrale.

Pendant quatre semaines, avec huit étudiants, elles ont baigné au rythme d’une culture bien différente: celle de la communauté de Silencio et sa coopérative agroécotouristiques. En un mot, les jeunes Madelinots se sont initiés au tourisme équitable. «Au début, on ne savait pas du tout ce qu’on allait faire», se rappelle joyeusement Anne, une petite brunette décontractée et énergique.

Armés de pelles, de machettes et de scies manuelles, Anne, Emmanuelle et les autres stagiaires ont reconstruit à travers la jungle des sentiers touristiques détruits par l’ouragan Rita. Ces sentiers mènent à trois chutes où se baignent les touristes. Ils sont également utilisés pour le projet d’éducation environnementale de la coop. Les guides enseignent la diversité et les particularités de la faune et de la flore aux touristes et aux enfants des environs.

Quand ce n’était pas les sentiers, c’était les animaux de la coopérative. Sept jours sur sept, des stagiaires se levaient aux aurores pour nourrir les singes, perroquets, toucans et perruches, pour nettoyer leurs cages et aider à les soigner. Une activité alléchante. «Il y avait beaucoup de fruits… Mais ils allaient tous pour les animaux. On bavait devant les bananes qu’il fallait donner aux singes», dit Anne, malicieusement.

Dernier projet communautaire auquel les jeunes ont participé: la construction de huit cabines, petites maisons rudimentaires de deux étages en bois et en ciment, pour touristes. Avec l’aide des stagiaires madelinots, la communauté de Silencio espère prospérer grâce à un tourisme respectueux.

costa rica

Immersion culturelle
Plus que le travail, c’est l’intégration à la vie de Silencio qui a enrichi ces jeunes Madelinots. Chaque stagiaire habitait au sein d’une famille de la communauté d’accueil.

Après 45 heures d’espagnol appris en classe, le contact avec les Costaricains a permis d’améliorer la maîtrise d’une autre langue, d’une autre culture. «On a tous eu des expériences familiales différentes, explique Anne. Chez moi, la plupart du temps, j’étais seule avec ma mère. Il n’y avait pas d’enfants. J’ai trouvé ça difficile. C’est dur, il y a plein d’enfants dans le village…» Plus facile de partager avec des gens de son âge.

Plus chanceuse, Emmanuelle chérit sa famille d’adoption. Vivre avec deux frères et quatre sœurs, âgés de 15 à 20 ans, a facilité son intégration. «J’ai créé des liens incroyables avec eux. Ma sœur de 17 ans m’a appris l’espagnol, parce qu’on se parlait tous les jours. J’aimais leur vie», dit-elle, d’un ton rêveur.

L’apprentissage derrière le stage
Le stage au Costa Rica initie les jeunes à un projet coopératif, leur permettant de participer au développement agroécotouristiques. Pour les Îles de la Madeleine, le lien est évident. On a jumelé deux endroits aux accents touristiques. En s’ouvrant aux réalités des Costaricains, les Québécois s’ouvrent à leur propre réalité.

«Tout était différent, mais semblable. C’est une petite communauté de 80 familles. Ils sont tous proches», explique Emmanuelle, sitôt interrompue par Anne. «Les jeunes sont restreints dans leur milieu. Tu es obligé de partir pour étudier. Il y a beaucoup de rapprochements entre eux et nous. C’est drôle de voir ces petites situations qui ressemblent aux nôtres. Tu fais des parallèles. Voir ces gens attachés à leur communauté et voir qu’ils sont bien a renforcé mon désir de m’installer et de fonder une famille aux Îles plus tard.»

Le travail et les discussions avec les gens de Silencio ont favorisé la réflexion sur le développement qu’elles souhaitent pour leurs îles: une communauté où les liens entre les membres sont plus importants que le développement. Rester soi-même plutôt que de se travestir pour amener davantage de touristes et de retombées économiques.

costa rica

Le financement
La préparation du stage a demandé 15 mois. Les stagiaires dénichent des fonds: vente de produits équitables, loterie-voyage, recherche de commanditaires. «À travers la campagne de financement, les jeunes se créent un réseau. Ils ne connaissent pas les intervenants socio-économiques. Ils vont les voir pour leur financement. Quand tu es bien réseauté, c’est toujours plus facile de trouver un emploi», raconte Marie-Élaine Guay, coordonnatrice des stages, qui n’en revient pas de la générosité des Madelinots. «Notre population de 14 000 habitants a rapporté 70 000$. Nous avons reçu 10 000$ de l’extérieur. Le milieu répond de façon incroyable!»

Amarres & Voilures
Le programme Amarres & Voilures a été créé par le Cégep des Îles-de-la-Madeleine, en coopération avec le Carrefour jeunesse-emploi des Îles. L’objectif: développer une conscience citoyenne, une ouverture sur le monde et l’engagement des jeunes aux Îles.

Le directeur du cégep, Maurice Papineau, a donné le nom d’«Amarres» pour renouer ou tisser des liens avec des pairs de sa communauté et des groupes sociaux. Et «voilures» pour aller voir ailleurs, y apprendre la différence et la ressemblance; découvrir des alternatives, des solidarités et des projets à rapporter.

«Les gens s’inquiètent, parce que leurs jeunes quittent les Îles. Pour moi, la meilleure façon de les garder, c’est de les mettre dehors. Leur donner des expériences significatives qu’ils pourront utiliser dans leur vie ici. Le rôle du cégep est de donner des cours, mais avant tout, c’est un outil de développement des personnes et de la région. La masse critique des Îles sort d’ici», explique-t-il d’un ton convaincant.

Un projet pour l’avenir des Îles
Les Îles de la Madeleine comptent environ 3300 jeunes. Après avoir connu une baisse de la population jeune entre 1991 et 2001, le beau temps est de retour. Les 24-30 ans reviennent. Le maire Joël Arsenault affiche son optimisme. Parti à 16 ans, il est revenu à 41 ans. Personne ne voulait rester aux Îles, faute de débouchés.

Il voit Amarres & Voilures comme un «work in progress». «L’attrait de nouvelles expériences sera toujours là. Je l’espère! Il faut positionner les Îles comme un endroit où il fait bon revenir. Si j’avais eu un programme comme ça, je n’aurais pas eu un préjugé négatif comme je l’avais en quittant. Avant, on partait jeunes et longtemps. On partait sans avoir de racines. Avec Amarres & Voilures, ils font leurs deux années de cégep ici. Ils partent ensuite trois ou quatre ans. Les chances qu’ils reviennent sont plus grandes, parce que les expériences significatives développent leur attachement. Moi, je ne veux surtout pas les attacher pour qu’ils demeurent.»

La communauté madelinienne y gagne. Par ces expériences, les jeunes complètent leur cégep aux Îles, plutôt que de s’exiler à la fin de l’adolescence. «À partir du moment où le jeune s’engage dans un stage, il s’engage à le mener à terme. Au retour aussi, pour redonner à la communauté», assure le directeur du Cégep. Par exemple, des stagiaires ont raconté leur périple au Costa Rica à des classes de 6e année, à Fatima, aux Îles. «Les profs ont trouvé ça génial. Nous étions cinq. Nous avons parlé de la communauté de Silencio, du pays, de notre préparation, on a montré des photos et on a parlé des animaux. Ça les a impressionnés! Quand on est sorti, ils avaient tous le goût de faire le stage», explique Anne, avec entrain.

costa rica

Un partenariat enrichissant
La communauté de Silencio retire des bénéfices de cet échange. Un deuxième volet est en branle. Cette fois, huit élèves et quatre jeunes travailleurs s’envoleront en décembre prochain pour le Costa Rica. En plus des travaux communautaires, les stagiaires réaliseront un cahier «nature» trilingue (anglais, espagnol, français) sur la diversité de la faune. Les enseignants du primaire costaricains et les touristes sont ciblés.

Silencio recevra également des conseils pour le compostage. Emmanuelle et Anne, après leur stage de l’an passé, rempilent une seconde fois. «On repart en décembre pour trois mois. On s’est aperçu qu’ils avaient des problèmes de déchets. Ils les brûlent le matin. C’est incroyable comme perte, s’exclame Emmanuelle. Marie-Élaine a pensé à un projet de compostage. Elle savait que je prenais une sabbatique, que je tenais à y retourner. Anne et moi, on pouvait partir. Elle nous a approchées.»

Les deux élèves de 19 ans amorcent un partenariat avec la municipalité, pour leur projet de compost. «Comme on est allé au Costa Rica, on sait ce qu’ils ont, quels sont leurs besoins. On va les rencontrer, famille par famille. Les informer, parce qu’ils ne savent pas que le compost existe et que ce n’est pas un gros effort. On va préparer le terrain pour les prochains stagiaires», dit Anne. Le département des sciences du cégep prendrait le relais, l’étude terminée.

Le directeur du cégep est fier de la tournure du projet. «Il amène un questionnement chez le jeune. Qu’est-ce que je veux faire? Je peux le faire aux Îles? Si je quitte, pourquoi? Si je reste, pourquoi? Qu’est-ce que je peux donner aux Îles? C’est extraordinaire comme ils veulent, les jeunes! Au terme, ils n’ont plus les mêmes yeux. Ils changent de personnalité. Plus extravertis, confiants. Les participants, j’en suis convaincu, n’auront jamais l’impression d’être des nobodies

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/24/des-etudiants-etrangers-stimulent-la-gaspesie/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/01/desintox-en-gaspesie/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/04/5-artistes-du-cafe-graffiti-en-europe/

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les enfants de la rue en Amérique Centrale…

Les enfants de la rue en Amérique Centrale…

Par Mathieu Chagnon, Waterloo

Les mots «Mexique, Guatemala, Costa Rica, Honduras» projettent dans nos imaginaires, des destinations exotiques et des voyages. D’autres, ingénieurs ou administrateurs pensent aux nouveaux marchés, à de belles opportunités pour le commerce. D’autres encore, historiens, politologues ou économistes évoquent une zone d’influence américaine, éventuellement membre de l’ALENA. Peu d’entre nous, en entendant prononcer les noms de ces États, penseront aux enfants de la rue, ni même les dirigeants de ces pays. Les enfants de la rue représentent un fardeau pour l’Amérique Centrale. Il est plus facile de les ignorer!

D’où proviennent les enfants de la rue?

Les problèmes humains sont énormes en Amérique centrale. La pauvreté fait des ravages. Dans cette région, les enfants qui n’ont pas de famille se comptent par milliers. Ils affluent de la campagne après que leurs parents, incapables de pourvoir aux besoins de leur famille devenue trop nombreuse, ne puissent plus les nourrir.

Devenus de plus en plus nombreux, la plupart d’entre eux sont trop jeunes pour se débrouiller dans la société. Ils quêtent, volent ou vendent leur corps pour un repas chaud, une douche ou un lit propre. Vivant non pas au seuil de la pauvreté, mais bien au seuil de la mort, ils sont faciles à entraîner vers la violence. Ils sont les victimes privilégiées des touristes sexuels, des trafiquants d’organes, des policiers et des agents de sécurité ayant la gachette facile.

Les conditions de vie qui les attendent dans les villes sont misérables et, au dire de Bruce Harris, directeur exécutif de Casa-Alianza, une organisation indépendante, sans but lucratif, vouée à la réhabilitation et à la défense des enfants de la rue: «Les enfants de la rue sont les plus pauvres des pauvres sans même que ce soit de leur faute».

Un espoir

C’est dans ce contexte qu’œuvre Casa-Alianza. Fondée en 1981 au Guatemala, puis étendue par la suite au Honduras, au Mexique et au Nicaragua, Casa-Alianza prend en charge 9 000 enfants par année. La plupart d’entre eux sont devenus orphelins par la guerre civile, sont abusés ou rejetés par leurs familles vivant la pauvreté. Ils sont tous traumatisés par la société dans laquelle ils vivent. De même que «Covenant House», la fondation mère située aux États-Unis, Casa-Alianza procure des repas, des abris, des soins médicaux, une éducation de base et des formations techniques à ses protégés. Grâce à ses programmes, Casa-Alianza réussit à réinsérer environ 60% des enfants dans la société latino-américaine qui pourront avoir un travail de base et un revenu suffisant. C’est le plus grand organisme humanitaire autofinancé en Amérique centrale.

L’organisme réalise sa mission de protection et de développement par le biais de plusieurs dispensaires, dortoirs, écoles, hôpitaux de fortune. Les travailleurs y sont bénévoles et proviennent de partout à travers le monde, ils sont de tous niveaux de scolarité et de tous âges. Si les besoins en main-d’œuvre, matériel et financement sont grands, la nécessité d’une prise de conscience de la part des citoyens du monde l’est d’autant plus.

Les problèmes rencontrés

Casa-Alianza est aux prises avec des problèmes beaucoup plus graves que le manque matériel pour les enfants. Plusieurs réseaux criminels abusent des enfants de la rue. Les pédophiles et les mafias organisent la prostitution, sans compter les trafiquants d’organes. Les enquêtes menées par l’organisme révèlent des violations incroyables des droits humains. On croirait plus à une fiction policière qu’à la réalité.

Casa-Alianza poursuit les policiers, les gardes de sécurité et les touristes sexuels auteurs de violence contre les enfants. Au Honduras et au Guatemala, plus de mille assassinats de jeunes de moins de 21 ans ont été répertoriés par l’organisme dans les 45 derniers mois. En février dernier, plus de 18 enfants de la rue sont morts au Honduras. Les enfants sont anonymes, les morts ne sont pas rapportés aux autorités. Les gens là-bas sont dépassés par le problème. Il n’y a même pas de guerre en Amérique Centrale actuellement. Rien aux bulletins de nouvelles! En fait, elles sont étouffées pour ne pas nuire aux relations économiques de ces pays. Ces pays sont nos partenaires économiques.

Casa-Alianza est aussi impliquée dans une lutte à finir contre l’inaction des gouvernements du Guatemala et du Honduras. Plusieurs poursuites judiciaires ont été intentées contre ceux-ci. Pendant les procès, Bruce Harris a reçu des menaces de mort. On l’a sommé de démissionner, on a tiré sur sa maison au fusil-mitrailleur et on a tenté de lui faire perdre le contrôle de sa voiture.

En Amérique centrale, la cause des enfants de la rue est oubliée. Dans tout ce que je peux lire à ce sujet, les enfants de la rue sont considérés comme un fardeau pour la société. Je suis très délicat dans mes propos parce que les textes sur lesquels je m’appuie font état de cas d’enfants traités comme des déchets humains. Si l’information contenue dans ce texte vous semble irréelle, je vous invite à consulter ses sources sur le site : www.casa-alianza.org et à nous en faire vos commentaires.

De la guerre à la rue

Enfants soldats, de la guerre à la rue

Les anges de la guerre

Malnutrition

Chaudrons et AK-47 à 13 ans

Traumatismes de guerre

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.