A la decouverte des pre Amerindiens

À la découverte des pré-Amérindiens

(Agence Science-Presse) – La requête d’un groupe amérindien de Californie, qui exige que l’Université de San Diego lui remette les restes de trois squelettes vieux de 10 000 ans, a permis d’en apprendre un peu plus sur ces ossements. C’est que pour appuyer l’idée que ces trois individus sont (ou ne sont pas) des ancêtres de la nation Kumeyaay, des scientifiques de plusieurs disciplines ont été mis à contribution.

Résultat: des analyses partielles d’ADN ne révèlent aucun lien entre ces squelettes et les Amérindiens actuels; ces squelettes se nourrissaient manifestement de la pêche, alors que les ancêtres des Kumeyaay occupaient le désert; jadis, les Kumeyaay incinéraient leurs morts, plutôt que de les enterrer; enfin, le langage Kumeyaay est arrivé dans la région il y a seulement 2000 ans. Cela renforce l’idée que des «Paléo-Indiens» —venus de Sibérie— ont d’abord occupé l’Amérique du Nord, avant que les ancêtres des Amérindiens actuels —venus eux aussi par la Sibérie— n’y aient mis pied, il y a environ 12 000 ans.

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Kenya: des traducteurs improvisés gagnent des minutes gratuites pour leurs téléphones portables

Kenya: des traducteurs improvisés gagnent des minutes gratuites pour leur téléphone portable

(Agence Science-Presse)

Vous connaissez le travail «collaboratif», où les intelligences de millions de personnes sont réunies grâce aux nouveaux outils d’Internet? Voilà qu’il atteint de nouveaux sommets… au Kenya. Des milliers de personnes, dans les campagnes, augmentent ainsi leurs revenus, grâce à leur téléphone cellulaire.

Collaboration de masse à l’ère Internet

Scène étrange. Un gardien de bétail de Kisumu, au Kenya, répond à son téléphone. Après avoir écouté le message, il répète la phrase, mais dans son dialecte, le massaï. Puis, il écoute une autre phrase, et le «travail» se poursuit ainsi pendant une trentaine de minutes. À la fin, il a gagné assez d’argent pour payer une semaine d’utilisation de son téléphone.

Son employeur, situé dans la capitale, s’appelle txteagle. Il permet à des personnes comme lui de gagner du temps d’utilisation de cellulaire en effectuant de telles tâches — traduction ou transcription, en utilisant leurs téléphones.

Le principe n’étonne plus quand on en entend parler en Amérique du Nord et en Europe: la collaboration de masse, qui relie par Internet des milliers de personnes, chacune effectuant une minuscule portion du travail d’ensemble. Mais il étonne un peu plus quand on voit combien il a été facile de l’implanter dans des portions du globe qui ont plus difficilement accès à Internet.

Des contributeurs irremplaçables

Seti@Home, ce logiciel qui, installé sur des millions d’ordinateurs personnels, analyse des montagnes de données, était le pionnier de cette forme de collaboration de masse. Mais il y a des choses que les ordinateurs ne peuvent pas faire à la place des humains, et la traduction est l’une d’elles.

Le New Scientist donne en exemple le cas de la compagnie Nokia, qui veut créer des interfaces pour ces téléphones dans la soixantaine de langues parlées au Kenya, mais ne dispose pas des connaissances linguistiques nécessaires. D’où txteagle: les contributeurs, comme ce gardien de bétail massaï, reçoivent des messages textes en anglais, et les traduisent. Le même mot est envoyé à plusieurs collaborateurs, et si suffisamment d’entre eux renvoient la même réponse, «celle-ci est acceptée par le système», explique Nathan Eagle, le fondateur de txteagle, et chercheur en téléphonie mobile au Massachusetts Institute of Technology.

Troc version 2009

Sont également en développement: des applications de reconnaissance vocale, qui permettraient au logiciel de distinguer les différents accents d’un dialecte (on demande à différents utilisateurs d’écouter une phrase, puis de la répéter, ce qui fournit au logiciel différentes prononciations).

Même le paiement était un défi au Kenya, où l’infrastructure bancaire est couci-couça. D’où ce concept, créé en 2008 par la compagnie kenyane de téléphonie mobile Safaricom, qui permet de donner du temps d’utilisation au lieu d’argent, et qui pourrait s’étendre à d’autres pays.

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Marché du carbone au Québec et en Ontario

Marché du carbone au Québec et en Ontario

DOSSIER ÉQUITERRE, Environnement

Québec, le 28 mai 2009 – Le Québec et l’Ontario sont en mesure de déterminer les règles du jeu d’un nouveau marché du carbone nord-américain s’ils mettent rapidement en place des cibles de réduction et un marché du carbone, soutiennent aujourd’hui Équiterre et la Fondation David Suzuki, dans un mémoire conjoint déposé aujourd’hui à la Commission parlementaire de l’Environnement et des Transports de l’Assemblée nationale. La Commission étudie cette semaine le projet de Loi 42, qui oblige le gouvernement du Québec à mettre sur pied un marché du carbone et à fixer des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Équiterre et la Fondation David Suzuki souhaitent l’adoption de ce projet de Loi, tout en notant que celui-ci n’est accompagné d’aucun échéancier de mise en oeuvre.

Marché du carbone en Amérique du Nord

«En se positionnant comme les premiers joueurs d’un marché du carbone en Amérique du Nord, le Québec et l’Ontario se trouvent dans une situation très avantageuse, celle de voir d’autres provinces et états américains s’inspirer directement des règles du jeu qu’ils établiront», estime Hugo Séguin, coordonnateur des choix collectifs chez Équiterre.

Le Québec et l’Ontario travaillent depuis juin 2008 à la création d’un marché du carbone conjoint, dont la mise en place est prévue dès le 1er janvier 2010. Ces deux provinces sont également membres du Western Climate Initiative (WCI), qui regroupe plusieurs provinces canadiennes et états américains qui souhaitent mettre sur pied un marché du carbone à l’échelle continentale. Ce marché verrait le jour en 2012. «Le Québec et l’Ontario seraient les premières juridictions nord-américaines à aller de l’avant avec un marché du carbone», soutient Karel Mayrand, directeur-général de la Fondation David Suzuki au Québec. «Suivront très rapidement d’autres joueurs américains et canadiens, qui formeront la base d’un marché du carbone nord-américain. C’est une très bonne chose, dans le contexte où le Gouvernement fédéral fait preuve de mauvaise volonté et cherche par tous les moyens à octroyer un traitement de faveur à l’industrie des sables bitumineux de l’Alberta», soutient pour sa part Hugo Séguin.

Les deux groupes environnementaux ont par ailleurs signifié leur soutien à d’autres éléments du projet de Loi. «Le Projet de Loi comporte plusieurs éléments positifs d’importance, en particulier l’utilisation de 1990 comme année de référence, la préoccupation de veiller à une harmonisation avec d’éventuels systèmes de plafonnement et d’échange de droits d’émissions à l’échelle nord-américaine et internationale, de même que le versement des sommes perçues à travers ce mécanisme au Fonds vert», a noté Karel Mayrand.

Amendements au projet de Loi 42

Équiterre et la Fondation David Suzuki proposent par ailleurs quatre amendements qui visent à introduire des considérations scientifiques dans la détermination des cibles de réduction, à faire obligation au gouvernement de mettre en œuvre l’ensemble des mesures nécessaires à l’atteinte de ces cibles et à bonifier le mécanisme de reddition de compte quant à l’atteinte des cibles.

«Le Québec doit être guidé par les meilleures connaissances scientifiques disponibles dans la détermination de ses objectifs de réduction», a affirmé Karel Mayrand. «Il doit aussi s’astreindre à plus de transparence et s’obliger à déposer systématiquement un plan d’action visant l’atteinte de ces objectifs.»

Québec et changements climatiques

Le Québec a fait preuve d’un fort leadership au sein de la fédération canadienne et même sur la scène internationale sur la question de la lutte aux changements climatiques. Équiterre et la Fondation David Suzuki estiment que ce projet de loi réaffirme ce leadership, tout en reconnaissant que d’autres provinces canadiennes ont commencé à exprimer le leur, dépassant le Québec en quelques occasions.

Davantage que par la présentation de ce projet de loi, le Québec devra faire connaître rapidement ses intentions quant aux cibles de réduction qu’il souhaite proposer pour la période 2013-2017, soit la deuxième période d’engagement prévue au Protocole de Kyoto. Ces cibles seront négociées à la conférence de Copenhague en décembre prochain. De plus, un projet de règlement devra être déposé rapidement pour donner vie à un marché du carbone. «Québec doit faire connaître ses cibles d’ici la fin de la présente session parlementaire et déposer un projet de règlement créant un marché du carbone d’ici la rentrée parlementaire», conclut Hugo Séguin. «Sans cela, le projet de Loi 42 ne serait plus qu’une coquille vide.»

Défi des transports

Les deux groupes demandent finalement au gouvernement de faire preuve de cohérence dans le secteur des transports. «La croissance des émissions dans ce secteur qui représente 40% des émissions de gaz à effet de serre au Québec rend virtuellement impossible des réductions significatives d’ici 2020», explique Karel Mayrand. «On ne peut pas continuer à développer les infrastructures autoroutières dans la région de Montréal, augmenter le trafic automobile et notre dépendance au pétrole et essayer de diminuer les gaz à effet de serre. On ne peut pas faire une chose et son contraire», a conclu Hugo Séguin.

Le mémoire Projet de Loi 42 est disponible sur demande et sera en ligne à partir de 18h à l’adresse  http://www.equiterre.org/organisme/sallePresse/index.php. Hugo Séguin présentera le mémoire devant la Commission parlementaire à 17h15. La présentation du mémoire par Monsieur Séguin d’Équiterre peut être visionnée en ligne au http://www.assnat.qc.ca/FRA/travaux/Debats/av-an.shtml

Autres textes sur l’Environnement

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Regain du shower de bebe

Regain du shower de bébé

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Rituel profane célébré depuis des décennies, le shower de bébé connaît une nouvelle vague de popularité. Après l’Amérique du Nord, il gagne l’Europe, la France en tête. Cette fête, rappelons-le, célèbre la future naissance d’un premier bébé et donne droit à un déluge de cadeaux!

«Je voulais connaître le sens profond du don dans un rituel profane comme celui-ci», explique Mandoline Langlois dont le mémoire de maîtrise porte sur le shower de bébé.

De couple à famille

Pour son étude, l’étudiante en ethnologie de l’Université Laval a suivi le déroulement de six d’entre eux dans la région des Cantons-de-l’Est. Familière de ce type de festivités, elle a découvert qu’il s’agit surtout de souligner le passage du couple au statut de famille.

La maman au centre de l’attention

Dérivé de «to show» (montrer), le shower permet aux amis et à la famille de venir constater l’état de la future maman. C’est aussi le prétexte pour arroser (de shower = douche) le jeune couple, mais surtout la maman, de présents.

Car tout au long de la journée, la maman sera au centre des célébrations. Placée littéralement devant les invités, toutes les attentions se dirigeront majoritairement vers son ventre rebondi.

«C’est très émouvant, on reçoit beaucoup d’amour en même temps. Tout le monde s’occupe de nous, on a un peu l’impression de retomber en enfance», confie la jeune femme qui a fait l’objet d’une telle célébration en février dernier, quelques mois avant la naissance de son premier bébé.

Cadeaux pour bébés

D’une durée d’environ trois heures, le shower de bébé démarre par l’accueil et les remerciements aux invités et se poursuit par différentes activités (jeux, devinettes, etc.) pour culminer avec le déballage de cadeaux. Car impossible d’imaginer un shower sans cadeaux. «C’est l’élément central», convient Mandoline Langlois.

Lors de cette journée, le jeune couple reçoit les éléments indispensables pour élever leur enfant à naître. Les grosses «pièces» — bassinette, chaise haute, etc. — viendront des mains des personnes les plus proches et de la famille. Parfois une liste permet aux invités de mieux choisir les objets manquants, comme pour les listes de baptême ou de mariage.

Remplacer la religion?

Alors que la religion recule dans les foyers québécois depuis des dizaines d’années, le shower de bébé remplace d’une certaine façon les présents que l’on recevait lors du baptême. «Ce rituel apporte une aide financière, mais témoigne aussi d’une appartenance sociale», relève Mandoline Langlois.

Il identifie un groupe, constitué à la fois de membres de la famille, d’amis et collègues proches, sur lequel le couple pourra compter dans ses premiers pas de jeune famille.

Pour information

Un site français sur le shower de bébé : http://www.babyshower.fr

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Régime et chirurgie esthétique: le corps parfait?

Régime et chirurgie esthétique: le corps parfait?

Lisa Melia DOSSIER SANTE

Le 7 mai, c’est la journée sans diète, écrit Raymond sur le blogue du rédacteur. Ah bon ? Il y a une journée internationale contre les régimes ?! Une actualité qui me donne à réfléchir. Depuis que je suis au Québec, la question du corps (en particulier celui de la femme) me paraît presque omniprésente. Je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison avec l’Europe et la France.

Pression de la société

D’après un article du journal Le Monde, les français sont parmi les plus minces d’Europe. Ce sont pourtant ceux qui sont les plus insatisfaits de leurs corps: «les Françaises, dont la corpulence est la plus faible de toute l’Europe, se voient plus grosses qu’elles ne le sont» affirme une enquête de l’Institut National d’études démographiques français. C’est quelque chose que je crois volontiers. La pression sur le physique me semble plus importante en France qu’en Allemagne ou au Québec, les deux pays dans lesquels j’ai séjourné cette année, ce qui est un obstacle de plus pour «les grandes tailles», comme on les appelle, qui ont du mal à s’accepter et à s’intégrer. Cette pression peut, dans certains cas, devenir une véritable violence psychologique.

Pression des médias

En Amérique du Nord, la pression existe aussi, mais elle me semble différente. Plus que les amis, la famille ou encore les collègues, ce sont les médias qui véhiculent le message que pour être quelqu’un de bien, il faut être quelqu’un de mince. Dans un exemplaire du magazine Elle, il y avait une publicité montrant le corps nu et svelte d’une femme. J’aurais cru à une publicité pour un produit amincissant, si je n’avais pas vu le slogan: «Chirurgie esthétique. L’été approche, c’est le temps d’y penser.» Je ne lis pas souvent de magazines féminins en Europe, j’ignore donc si on peut y voir le même genre de publicité. Cependant, qu’un périodique, qui plus est Elle, qui a une large audience, montre une réclame qui propose la chirurgie esthétique comme une solution facile et anodine pour avoir un corps «socialement correct», ça me choque. Ma colocataire m’a également fait découvrir une émission américaine qui a beaucoup de succès au Etats-Unis: The biggest loser. Dans cette émission de télé-réalité, une vingtaine de personnes obèses se réunissent dans un ranch et doivent perdent le plus de poids possible, entraînés par des coach sportifs, consacrant à la fin le plus gros perdant (de kilos).

Régimes miracles

Revenons donc à notre journée sans régime. Comme Raymond le souligne dans son billet, les régimes, et en particuliers les régimes «yo-yo» sont dangereux pour la santé. Ils peuvent facilement mener à des troubles alimentaires, dont les plus connus, la boulimie ou l’anorexie. Basculer dans l’une de ces maladies est nettement plus facile que ce que la plupart des jeunes filles croient. J’ai eu une amie malade qui banalisait ses comportements en refusant d’associer ses vomissements à des tendances boulimiques. Elle s’en est sortie toute seule, mais combien sont piégées dans une spirale descendante ? Un régime ne peut être utile et bénéfique pour le corps que s’il est supervisé par un diététicien. Pourtant, aujourd’hui, les pressions pour un corps mince (pour les femmes) et musclé (pour les hommes) sont partout, et les «solutions» (ou proclamées comme telles) ne sont pas loin. A l’approche de l’été, chaque magazine propose la cure miracle, plébiscitée par une célébrité quelconque, les plus populaires promettant de maigrir sans se priver. Naturellement, rien ne marche vraiment, mais le corps se souvient de ce qu’on lui fait subir et la culpabilité des kilos en trop est toujours présente.

Fait amusant: une étude britannique a révélé qu’une personne grosse pouvait être en meilleure santé qu’une personne mince! D’après les chercheurs, c’est la graisse “viscérale”, celle qui se fixe sur les organes, qui a un impact sur la santé. Pour prévenir ce type de graisse, il faut pratiquer une activité sportive. Ainsi, les sumos sont en meilleurs santé qu’une partie des personnes minces qui ne pratiquent aucune activité physique. Finalement, c’est ce qu’on a à l’intérieur qui compte. Qui l’eût cru ?!

VOS COMMENTAIRES SUR LE CULTE DU CORPS

 

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Halte à la consommation excessive

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Halte à la consommation excessive

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Nous sommes inondés de publicités de toutes sortes nous vantant toujours les bienfaits des produits qui nous sont proposés. Achetez la dernière tondeuse à gazon, la dernière télévision-plasma, le dernier vêtement de marque ou la voiture de sport la plus performante.

La consommation est devenue la nouvelle religion que nous vénérons sur l’autel du capitalisme présent dans les centres commerciaux, ces lieux de culte moderne.

La consommation excessive, c’est nous!

L’Amérique du nord contient 6% de la population, mais consomme 45% des ressources de la planète. De même, les autres pays industrialisés représentent 19% des habitants de la terre, et utilisent 30% des ressources naturelles. De plus notre demande actuelle dépasse de 40% les capacités de régénération annuelle des richesses naturelles et la tendance ne cesse de s’accentuer depuis 1986.

La consommation au détriment de la société

La tendance à la surconsommation reflète un défaut majeur de nos sociétés. L’argent est devenu le centre de toutes nos préoccupations au détriment des relations humaines et de l’entraide communautaire. Les nouvelles technologies et l’exclusion sociale isolent les individus. Ces derniers se croient seuls devant une situation de détresse qui touche, en fait, une part bien plus importante de la population qu’on ne le croit.

Une société malade de sa consommation

L’Occident est malade, malade d’individualisme, de matérialisme et d’une absence complète de spiritualité. Nous nous réfugions dans la consommation afin d’oublier nos véritables tracas, la détérioration de l’environnement ainsi que les problèmes sociaux autour de nous. Cela explique la consommation maladive et l’endettement massif via les cartes de crédit de toutes sortes qui est à l’origine de la présente crise financière mondiale. Soyez heureux maintenant et payez beaucoup plus cher plus tard!

À moins de vivre dans le fond des bois ou d’être sans-abri, nous sommes tous enclin à la consommation. Que voulez-vous? Nous n’avons aucune alternative afin de vivre dans la société qui est la nôtre. Que cela soit pour éviter une pauvreté extrême à nos enfants ou pour leur permettre un environnement matériel digne de ce nom, nous n’avons guère le choix.

Nous sommes tous des consommateurs dans cette société capitaliste et nous tentons en tant que simples individus d’en tirer ce qu’il y a de meilleur. Mais cela ne veut pas dire de consommer sans tenir compte de nos convictions en surconsommant de manière irresponsable.

Influencer l’économie par nos choix de consommation

Le livre de Laure Waridel, «Acheter, c’est voter», nous démontre qu’il est possible de consommer et d’influencer l’économie par nos choix de consommation. L’achat de biens ne se limiterait plus seulement à la satisfaction des besoins matériels, mais pourrait influer sur des choix politiques ou socio-économiques. En fait, le plus important est de choisir le mieux possible nos achats en favorisant les produits locaux à teneur écologique ou en choisissant des marchandises étrangères issues du commerce équitable. Mais le plus important est de limiter nos pulsions consommatrices rendues excessives à cause de la publicité envahissante.

Pour résumer, la solution à ce problème de consommation réside en nous même. Ainsi, nos choix individuels deviennent la seule voie possible pour atteindre un équilibre psychologique dans nos vies et préserver l’environnement de notre consommation incessante.

Le changement vers un monde écologiquement sain ne s’applique pas seulement par la promulgation de lois environnementales, mais par une remise en question essentielle de notre mentalité ainsi que de notre mode de vie.

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.32

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Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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Les premiers OGM africains

 

 

Les premiers OGM africains

 

 

(Agence Science-Presse) – Les organismes modifiés génétiquement (OGM) mettent le pied (ou la racine!) sur un nouveau continent : l’Afrique. Cet été, les premiers tests d’OGM dans des champs ont commencé en Ouganda, avec une banane modifiée pour résister à la sigatoka noire, un maladie de la feuille causée par un parasite qui peut réduire la production d’un champ de moitié. Certains gènes du riz semblent rendre cette banane résistante, mais il faudra encore une couple d’années de tests pour en être sûr. En attendant, l’Ouganda risque peu d’être le théâtre d’une opposition aux OGM, comme l’ont été l’Europe et l’Amérique du Nord : la population là-bas a des besoins plus pressants, entre la guerre civile, la sécheresse, la pauvreté et le sida.

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Cadavres exquis

Cadavres exquis

Pascal Lapointe, Agence Science-Presse

N’avez-vous jamais été curieux de savoir à quoi ressemble ce qui se cache sous votre peau? Comment réagiriez-vous si on épluchait un cadavre couche par couche, à la manière d’un oignon?

La scène paraît dégoûtante, mais elle a pourtant engendré des sculptures tenant à la fois de la leçon d’anatomie et de l’oeuvre d’art, qui ont fasciné plus de 20 millions de visiteurs et continuent de créer un engouement sur trois continents.

Qu’il s’agisse d’un joueur de soccer dont l’absence de peau dévoile ses muscles en pleine action, d’un penseur dévoilant son cerveau, ou d’un poumon de fumeur affreusement noirci, l’exposition Body Worlds, rebaptisée Le Monde du corps pour son passage au Centre des sciences de Montréal de mai à septembre 2007, ne laisse personne indifférent. Devant plusieurs de ces sculptures, un même constat: combien l’être humain ne tient qu’à un fil. L’étirement du pied qui frappe le ballon repose sur une poignée de tendons qui semblent si fragiles. Le labyrinthe du système nerveux est aussi mince qu’une feuille de papier. Et pourtant, ça marche!

« J’ai voulu démocratiser l’anatomie », répète sur toutes les tribunes « l’inventeur » de cette exposition, le Dr Gunther von Hagens, 62 ans. Mais Body Worlds jongle aussi avec la réflexion philosophique: c’est notre mortalité qui nous saute au visage, en même temps qu’une beauté qu’on n’aurait jamais cru pouvoir associer à des cadavres.

Il a fallu du temps pour la voir à Montréal. Présentée pour la première fois à Tokyo en 1995, l’exposition était à Toronto en 2005 et à Boston en 2006. Son succès est tel qu’il y a désormais trois Body Worlds simultanément en Amérique du Nord. « On y travaille depuis deux ans », explique Michel Groulx, directeur de la recherche et des contenus au Centre des sciences de Montréal. L’exposition occupera 1000 mètres carrés, deux fois plus que la moyenne des expositions du Centre montréalais.

À Phoenix, région métropolitaine de 2 millions d’habitants entourée par le désert de l’Arizona, elle aura attiré plus de 400 000 personnes entre la fin-janvier et la fin-mai. A Montréal, on en espère au moins autant.

Le business de la science

Gunther von Hagens a mis au point la technique de plastination en 1977 (voir encadré). Elle est gérée, depuis 1993, par l’Institut de plastination, une entreprise qu’il a fondée à Heidelberg, en Allemagne. Et c’est une business en soi: quelque 400 laboratoires et universités lui achètent désormais des cadavres ou des organes « plastinés ».

Pour satisfaire à cette demande, l’Institut s’approvisionne à l’étranger, et de là vient la controverse qui poursuit Body Worlds: von Hagens a été accusé d’avoir utilisé, pour ses expositions et pour approvisionner ses clients, des corps de patients d’hôpitaux du Kirghizistan qui n’avaient pas donné leur consentement, ainsi que des prisonniers exécutés en Chine. Deux journalistes allemands ont produit en 2004 un livre, Der über Leichen geht (littéralement: Il enjambe des cadavres), puis un film, qui ont contribué à alimenter la controverse. À l’été 2004, von Hagens invoquait le « harcèlement » pour justifier que l’exposition quitte l’Europe (elle n’a toutefois jamais été présentée en France) et se concentre désormais en Amérique du Nord, mais plus récemment, une nouvelle usine de plastination a été ouverte en Allemagne, près de la frontière polonaise. En 2004, des accusations déposées contre lui ont été rejetées par les tribunaux allemands. Parallèlement, le Centre de sciences de Californie, à Los Angeles, a tenu une enquête qui a conclu que les corps utilisés dans les expositions avaient fait l’objet d’un « consentement éclairé ». Montréal et les autres lieux nord-américains s’appuient sur cette enquête.

Et Body Worlds n’est plus seul. Son succès — les revenus sont estimés à 200 millions$— a engendré des imitateurs: The Universe Within (San Francisco), Bodies Revealed (Corée du Sud), Body Exploration (Taïwan)… Au point où au moins deux poursuites pour violation du droit d’auteur ont été déposées. Le Dr Sui Hongjin, responsable de la plastination au sein de la compagnie d’Atlanta Premier Exhibition, qui organise plusieurs de ces expositions concurrentes, est un ancien administrateur de l’usine qu’a ouvert le Dr von Hagens à Dalian, en Chine, en 1999.

En août 2006, le New York Times qualifiait les entreprises de Dalian « d’usines modernes de momification ». « Des centaines de travailleurs chinois nettoient, coupent, dissèquent, préservent et reconstituent des corps humains, les préparant pour le marché international des expositions muséales. » L’usine de von Hagens, à elle seule, emploie plus de 250 personnes. Le gouvernement chinois a dû imposer l’an dernier de nouvelles réglementations sur l’exportation de cadavres!

Mais le succès est indéniable. Dans plusieurs centres de science, il a fallu prolonger les heures d’ouverture. La responsable des communications à Phoenix, Jennifer Williams, dit accueillir cinq à dix groupes scolaires par jour. Robert West, un consultant de Washington spécialisé dans l’industrie muséale, affirme que ce type d’exposition constitue, de loin, l’événement le plus populaire des centres de science et d’histoire naturelle. « Nous n’avons rien vu de tel depuis les dinosaures des années 1980. »

Science ou spectacle?

Si Gunther von Hagens est la vedette médiatique, la Dr Angelina Whalley est la pragmatique. Mariée à von Hagens depuis 1992, elle est administratrice de l’Institut de plastination, et responsable du design des expositions: « il faut s’assurer qu’il y ait une gradation, explique-t-elle. On commence par quelque chose que les gens connaissent: le squelette. Et on introduit une sorte de dramatisation » pour conduire les visiteurs jusqu’au bout.

Entre eux deux, reconnaît-elle, c’est von Hagens qui est le plus « inventif ». Un euphémisme: c’est lui qui a eu l’idée de mettre dans un autobus de Berlin, pour faire la promotion de Body Worlds, le corps plastiné d’une femme, ventre ouvert pour qu’on y voit le foetus de plusieurs mois qu’elle portait lors de son décès.

À Londres en 2002, von Hagens a effectué une autopsie devant public —une première depuis deux siècles. En 2003, il a offert une pension à vie à l’un des hommes les plus grands du monde —2 mètres 39— s’il acceptait de lui léguer son corps. À Hambourg en 2003, l’exposition a été installée dans un musée d’art érotique situé dans le quartier « chaud ». Les prostituées ont pu entrer gratuitement et une nouvelle sculpture a été ajoutée pour l’occasion: un homme avec une érection. Celle-là, vous ne la verrez pas à Montréal…

Qu’est-ce que la plastination?

En gros, c’est une procédure qui consiste à vider le corps de tous ses fluides —l’eau, le sang et même le gras— et à les remplacer par ce que les scientifiques appellent des plastiques réactifs comme du caoutchouc de silicum ou de l’époxyde. Ceux-ci se solidifient après avoir été injectés sous vide. C’est ce qui donne aux corps ou aux organes la solidité nécessaire pour être préservés presque indéfiniment, assure le Dr von Hagens. Mais surtout, cela permet aux organes de conserver leur apparence réelle —alors que le moyen le plus connu, jusqu’ici, était de les noyer dans le formol.

Résultat, tous ce qui est présenté dans Body Worlds est authentique: ce ne sont pas des moulages en plastique, ce sont de véritables corps humains, de véritables cerveaux, de véritables poumons.

Après votre mort, vous aimeriez être plastiné, plutôt qu’incinéré ou enterré?

Vous pouvez choisir de léguer votre corps à l’Institut de plastination. Quelque 7000 personnes, dont plus de 6000 Européens, l’ont fait jusqu’ici. Peut-être ferez-vous partie d’une future exposition!

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Recette pour une mondialisation réussie

Recette pour une mondialisation réussie

Pierre Péloquin. Volume 14.6, août 2006

Dans ma chronique de février/mars (Vol. 14, No 3), j’expliquais que les régions devaient prendre le chemin de la mondialisation si elles désiraient cesser de quémander des subventions. Fort bien, mais encore faut-il savoir comment réussir à faire sa niche dans la mondialisation. Quels sont les ingrédients nécessaires pour quiconque souhaite se positionner à l’échelle de la planète?

En fait, les ingrédients sont peu nombreux. J’en dénombre deux: le canal de communication et l’énergie. C’est donc dire qu’il suffit de peu de choses pour réussir sa mondialisation. Cependant, il est également facile de rater la recette. La difficulté réside dans la nouveauté de ce mélange.

Pour bien le préparer, il faut oublier la façon habituelle de cuisiner, car elle n’est pas adaptée. Toutes les règles ont changé. Ce qui est bon pour préparer un mets local ne l’est pas pour un mets international. Il faut donc cuisiner avec l’esprit ouvert, en étant conscient qu’un simple geste peut avoir des retombées insoupçonnées. La difficulté est de composer soi-même sa recette avec d’autres techniques que celles qui ont fait leurs preuves localement.

Premier ingrédient de base: le canal de communication

Pour être dans la mondialisation, il faut communiquer avec quelqu’un quelque part! Il n’y a pas de règle précise, il s’agit simplement de se faire connaître, d’exister mondialement. Les moyens de communication sont variés. À l’époque, nous avions le chemin de fer ou le bateau à vapeur. On échangeait des produits, essentiellement des ressources naturelles. Aujourd’hui, il y a Internet, le téléphone, les regroupements qui agissent en réseau un peu partout sur la planète…

Pour maximiser la saveur du canal, il faut s’insérer dans la nouvelle géométrie de la mondialisation. Pour cela, il faut comprendre sa propre géométrie. Prenons l’exemple de Gaspé. À l’époque, l’économie était de nature territoriale. L’Amérique du Nord s’est d’abord colonisée à Gaspé. 100% de l’économie du territoire s’y trouvait. Ensuite, l’économie s’est déplacée. Gaspé est devenue trop éloignée.

Dans la nouvelle économie, le territoire n’existe plus. L’endroit où l’on se trouve a moins d’importance. On peut, aujourd’hui, relier sans frais un point à un autre. En autant qu’il y ait de l’énergie entre les deux. Les gens de Gaspé doivent donc oublier les notions de loin ou de proche. La mondialisation peut exister n’importe où. Lorsque le Cégep de Gaspé envoi ses enseignants au Chili ou au Mexique, pour y apporter leur expertise en matière de tourisme d’aventure, la distance n’est plus un facteur d’échec.

C’est là, le point critique. Une fois que le projet décolle, ce n’est plus un cours de Cégep. Oui, l’idée est partie d’un cadre traditionnel de l’éducation. Mais il faut en sortir pour créer une croissance et un développement pour ce projet. Qu’est-ce qui peut tuer ce beau projet? Les idées anciennes, toujours en vigueur, qui tournent autour d’un territoire, d’un cadre bien défini. Par exemple, penser que le profil Tourisme d’aventure ne peut pas déborder Gaspé. Ou encore que ce projet soit limité à l’éducation.

Deuxième ingrédient: l’énergie

L’énergie vient du désir des êtres humains. Je divise les gens en deux catégories. Les fins, qui ont un plan d’affaires, et les fous, qui sont portés par un rêve, une vision. Et les exemples récents de réussite me laissent penser que les fous sont en avance, au Québec! C’est génial de voir qu’avec la mondialisation, il y a de la place pour tout le monde. Que ce soit Daniel Langlois, Céline Dion ou encore Guy Laliberté, ou même des gens qui ont peu de scolarité, tout est possible. Tant que l’on possède deux éléments: une énergie intérieure phénoménale et un rêve à poursuivre!

On peut mondialiser n’importe quoi. Il s’agit d’entrer dans le canal. Mais ça prend une énergie personnelle, qui elle engendre une énergie collective. Juste à regarder le Cirque du Soleil: sorti directement de la folie de Guy Laliberté, le Cirque est aujourd’hui porté par l’énergie de plusieurs personnes. En bout de ligne, l’énergie est considérable.

Pour Gaspé, l’exportation du profil Tourisme d’aventure va rapporter de nouveaux échanges sociaux avec d’autres cultures, un lien direct avec d’autres régions, une visibilité non seulement pour le Cégep, mais pour la communauté, de nouvelles collaborations commerciales. Pour finir par la création de richesse. Voilà les possibilités qu’offre la mondialisation. Voilà les possibilités qu’offre le Cégep de Gaspé. Encore faut-il avoir l’ouverture pour imaginer l’inimaginable!

Des étudiants étrangers stimulent la Gaspésie

Gaspé se mondialise

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